Mia Madre
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tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 décembre 2015
Dans « Ma mère », l’expérience personnelle de Moretti transpire tout au long film. Il apprit la mort de sa mère lors du tournage de son précédent film « Habemus Papam ». En lieu et place de son propre rôle dans la vraie vie, c’est une réalisatrice dans son film qui va vivre la fin de vie de sa mère tout en gérant un moment professionnel essentiel, le tournage d’un long métrage. Pas assez présente auprès de cette mère qui s’éteint à petit feu, faute de temps, c’est son frère qui prend une disponibilité pour s’en occuper. Elle fait comme elle peut ; lui, fait bien. Elle, n’entend pas les mots des médecins ; son frère en est bien conscient. La fin de vie d’une mère et sa perception très différente au sein de la fratrie est traitée avec justesse et intelligence. Et l’intelligence du film est d’incarner cette mère de plus en plus finement plus le film avançant ; plus la mort arrive, plus elle prend de l’importance. Nanni Moretti avec une mise en scène fluide et jamais tape à l’œil parvient à rendre tout naturel et aller de soi… et toujours sans pathos. Finesse constante du propos, car on passe du rire aux larmes en permanence, entre scène de tournages et scènes de vie familiales. La fille, réalisatrice, tourne un film avec un acteur italo américain un brin mégalo ; ce personnage, exubérant et exaspérant, est joué par un John Turturro des grands jours. Face à ce trublion ingérable, Margherita Buy (la fille réalisatrice) apporte un contrepoint de délicatesse. Belle distribution.
Malgré toutes ces belles qualités de travail autour de personnages fournis et psychologiquement aboutis, l’ennui pointe le bout de son nez. Quelques longueurs font naître de la monotonie.
Présenté à Cannes où il faisait parti des favoris, j’ai envie de retenir ce qu’écrit Hubert Lizé du Parisien : « Fort d’une impressionnante connaissance des comportements humains et des accidents de la vie, le cinéaste parvient à mêler, en un équilibre diabolique, l’humour le plus vivifiant et l’angoisse la plus mortifère. »
Filipix
Filipix

4 abonnés 22 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 décembre 2015
Un peu déçu par ce film.

Certaines scènes sont touchantes, notamment celles avec la grand mère qui joue plutôt juste.

D'autres scènes sont moins réussies. On sort du film. Ce film ne m'a pas arraché de larmes alors qu'il est

supposé le faire à cause de l'état de santé de la grand mère qui se dégrade.

Ce film manque un peu de professionalisme. Un bon réalisateur aurait rejoué certaines scènes peu

convaincantes.

Bref du bon qui cotoie du moins bon ...
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 juin 2016
Le dernier film de Nanni Moretti est couvert d’éloges. Il les mérite.
Le plus grand réalisateur italien contemporain est au sommet de son art. Après une série de films politiques, berlusconisme oblige (Le Caïman, Habemus Papam), il revient à l’autobiographie de ses tout premiers films (Palombella Rossa, Journal intime). Mais, comme Woody Allen, il n’interprète plus son propre rôle : il le confie à Margherita Buy qui joue le rôle d’une réalisatrice hypocondriaque qui peine à terminer son dernier film tandis que sa mère se meurt à l’hôpital. Moretti, lui, joue à contre-emploi le rôle de son frère, rassurant et plein de bon sens.

Le maestro réussit comme jamais à maintenir la balance entre la comédie italienne bouffonne et le drame intimiste.
D’où vient alors mon manque d’enthousiasme pour ce film dont je viens de chanter les louanges ? D’un scénario qui mollement chemine jusqu’à un épilogue attendu ? D’une galerie de personnages tous excellemment joués mais stéréotypés (la diva américaine, la mère courageuse, l’ado paumée…) ?
peter_hermes
peter_hermes

2 abonnés 15 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 décembre 2015
J ai été touché par cette femme qui perd un peu pied entre sa mère qui se meurt et son film difficile. Mais ce film reste quand même relativement ennuyeux : Il n'y a pas franchement d'évolution, on a toujours l impression de voir les mêmes scènes les unes à la suite des autres....
"La chambre du fils" était beaucoup plus fort et poignant.
HT29
HT29

10 abonnés 50 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 décembre 2015
Un film avec des moments émouvants, tendres, incongrus, douloureux, burlesques... Le tout avec une sincérité qui ne peut laisser indifférent
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 25 décembre 2015
Belle déception ... Certes les acteurs sont très bien mais le scénario est tellement faible que les émotions se font rares.
paco43
paco43

8 abonnés 58 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 décembre 2015
Un film intimiste tout en finesse et en mesure joué par d'excellents acteurs.
Nanni Moretti tout en retenue et en non dit est impressionnant de justesse, de sensibilité et d'humanité.
Margherita Buy extravertie, sensible, pleine de contradictions et de rugosités et de tendresse rentrée, joue aussi juste et fort. Tous les autres acteurs sont vrais et à leur place. Ce film est bouleversant. Pas de fausse note.
Real C
Real C

123 abonnés 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 décembre 2015
Déjà je ne suis pas un familier du cinéma italien hors western spaghetti (c'est ça moquez vous) et je ne connais pas Nanni Moretti, Même si son précédent film m'avait intrigué à l'époque (vous me conseillez Habemus Papam ?). Et force est de constater que c'est un bon. La réalisation parait simple et correcte au premier abord mais pas vraiment en y réfléchissant. Le montage est parfait, il y a pas un plan trop long ou trop court et il se permet même de faire quelques plans sensé bouleverser nos repères.

spoiler: Oui, malgré les moyens limités, il arrive à nous faire douter entre ce qui est pensé ou rêvé par la réalisatrice Margherita, témoignant de ses angoisses et de son stress concernant sa mère


Et c'est incroyable que malgré le fait que son histoire ne demandait pas un film onirique, il le fait mais parfaitement bien. De plus on arrive à bien suivre ses activités en parallèle à la vie privée de Margherita.

Mais ce qui est bien c'est la performance des acteurs dont l'un qui m'a motivé à aller voir ce film.

Nous avons Margherita (jouée par ... Margherita Buy) qui est une réalisatrice qui est très attachée à sa mère et à son film. En tant que réalisatrice elle est très perfectionniste et semble proche de son équipe et de ses acteurs (à l'exception d'un seul) et aussi proche de sa famille. C'est un personnage poignant et tout le film est centré sur elle. Elle doit lutter afin que son film soit le plus juste possible conformément à sa vision du film, mais subit aussi la dégénérescence de la santé de sa mère et cela se ressent sur son humeur et sur la manière dont elle dirige le film.

Barry Huggins (joué par celui qui m'a convaincu de le voir, M John Turturro) il est ENORME. Il est l'acteur égocentrique en apparence, bon vivant conscient de sa célébrité qui met dans l'ambiance, mais qui possède aussi ses caprices et ses travers. Sa relation avec Margherita est à mi-chemin entre l'amitié et le professionnalisme. Mais au fur et à mesure du récit, son caractère fait que leur relation est conflictuelle et que le stress qu'elle a avec sa vie de tous les jours. Mais il possède un secret qu'il le rendra encore plus sympathique.

Ada (jouée par Giulia Lazzarini ) est la mère en question. Elle a une santé de plus en plus déclinante et est cajolée par Margherita

spoiler: Tellement que même dans une scène, Margherita bousille la voiture de sa mère ! Je ne déconne pas !


Elle est importante dans la narration et surtout dans les scènes oniriques où elle crève l'écran, littéralement. Et aussi, elle est toujours aussi érudite (elle était une ancienne professeur de latin respectée.

Giovanni (Nanni Noretti oui le réalisateur a son rôle) est un bon personnage aussi. Soutient morale de sa soeur, toujours sur le front, il est un modèle de stabilité pour elle et en quelque sorte l'aide à décompresser mais lui aussi possède un secret.

Les autres personnages sont bien traités et ne sont pas caricaturaux (même le fait qu'elle a une relation avec un des acteurs ne dérange pas le film. Et la fille n'est pas en conflit avec elle est a une relation saine, ce qui est bien).

Le film est le récit de 2 combats bien filmé. En effet, Margherita assiste impuissante à la détérioration de la santé de sa mère est aussi au tournage de son film. Il s'agit donc un combat sur 2 fronts sur la vie personnelle où elle n'a aucun réel contrôle et qui la stress et sa vie professionnelle où elle est sensée avoir le contrôle. Surtout que son film apparaît comme un simple film sur une vie dans une usine avec Barry comme patron (et qui parle de licenciement d’employés). Pendant tout le film on sent qu'elle perd peu à peu pied dans sa vie personnelle et que sa vie professionnelle s'en ressent où elle doit en plus gérer un acteur qui a la grosse tête. L'intelligence du film est de voir comment elle va finir surtout qu'elle a un travail de réalisatrice qui est un métier très éprouvant (c'est à se demander si nous critique on n'est pas des vautours à démonter des films fait avec le coeur...non !!!!!). Et donc je vais spoiler la fin.

spoiler: Dans les dernières scènes, le tournage semble se terminer et au court d'un dîner familiale, Barry se dévoile et montre qu'il a aussi des problèmes de mémoire et que son égocentrisme était un masque pour montrer qu'il avait le contrôle. Ensuite , le film reprend et Margherita reçoit un coup de fil qui annonce la mort de sa mère et là, elle semble être plus forte que jamais, reçoit la visite des gens qui ont côtoyer sa mère et attend d'être seule pour pleurer. Fin !


Cette fin est très touchante et dévoile pas mal de choses. Même la scène avec Nanni qui est déconnectée du reste fait sens, car même c'est en secret sacrifié pour sa mère

Oui j'ai oublié de dire que tout film est centralisé sur Margherita à l'exception de quelques plans finaux

Donc on a le film parfait à tous les niveaux, réalisation, scénario, personnages, musique, ambiance. Mais ! Oui il y a un mais. Le film sent le gout de inachevée. En effet, le film traite en parallèle la vie personnelle et professionnelle. Le problème est que on a pas le dénouement de son film. L'a-t-elle fini ? Et si oui, a-t-il eu du succès ? Même en hors champ on ignore tout de son dénouement. En un sens c'est logique car on a pas vraiment de début de tournage. Cependant, sachant que ce film commence par le tournage du film avec aussi l'arrivée de Barry et qu'on a eu aussi la conférence avec les journalistes, on a pas le dénouement. Et même le titre et le sujet c'est sa mère, l'importance que le tournage a dans le film allait plus sur un dénouement qu'on aura jamais. Et c'est dommage au fond.

Donc, pour un film d'auteur, c'est du presque tout bon et est considéré comme étant le meilleur film de l'année 2015 par Les Cahiers du cinéma (désolé non les mecs. Mais c'est pas passer loin !) et a eu le prix du jury œcuménique (le précédent étant Timbuktu) et je n'ai pas regretté de le voir. Maintenant c'est parti pour mon petit film d'auteur :
momo M.
momo M.

50 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 décembre 2015
Nanni Moretti s'est trouvé un double féminin pour faire le récit intime de la mort de sa mère, il joue le second rôle du frère irréprochable alors que sa sœur est prise dans les préoccupations de son travail de cinéaste. C'est un film sur le deuil et le cinéma. Le deuil avait déjà été traité dans l'excellent film la chambre du fils.
Comédie grave mais où l'on rit parfois grâce à l'acteur américain John Turturro.
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 décembre 2015
Une splendide leçon de vie et de cinéma. Dans une comédie dramatique foisonnante, Nanni Moretti restitue probablement ses propres émotions à la mort récente de sa mère et ses propres doutes de réalisateur – toutes les scènes de tournage sentent le vécu ! Son alter ego est l’extraordinaire (et peu connue en France) Margherita Buy qui nous chavire d’émotions sans mélo et nous fait aussi rire. Mais bien moins que Turturro, absolument hilarant, qui fait le contrepoint. C’est tendre, délicat, profondément humain. Ce savant et parfait mélange d’émotion, de drôlerie, de satire social “ à la Moretti ” constitue l’exemple absolu de ce qui est un grand film.
Steven Merlier
Steven Merlier

52 abonnés 178 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 décembre 2015
film dramatique sur une fille qui va perdre sa mère gravement malade !!

Mais celle-ci est réalisatrice , le film prend parti de faire un dans le film ^^ ou le personnage principal perd son chagrin dans son travail, car dans la vie réelle elle-même est perdue

Des acteurs irréprochables , une direction , un goût du cinéma qui transpire avec la classe a l italienne ^^
ça manque un peu de scénario par contre , spoiler: bon ce manque s explique par la volonté d implication du spectateur par le réalisateur qui aborde un terme personnel je pense : la perte d un être cher sur qui tu te reposes toute ta vie


bref un joli film sur l humain et ses sentiments mais qui auraient sublimé s’il y avait une construction scénaristique plus importante !

en reste un très bel hommage au cinéma , et a la famille
spoiler][/spoiler]
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 décembre 2015
résenté au dernier Festival de Cannes, Mia Madre a conquis le coeur des festivaliers : Nanni Moretti y évoque le décès de sa mère et livre un film tout en émotions sur le deuil, la perte de ses repères, et l’absurdité de la vie qui s’obstine à continuer malgré le chagrin.

La comédienne Margherita Buy se révèle être un merveilleux alter ego du cinéaste, qui tente de terminer son film en dépit de ses déboires et de sa tourmente. La mise en abîme du film dans le film, subtile et ingénieuse, la voix de Moretti entremêlée à celle de Buy, la peur et la peine qui résonnent en nous, apportent un supplément d’âme à ce film d’une grande tendresse.

Mais, comme le dit l’héroïne à sa mère sur son lit d’hôpital, comme pour se rassurer : « Ce n’est pas un film triste. C’est plein d’énergie, plein d’espoir ». On y parle de tout et de rien, on tait ses angoisses, on se préoccupe de ses enfants, on se titille entre frère et soeur, on rit fort, on s’engueule aussi, et surtout on se soutient. [...]
Fritz L
Fritz L

219 abonnés 767 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 décembre 2015
Pour qui ne se fierait qu’à la seule consécration de « Dheepan » pourrait penser que la sélection du Festival de Cannes 2015 devait être bien pauvre… Mais en fait, la délibération a du se passer un peu comme cette scène finale de « Indiana Jones et la dernière croisade » où Indi et son père devait trouver le fameux Graal parmi un ensemble de coupes toutes aussi disparates les unes que les autres. Quel film retenir pour la Sainte Palme d’Or ? Mais nous ne sommes pas au cinéma. Il devait manquer dans ce jury un Professeur Jones à la perspicacité avérée, et les frères Coen se sont laissés berner à ne choisir, pour attribuer la récompense suprême, que le rutilant démagogique, le film kleenex (on prend, on pleure, on jette), bref le film bien dans l’air du temps qui ne laissera trace ni dans le cœur des cinéphiles, ni dans la filmo d’Audiard.

Il y avait un film qui répondait à toutes les attentes (public, presse, professionnels, compte-tenu du concert de louanges actuel), qu’elles soient sélectives ou plus consensuelles. Un film qui est, et je pèse mes mots, un aboutissement cinématographique complet, et se place derechef parmi les grandes œuvres inoubliables. Un film, qui transcende, le seul cadre du divertissement ou de la réflexion d’auteur. Un film qui bouleverse autant qu’il vous porte intellectuellement et intimement. Un film. « MIA MADRE » !

En transposant son propre vécu du deuil maternel, sur une femme, réalisatrice, Moretti s’impose une distance de fait, et élimine toutes les scories entre pathos et larmes qui auraient pu dénaturer son projet, ne gardant que l’essentiel, et par là même, une visée universelle (déjà perçue d’ailleurs dans « La chambre du fils »). Bien sur, on y retrouve beaucoup de sa douleur, de brefs plans fugaces et très particuliers, évoquent sans doute sa propre histoire (les lunettes sur une table de nuit d’hôpital, les coudières, un sourire de circonstance, le tournage « pollué »…), mais Moretti la transcende, il ne souhaite pas partager sa peine, au contraire, il tient à partager la souffrance de ceux qui, comme lui, ont subi pareil drame.

Pour autant, et c’est là que « Mia Madre » est extraordinaire, l’émotion qui vous étreint, ne repose aucunement sur la tristesse, bien au contraire ! Le film est une ode à la vie, et à ce courage qui tenaille corps et esprit en pareil circonstance, que ce soit la personne qui s’éteint mais lutte jusqu’au bout comme pour les proches dont la vie, entrecoupée des épisodes hôpital, inquiétude, abattement…, se doit de continuer. Margherita en sait quelque chose. Comment se consacrer au tournage de son film, gérer sa vie sentimentale, s’occuper de sa fille et les diverses contrariétés qui ont tendance à s’accumuler en pareil moment, alors qu’elle est à tous instants près de sa mère physiquement ou en esprit ? Le scénario est édifiant, Moretti de son expérience et avec l’intelligence de son écriture dresse un véritable un paradigme sur le sujet. Sa mise en scène est tout à l’avenant, privilégiant les plans rapprochés rendus très complexes par l’intimité du montage, il alterne les instants de « recueillements » avec les scènes plus hystériques, qui ne sont en fait que le l’expression de l’état d’esprit du moment de Margherita. Ainsi, l’acteur Huggins (Turturro excellent), dans son besoin d’être constamment rassuré, ne peut être que très mauvais, ne se sentant pas désiré. Ou encore, le frère (Moretti scotchant !), accablé et si « présent », ne devra compter que sur lui pour surmonter l’épreuve. Margherita, seule semble souffrir du deuil qui se prépare, c’est ce ressenti égoïste et tellement humain qui parcourt le film.

La clé de voute de « Mia Madre » est bel et bien ce personnage de Margherita, reflet de Moretti mais pas que, elle est de tous les plans, déchirée, battante, vindicative, irradiante, désarmante. Cette femme, dont on sent le parcours affranchi de tout obstacle, traverse une épreuve, dont on ne se remet jamais tout à fait, qui fait que l’édifice pourtant solide se révèle tout en failles. La reconstruction n’en sera que plus belle, plus juste. Elle devra faire table rase du passé, et penser à demain ! C’est un des plus beaux personnages de cinéma qui se démène sous nos yeux, dans la grande tradition du cinéma italien et Margherita Buy lui donne toute son amplitude, toute sa sensibilité. Elle est sans aucun doute, l’une des meilleures actrices du monde, trop rare pourtant. L’année passée, elle m’avait ému aux larmes avec « Je voyage seule », là elle se pose en digne héritière des Loren, Magnani, Cardinale… Epoustouflante et magnifique !
« Mia Madre » dépasse le seul cadre du cinéma, le film est une empreinte de vie, une manière de faire son deuil définitivement, pour Moretti mais aussi pour celles et ceux, dans le public, qui ont traversé ce moment cruel. Cette foi en l’existence qui jaillit à chaque image, qui culmine en ce final merveilleux, est salvatrice et généreuse, Le film de Moretti est un chef d’œuvre d’humanité, et disons-le, un chef d’œuvre tout court !
jaja77
jaja77

73 abonnés 1 326 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 décembre 2015
j'ai hésité plusieurs fois avant d'aller visionner ce film puis un un jour je me suis dit allez pourquoi voir un film qui soit différent dont qu'il sorte de l'ordinaire, un film d'auteur en fait.je pensais pas que j'allais à peu près l'apprécié. j'ai aimé le côté vie privée et famille qui est très touchants, triste mais avec de bons sentiments et des bouleversements. par contre j'ai moins apprécié le côté professionnel, en fait le personnage de" barry" de john turturro que j' ai trouvé plutôt mauvais il en fait de trop à mon goût, il a gâché cette partie de professionnalisme. sinon l'actrice principale joue parfaitement bien autant au milieu du travail qu' au milieu familial, avec bien sûr un " nanni moretti" irréprochable aussi bien en tant qu'acteur que réalisateur.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 15 décembre 2015
Je ne comprends pas l'enthousiasme généralisé. C est long et sans grand interêt. Je vais lire les critiques positives pour essayer de comprendre ce qui m'a échappé, mais ...
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