Ce film a malheureusement été une déception pour moi. J’avais beaucoup d’attentes suite à la bande-annonce, qui n’ont pas du tout été satisfaites.
Première déception : le casting. L’affiche est plus qu’alléchante : Clooney, Tatum, Brolin et Johansson en tête d’affiche, la folie ! Alors certes le casting est grandiose, mais dans une très petite mesure… Ne vous attendez pas à voir Channing Tatum et Scarlett Johansson plus de 5 minutes à l’écran chacun… Dommage car leurs rôles sont bons (Scarlett Johansson est excellente dans son rôle de faux ange à l’accent de poissonnière).
Deuxième problème du film pour moi : l’intrigue. On est censé suivre Eddie Mannix, dont le métier est de régler tous les problèmes d’un studio hollywoodien des années 50 et de s’assurer que tout roule, les tournages comme l’image de ses acteurs. Ce qui fait qu’on suit une assiste à une multitude de scénettes, sympathiques, mais sans enjeu. Donc on assiste à une scène de tournage, ça coupe, on quitte le plateau, et on n’entend plus parler du film ou des acteurs par la suite… Un peu étrange donc…
On suit en parallèle le personnage de George Clooney, qui reprend Charlton Heston dans Ben Hur soyons clairs, énorme star de son époque, qui est enlevé en plein tournage. Qui, où, comment, on le découvre d’une façon surprenante, qui m’a déconcertée. Et donc la révélation finale m’a fait l’effet d’un soufflé : ça gonfle pendant 1h20, et ça retombe totalement les 10 dernières minutes…!
Toutefois j’ai aimé certains aspects de ce film, notamment son univers : celui d’un studio de cinéma. On découvre les multiples studios, les coulisses des tournages, les manipulations des studios pour revoir l’image des acteurs, les relations avec les prémices de la presse people, etc. Tout cela est vraiment sympathique à voir, et on sent que les frères Coen ont cherché à travers ce film à rendre une espère d’hommage à l’âge d’or du cinéma hollywoodien.
Ave, César ! est un film sympathique, mais qui m’a pas mal déçu par le manque d’enjeu du film, le traitement étrange de la révélation finale, et le « mensonge » (même si le mot est fort) de l’affiche qui nous promet des têtes d’affiche, dont on ne voit la plupart que quelques instants à l’écran…
13/20