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    Timbuktu
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    3,8
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    Votre avis sur Timbuktu ?

    475 critiques spectateurs

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    tixou0
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    3,5
    Publiée le 9 mars 2015
    Le Mauritanien Sissako montre l'islam politique (c'est-à-dire "l'islamisme") à l'oeuvre (entre ridicule et terreur) dans une société où l'animisme, encore très présent, savait jusqu'à il y a peu tempérer le sunnisme, la société malienne. Situer l'action de cette fiction très éclairante à Tombouctou (ou "Timbuktu", en tamasheq, la langue locale, berbère, des Touareg) permet de présenter la situation de la manière la plus complète possible. La "perle du désert", la "ville aux 333 saints", a été en effet mise à sac iconoclaste par les barbares salafistes pendant le 2e semestre 2012, après l'installation, les armes à la main, de la charia. Le cinéaste sait montrer, par petites touches, toute l'étendue du fanatisme spoiler: (flagellations et lapidations publiques, interdiction de jouer, de faire de la musique, mariages forcés, "gommage" vestimentaire des femmes de l'espace public..),
    mais aussi la tartuferie des nouveaux maîtres arabes ( spoiler: on n'a pas le droit de jouer au football et le moindre ballon détenu par des enfants appelle une sanction exemplaire, mais les moudjahidines discutent Coupe du monde ; on n'a pas le droit de fumer, ou de chanter, ou à aucun art, mais Abdlekrim, un des chefs, fume en cachette et se livre à une singulière chorégraphie chez l'excentrique locale, Zabou, qui promène un coq et est non-voilée... protégée de la "police islamique" par sa démence)
    , et encore le volet "communication" spoiler: (un probable "binational" franco-malien, ancien rappeur, enregistre - dans la douleur - une vidéo de propagande à l'attention de futurs embrigadés, nés comme lui en Occident ; on sait préserver la santé d'un otage européen - source de profit..)
    . Cette partie qu'on pourrait qualifier de "documentariste", s'efforçant à la distance et à la nuance, est doublée d'une partie franchement fictionnelle (mais inspirée par des faits réels), en mode touchant et universel (sur le triste sort de la famille de Kidane, le Targui, spoiler: après le meurtre de "GPS", par Amadou, le pêcheur bambara
    ). Le tout lié par des prises de vue très esthétiques de la superbe nature africaine. C'est fait avec métier, et habileté scénaristique... Le gros bémol est l'interprétation, souvent très approximative.
    ouadou
    ouadou

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    3,5
    Publiée le 12 décembre 2014
    Ce n'est pas le film coup de poing tant attendu. Le sujet et le fait de faire ce film sont deux raisons d'encenser le film et son existence même prouve le courage du cinéaste et du producteur.
    Mais sur la forme pure, le film est un peu décevant, pas très tenu parfois complaisant dans sa longueur pas non plus assumée. Il semble être un peu à cheval entre une chronique réaliste, sans chichis et un film réellement scénarisé. La séquence du foot est merveilleuse mais elle est posée là sans raison. Il manque un truc pour être un Film Puissant même si celui-ci est indispensable.
    Christian Wacrenier
    Christian Wacrenier

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    3,5
    Publiée le 12 décembre 2014
    La beauté sauvera le monde. C'est ce que semble dire Sissako en filmant la répression terrible que subissent les habitants paisibles de Timbuktu. Il y a la lumière, l'ocre des dunes, l'immensité des paysages, le miroir de l'eau, la gaité des vêtements, le beauté des êtres. Cette beauté est pour tous, même pour les oppresseurs qui ne sont pas caricaturés sous les traits de monstres insensibles. C'est la force et la limite de ce film. L'esthétique y domine. Il y a deux façons de réagir à cette prééminence. On peut dire qu'elle affaiblit le propos, qu'elle en fait une histoire universelle, vieille comme le monde, de domination et d'asservissement, le tyran pouvant être un colonisateur, un guerrier d'une autre ethnie, un intégriste... On peut dire qu'elle en fait la force conférant aux victimes une dignité de seigneurs, transformant les joueurs de foot sans ballon en danseurs, le couple enterré et lapidé en amoureux éternels, La femme fouettée pour avoir chanté en icône de la douleur et du courage.
    "Dieu fait tomber la pluie sur les bons et les méchants" C'est la beauté que Sissako fait tomber sur les uns et les autres. Est-ce pour rendre acceptable l'inacceptable?
    funpav
    funpav

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    2,5
    Publiée le 22 décembre 2014
    voilà un film qui vaut pour moi davantage par son sujet que par sa mise en scène. Je n'ai pas été transcendé comme semble l'avoir été la critique par ce rythme souvent très lent, ces longs plans séquences, cette absence de construction narrative. Tout cela est quand même bien léger, et ce n'est pas parce que c'est un film africain qu'il faut le porter au pinacle! En revanche, le thème même du film (la montrée de l'islamisme intégriste dans une petite ville qui n'en demandait pas tant) est très intéressant. Il oppose des personnes obtues mais qui détiennent les armes (et par voie de conséquence le pouvoir) face à des hommes simples (je pense à l'imam qui remet à sa place les "barbares"), face à des femmes incrédules devant les demandes qui leur sont faites, face à des enfants obligés jouer au foot... sans ballon (très belle scène du film, sans doute la plus aboutie). C'est presque plus un film à voir pour son aspect documentaire que pour sa mise en scène et son scénario.
    anonyme
    Un visiteur
    0,5
    Publiée le 11 janvier 2015
    Ce film un chef d'œuvre ?! J'en doute fort !
    Sissako nous embarque dans son merveilleux monde de L'ENNUIE A MOURIR ! Ce film a sûrement un scénario de 2 pages, des acteurs a un jeu plus que pitoyable et des clichés gros comme la lune...
    A ne pas voir
    anonyme
    Un visiteur
    1,5
    Publiée le 1 janvier 2015
    Terriblement déçue par ce film.
    M'attendant à un film puissant et poignant, je l'ai trouvé sans chair, intellectuel (au mauvais sens), poseur, cherchant laborieusement à "faire poétique" par des images léchées et conventionnelles (allez voir "Mommy", la poésie issue du rythme, des images, de la créativité magnifique de X.Dolan vous éclaboussera par surprise, sans que vous l'ayez vue arriver !). Et c'est cela le cinéma, pas ce pensum désincarné...
    Quel ennui!
    Le seul moment vivant de ce film, c'est la partie de football sans ballon.....Mais c'est une idée piquée à Antonioni dans "Blow Up"! C'est sans doute d'ailleurs ce qui a ravi les festivaliers de Cannes qui ont crié au chef-d’œuvre ("Un cinéaste qui se sert d'Antonioni, quel délice, il a des références, il ne peut être que bon, cher ami !").
    Le comble est atteint lors de l'illustration (car ce film est en fait une série de vignettes qui illustrent chaque acte djihadiste) de deux lapidations: morts très esthétiques, sans trop de sang (juste une petite coulée fort discrète le long du visage de l'homme) pour ne pas nous effrayer ! Comment prendre sa part de ces horreurs devant une telle "chochoterie" ??
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 7 décembre 2014
    Huit années ont passé depuis « Bamako » son précédent film et sa puissance narrative sans nom. Le mauritanien Abderrahmane Sissako nous revient avec un sujet brûlant qui se déroule pendant l’occupation du nord du Mali par des djihadistes, dans la période allant de l’été 2012 au premier mois de l’année 2013. Porte parole d’une conscience collective indignée, il livre avec « Timbuktu » un film à la portée universelle.

    Le film se déroule aux alentours de Tombouctou, ville symbolique par sa capacité à avoir toujours favorisée la pratique d’un Islam non-radical. Berbères, Touaregs et Peuls y vivent en parfaite harmonie. Mais elle sera mise à mal suite à l’arrivée de djihadistes imposant la charia. Lors de déplacements à moto, ils aiment à rappeler à l’aide d’un mégaphone les « règles » aux habitants et les sanctions qui les accompagneraient si elles n’étaient pas respectées : pas de jeux, pas de musique et de chants, pas de cigarettes, interdit de s’asseoir dans la rue, même devant chez soi ; port du voile, de gants et de chaussettes obligatoire pour les femmes. En quelques instants, les libertés des hommes sont bafouées et tout s’effondre. C’est cette violence du quotidien que le réalisateur va dénoncer pendant plus de 90 minutes.

    Le film commence par un plan de gazelle qui s’enfuit, poursuivie par des djihadistes en Jeep, qui lui tirent dessus pour le jeu. Le chef s’écrit : « Ne la tuez pas, fatiguez la ! ». C’est ce qu’ils vont s’évertuer à faire pendant les quelques mois de leur occupation sur les hommes et les femmes de la région : Les fatiguer. En commençant par la destruction des marques culturelles à coups de kalachnikov. Sissako dépeint les djihadistes comme des laissés pour compte de leurs sociétés respectives. Des êtres manipulés venus de différents endroits. Il se moque gentiment d’eux et les représente comme des bras cassés, ridicules et les confronte à leur hypocrisie à plusieurs reprises. L’un d’entre eux se retrouve bien embêté lorsqu’il repère enfin la maison d’où s’élève des chants, mais que ceux-ci sont des louanges à Dieu. Un autre n’a pas son permis et prend des cours de conduite accélérés en plein désert. Ce même individu se cache pour fumer alors que la charia l’interdit. Un des plus jeunes, anciennement rappeur dans une vie de pêché, se retrouve incapable d’enregistrer une vidéo de propagande, car non convaincu par ses propos. De plus on parle plusieurs langues dans ce pays, comme le bambara ou le tamashek, ce qui oblige la plupart des djihadistes qui ne parlent que l’arabe à être accompagnés de traducteurs, empêchant tout dialogue direct avec la population la plupart du temps. Cette distillation d’humour grotesque face à l’absurdité des situations empêche tout surplus de pathos. Le réalisateur n’accable pas non plus les djihadistes et leur accorde parfois certaines courtoisie, comme lorsqu’ils rendent ses lunettes à un otage, ainsi que ses médicaments. De cette façon il les humanise, et évite le manichéisme, qui aurait pu amener à la traditionnelle confrontation entre les soi-disant ignorants face aux soi-disant intelligents.

    Mais la drôlerie absurde inquiète. Et lorsqu’elle est omniprésente, que reste-t-il ?

    Lire la suite sur le blog :
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 10 décembre 2014
    Pas parfait, pas un chef d'œuvre non plus mais tellement tellement sincère que tout est beau...
    et quelques scènes magiques comme ce match de foot chorégraphié et exceptionnel.
    Une vision interne au travers d'un petit village, enfin un point de vue intéressant.
    dominique P.
    dominique P.

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    2,0
    Publiée le 13 décembre 2014
    J'ai trouvé ce film très bien mais vraiment trop dur à regarder, trop triste, cela m'a trop bouleversée.
    brunocinoche
    brunocinoche

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    4,0
    Publiée le 12 avril 2015
    Cissako a un incroyable talent de narrateur qui lui permet de témoigner de la barbarie sotte et cruel avec une incroyable sensibilité. Sans pathos, sans image choc, mais avec un sens serein du récit, avec des images superbes d'un très beau pays (Mauritanie) et avec des acteurs parfaitement dirigés, Cissako nous livre un des plus beaux et des plus forts films de 2014. Pour une fois, l'académie des Césars a été plus clairvoyante que le jury cannois.
    Antoine G
    Antoine G

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    1,5
    Publiée le 26 février 2015
    impossible de critiquer ce film dorénavant inscrit au patrimoine de la pensée politique française. Et pourtant quelle insufisance, quel manque de cinéma. mais peu importe si ça plait au point de le décréter meilleur film devant saint laurent et autre chef d'oeuvre. mais devant le problème traité , celui de l'islamisme heureusement que le cinéma trouve de meilleurs armes que ce tte poésie maladrote .
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

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    4,0
    Publiée le 11 décembre 2014
    Le film est censé se passer durant les 10 mois d'occupation de la ville de Tombouctou par les djihadistes. Ce n'est pas un film ordinaire bien qu'il commence par la course d'une antilope dont nous aurons l'explication dans la scène finale. C'est un film extrêmement original par son traitement de la violence. C'est un film qui nécessite un grand courage pour tourner en dérision ces hommes qui actuellement terrorisent une partie du monde. Cela reste aussi du vrai et superbe cinéma, car une famille comme celle du Touareg est un rêve éveillé tant ils sont beaux tous les trois…Se laver ainsi les cheveux en plein soleil est digne de Hollywood. La mort de GPS qui fera perdre ses repères à la famille n'est pas traitée de façon réaliste et cela fait du bien en attendant les scènes très dures qui viendront plus tard. Sissako est un poète à sa manière, il y avait longtemps qu' une partie de football ne m'avait pas autant fait rêver…Qui a eut en fait cette idée dont la forme revient au réalisateur? Bravo. Tombouctou lui même impressionne et les dunes de sable qui l'entourent encore plus, ce n'est pas tous les jours que l'on contemple ces paysages car le temps ne nous est pas compté, c'est vraiment l'Afrique. J'espère que beaucoup de personnes iront le voir, on y parle bambara mais avec des sous titres cela ne devrait gêner personne. C'est un film profond qui fait des vrais habitants de Tombouctou des héros ordinaires et la leçon de vie, on la reçoit sans qu'elle nous soit imposée.
    NA10
    NA10

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    5,0
    Publiée le 10 décembre 2014
    Absolu chef d'oeuvre, voici venir le film de l'année !
    Véritable bijou, Timbuktu aborde avec beauté, force et humour un sujet de grande actualité, bien trop peu présent sur nos écrans. Les images sont magnifiques, la bande-son envoutante et les acteurs parfaits dans leur rôle.
    À découvrir de toute urgence !!
    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

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    1,0
    Publiée le 24 février 2017
    A chaque fois que je pense à « Timbuktu », je me rappelle ce mois de février 2015, durant lequel on me demandait mes pronostics pour les César. J'avais alors répondu « Timbuktu ». Je précise qu'alors je n'avais pas vu « Timbuktu ». J'en connaissais juste le pitch. Et il se trouve que j'avais vu juste. Comment ai-je fait ? Etait de la simple chance ? Non. J'ai vu juste simplement parce que c'est ça la logique des César. Seul le sujet du film compte. Et savoir justement qu'un film comme ça a pu attirer l'attention de l'académie, pour moi ça dit déjà tout de lui. On n'aurait même pas besoin de voir « Timbuktu »pour savoir ce qu'il y a dedans. J'ai d'ailleurs fini par le voir, plus d'un an après son sacre et, effectivement, je confirme : tout ce qu'il y a dans ce film est un archétype de cinéma français tel que l'académie souhaite le promouvoir. Pas de surprise. « Timbuktu »est clairement formaté pour rentrer dans ce moule là. Encore un film qui ne raconte rien, qui le raconte platement au travers d'une forme que certains qualifieraient d'épurée mais que moi je qualifierais de pauvre. Les cadres sont certes propres, mais académiques, sans imagination. On se contente des bases. Pas d'innovation. Pas de créativité. Du basique au service d'un propos qui n'en est pas vraiment un. Pas d'histoire ou presque. On est dans la grande tradition de ces films qui se contentent de construire l'image d'un lieu et d'un moment selon les desideratas de la bourgeoisie mondaine du moment, sans relief ni dynamique. Alors oui, les djihadistes ne sont pas de vrais musulmans, ils empêchent l’art, la musique, la vie. Ils sont absurdes dans leur absolu. Ils sont même un peu bêtes et ridicules parfois. Ha ! Ha !... Et chaque scène de ce film n’a été pensée que pour illustrer l’une de ces idées bien doctes. On ne creuse pas la question. On ne pose aucune piste de raisonnement. Bref, on ne dit rien si ce n’est les bonnes pensées consensuelles qu’on entend déjà partout. Alors, c’est vrai, au moins Abderrahmane Sissako a-t-il le mérite dans son récital académique de faire l’effort d’un travail convenable des plans. Au moins n’a-t-il pas poussé le vice jusqu’à nous faire du Dardenne. C’est ce que lui vaut d'ailleurs son étoile. Voilà donc de quoi satisfaire les académiciens des César. Tant mieux pour eux. Grand bien leur fasse. Mais bon – soyons sérieux deux secondes – peut-on vraiment se satisfaire de ça quand on entend apprécier le cinéma pour le cinéma ? Personnellement, je ne crois pas......
    Tarasboulaba
    Tarasboulaba

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    0,5
    Publiée le 26 mai 2017
    C'est BIEN ! Ah si, avec 7 Césars, c'est BIEN ! Bon, en réalité, c'est aussi passionnant qu'une pub sur les baignoires à porte, c'est joué par des amateurs (enfin j'espère) mais comme ça se passe au Mali et que ça parle des vilains djihadistes contre de gentils musulmans, alors c'est BIEN ! Et le pauvre acteur principal enturbanné pour qu'on ne voit pas les oignons qui le font chialer comme une vieille bique qu'a perdu son dentier dès qu'il parle. C'est bizarre comme un film d'1h37 peut paraître durer 3h00 ! De la magie noire sans doute ? Comme celle de la toquée avec une robe de 15m de long qui se balade pendant tout le film avec un poulet dans les bras en hurlant de rire tout le temps. En fait, les Césars, c'est comme le festival de Cannes, ça sert à récompenser des films qu'il faut éviter à tout prix d'aller voir...
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