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jean-paul K.
17 abonnés
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4,0
Publiée le 16 novembre 2016
Ce film aurait mérité 5 étoiles s'il n'avait pas deux défauts, une première demi-heure longue et rébarbative et le personnage de l'acteur américain, qui frise le ridicule, lourd et trop caricatural. Par contre la justesse des sentiments et des attitudes des différents personnages est remarquable. L'émotion devient de plus en plus intense et palpable; du grand cinéma. La fin du film nous fait oublier tout le reste.
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1,5
Publiée le 8 septembre 2020
Mia Madre raconte l'histoire de Margherita interprétée par Margherita Buy. À l'ouverture du film nous sommes au milieu d'un tournage avec Margherita comme la réalisatrice du film. Après le tournage de la journée elle rend visite à sa mère malade récemment hospitalisée. spoiler: Pendant ce temps Margherita doit également faire face à ses propres problèmes, y compris le fait qu'elle ne voit pas d'avenir dans le monde et sa relation avec son petit ami Vittorio. Heureusement elle obtient de l'aide de son frère Giovanni joué par Nanni Moretti. Mais la vie se complique encore lorsque Barry joué par John Turturro qui arrive sur le tournage du film . Notez également que John Torturro parle principalement italien dans ce rôle et je ne peux croire qu'il parlait déjà italien avant ce film. Je ne peux vous en dire plus sur l'intrigue car cela gâcherait votre expérience il vous suffira de voir et de juger par vous-même. Il s'agit en fait de deux films en un il y a le drame familial sur la façon dont un frère et une sœur font face à une mère malade et hospitalisée et puis il y a la réalisation d'un film sois-disant réaliste social sur une usine qui peut poser problème a un tiers de sa population active. Je ne comprends pas pourquoi Moretti a choisi de combiner ces deux éléments en un seul film aussi ennuyeux, soporifique et mauvais que celui-ci...
Cinéaste italienne, Margherita (Margherita Buy) tourne un film tout en gérant la maladie de sa mère en fin de vie jouée par la formidable (Giulia Lazzarini). Le réalisateur Nanni Moretti qui a lui même vécu la même expérience pose la question du deuil et surtout le fait de conjuguer un travail pénible (le film tourne parfois au fiasco) tout en gérant un problème personnel. Malgré quelques moments de drôlerie avec l'extraordinaire John Tarturro, le film est dans l'ensemble assez grave. Je reste cependant un peu sur ma faim avec le battage médiatique fait à Cannes autour de ce prétendu chef d'oeuvre.
Autant le dire tout de go ….. je n’ai pas aimé, mais alors pas du tout …. Bien sûr j’ai été touché par le personnage maternel, par le jeu admirable de sensibilité et de justesse de l’actrice, mais c’est bien le seul mérite que je reconnaisse à ce film. Pour le reste je trouve qu’il transpire de nombrilisme (ahhhh les affres du réalisateur/réalisatrice incompris(e) de tous), que le casting est très marketing (en quoi le personnage joué par Turturo sert le film ?), que le peu d’intrigue est de surplus sans intérêt (Moretti qui décide de quitter son travail, sans que l’on en comprenne les réelles motivations …). On s’ennuie très rapidement et le spectateur est insidieusement victime du syndrome de Stockholm, il fini par prendre fait et cause pour le film malgré le vide du propos. Sauf que ça n’a pas marché avec moi …. Bref, bien que je l’ai vu sans à priori, ce film me fait repenser à son « Journal Intime », plus mauvais clip de l’histoire de la musique, film lui aussi sidéralement creux et dont le seul intérêt est d’avoir fait connaitre le sublissime Koln Concert de Keith Jarrett. Une musique qui se suffit a elle-même et qui n’avait nul besoin d’être mise en image surtout si médiocrement ….
Mia Madre de Nanni Moretti est, me semble-t-il, un film à deux dimensions. La première est en partie donnée dans le titre, c'est l'histoire de la fin de vie d'une mère vécue par ses enfants, le fils étant le réalisateur en personne, et l'autre dimension, le cinéma qui filme le cinéma... Je veux dire par là que près de la moitié du film porte sur le tournage d'un film, la complexité et les exigences d'une réalisatrice, le jeu et les limites d'un acteur qui est sensé être de notoriété internationale, l'équipe du plateau qui suit et épie chaque geste de la réalisatrice au point de lui empêcher quelques instants d'intimité. Les deux dimensions sont intéressantes et contribuent à créer une ambiguïté un paradoxe. En effet Margherita Buy qui joue le rôle de la réalisatrice, fille de la maman en fin de vie donne un maximum de réalisme à une fiction, au point d'obliger l'acteur à conduire réellement une voiture lors d'un dialogue en voiture pour éviter des coups de volant intempestifs et faux, alors qu'elle ne perçoit pas la réalité dans laquelle sa mère se trouve et qu'elle peut même être à la limite d'insulter le médecin qui l'informe. La réalité de la fin de vie de sa maman est insaisissable mais la bonne perception du réalisme d'une fiction est bien perçue. Ce point me semble un paradoxe et un sujet voulu par le scénariste et le réalisateur. N'en doutons pas, l'exigence de Margherita, la réalisatrice, c'est l'exigence de Nanni Moretti dans son métier et peut être que cette exigence relative à la fiction lui fait abandonner une part de sa propre vie, étant par trop dans la vie fictive de ses personnages... Une mention particulière pour l'excellent jeu de Margherita Buy. Un film proche du chef d'oeuvre.
L’agonie d’une mère aimée, sur fond de problèmes familiaux et professionnels. C’est juste et touchant, sans pathos. Avec John Turturro, Giulia Lazzarini.
Première sortie depuis des semaines et un immense maelström de sentiments. On sort bouleversés et l'émotion gagne en puissance. L'art admirable et ténu de parler de cette solitude qui vous assaille sûrement quand on perd l'auteur de ses jours, celui qui vous a transmis tout ce que vous êtes (et continue de le faire) mais aussi cette solitude du créateur. Fort en symboles et en même temps d'une grande simplicité, ce film interroge aussi admirablement sur la transmission et sur la pudeur des sentiments. Et se souvenir à jamais des dernières répliques du film "Maman, à quoi tu penses ?" - "A demain"......
Entre situation dramatique et quotidien familial, Margherita peine à diriger la réalisation d’un film de fiction sociale, qu'elle veut très personnel , avec des intervenants et des collaborateurs qui lui sont étrangers, alors que, dans sa vie privée réelle, bien ordinaire, elle peine à comprendre les siens et à influer sur leurs façons d’être. Consciente de cette contradiction, elle vit un stress permanent que des incidents, a priori risibles, (« gags ») ne font qu’aggraver. Par les expressions de son visage, que ses paroles ne font que confirmer, Margherita offre une interprétation impressionnante. Les décors eux-aussi expriment à merveille les différentes situations. Le jeu de J. Turturo, trop caricatural pour être crédible, altère cette harmonie. Le film, très peaufiné, prétendant faire plus que distraire, je m’attendais à une découverte, à une réflexion, à un spectacle, …, s’écartant vraiment de l’ordinaire. Cela n’a pas été le cas, car, comme toutes les œuvres de N. MORETTI que j’ai vues, celle-ci exige que ce soit les spectateurs qu’ils aillent vers elle et non l’inverse (un ego surdéveloppé ?).
Après Habemus Papam, Nanni Moretti retourne à une veine plus intimiste avec Mia madre, un film très sobre et empreint d’un certain classicisme, qui peut faire penser à certains films de Clint Eastwood dans lesquels ce dernier se concentrait en particulier sur les sentiments et relations entre les personnages. Car Nanni Moretti aime les personnages de son film et cela se voit, il nous montre avec beaucoup de subtilité et de sensibilité la manière dont un frère et une sœur reçoivent et endurent la nouvelle de la mort prochaine de leur mère. L’autre réussite de ce film est cette formidable réflexion de Nanni Moretti, à travers le personnage joué par Margherita Buy, sur le travail de cinéaste, qui est bien évidemment influencé par les expériences et les drames traversés par le cinéaste, qu’ils soient collectifs, avec notamment le sujet du tournage mené par la cinéaste et qui n’est autre qu’un constat de l’impact de la crise économique sur le tissu industriel italien, ou bien personnel, avec la perte d’un parent. Ce dernier sujet n’a pas été choisi par hasard puisque Nanni Moretti a perdu sa mère durant le montage d’Habemus papam. Selon ses dires, l’idée de faire un film à partir de ce drame personnel lui est venue très rapidement à l’esprit. D’après lui, l’émotion joue généralement un rôle d’impulsion première dans son activité créatrice.
Vous pouvez lire le reste de ma critique (accompagnée d'illustrations) sur mon blog : 7emeart.wordpress.com
Un film intimiste tout en finesse et en mesure joué par d'excellents acteurs. Nanni Moretti tout en retenue et en non dit est impressionnant de justesse, de sensibilité et d'humanité. Margherita Buy extravertie, sensible, pleine de contradictions et de rugosités et de tendresse rentrée, joue aussi juste et fort. Tous les autres acteurs sont vrais et à leur place. Ce film est bouleversant. Pas de fausse note.
Histoire adulte qui tourne autour de la mort de la mère d'une réalisatrice. Ça fonctionne plus ou moins et est suffisamment complexe pour garder l'intérêt.