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Juliette B
15 abonnés
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4,0
Publiée le 15 juillet 2016
Captivant . Tres bonne mise en scène . Du rythme . De l'humour . Du suspens . Un jeu d'acteur excellent . 2h ? J'aurai cru 1h ! Très bon récit de la célèbre affaire de 2008 révélant les dessous des travers de la SG
Un film qui peut aider à mieux comprendre le monde obscur des traders et les rouages du système boursier. Je tire mon chapeau à Arthur Dupont et François-Xavier Demaison pour leurs interprétations de haute volée. La réalisation est très nerveuse à certains moments. Bien entendu, cela sert l'histoire (caméra au poing, zooms nerveux, etc.), mais j'ai eu le vertige plusieurs fois, ce qui me convainc encore plus que l'image dépeint le plus fidèlement possible la réalité. Heureusement, on a droit à quelques respirations, notamment avec les à-côtés de l'intrigue principale. Mention spéciale à l'excellent jeu de Sabrina Ouazani. La tension monte en puissance dans les 20 dernières minutes, et même si chacun connait déjà le dénouement suite à l'énorme médiatisation de l'"affaire Kerviel", on se laisse quand même prendre au jeu. C'est tellement énorme qu'on pourrait facilement dire que c'est une histoire tirée par les cheveux et totalement irréaliste. Et pourtant...
Un film qui permet à un néophyte de comprendre le monde assez compliqué de la banque d’investissement et d’avoir une vision non manichéenne des événements qui ont failli causer la perte de La Société Générale. Ce film fait réfléchir sur bien des aspects de ce job si particulier de trader : sur l’addiction qu’il génère, sur les règles illégales partagées mais non assumées, sur le fait que les responsables hiérarchiques ont intérêt à fermer les yeux, sur le fait que la répétition quasi-maladive des deux mêmes clics sur un écran permette de gagner ou perdre beaucoup d’argent, sur le fait qu’un homme fasse gagner des centaines de millions à la banque mais celle-ci ne lui donne, comme rémunération liée à ses résultats, qu’une infime partie (0,1 %) de cette somme, somme qui représente néanmoins le prix d’un appartement (300 000 euros !). Certains dialogues valent de l’or et le casting est parfait avec une mention particulière pour Arthur Dupont en Jérome Kerviel et à François-Xavier Demaison en gourou qui a droit de vie ou de mort sur ses troupes et qui ne se prive pas pour les bizuter. J’ai beaucoup plus vibré avec « L’Outsider » qu’avec « Margin Call » sorti en 2012.
Très bon film qui nous plonge dans l'univers des trader version Française et d'une affaire qui a été vécue comme un véritable séisme. Les acteurs sont impeccables et l'affaire Kerviel est assez bien relatée. On s'attache à ce personnage victime d'un système et d'un univers impitoyables. De ce fait nous nous posons beaucoup de questions pendant et à l'issue de la projection et on se rend compte qu'il n'est pas l'unique ni le seul responsable. "L'Outsider" est au cinéma Français ce que "le loup de Wall Street" est au cinéma Américain toutes proportions gardées.
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2,0
Publiée le 26 août 2019
Douè, ambitieux, même s'il n'ètait pas vraiment motivè par l'appât du gain, Jèrôme Kerviel aura fait parler de lui en 2008 dans cette affaire du scandale de la Sociètè Gènèrale qui fit l'effet d'une bombe dans le monde de la finance! Si on lui rend justice, le film de Christophe Barratier ne le mènage pas! Arthur Dupont est lègitime dans ce rôle là! En trader efficace et autoritaire, François-Xavier Demaison tire ègalement son èpingle du jeu! Son arrogance est stupèfiante! Le mentor de Kerviel, c'est lui! Et très vite, l'èlève dèpasse le maître! Alors pourquoi l'interprètation n'emporte pas l'adhèsion comme l'avait fait "Margin Call" sur le même sujet ? Tout simplement parce que les personnages sont jouès d'une façon caricaturale! C'est dommage car on n'a beau ne pas être familier au monde de la finance, on comprend bien ce qui se trame et ce qui se produit! De plus, l'histoire traîne en longueur avec deux, trois passages inutiles (cf. la parodie de Zorro). Prenant, efficace mais un peu plat au niveau de la mise en scène...
Début 2008 éclate un scandale financier. La Société Générale affiche des pertes records en milliards d'euros, et ceci prétendûment du aux opérations réalisées par un unique trader autonome : Jérôme Kerviel. Bouc émissaire victime de la faillite d'un système, ou trader fou étant parvenu à duper toute sa hiérarchie ? La question demeurera, avec au centre Kerviel, devenu une figure médiatique. Aussi, il est intéressant qu'un film aborde cette question, et intriguant quand il s'agit de "l'Outsider", réalisé par Christophe Barratier, plutôt habitué aux cinéma populaire ! Quid du résultat ? "L'outsider" évoque les années de Kerviel à la Société Générale, et s'attarde surtout sur ce protagoniste. On n'y verra donc pas de critique ou de constat général du système financier, si ce n'est un portrait peu flatteur des traders, présentés comme vulgaires et évoluant dans un climat très anxiogène. Un aspect déjà traité (en mieux et plus percutant) par "Margin Call" et "The Wolf of Wall Street". Concernant Kerviel, le film, adapté de son livre, le présente comme un jeune naïf mais compétent, qui monte dans les échelons jusqu'à devenir trader. Son goût pour les paris financiers à risque lui apportera un succès et une aura qui lui monteront à la tête, précipitant sa chute. Le film n'a rien d'ennuyeux, et Arthur Dupont campe de manière correcte ce protagoniste qui s'enflamme et se consume. Mais on reste un peu sur sa faim sur le fond, le film n'abordant pas dans le détail sa relation avec sa hiérarchie (la part de mensonge, de non-dit, et de latitude n'est pas toujours claire). De plus, la réalisation manque de souffle et d'inventivité (sans compter quelques clichés de mise en scène), d'autant plus qu'elle souffre de la comparaison avec d'autres thrillers financiers. Néanmoins, cette plongée financière à la française sur l'un des gros scandales des années 2000 est intéressante. Par ailleurs, François-Xavier Demaison est étonnant en trader orgueilleux.
Retour sur la crise et l'un de ses acteurs malheureux, Jérôme Kerviel. Un biopic qui ne diffère pas sensiblement des autres quand il s'agit de dépeindre les traders : mal polis, vulgaires, out of this world, shootés, individualistes, obsédés par le fric, triviaux, dangereux. Pour le reste, C. Barratier se distingue par un traitement plutôt soigné, avec une belle image, des dialogues bien troussés, dits de façon naturels par des acteurs qui sont tous à féliciter pour leurs performances. Un film que l'on suit plutôt bien même s'il a un gros problème de structure narrative et de rythme. En effet, en nous sortant deux fois le même schéma pour raconter la même chose et avec la même issue spoiler: (en gros, Kerviel parie contre le marché, doute, stresse... et finit par remporter le jackpot) avant la 1ère heure de film, le spectateur finit par décrocher surtout que le même schéma, à l'issue connue, reviendra encore. Une galerie de personnages qui manque parfois de nuances mais qui tient grâce aux acteurs. Un bon film donc, à recommander à ceux qui veulent en savoir plus sur le sujet et qui peut se voir en complément de "Margin call", "99 homes" ou encore le chef d'oeuvre "The big short". D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
"L'outsider" décrit de manière détaillée l'accession de Jérome Kerviel au sommet des Traders de la société générale jusqu'à sa déchéance. Arthur Dupont incarne le rôle à merveille et Ce "Jérome Kerviel" va lui coller à la peau un moment. Sans être complaisant, le réalisateur avec sa minutie habituelle, explique, décortique les comportements en salle des marchés. C'est surprenant de réalisme. Petit manque, le rôle de la direction générale est un peu simplifiée et bâclée.
Je connaissais Christophe Barratier croyant enfermé dans des films pour enfants depuis le succès "Les choristes". Je ne suis pas aller voir au cinéma "L'Outsider" de peur d'ètre déçu et ben je dois avouer que le cinéaste a pris un tournant de façon très positif en terme de qualité tant au scénario très bien écrit, de belles images, on tente des choses ses derniers temps dans le cinéma Français qui n'a pas a rougir du cinéma Américain et c'est tant mieux pour les spectateurs. Parlons de ce long métrage, on sait comment ça se finit l'histoire du trader Jérome Kerviel qui doit une forte somme d'argents à la "Société Générale". On y suit ses débuts dans la banque un peu difficile devant l'écran, le clavier, le téléphone et les collègues qui le bousculent . Les collègues justement qui sont blagueurs, chevronnés, la soif du pognon, qui incitent a aller plus loin dans les limites des règles. C'est inspiré dans le contenu à "Wall Street" d'Oliver Stone mais c'est une histoire réelle. On sent la tension qui monte dans la deuxième partie dans les bureaux quand le héros tente des coups. Un film que j'ai beaucoup aimé avec de brillants comédiens comme l'excellent Arthur Dupont, François-Xavier Demaison ou la belle Sabrina Ouazani. Une bonne surprise.
Quelques facilités ou attendus, certes, mais une vulgarisation solide des rouages de l'affaire Kerviel qui convainc par son rythme dynamique sans être frénétique et par son casting investi sans être hystérique. Terriblement édifiant.
Terrifiante plongée au coeur du plus grand scandale financier des années 2000 en France. On y dépeind un univers du trading déconnecté de la vie réelle, des traders assoiffés de bonus, les yeux rivés sur leurs écrans. On voit aussi comment le management de la Société Générale a laissé faire un trader qui leur rapportait tellement d'argent. François-Xavier Demaison est écoeurant de cynisme et de mépris. Arthur Dupont incarne à merveille toutes les phases par lesquelles Jérôme Kerviel a du passer. Les personnages secondaires soutiennent le stress permanent de ces salles de marché où la testostérone numérique règne en maître, en attendant d'être remplacée par des robots et de l'intelligence artificielle. A voir !
Le réalisateur Christophe Barratier s’empare de l’affaire Kiervel et tisse un thriller financier de haute tenue, toujours parfaitement clair sans jamais devenir didactique, dressant un portrait sans complaisance du monde des traders, un système aveugle où seul les bénéficies ont une importance et d’un homme, Jérôme Kiervel se laissant griser par l’appât du gain qui s’apparente à une addiction qui est de gagner toujours plus.
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Kerviel et son affaire sans jamais avoir eu la patience de lire la presse et les éventuels bouquins sortis sur le sujet. Cette histoire c’est un peu celle d’un gentil breton, doué et qui va rapidement devenir membre de la caste royale de la banque : les traders. Ayant beaucoup de flair et pas mal de chance, il va rapidement faire gagner beaucoup, beaucoup d’argent à son établissement. Las, grisé par son succès, comme le légendaire Icare, Kerviel va chuter vertigineusement depuis son pinacle et manquer d’entrainer sa banque avec lui. Le film montre la lente montée vers les sommets, les exploits aussi insensés qu’inconséquents qui ont permis sa formidable réputation et l’arrivée de la vague (la crise des subprimes) qui va le faire virer. On retrouve un peu tout ce qui fait l’univers du trading (en tout cas au cinéma), culture de la réussite à tout prix, culte de l’argent comme aune de toute réussite, egos surdimensionnés, individualisme total, puérilité machiste… Bref, un monde qui entraine ces hommes à se déconnecter de la réalité. Mais, le film se concentre sur Kerviel et sur l’environnement qui a accouché de cette perte colossale. On découvre un homme plutôt sympathique, bon camarade, mais rongé par une envie d’exploser les limites et un comportement de joueur qui fait de lui un individu parfois ingérable dans sa vie privée et quasiment constamment dans sa vie professionnelle. De toute façon tant qu’il gagnait des sommes incroyables personne n’y trouvait à redire ; ce qui pointe également du doigt les responsabilités de la banque. Le film est une bonne fiction qui nous relate l’affaire de manière propre, mais sans grand génie. En tout cas, il reste prenant et intelligible de bout en bout et ça c’est déjà pas mal. A voir pour comprendre cette affaire hors norme.
J'ai vu un film... qui retrace l'affaire Kerviel du point de vue de l'auteur de ce qui peut sembler être la plus grande escroquerie d'une banque qui a tout fait pour ne pas voir ce qui se déroulait sous ces yeux... Le film, car je ne peux me prononcer totalement sur l'aspect judiciaire du film, est un thriller financier de très haute volée... Le casting est vraiment exceptionnel avec un Arhtur Dupont, et FX Demaison qui donnent corps à ces personnages de traders... On y voit leur fêlures, leurs humanités, et leurs médiocrités d'humains qui gèrent des fortunes plus grosses qu'eux... Ce portrait tout en nuance sert littéralement le message et donne au film son intensité. Ces traders sont hystériques, insupportables, immatures, et ce sont eux qui pilotent aux destinées des banques, et donc du monde développé... Ce film pose donc la question de la pertinence de donner ou pas un tel pouvoir à de tels hommes qui spéculent à la hausse ou à la baisse sur les événements, les tendances, les marottes... Il convient de noter de la puissance des images, de l'interaction entre les personnages et des poussée de d'adrénaline alimentées par le cadrage, la musique ou par les longs silences qui interviennent au fil de la narration. On voit ainsi ce jeune trader prendre de l'épaisseur et prendre une posture de messie de la finance, ce qui va le conduire à sa perte par manque de discernement... C'est une réussite totale.