Timbuktu
Note moyenne
3,8
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481 critiques spectateurs

5
81 critiques
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anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 16 décembre 2014
navet, lent, nul. Vraiment tout est vu dans les extraits publicitaires de ce film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 décembre 2014
Un pur chef d'oeuvre ! La beauté des paysages affichée d'emblée dans la bande annonce ne laissait pas pour autant présager un film aussi bien rythmé, on ne s'ennui pas une seconde ! Entre des décors magnifiques (merci la photographie !), une mise en scène ultra efficace, une direction d'acteurs impeccable, une musique parfaite (la cerise sur le gateau pour parachever la travail de dénonciation du réalisateur...), que trouver à redire ? Rien, simplement se laisser entraîner dans cet enchevêtrement de destins liés par une violence psychologique et physique dont aucun ne sortira indemme, encore moins le spectateur. Et c'est là la grande force de ce film, si vous cherchez un documentaire allez voir ailleurs, on est ici dans le Cinéma avec un grand C, et doté de sa plus belle arme...l'émotion, l'émotion dans toute sa finesse et sa capacité à rassembler pour dénoncer collectivement une aberration de notre époque. Vous allez pleurer, vous allez rire, vous voudrez dénoncer, vous allez adorer ! A quand une nomination aux oscars !
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 décembre 2014
Étrange ambiance qui se dégage de ces images, souvent belles. Absence d'intrigue, d'une quelconque démonstration géopolitique, sociale, religieuse. Rien que des scènes de la vie quotidienne sous le joug rebelle, lentes, interminables, répétitives. Au nom d'un certain fatalisme, aux fondements religieux lui-aussi, la soumission est quasi-totale. spoiler: Paradoxalement, le peu de solidarité contre l'oppression viendra d'ailleurs pratiquement que des seuls rangs rebelles. Même l'imam de la Mosquée, s'il tente ce qui s'apparente à des arrangements, à des médiations, apporte son soutien, au moins par la parole, aux djihadistes et sa promesse d'avoir été à leurs côtés s'il n'avait eu à s'occuper de ses ouailles
. Il est pourtant là cet esprit de résistance, mais intériorisé. Tout cela crée une ambiance particulière. Le spectateur finit par subir lui-aussi cette chape de plomb qui écrase la vie (voire la mort) de chacun. Allégorique par moment. On pouvait s'attendre à une autre cheminement narratif pour ce type de sujet.
Fritz L
Fritz L

219 abonnés 767 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 décembre 2014
« Timbuktu » est une œuvre atypique qui interroge et scrute la motivation de ceux qui subissent ou se mettent au service d’un pouvoir totalitaire, le régime djihadiste ici en l’occurrence. Et Abderrahmane Sissako de prendre le parti de cibler une ville symbolique Tombouctou, au moment où elle est tombée aux mains des islamistes salafistes en 2012. Mais plutôt que d’en tirer un film à la limite du documentaire, basé sur des faits réels historiques, Sissako choisit, pour illustrer son propos, de brosser une galerie de portraits d’oppresseurs et d’oppressés dont les histoires s’entremêlent. Il démontre subtilement ce qui reste d’humanité chez ces combattants d’un Islam radical et cela passe par le doute. Bien évidemment, la peur, mais aussi l’ivresse du pouvoir, ou encore un esprit de vengeance font que tous défendent cette cause en y appliquant ses intolérables lois auprès d’une population qui semble ne pas être concernée, ne pas cautionner. Cela passe par les interdictions martelées à grand renfort de messages à l’hygiaphone dans les rues, par la pression permanente des gardes dans les lieux de vie publics ou privés. Musique supprimée, gants et chaussettes en plus du voile pour les femmes, plus de football, pas d’adultère… Chaque interdit se voit ici illustré de sa punition, horrible et injuste. Un régime de la peur… Mais quand il s’agit de montrer l’individu, alors l’interdit bafoué se fait exception. Entre le jeune combattant de dieu, par exemple, incapable de vanter devant une caméra les « grandes » valeurs de ce funeste dogme et où l’on ne voit dans les yeux qu’ambiguïté et regrets, ou cet ex danseur qui à l’abri des regards exécute une fois encore une chorégraphie viscérale, on ressent toute la fragilité de leur engagement. Et que dire de la population, sous le joug de ces hommes mais gardant la tête haute ? Elle lutte intérieurement, parfois même se rebelle avec fierté (cette jeune femme qui continue de chanter malgré les coups de fouet, ces jeunes qui jouent au football sans ballon, ou encore la « Zabou », cette femme dérangée, tel un fou du roi, qui hurle sa hargne et n’hésite pas à se moquer de ces fous furieux…). C’est cet incroyable ensemble des scènes mises bout à bout qui donnent au film une valeur précieuse inattendue, l’espoir. Le film est traversé par cet espoir qui depuis la nuit des temps a toujours su faire se déchirer le voile de l’obscurantisme et du despotisme. Et pour nous conforter dans ce point de vue, Sissako entoure son film d’un esthétisme éblouissant (prises de vue sont magnifiées, musique poignante, cadrages aériens…) lui conférant une certaine légèreté, en contraste aux drames vécus et fait sienne la parole d’Aristote, « l’espoir est un rêve éveillé ».
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 16 décembre 2014
A voir à la rigueur si vous doutez que la gouvernance de François Hollande est tout de même préférable à la terreur et que son manque de décisions est plus supportable que les décisions imbéciles de djihadistes arriérés. La démocratie reste bien le pire des régimes, à l'exclusion de tous les autres.
De Tombouctou, le film ne porte que le nom. Rien sur la destruction d'une culture, d'un art au carrefour de civilisations, d'une palette d'activités qui faisaient vivre de vrais gens dans des conditions dont rien n'est dit. Rien non plus sur la reconquête de la liberté, si elle a lieu.
La scène de la destruction à la kalachnikov d'un bouquet de feuillages parce que dans le désert il rappelle un sexe de femmes reste un gros plan réussi sur la bêtise humaine. L'omniprésence du téléphone portable est une énigme non résolue.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 décembre 2014
Excellent ! Je ne me rappelle pas avoir été aussi touché, émue, choqué et révolté à la fois.
ce film réussit à traiter un sujet sensible et d'actualité d'une manière réaliste sans froufrous ni clichés. Le tout en glissant des notes d'humour par ci par la, juste ce qu'il faut poyr ne pas s'éloigner du but principal.
Il nous invite à nous plonger et partager le quotidien d'un village croyant impuissant qui subit l'extrémisme religieux. Je dis partager car certaines scènes nous prennent aux tripes comme si on y était! 5 étoiles car en plus de cela, la bêtise humaine est racontée avec humilité tout en montrant la vraie signification de l'islam. Bravo!
Fontaine Eric
Fontaine Eric

78 abonnés 93 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 décembre 2014
Les esprits se révèlent au travers de Kidane & Satima faisant front aux Djihadistes, SISSAKO démontre l'invraisemblance de nos conditions d'existences dans le paroxysme de nos vies prisonnières de dictats "religieux" alors que la voix de Dieu se propage dans l'âme de la nature sous le regard inquiet d'une gazelle fuyant les hommes et la vie !!!!
cap de porc
cap de porc

12 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 décembre 2014
Un film long long , que de longueurs. Dommage, sujet intéressant d actualité , mais c'est loupé. On s 'ennuie, à ne pas aller voir à l heure de la sieste. trés déçu.
Bulles de Culture
Bulles de Culture

147 abonnés 634 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 décembre 2014
C'est l'histoire d'un cinéma d'urgence. En tournant son dernier film Timbuktu, le réalisateur Adberrahmane Sissako veut dénoncer la situation de détresse ultime dans laquelle se trouve le Mali depuis l'arrivée des fanatiques religieux.

Film résolument engagé, les propos doivent y être simples et caricaturaux pour être percutant. Le réalisateur l'a bien compris. Il livre ainsi une vision tout aussi terrifiante que grotesque des persécuteurs. Dans cet univers d'une noirceur extrême, la moquerie surgit là où on ne l'attend pas.

Techniquement, on est dans la continuité des films précédents du réalisateur : les cadrages, les couleurs, l'image, tout y est sublimé par une approche sobre. Le désert y est personnifié, comme adjuvant inefficace, face aux assauts des assaillants. L'utilisation de longs plans fixes, parfois d'une violence inouïe, donne au cinéma d'Adberrahmane Sissako une consonance résolument contemplative.

Il ne serait donc pas étonnant donc que ce cinéma utile, à portée universelle, trouve écho dans les yeux du spectateur citoyen, tant l'alerte donnée est un appel au combat pacifiste contre l'extrémisme.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 décembre 2014
Ce film devrait être au programme des sorties scolaires !!!!
Simple, réaliste et efficace. Impossible de sortir de la salle sans la boule au ventre.
desiles ben
desiles ben

32 abonnés 204 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 décembre 2014
Très beaux visages et très beaux paysages mais l'histoire n'est pas captivante. On ne sent à aucun instant la terreur que peuvent inspirer les islamistes. Et le reste est sans surprise: interdictions en tous genres, lapidation et exécution publique. Les émotions sont rares car les acteurs ne les suscitent guère.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 15 décembre 2014
Comment diable le jury de Cannes a t-il pût passer à coté de ce bijoux ? Lui, qui pourtant aime bien se la jouer "politique". Lui, qui prime "Bowling for Colombine" en plein trauma post-11.09. Ce même jury, encore, qui encense, l'an dernier, un -très bon- film sur l’homosexualité alors même que le peuple trompé manifestait dans la rue. Comment ce jury, donc, a t-il pût passer à coté de ce bijoux quant les fusils des Djihadistes crachent encore sur leurs frères tout aussi musulman ? Tout, dans ce film, appelait pourtant une récompense, un accessit... Le scenario, traitant d'un sujet grave, sérieux et lourd avec humour et légèreté sans rien enlever à l'émotion. Ses dialogues, sans être du M. Audiard, n'en sont pas moins piquant.
Abbderahmane se rêvait chorégraphe et de fait il est. Ses plans sont magnifique de symbolisme et de synchronisme.
Pourquoi, comment, ce film a t-il pût repartir bredouille du festival. Peut être que les larmes des Touaregs touchent moins que celles d'une certaine élite sur leur "consommation sexuelle", peut être aurait-il dût faire plus "Americain" sur la forme où encore, pour plaire à nos ministres montrer de la nudités enfantine...
Mais non, un film qui parle de et avec pudeur, de valeur et de fièreté ne peux plus être "IN" de nos jours.
Dieu n'ayant même plus sa place dans Noël...
Votre cadeau, s’appelle Timbuktu. Il nous rappelé qu'il y'a un autre monde très loin de celui des mondains et oublier de ceux-ci. Un monde où des musulmans tuent d'autres musulmans. Une pensée aussi pour les Chrétiens d'Orient qui, aux cotés des populations locales dispute la place de martyr.
Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 décembre 2014
De très belles images sur un sujet brûlant…

Un patchwork de jolies images, de scénettes poétiques et de clichés attendus ne suffisent cependant pas, surtout si la trame narrative ne parvient pas à ''lier la sauce''.

Les images sont trop jolies, léchées : la tente de la famille targuie aurait pu servir de cadre à une publicité pour aspirateur ; les femmes ont toujours un teint de pêche ; les acteurs semblent tous à peine sortis du pressing, même les combattants djihadistes… C'est très esthétique, mais peu crédible.

Quel est le propos de ce film ? Un drame de la vie d'une charmante petite famille targuie sert de fil conducteur, mais il est encombré de plans, sans rapport avec le récit principal, illustrant tout ce que le spectateur a déjà entendu ou lu de la situation au Nord-Mali. spoiler: On aperçoit ainsi un otage occidental, des femmes obligées de se voiler puis de porter des gants, un mariage forcé, l'interdiction de faire de la musique, une lapidation -la seule scène où l'on voit de la poussière, et encore les plans sont encore léchés
. Les seuls personnages ayant un peu de consistance sont les trois touaregs. Les rôles de djihadistes sont survolés, A. Sissako semble avoir renoncé à comprendre qui ils sont…

Outre les très-trop belles images, quelques scènes récompensent le cinéphile de son déplacement, notamment une partie de football qui rappellera ''Blow Up'' aux vieux cinéphiles ; par contre une harpie félinienne paraît bien incongrue.

Enfin, les dialogues entre un Iman et les chefs djihadistes, intéressants, auraient pu être poursuivis, pour notre édification.
Jacotre
Jacotre

4 abonnés 145 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 décembre 2014
Voilà un film dont on se délecte. Même si certaines scènes sont très explicites, la plupart donnent dans l'implicite. On devine, on croit comprendre, on essaie de se représenter. L'humour le dispute au tragique. Les personnages ne sont pas manichéens. On est à la fois dans l'ambivalence de certains jihadistes qui se demandent ce qu'il s font là et dans le dogmatisme d'autres qui s'enfoncent dans la barbarie. Quelques scènes mémorables, comme cette partie de foot sans ballon, la déambulation de la "folle" du village qui défie cette bandes de tarés en toute impunité ou encore ce fabuleux dialogue entre l'imam qui ne s'en laisse pas compter et le chef des islamistes. Certes, on ne rigole pas tout le temps, loin de là, mais on n'en ressort pas plombé, persuadé que cette armée d'occupation une fois chassée (et en France cela a duré quand même cinq ans, lors de la dernière guerre), la vie reprendra. Étonnamment, personne ne semble endosser les oripeaux des collabos. Chacun essaie juste de survivre. Bien d'autres résistent, de fait, en refusant de se plier aux règles absurdes imposées, au risque de leur vie. A voir, à revoir, sans hésitation.
nathalie R
nathalie R

13 abonnés 227 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 décembre 2014
Comment quelques hommes peuvent mener leurs propres lois ? Ce film dénonce le pouvoirs de 3 djihadistes qui sème la terreur. Notre regard occidental les trouvera sévères, maladroits et paumés. Tout ça au milieu d'une photo superbe.
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