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Un visiteur
5,0
Publiée le 2 décembre 2015
Injustement rentré bredouille du Festival de Cannes 2015 alors que la critique était élogieuse et ce, à juste titre, MIA MADRE porte sur un sujet qui nous touche tous mais on ne tombe à aucun moment dans le mélo. C'est à la fois une tragédie, une comédie, une histoire de la vie tout cela mis en scène avec une sobriété et une tendresse incroyables. On passe dans ce film du rire aux larmes avec une grâce infinie. Le jeu des comédiens est bouleversant de sincérité, sobre, délicat. John Turturro est déjanté, décalé et apporte de la drôlerie à la dramaturgie. Au final, on vit le film et on pleure sans trop savoir pourquoi, en fait si, on sait, c'est la vie. Mon coup de coeur et coup de poing de l'année.
J'ai eu la chance et le privilège de découvrir MIA MADRE au dernier Festival de Cannes. A la fin de la séance, en larmes, et un sourire au bord des lèvres, avec la satisfaction de retrouver le Moretti de la première heure, celui du cinéma de l'autofiction et du journal intime. Courrez y
Avec le recul, c'est le grand oublié du palmarès au festival de Cannes 2015 où j'ai pu voir Mia Madre en compétition il y a près de 7 mois. L'histoire qui aborde les liens d'un frère et d'une soeur alors que leur mère est en fin de vie est aussi le prétexte à une profonde et parfois hilarante mise en abyme à travers le personnage de la soeur, réalisatrice, qui est en fait véritablement au centre du film. Margherita Buy est véritablement convaincante dans ce rôle qui lui a permis de décrocher un David di Donatello. Le film va crescendo dans l'émotion au fur et à mesure que tous les éléments chers à Nanni Moretti (famille, travail, amour, mort) se mettent en place tant et si bien qu'à la fin, on est submergé et positivement bouleversé. A noter qu'une réflexion sur l'Italie actuelle pointe aussi de façon sous-jacente. Un très beau film.
Un très, très grand film. En tant que spectateur, on prend beaucoup de plaisir grâce à la mise en abîme du film entrain de se faire, c'est bouleversant et drôle, le bonheur de retrouver l'intelligence et la maîtrise de Moretti, la douceur de Margherita Buy et bien sûr, l'immense talent de John Turturro!
Le plus beau film de Nanni Moretti avec Journal intime. Je suis passé des larmes aux rires pendant tout le film. Un film profond, bouleversant, d'une immense délicatesse et très très drôle. On n'avait pas vu Turtuto comme ça depuis son mythique rôle de Jesus dans The big Lebowsky. Et immense Margherita Buy qu'on avait déjà adoré dans Habemus Papam.
Le meilleur film de l'année. De loin le plus émouvant, le plus drole, le plus profond, le plus intelligent. Les acteurs sont d'une justesse inégalable, la mise en scène est parfaite, l'histoire universelle! Ce film méritait la palme d'or !!!
Dans la sélection officielle de Cannes 2015, plusieurs films pouvait espérer décrocher la Palme d'Or, dont celui-ci.
Nanni Moretti nous propose un superbe portrait de femme, en mélangeant avec brio plusieurs thématiques et plusieurs registres.
S'entremêlent avec brio le récit de la perte d'un être cher, la description du travail de réalisateur et le tableau pessimiste des relations humaines. Les liens qu'entretient Margherita avec les autres personnages sont tous décrits avec une grande subtilité. Ils évoluent tout au long du film, et même parfois au sein d'une même conversation.
Les infimes variations psychologiques que Moretti imprime, par le biais d'un regard, d'un mot ou d'une attitude ne se rencontrent que chez très peu de cinéastes contemporains (Nuri Bilge Ceylan, Hirokazu Kore-Eda...).
D'un point de vue technique, Mia madre est sobre, mais parfaitement mis en scène : cadrages parfaits, belle photographie, montage exemplaire. Le talent de Moretti sert le propos de son film, et lui permet de passer avec une extraordinaire fluidité d'un registre à l'autre. On passe presque sans transition d'un puissant mélodrame à une scène burlesque à mourir de rire. John Turturro est fascinant et produit ici des scènes d'anthologie : la voiture, la cantine, la danse.
L'état de fatigue nerveuse de la réalisatrice est finement rendu à l'écran par des phases temporelles difficilement discernables ; rêve, réalité, flashbacks. Le film mériterait qu'on s'étende longuement sur ses multiples aspects, formels ou narratifs. Du latin comme moyen de transmission mémoriel à la façon de jouer de Moretti (tout le monde adorerait avoir un ami comme lui, bienveillant et avec cette voix si profonde), Mia madre bruisse de qualités de bout en bout et porte haut l'art de faire un film.
Genial. On pleure, on rit, on reflechit. On aime. N.Moretti nous invite a partager des emotions, des coleres, des joies avec sa soeur et sa mere. Ce film aurait certainememt merite un prix a Cannes. Tous les sujets sont abordes et s'entremelent; Le reel et la fiction. Je le reverrai. Encore.
Vraiment superbe ! La grande classe italienne. Comment parler d'un sujet très personnellement grave avec une telle légèreté et une telle intensité ! Incompréhensible et magique : le cinéma. J'ai aimé l'écriture qui est constamment décalée et joue de situations métaphoriques. Je pensais que l"histoire parallèle" du tournage du film serait pénible. Pas du tout, Moretti utilise cette narration pour tout exprimer ... sans un mot. Du grand style ! voilà un film qui donne envie de voir le cinéma. Eblouissant !
Très régulièrement invité dans la compétition cannoise, Nanni Moretti y a obtenu la Palme d’Or avec "La Chambre du fils" en 2001. De nouveau présent cette année avec "Mia Madre", il a obtenu le prix du jury œcuménique mais rien de la part du jury de la Sélection officielle. Etonnant ? Pas vraiment ! En effet, "Mia Madre" aurait pu être un très grand film de Nanni Moretti : il aurait suffi pour cela qu’il choisisse de faire jouer John Torturro avec sobriété dans son rôle d’acteur mythomane, cabotin et ingérable. Au lieu de cela, il a choisi de le faire jouer dans l’excès, dans la démesure. Résultat : on aurait pu sourire, voire même rire, entre deux scènes cherchant à générer de l’émotion chez le spectateur ; on ne rit pas, on ne sourit même pas et l’émotion n’arrive pas à percer. Reste une réflexion intéressante sur le métier de réalisateur.
La complexité et l'imbrication des sentiments et des situations est subtilement retranscrite dans ce film psychologique et intimiste : on se sent constamment concerné par le doute qui assaille l'héroïne. Humour subtil, acteurs magistraux, magnifique bande son : tout y est!
Sublime oscillation entre comédie et drame. Plus qu’une simple réflexion sur le deuil, cet autoportrait (clairement assumé) de Nanni Moretti est aussi l’occasion pour Margherita Buy de nous montrer une palette impressionnante de jeu qui aurait dû, à mon sens, lui valoir haut la main le Prix d’Interprétation au dernier Festival de Cannes. Enfin, pour parfaire l’ensemble du film, les fortes émotions que l’actrice nous fait ressentir sont ponctuées tout le long de scènes comiques géniales, emmenées par un John Turturro excellent. Possiblement le meilleur film de l’année, Mia Madre est, dans tous les cas, un véritable chef d’œuvre.
Film très émouvant de Moretti, apparemment très personnel ce qui le rend sincère et touchant. Très bien interprétée par Margherita Buy(ancienne actrice réputée en Italie d après ce que j'en ai lu...) mais aussi par de formidables seconds rôles, particulièrement J.Turturo qui apporte un p'tit côté comique qui empêche de rendre le film trop "lourd"... Car en effet, le film de Moretti fait son petit effet et fait réfléchir sur les rapports familiaux et sur sa propre nature.... Bien vu.
Mia Madre parle des difficultés d'une femme, en train de réaliser un film, confrontée à la douleur de la fin de vie de sa mère. La tristesse du personnage principal progresse par petites touches, avec beaucoup de sensibilité. Il y a aussi une note comique avec le personnage de Barry, acteur ayant lui-même des difficultés. Mais la construction du film est vraiment difficile d'accès, mélangeant fréquemment les scènes réelles, les scènes de rêves et les flashback, sans distinction de style.