Mon coup de cœur de cette fin d'année 2014 ! Une œuvre resplendissante, bouleversante, mêlant la poésie et l'humour au drame, avec une finesse et une simplicité lumineuse... La mise en scène est magnifique, et les acteurs sont exceptionnels : chef-d’œuvre !
Cissako a un incroyable talent de narrateur qui lui permet de témoigner de la barbarie sotte et cruel avec une incroyable sensibilité. Sans pathos, sans image choc, mais avec un sens serein du récit, avec des images superbes d'un très beau pays (Mauritanie) et avec des acteurs parfaitement dirigés, Cissako nous livre un des plus beaux et des plus forts films de 2014. Pour une fois, l'académie des Césars a été plus clairvoyante que le jury cannois.
très mal filmé, absence totale de scénario et c'est le genre de film dont il est dur de dire du mal puisque l'entreprise est plutôt louable (critiquer le radicalisme musulman)...mais il y a des films africains nettement mieux réalisés..ne comprends pas vraiment l'engouement autour de ce qui aurait dû être un beau documentaire ou un court-métrage intéressant..de nombreuses scènes sont des remplissages avec des plans à rallonge qui n'expriment rien du réalisateur...les personnages ne sont pas creusés ce qui fait qu'on a du mal à s'identifier (l'une des charpente basique du cinéma)...il y en a qui apparaissent sans raison et disparaissent en cours de route...après que les fous de dieu soient vraiment barbares et inhumains on le savait déjà...d'ailleurs, certains djihadistes sont étrangement filmés avec humanité (le juge qui dit qu'il est triste, celui qui apprend à conduire et qui fume, etc) ce qui donne une ambiguïté malvenue...
Comment exprimer le choc ressenti devant ce qui ressemble à une tragédie africaine. C'est un film lent, beau et poétique. Un témoignage sur la foi piétinée par la bêtise. Avec des images magnifiques, mais aussi très dures. Une émotion et un sentiment de révolte très profond. Un film à voir absolument.
Le film est censé se passer durant les 10 mois d'occupation de la ville de Tombouctou par les djihadistes. Ce n'est pas un film ordinaire bien qu'il commence par la course d'une antilope dont nous aurons l'explication dans la scène finale. C'est un film extrêmement original par son traitement de la violence. C'est un film qui nécessite un grand courage pour tourner en dérision ces hommes qui actuellement terrorisent une partie du monde. Cela reste aussi du vrai et superbe cinéma, car une famille comme celle du Touareg est un rêve éveillé tant ils sont beaux tous les trois…Se laver ainsi les cheveux en plein soleil est digne de Hollywood. La mort de GPS qui fera perdre ses repères à la famille n'est pas traitée de façon réaliste et cela fait du bien en attendant les scènes très dures qui viendront plus tard. Sissako est un poète à sa manière, il y avait longtemps qu' une partie de football ne m'avait pas autant fait rêver…Qui a eut en fait cette idée dont la forme revient au réalisateur? Bravo. Tombouctou lui même impressionne et les dunes de sable qui l'entourent encore plus, ce n'est pas tous les jours que l'on contemple ces paysages car le temps ne nous est pas compté, c'est vraiment l'Afrique. J'espère que beaucoup de personnes iront le voir, on y parle bambara mais avec des sous titres cela ne devrait gêner personne. C'est un film profond qui fait des vrais habitants de Tombouctou des héros ordinaires et la leçon de vie, on la reçoit sans qu'elle nous soit imposée.
Timbuktu m'a renvoyé avec intensité, beauté et vérité à ce que le Sahel a dincomparablement humain. La splendeur des paysages, des femmes ou du ciel est un absolu qui renvoie au néant l'insupportable intrusion des brutes d'Aqmi. Le film les montrent pour ce qu'ils sont, veules, incultes, arrogants, menteurs, absurdes, concupiscents, méchants... Ce serait presque un remake de "seven" les sept péchés capitaux étant comme tour à tour incarnés par des scènes justes et accablantes. Pauvres Maliens livrés par l'impéritie du gouvernement à Bamako a la plus injuste des oppressions. On se prend à espérer l'arrivée des soldats français de l'opération Serval tant leur vie est insoutenable. On évite pourtant de sombrer dans l'islamophobie grâce à plusieurs séquences très inspirées avec le cheikh de la mosquée de la ville. Un film grand par sa beauté, par sa sagesse, par son témoignage exigeant sur la sinistre farce qu'est Aqmi. A voir absolument.
Que dire... Un film, un témoignage. Une œuvre dont vous ne pourrez sortir indifférent. Quand la folie des hommes devient ou conjuguent bêtise, horreur, fanatisme... En sortant, je ne peux que pensez à la réalité de la vie de ces personnes... Au regard emplit d'incompréhension. Allez Voir ce film, parlez en ...
Je suis sortie de la salle bouleversée comme très rarement je l'ai été au cinéma. Ce film est un bijou, une pépite, un véritable chef d'oeuvre. La photographie est magnifique et vous transporte au coeur de paysages d'une splendeur à couper le souffle; tous les plans, souvent longs et silencieux, racontent quelque chose de fort. La tension s'installe crescendo et sans trop montrer, sans trop dire, le réalisateur distille au fur et à mesure une émotion d'une force rare. Et que dire des acteurs? Ils sont expressifs, beaux, sincères et bouleversants. Les scènes de musique sont aussi magnifiques. Dans sa beauté et sa sobriété, Timbuktu est un de ces films qui marque et qui reste gravé.
Génial je recommande vivement, tout y est émotion fais réels avec les ressentis de la population. Film qui pourrait être vu par des jeunes collégien pour l'histoire, âme sensible parfois s'abstenir.
Des Césars à gogo, de belles critiques presse, je m'attendais à un chef d'œuvre ... Les images sont superbes, l'ambiance, les silences, la lenteur, les regards, oui, il y a de bonnes choses. Quelques clichés, et scènes choc ou décalées. Mais c'est tout. Le film est décousu, on passe du coq à l'âne , tout est survolé , et l'esthétique l'emporte sur le fond. Bon, j'ai été déçue, mais il faut dire que l'attente était grande.... La scène de foot est superbe, il faut le signaler. Les enfants sont les plus justes dans ce film. A voir, mais bof.
Un pur chef d'oeuvre ! La beauté des paysages affichée d'emblée dans la bande annonce ne laissait pas pour autant présager un film aussi bien rythmé, on ne s'ennui pas une seconde ! Entre des décors magnifiques (merci la photographie !), une mise en scène ultra efficace, une direction d'acteurs impeccable, une musique parfaite (la cerise sur le gateau pour parachever la travail de dénonciation du réalisateur...), que trouver à redire ? Rien, simplement se laisser entraîner dans cet enchevêtrement de destins liés par une violence psychologique et physique dont aucun ne sortira indemme, encore moins le spectateur. Et c'est là la grande force de ce film, si vous cherchez un documentaire allez voir ailleurs, on est ici dans le Cinéma avec un grand C, et doté de sa plus belle arme...l'émotion, l'émotion dans toute sa finesse et sa capacité à rassembler pour dénoncer collectivement une aberration de notre époque. Vous allez pleurer, vous allez rire, vous voudrez dénoncer, vous allez adorer ! A quand une nomination aux oscars !
A chaque fois que je pense à « Timbuktu », je me rappelle ce mois de février 2015, durant lequel on me demandait mes pronostics pour les César. J'avais alors répondu « Timbuktu ». Je précise qu'alors je n'avais pas vu « Timbuktu ». J'en connaissais juste le pitch. Et il se trouve que j'avais vu juste. Comment ai-je fait ? Etait de la simple chance ? Non. J'ai vu juste simplement parce que c'est ça la logique des César. Seul le sujet du film compte. Et savoir justement qu'un film comme ça a pu attirer l'attention de l'académie, pour moi ça dit déjà tout de lui. On n'aurait même pas besoin de voir « Timbuktu »pour savoir ce qu'il y a dedans. J'ai d'ailleurs fini par le voir, plus d'un an après son sacre et, effectivement, je confirme : tout ce qu'il y a dans ce film est un archétype de cinéma français tel que l'académie souhaite le promouvoir. Pas de surprise. « Timbuktu »est clairement formaté pour rentrer dans ce moule là. Encore un film qui ne raconte rien, qui le raconte platement au travers d'une forme que certains qualifieraient d'épurée mais que moi je qualifierais de pauvre. Les cadres sont certes propres, mais académiques, sans imagination. On se contente des bases. Pas d'innovation. Pas de créativité. Du basique au service d'un propos qui n'en est pas vraiment un. Pas d'histoire ou presque. On est dans la grande tradition de ces films qui se contentent de construire l'image d'un lieu et d'un moment selon les desideratas de la bourgeoisie mondaine du moment, sans relief ni dynamique. Alors oui, les djihadistes ne sont pas de vrais musulmans, ils empêchent l’art, la musique, la vie. Ils sont absurdes dans leur absolu. Ils sont même un peu bêtes et ridicules parfois. Ha ! Ha !... Et chaque scène de ce film n’a été pensée que pour illustrer l’une de ces idées bien doctes. On ne creuse pas la question. On ne pose aucune piste de raisonnement. Bref, on ne dit rien si ce n’est les bonnes pensées consensuelles qu’on entend déjà partout. Alors, c’est vrai, au moins Abderrahmane Sissako a-t-il le mérite dans son récital académique de faire l’effort d’un travail convenable des plans. Au moins n’a-t-il pas poussé le vice jusqu’à nous faire du Dardenne. C’est ce que lui vaut d'ailleurs son étoile. Voilà donc de quoi satisfaire les académiciens des César. Tant mieux pour eux. Grand bien leur fasse. Mais bon – soyons sérieux deux secondes – peut-on vraiment se satisfaire de ça quand on entend apprécier le cinéma pour le cinéma ? Personnellement, je ne crois pas......