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Charlotte28
204 abonnés
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4,0
Publiée le 3 mai 2020
Sans atteindre pleinement à l'émotion - tout en évitant le piège du mélodrame grâce à diverses touches d'humour - Chaplin prouve son talent pour esquisser une satire sociale et psychologique à la violente lucidité. Ses protagonistes, complexes, évitent tout manichéisme tandis qu'une forme de justice immanente semble ramener chacun à ce que ses actions méritent. Un drame aux accents personnels et à la mise en scène de toute excellence.
Qualifié de mélodrame, ce film n'en est pourtant pas un. Dramatique de par son récit, oui, mais sans effet lacrymal, Chaplin se permettant même quelques touches d'humour comme spoiler: la visite des cuisines ou cet étrange striptease qu'on ne voit pas mais très suggestif. L'histoire est banale et ne montre rien d'autre que l'inexorabilité du destin transcendée par une réalisation parfaitement maîtrisée sans aucun temps morts, très inventive et avec une photographie à l'avenant, Chaplin ne juge pas ses personnages, il montre . Il est remarquable qu'Adolphe Menjou, certes cynique, ne suscite à aucun moment l'antipathie. La direction d'acteur est impeccable survolée par la belle Edna Purviance et par Menjou. Seul bémol, cspoiler: ette fin bisounours, mais quand on y pense quelle fin aurait été possible ? Entre sombrer dans le vrai mélodrame ou oser l'amoralité, il fallait bien trouver autre chose, mais bon...
Evidemment, un film de Charlie Chaplin, sans Chaplin ni Charlot devant la caméra, n'a pas le même attrait, pour moi en tout cas. Surtout si le film en question est un mélodrame sentimental hors d'âge de l'époque du cinéma muet. Certains y décèleront d'imperceptibles qualités artistiques et techniques, les autres trouveront peut-être que, sur le fond, l'intrigue de Chaplin est franchement ennuyeuse. Deux amants provinciaux, Marie et Jean, que leurs parents s'obstinent, pour on ne sait quelle raison, à ne pas vouloir marier, se séparent puis se retrouvent par hasard, quelques mois plus tard, dans le Paris invariablement fantasmé des Américains, celui de la bohème et celui de la gaudriole, voire de la luxure. Marie devenue une sorte de courtisane aura à choisir entre un riche séducteur et Jean, son peintre inconnu. Le spectateur a, quant à lui, le choix entre l'orgie et le misérabilisme. Rien de très affriolant en réalité. Le sujet, dans son déroulement, est banal, schématique, et supporte un moralisme naïf autant que convenu. Le dénouement, à cet égard, est sans subtilité : spoiler: après le drame, Marie se consacrera désormais aux orphelins.
Bof, bof, en tout cas j'ose avouer mon opinion en publique : ce film est fort ennuyeux et n'arrive pas à la cheville des petits bijoux de comédie qu'a fait l'ami Charles.
Charles Chaplin réalise avec L'Opinion publique (1923), un drame sur fond de romance, dans lequel deux amoureux décident de s'enfuir pour s'unir. Titré à l'international A Woman of Paris (ce qui correspond mieux au film), Chaplin nous offre ici un très beau drame, se déroulant en France (très beaux décors reconstitués), avec d'excellentes prestations de la part des acteurs, avec l'habituelle Edna Purviance. Seule ombre au tableau, l'absence de Chaplin devant la caméra.
S’il ne s’agissait du second long-métrage signé par Charles Chaplin en 1923, il est probable que ce film serait tombé dans l’oubli. Alors déjà très populaire pour ses comédies burlesques, la réalisateur abandonne ici son personnage de Charlot pour se consacrer uniquement à une tragédie sentimentale. Même si cette histoire d’amour, anéantie par les aléas de la vie, possède un sens de la dramaturgie, le résultat reste globalement quelconque et constituera d’ailleurs le premier échec commercial du célèbre artiste. On retiendra néanmoins le regard moderne sur l’émancipation de la femme dans une société encore très patriarcale. Bref, un mélodrame convenu et sans originalité.
En réalisant ce pur drame sentimental, Chaplin prend ses spectateurs à contrepied et en profite, mine de rien, pour moderniser une nouvelle fois le septième art. Par le jeu des acteurs beaucoup moins théâtral que ce qui se faisait à l'époque et par la profondeur des personnages d'autre part: ni tout à fait bons, ni tout à fait mauvais. Là encore, Chaplin est en avance sur son temps. Toutes ces qualités font de L'Opinion Public un film important malgré le passage du temps et un coté pathos qui déplaira à certains.
Ce film a été un véritable échec à sa sortie, et s'il ne s'agit pas du meilleur Chaplin, il n'y a pas de quoi le bouder non plus. Le fait que Chaplin ne joue pas dedans n'est pas un souci en soi, le ton du film en est forcément changé mais cela permet de raconter autre chose. Car pour une fois, ce n'est pas la comédie qui est le ressort du film mais plutôt le drame. On retient surtout l'interprétation des personnages, bien moins théâtrale que d'habitude pour l'époque, un découpage rythmé, fait d'ellipses, ce qui permet de ne jamais s'ennuyer alors que c'était son premier métrage dans un format d'1h30. Surtout on ne peut qu'apprécier l'écriture des personnages, et Chaplin avait déjà tout compris car ces personnages ne sont pas manichéens, l’héroïne est partagée entre goût du luxe et amour, son amant n'est pas si mauvais qu'on peut le penser, et son amour de jeunesse n'est pas si bon que cela (sans ne rien dévoiler). Pas le meilleur film du monde, mains intéressant par ailleurs, jusque dans son message final, un peu naïf mais pas si faux que ça...
Le deuxième long métrage de Charles Chaplin est unique à bien des égards. C'est le premier film produit par la United Artist, société de distribution que Chaplin fonda pour prendre son indépendance vis à vis des grands studios. C'est aussi sa seule œuvre dénouée de tout ressort burlesque. C'est également un des seuls films où il ne tient pas un rôle important. C'est enfin un de ses rares échecs commerciaux (le public étant troublé par le ton résolument sombre de l'intrigue et l'absence de son acteur vedette). L'Opinion Publique tient donc une place tout à fait à part dans la filmographie de cet immense cinéaste. En réalisant ce pur drame sentimental, Chaplin prend ses spectateurs à contrepied et en profite, mine de rien, pour moderniser une nouvelle fois le septième art. Par le jeu des acteurs d'une part: beaucoup moins théâtral que ce qui se faisait à l'époque. Par la profondeur des personnages d'autre part: ni tout à fait bons, ni tout à fait mauvais ; simplement humains. Là encore, Chaplin est en avance sur son temps. Toutes ces qualités font de L'Opinion Public un film important malgré le passage du temps et un coté pathos qui déplaira à certains.
Premier film mis en scène par Charlie Chaplin dans lequel il n'apparaissait pas lui-même, L'opinion publique (A woman of Paris) désorienta les spectateurs et fut un échec en salles. S'éloignant du burlesque pur, ce mélodrame raconte une histoire d'amour manquée dans le cadre du Paris des Années folles. Il constitue d'ailleurs un témoignage intéressant sur l'atmosphère de la ville à cette époque. Plusieurs très belle scènes.
Pour son premier long métrage, Chaplin fait le double pari de ne pas conter une nouvelle aventure de Charlot et de réaliser un drame plutôt qu'une comédie. Le réalisateur a auparavant démontré que ses talents de metteur en scène ne reposent pas seulement sur une maitrise de la mécanique comique et a déjà, dans le Kid, conçu des séquences où le mélodrame l'emportait sur le rire. Artistiquement, Chaplin remporte son pari, notamment grâce à ses acteurs, dont Adolphe Manjou dans son premier grand rôle. Commercialement en revanche le pari est raté, le réalisateur Chaplin est encore trop indissociable de son personnage de vagabond aux yeux d'un public déçu par le film. Blessé par l'échec de l'Opinion publique, Chaplin en interdira l'exploitation pendant près de 40 ans.
Marie et Jean se sont vu refusé d'être ensemble par leur parent respectif, et suite à un malentendu, ne vont pu se revoir pendant quelque temps, a leur retrouvaille, Marie est la maîtresse d'un riche parisien tandis que Jean vie avec sa mère possessive ... Charles Chaplin réalise avec l'opinion publique un film qui se démarque de sa filmographie, car c'est un drame a part entière, ici pas de gag, et pas de son personnage dans son oeuvre pour se consacré uniquement à la réalisation, malheureusement, bien que ce dernier point soit réussit, sa personne manque énormement et film perd de son charme. Le premier quart d'heure est néanmoins très réussis et fait pensé a Frank Borzage ... mais ce drame n'est pas si touchant que ça malgré une belle et grande dénonciation des différence sociale et des choix du coeur. Chaplin signe ici un de ses film les plus pessimiste bien que l'ont reconnais largement la patte du realisateur.
Un film méconnu et auquel le cinéma actuel doit pourtant beaucoup, peut-être le vrai premier film réaliste, la première vraie comédie dramatique. Le savoir-faire de Chaplin réalisateur est encore plus visible dans ce film dans lequel il ne joue pas (hormis le premier caméo de réalisateur de l'histoire du cinéma et qui a donné à Hitchcock l'idée de faire pareil). 90 ans après, la vision du film nécessite de se replacer dans le contexte historique, sous peine de trouver ce film un peu banal ; il a de fait été imité des milliers de fois. Le jeu des acteurs, très sobre, et la musique, composée par Chaplin lui-même, sont d'autres points forts de pilier du 7ème art.
Premier drame de Charles Chaplin et c'est une réussite. La manière de raconté est étonnement moderne mais malheureusement l'histoire ne sort pas du lot par rapport à beaucoup d'autres films. Long-métrage très dynamique grâce à son montage. Beaucoup d'ellipse et d'allusion fait rare à l'époque.