Vous avez aimé "La famille Bélier" ? Vous adorerez "Discount", la nouvelle feel-good comédie française qui parlera à votre cœur autant qu'à votre intelligence. Le pitch ? Cinq employés d'un hard discount sur le point d'être licenciés détournent les produits de leur magasin pour les revendre aux plus nécessiteux. On pense bien sûr à Ken Loach, à ses comédies politiquement engagées, sauvées du misérabilisme par l'humanité de ses caractères. Comme chez le réalisateur écossais, on est dans le nord : froid dehors, chaud dedans. Alors, bien sûr, comme dans "La famille Bélier", le pisse-froid qui sommeille en moi a un peu regimbé contre les incohérences du scénario, les stéréotypes des personnages, la bien-pensance du propos. Mais l'humaniste généreux, qui livre un combat schizophrène contre le pisse-froid susmentionné, a versé sa larme, passé un bon moment et est sorti de la salle meilleur qu'il n'y était rentré.
Une vraie comédie sociale, plus touchante que drôle, qui m'a beaucoup plu. Même si le film est un peu long à "démarrer", il devient peu à peu prenant et engagé, emmené par une formidable bande de comédien(ne)s, que l'on voit d'habitude plutôt dans des seconds rôles et qui arrivent à rendre leurs personnages hyper attachants, notamment Sarah Succo, la révélation du film pour moi. Certaines scènes et personnages peuvent sembler un peu caricaturaux (i.e. les vigiles) mais le film n'en reste pas moins crédible et terrien.
Sujet très actuel et parfaitement interprété, tous les acteurs sont excellents. On passe du rire à l'émotion et la fin est traitée avec beaucoup de suspense. Un vrai plaisir. Courez y!
Très bon film qui reflète la surconsommation des produits alimentaires ainsi que l'optimalisation des personnels travaillant dans ces commerces. Film à voir et à revoir...
Non, ce mauvais film n'est pas une comédie à la Ken Loach. Ken Loach aime les gens. Lui. Ce n'est qu'une (assez affligeante) histoire de (sinistre) débrouillardise borderline complètement irréaliste, sur fond d'une vision par trop - vraiment - caricaturale du fonctionnement d'un magasin de hardiscount. Jamais d'humour, aucune occasion d'être en empathie avec ces tristes "héros ". Tous les thèmes abordés sont maltraités ... dans tous les sens du terme. A l'exemple de celui de l'économie solidaire dont ce film nous propose une version plutôt glauque (le moteur des acteurs n'est pas l'altruisme ni l'humanisme mais tout simplement la recherche d'un "revenu de complément", la chaîne d'approvisionnement est tristement inavouable car "piratée"). Ce film a été primé "Prix du public" à Angoulême ? ... Je pense que cette cité charentaise devrait restée concentrée sur la BD.
Histoire totalement improbable (il suffit d’avoir mis une fois les pieds dans un supermarché discount pour se rendre compte qu’il n y a jamais plus de trois employés, et non pas une douzaine comme c’est le cas ici), Discount veut dénoncer les conditions de travail précaires dans le « hard discount » (ah bon ?) mais se prend les pieds dans le thème, ici assez ambigu, du « tous solidaires », avec un scénario souvent maladroit, qui multiplie les invraisemblances et qui se révèle très plan-plan malgré le rythme et la générosité des acteurs, avec une Corinne Masier qui, entre parenthèses, reste toujours cantonnée dans le même rôle depuis Louise Wimmer. Film au sujet prometteur, pétri de bonnes intentions, Discount s’avère pourtant bien trop caricatural, bien trop démonstratif, bien trop naïf et facile pour convaincre, avec, en plus une, qualité téléfilm qui n’arrange rien… mais carton en salle assuré.
un film à voir absolument pour sa brochette d'acteurs-trices et son scénario. un film qui traite d'un sujet actuel, un film solidaire à mettre entre tous yeux.
Baigné par la pensée de Pierre Rabhi, je m'attendais à découvrir une belle aventure humaine de partage à partir de la récupération des surstocks de la grande distribution partant à la poubelle et j'ai vu une bande de collègues dans le dénuement menacés dans leur emploi devenir voleurs sur le lieu de travail, et une présentation outrancière des mécanismes coercitifs de la grande distribution (malheureusement, je crains que ça puisse exister). J'ai trouvé le scénario rudimentaire, le rapprochement avec Ken Loach fait par certains journalistes et carrément abusif. Heureusement, les acteurs sont tiennent bien leur rôle ! Avec plus d'humour, j'aurais noté le film 3 étoiles.
Vu le film en avant première. La forme est sympa et le jeu des acteurs est authentique, mais très déçu par le fond. Je pensais que le scénario partait d'une idée louable et que les employés se rebellaient contre le gachis honteux des denrées alimentaires mises à la benne et allaient les récupérer pour les donner ou les vendre à très bas prix pour les plus démunis, mais en fait ça n'est qu'un prétexte pour se faire de l'argent et surtout pour commettre des vols dans le magasin où ils travaillent et ce tout au long du film! Donc un film pas vraiment moral et un peu léger au niveau du scénario ce qui ne le rend pas crédible du tout trop d'invraisemblances. Le sujet de départ me semblait bon, mais Monsieur Louis-Julien Petit mettez dans votre prochain film un fond un peu plus positif et plus moral, surtout en cette période de trouble, plutôt que de faire entrevoir le fait que "prendre" n'est pas voler! Et bien si, prendre dans le magasin sans payer c'est un acte de vol même si on le fait pour le vendre moins cher aux plus démunis (qui entre parenthèse ont tous des voitures!) et même si les caisses automatiques seront la cause de votre licenciement. Je suis même très surpris d'être le seul sur ce forum à aborder ce sujet de la moral et des vols caractérisés dans le magasin tout au long du film. A croire que notre société va vraiment très très mal!
Si sur le fonds on ne peut qu'être d'accord sur le propos défendu : la critique de la société de consommation et en particulier du gaspi ou la déshumanisation, la forme n'est pas du tout à la hauteur et le film ne soutient pas la comparaison avec les comédies sociales britanniques. Ici la réalisation est froide et impersonnelle, l'humour est absent (c'est pourtant ce qui fait la force des "modèles" anglais) alors que le film est "vendu" comme une comédie et non un drame, et surtout il n'y a pas de véritable fin ce qui fait que l'on sort de la séance avec un goût d'inachevé et encore plus déprimé qu'entrant dans la salle.
Une étoile pour les acteurs et encore pas tous ! Film de la France d'en bas, impossible de comprendre les critiques (pro) enjouées pour ce film, ce doit être tellement loin d'eux qu'ils ne se rendent pas compte à quel point cette histoire est invraisemblable, truffée d'incrédibilités... On nous parle d'épicerie solidaire ? Ok ils récupèrent des denrées allant à la destruction mais pas que... ce qu'ils font surtout c'est voler pour revendre afin de gagner de l'agent, c'est bien leur motivation première.. bref scénario bâclé invraisemblable ha non aucune comparaison avec Ken Loach !!! par pitié !!!
Grosse déception ! Le film est pétri de bonnes intentions, mais la pâte ne lève pas. Le scénario hésite entre du vol de marchandises et de la récupération de produits périmés, ce qui n'est pas tout à fait la même chose... Et les intentions des salariés prétendument "solidaires" sont avant tout de faire du fric et de se refaire une santé financière. Que dire ensuite de la morale de cette fable dite sociale : "Voler les voleurs, ce n'est pas voler" ? Pourquoi enfin avoir fait du personnage de la directrice du magasin (qui s'appelle Benamou au début du film, et Benhaoui à la fin...) une vieille fille musulmane ? Qu'est-ce que cela apporte à l'histoire et quelles sont les intentions inavouées du réalisateur ? Zabou Breitman joue une scène sur deux, mais son nom n'apparaît pas au générique, on lit tout à la fin : "Avec la participation de Zabou Breitman" ! Reste les acteurs, qui sont excellents, Olivier Barthélémy en tête (trop bôôô), même si Corinne Masiero nous refait du "Louise Wimmer", ce qui n'est pas un pari trop risqué pour le réalisateur... Il aurait fallu creuser un peu plus les personnages : Gilles (O. Barthélémy) semble davantage attiré par le charme du jeune pizzaïolo que par celui de sa collège de travail ; Christiane (C. Masiero), veuve d'un agriculteur, a refusé sa succession, pourquoi ? etc. Bref, un premier film très décevant.