Par instant poétique, par d’autres moments déchirants « Timbuktu » est un drame qui dénonce les atrocités commises par les islamistes fondamentalistes et se double d’un portrait de femmes fortes faisant face à l’obscurantisme. Possédant une photographie sublime, ce drame émeut autant qu’il alerte sur une situation dramatique vécue par d’autres victimes d’un terrorisme local.
Un joli film sur la triste réalité de certains villages maliens. J'ai adoré le traitement de l'image, des décors... un film riche de sens, de symboles et d'espoir pour les gens qui subissent l'horreur et la barbarie. On sent que le film traite de sujets que les faiseurs du film connaissent. J'ai été plongé dans cet univers, les petites scènes musicales sont sublimes. J'ai adoré
La beauté des images contraste avec la réalité insupportable décrite dans ce film, soit l'arrivée d'une milice islamiste à Tombouctou, au Mali, qui impose la charia. La bêtise, l'ignorance crasse, la cruauté et la violence imbéciles sévissent dans un cadre somptueux. Un contraste saisissant, éprouvant mais o combien brillant. On comprend les multiples récompenses glanées par cette oeuvre.
Un film très didactique à la photographie léchée. Un film qui alterne des tableaux de situations ubuesques avec la vie d'une famille de nomades. J'ai aimé la mère et son regard sur son mari et sa fille. J'ai aimé sa fille si pleine de vie. J'ai aimé cette famille qui prend le temps de vivre avec le peu qu'ils ont. J'ai aimé la prêtresse vaudou aux vêtements plein de couleurs avec son coq sur l'épaule et sa longue traine noire. J'ai eu de la peine pour la vendeuse de poissons spoiler: qui a compris qu'elle ne peut plus vivre dans ce contexte.
Malgré une volonté de réalisme, les personnages restent assez stéréotypés et la violence de l'occupation de la ville euphémisée. Les quelques scènes magnifiques de vie de famille ou de réunions d'amis ne sauvent pas ce film d'une tiédeur inopportune.
Ce conte nous transporte dans un beau pays d afrique le mali. Une nation larve de conflit armé entre le gouvernement et des indépendantistes qui favorise l entree de groupe djihadiste et impose des lois absurdes et dures la charia Timbuktu nom imaginaire on peut penser à Tombouctou est envahi a ces groupes armées. Mais malgré la belle résistance des habitants leur sort sera scellé ou l absurdite et l horreur règne Il y a dans ce film merveilleux des scene d une poésie fabuleuse tel que ce match de football sans ballon qui fait penser à un ballet mélancolique. Mais aussi des scènes choquantes la scène de fin est poignante voire déchirante ou cette scène en de lapidation insoutenable. Abderrahmane sissako signe une œuvre qui compte la est le principale
Dramatiquement subtile, et sans jugement, ce film est une vraie perle. Dès la les premiers instants du film, la magie opère. Impossible dès lors de passer à autre chose.
Un drame puissant, visuellement sublime mais manquant de rythme, qui dénonce les ravages de l'obscurantisme religieux dans un village africain contrôlé par les islamistes. Récompensé par 7 Césars dont celui du meilleur film.
Sous l’emprise implacable du soleil d’Oualata en Mauritanie et des djihadistes, un beau film d’une lenteur révélatrice et d’une profonde tristesse, faisant appel à l’esthétique pour décrire l’horreur. Magnifique.
Timbuktu est cruel, fort, mais puissant dans la réalité de ce qu'il se passe actuellement. L'histoire et la thématique nous boulverse autant qu'elle nous touche.
Timbuktu est un bon film de la part d'Abderrahmane Sissako. Bon, il faut l'admettre, le César qu'il a reçu est sans doute plus dû à son propos qu'à sa forme (finalement très classique et qui n'a rien de révolutionnaire). En revanche, la réalité qu'il dépeint est en effet saisissante. La prise de contrôle d'une bourgade par des djihadistes amène le pire : l'interdiction de toute liberté (jouer au ballon, jouer de la fusil, ne pas couvrir tout son corps) qui peuvent offrir un semblant de vie dans un coin où la vie n'est déjà pas facile. C'est bien.
"Timbuktu", enfin du cinéma "africain", un cinéma rare et toujours bien venu. Film dramatique, politique, franco-mauritanien réalisé par Abderrahmane Sissako en 2014. Primé de nombreuses fois. Tourné en Mauritanie sous protection militaire, pendant l'occupation du Mali par les Islamistes. Sujet du film. Résistance des habitants à l'arbitraire de la Charia, résistance des occupants aussi à leur propre folie, eux-même s'avèrent peu convaincus dans leur intimité, ne respectent pas leurs propres règles, mais les imposent aux autres, des paumés venus répandre le chaos dans la région deTombouctou, là où l'on vivait tranquille, modeste et paisible. Un film fin, tout en nuance, sans débordements, calme et contemplatif. Sans jugements ni moraline. Un beau film, magnifiquement réalisé, poétique, un mélange de langues, de cultures, de couleurs, paysages magnifiques, belle photo, beau cadrage. Un film fort, beau. Quel plaisir de voir un peu de cinéma mauritanien. Un bol d'air !
Au final, un long-métrage trop formel qui manque d’émotion, alors même que le sujet traité aurait dû en offrir des milliers. Lauréat du César du meilleur film en 2015, cette réalisation du cinéaste mauritanien Abderrahmane Sissako est avant tout poétique avec une belle photographie. Si l’histoire dénonce le fanatisme des djihadistes au cœur du désert africain, la mise en scène totalement atone avec un rythme soporifique ne permet pas de s’investir moralement dans cette production. Bref, une œuvre contemplative sans véritable relief.
Très beau film poignant qui évite avec intelligence les écueils propres au genre: larmoiement, scènes explicites pour décrire l'horreur... Cependant, je dois bien avouer que le film m'a semblé se perdre dans sa volonté de raconter sans être démonstratif et l'histoire de ce berger touareg se perd un peu de les limbes d'un scénario malin et d'une mise en scène pourtant remarquable.