Les Huit salopards
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Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 mai 2016
Quentin Tarantino, pour son huitième long, nous concocte un habile jeu de massacre entre salopards du grand Ouest, une bande d’infréquentables et mystérieux, sinistres aussi, figures d’une époque barbare qui aura fait une part de la gloire du cinéma jadis. S’inspirant bien entendu du Western Spaghetti, Ennio Moricone et la pellicule à l’appui, aussi bien que de son propre répertoire, un verbiage outrancier et une violence incontrôlable, agrémentant son film d’un soupçon de The Thing, de John Carpenter, la présence de Kurt Russell n’étant peut-être pas fortuite, le cinéaste nous offre sa vision du huis-clos à la sauce cowboys et grand froid, jubilatoire en dépit de quelques petits dérapages non-contrôlés. Ces huit salopards, donc, est un pur produit indépendant, l’œuvre d’un réalisateur qui se moque de la normalité, du regard d’autrui et qui parvient, film après film, à conserver son cercle solide d’aficionados en appuyant sans cesse sur les touches sang, dialogues loufoques et immoralité.

Son deuxième Western, son précédent long-métrage en était un, lui-aussi, n’est ni une surprise ni une découverte, simplement un prolongement de cette univers ultra référencé qui façonne la carrière du metteur en scène. On ne peut pas prédire quel sera son prochain film, mais à chaque fois, dès les premiers instants, nous évoluons en territoire connu, sensation indéniable alors que démarre à peine le face-à-face entre Russel et Jackson en tout début de métrage. Nous autres, amateurs des frasques de Tarantino, sommes d’emblée comme à la maison face aux balbutiements de ce curieux Western, ce qui s’applique à l’entier des presque trois heures que dure la bobine. Dès l’arrivée des protagonistes initiaux dans cette fameuse auberge perdue dans les hautes plaines du Wyoming, la tension monte, les esprits s’échauffent, à la manière de son premier film et prodigieux Reservoir Dogs. Comme à la maison, je vous dis. Pour notre plus grand plaisir, ce plaisir d’assister à des échanges aussi improbables que passionnants entre illustres crapules sur le point de s’entretuer. Le verbe et le sang. Et quand vient le sang, le brave Quentin ne fait que peu de concession.

Tout ça, pour tous amateurs d’huis-clos, ça vaut déjà son pesant de cacahuètes. Ajoutons à cela la frénésie du réalisateur à faire de chacun de ses personnages un monstre de charisme, la bande sonore remarquable composée par une légende, une photographique au poil et un affranchissement franc du collier de toutes les règles hollywoodiennes terrassantes et nous voici face à un jubilatoire jeu de massacre immoral, délicieux moment de cinéma qui se construit de références et de liberté d’esprit. On aime le cinéma, du moins une partie d’entre nous, parce que les grands cinéastes lui ont bâti une véritable renommée d’art à part entière. Oui, chacun d’entre ces grands réalisateurs, dont Tarantino fait indéniablement partie, nous aura offert, une fois ou à maintes reprises, des œuvres qui se suffisent à elles-mêmes, qui pousse à voir le film pour ce qu’il est et nous pas du simple fait qu’il s’agisse simplement d’un film, tel un produit de consommation de masse. C’est sans doute pour cela que les amateurs de Quentin Tarantino l’apprécient tellement, ce qui tend à prouver son huitième film.

Pour conclure, saluons au passage les formidables interprétations des comédiens, des vieux roublards tels que Samuel L. Jackson, monstrueux, ou Kurt Russell, remarquable, au plus jeunes, Walton Goggins en tête. L’acteur, découvert dans la formidable série de Shawn Ryan, The Shield, explose enfin sur grand écran avec les huit salopards, et dire que c’est mérité est un doux euphémisme.

Bref, si vous voulez voir des personnages qui en valent la peine, des monstres mystérieux et sadiques, se confronter dans la pièce unique d’une pension perdue, alors que la tempête hivernale fait rage, ce film est fait pour vous. Si vous voulez contempler un film qui fait la part belle aux acteurs, aux artifices funs et décomplexé, qui rend à sa manière hommage à tout un pan du cinéma du 20ème siècle, n’hésitez pas. En revanche, si vous êtes furieux de devoir écouter des dialogues sans scènes d’action à répétition, si le sang vous dérange, si vous n’appréciez pas de voir des personnages aussi loufoques qui ceux de Quentin Tarantino, allez dont vous goinfrer de Marvel. Chaque chose à sa place. 18/20
brunocinoche
brunocinoche

139 abonnés 1 246 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mai 2016
Réjouissant jeu de massacre signé Tarantino qui rejoint ici pour son deuxième western l'esprit de son premier long métrage "Reservoir dogs". Commençant comme tout western qui se respecte dans les grands espaces, le film se termine dans un huis clos oppressant et sanguinolent. Comme toujours chez Tarantino, la construction du récit est maligne, les dialogues savoureux, la bande son impeccable et les comédiens à leur meilleur. Si Morricone signe la bande son, c'est moins au western spaghetti que Tarantino rend ici hommage comme par le passé, non, on lorgnerait plutôt du côté des impitoyables westerns signés Peckinpah.
Tiger V.
Tiger V.

117 abonnés 1 248 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 mai 2016
Après un remarquable western comme Django Unchained, Quentin Tarantino démontrer une fois de plus son talent de réalisateur dans le genre western avec ce film. D'habitude, j'ai du mal à apprécier les dialogues longues comme on a l'habitude de voir dans ces films mais ce film-là, j'en fais une exception. Un scénario super bien écrit, on suit bien l'évolution de chaque personnage, l'histoire est très bon et on rentre bien dans un contexte western. Un casting remarquable avec un excellent Kurt Russel, un brillant Samuel L.Jackson, un bon Walter Goggins et surtout une incroyable Jennifer Jason Leigh qui m'a bien bluffé. Le reste du casting est satisfaisant. Des dialogues intéressantes, du suspense, des soupçons, de la méfiance, de l'action, on a tout ce qu'il faut dans ce film pour nous divertir avec pas mal de retournement de situation. Quelques petites longueurs mais ça passe. Costumes et décors impeccables. Un western à regarder sans hésiter.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 12 mai 2016
Tarantino fait du Tarentino

Plus que du réchauffé on frôle l'indigeste. Même si les acteurs sont parfaits l'intrique est à deux balles, on n'est pas loin du copié/collé de reservoir dogs
gabdias
gabdias

128 abonnés 2 052 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mai 2016
Une sorte de nouveau Reservoir Dogs en huit clos glacé dans le vieil ouest américain, Tarantino ne fait pas dans la dentelle une nouvelle fois. Bien que moins spectaculaire que Django, un poil bavard et donc parfois long, Tarantino s'en sort avec les honneurs mais toujours avec irrévérence, violence et cynisme.
pfloyd1
pfloyd1

180 abonnés 2 322 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2016
Légèrement en deçà de son précédent film, Django, Le dernier Tarantino, n'en reste pas moins un pur Tarantino dans avec tout ce qui le caractérise. La griffe du Maitre est bien là, entre les dialogues ultra millimétrés, presque théâtralisés de ces huit compagnons d'une nuit, la mise en scène si particulière est bien signée de l'homme, c'est du beau travail. L'intrigue est puissante, emmenée par des personnages très haut, charismatiques au possible, qui évoluent dans cette auberge sous les magnifiques notes du meilleurs d'entre tous Ennio Morricone, lui même. Les 2h48 du film passent assez vitre car on reste captivé de bout en bout mais, à la manière des bons westerns, il y a des moment plus long que d'autre..des dialogues qui n'en finissent plus mais ça c'est la griffe du Maitre, on aime ou pas.
Thibault G.
Thibault G.

13 abonnés 30 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 avril 2016
Très peu d'action, bcp bcp de paroles, très ennuyant. Je m'attendais à largement mieux !
Ça ressemble à une simple piece de théâtre.
black B.
black B.

48 abonnés 533 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2016
Tarantino a cette capacité rarissime, de mettre en avant le charisme de chacun de ses personnages, il nous offre là un très bon cru, peux être pas son meilleur c'est vrai, mais il n'en reste pas moins savoureux.
L'ambiance est maîtrisée, le sentiment de ne pouvoir faire confiance a personne est omni-présent dès le début du film, et permet de le faire tenir sur la longueur qui est tout de même près de 3 heures c'est vrai. Le scénario est simple, mais s'appui sur quelques idées parfaitement maîtrisées qui sont entre autre, la suspicion, ainsi que des dialogues toujours aussi croustillants. Certains scènes sont violentes, et nous prennent souvent par surprise, ce qui incrémente encore ce sentiment d’être au beau milieu d'une ambiance malsaine.
Les 8 salopards trouve le moyen de nous mettre à l'aise tout en nous forçant a rester sur nos gardes.. Jolie tour de maître une nouvelle fois.. 4/5
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 20 avril 2016
Savoir que le réalisateur est Q. Tarantino me met généralement dans de bonnes conditions pour regarder un film, surtout quand on adhère à son style. Ce n'est pas pour autant qu'il faut sauter de joie à chacune de ses productions... La preuve, avec les Huits Salopards. En effet, l'importance accordée aux dialogues est abusivement employée, au détriment du rythme de l'histoire. Certains dialogues m'ont semblé interminable et, avec un peu de recul, on constate qu'ils n'avaient que peu d'importance sur le déroulement du scénario. Le réalisateur aurait pu s'abstenir d'au moins quarante cinq minutes de conversations, de façon à harmoniser la cadence générale et les dialogues. Malgré cette hétérogénéité, les acteurs sont très bons et on a envie d'aller jusqu'au bout. Un bon film.
Landré V.
Landré V.

4 abonnés 6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 avril 2016
Du QT dans tous son art, et on adore ça!
Retour au source (Réservoir dogs) dans ce huit clos palpitant,jeu d'acteur magnifique, Twist super (comme à son habitude) et ce fameux format panavision 70mm qui nous offre des superbe décors
Quelques longueurs mal grès tout
lorenzo fly
lorenzo fly

33 abonnés 818 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 avril 2016
"Les 8 salopards" est un bon western dans le sens ou l'on est dans quelque chose de plus travaillé et sérieux que "Django". On retrouve dans ce film la patte du réalisateur dans ses débuts (réservoir dog) avec des acteurs charismatiques et une réelle atmosphère. Néanmoins j'ai trouvé le final raté et assez ridicule, ce qui gâche l'ensemble.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 18 avril 2016
Un bon film, plein de tout ce qui fait le charme de Tarantino : violence, humour, personnages aux caractères bien trempés, verve des dialogues... Un seul bémol : on sent que Tarantino a trouvé sa recette et qu'il commence à y avoir une certaine répétition dans ses films.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 avril 2016
Après Django Unchained, Tarantino nous propose ce film de grande qualité. A la fois comique et dramatique, The Hateful Eight nous replonge dans l'époque "Western" avec une telle adresse, typique du réalisateur ! Les personnages sont excellent, tout comme leurs interprètes. Film que je recommande fortement !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 11 avril 2016
pour moi ce film ne restera pas dans l'histoire.
ce n'est pas un film culte.
pas beaucoup de scènes marrante, il est bien en deca de djungo unchained.
beaucoup de blabla et de repetitions (lourdeurs) pour rien : comme l'histoire de la porte, je ne vois pas ce que cela apporte.
le film est tourné principalement dans quelque pièces, à ce poser des questions sur le budget du film.
je l'ai vu une fois et cela me suffit.
ce film n'arrive pas à la cheville de django, the revenant, heat et plein d'autre.
_domimi_
_domimi_

11 abonnés 386 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 avril 2016
La première partie partie du film est verbeuse. L'amputer d'un quart d'heure n'aurait pas fait tâche. Mais c'est pour mieux installer l'intrigue et la tension qui se préparent sur la seconde partie du film, avec son déchaînement de violence (signature QT) et ses gros clins d'œil à l'univers Hitchcockien.
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