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Un visiteur
2,0
Publiée le 5 janvier 2015
Ce film m'a malheureusement beaucoup deçu. Il n'apporte aucun enrichissement historique, géopolitique et religieux. Quelques scènes ont tout de même captés mon attention pour le côté artistique ou/et affectif. La peur inspirée par les "djiadistes" n'est pas assez (et c'est un euphémisme) montrée. On a l'impression qu'ils imposent " leur" charia autant par les paroles que par les armes. Le côté barbare des chefs djiadistes est totalement inexistant. Film non objectif et non realiste. Dommage je m'attendais a mieux
Arrêtez de glorifier ce film. C'est un film mal construit, et mal scénarisé. ce n'est même pas une charge contre les islamistes puisque ceux représentés sont plutôt calmes, pondérés et "presque" sympathiques. La scène de lapidation est courte, on ne connait rien des victimes, donc pas d'empathie. le réalisateur semble filmer des personnages sans jamais nous raconter leur histoire; Qui est cette femme folle, qui sont ces français ? Il empile des images, des scènes sans les relier entre elles. Au final, un film sans grand intérêt. Il est plus utile de regarder un documentaire...
Je ne me reconnais pas dans les critiques élogieuses qui ont accompagné la sortie du film "Timbuktu". On a écrit qu'il s'agissait d'un témoignage documenté des heures les plus sombres de Tombouctou passée sous le contrôle des Islamistes, doublé d'une œuvre d'une grande poésie. Or je n'y ai vu ni l'un ni l'autre. Un documentaire bien infidèle à son sujet. Les Touaregs sont, comme souvent en Occident, idéalisés à travers une bien improbable famille nucléaire vivant dans une sorte d'Eden pastoral. Les habitants de Tombouctou font l'objet d'une série de vignettes impressionnistes peu crédibles, comme cette soirée musicale dont la seule justification semble être d'offrir un rôle à la chanteuse Fatoumata Diawara ou comme le personnage de la démente qui circule dans les rues tête nue, un coq juché sur l'épaule. Quant aux Islamistes, ils sont réduits à une bande de pieds nickelés. Rien n'est dit d'AQMI, de Ansar Dine, du MNLA et des objectifs contradictoires des uns et des autres. Et si l'on renonce à l'ambition de documenter une page d'histoire, que reste-t-il ? Des images dignes de National geographic ! Une gazelle qui court dans le désert. Un coucher de soleil sur le fleuve Niger. Rien de très convaincant sinon peut être un sublime match de football sans ballon qui, à lui seul, mérite le détour.
J ai été transporté par les images du film et le rythme du film. Il traite un sujet que peu de réalisateur traité avec simplicité et efficacité. in film qui invite à la reflexion
Formidable réquisitoire contre la bigoterie des djihadistes. La révolte des femmes magnifiques dans leur rire révolutionnaire ou dans le chant magnifié face à la souffrance. La médiocrité des minables combattants de dieu face à la grâce dansante des joueurs de foot sans ballon. On lutte contre l obscurantisme par cette intelligence infinie du regard. Merci
Très beau film quoique très lent mais on ne s'ennuie jamais! Difficile de rester sans jugement devant tant d'interdits. La vie africaine se déroule lentement et même à la fin on oublierait de se lever tant qu'on est pris par le sujet. Magnifiques paysages. Je le conseille vivement.
Un film très décevant malgrès des paysages superbes et des acteurs hauts en couleur .... Il manque une âme, un cœur ... On ne rentre pas dans le film !!
Avis mitigé. De très belles images de Mauritanie. Une scène magnifique qui fait jouer, sans ballon, des jeunes gens au foot ! Pour le reste : un scénario improbable, une parabole édulcorée et manichéenne, des djihadistes complètement idiots, une famille Touareg (les acteurs sont très beaux) à laquelle on donnerait le Bon Dieu sans confession, des téléphones portables partout et tout le temps, une dispute entre un pêcheur sédentaire et le touareg nomade, qui tourne au drame mais dont on ne comprend pas vraiment l’intérêt, des barbares qui sont barbares sans vraiment l’être…, des scènes violentes qui ne sont pas vraiment violentes… Bref, des éléments mis les uns à côté des autres sans ligne directrice et au final une absence de message clair. Je préfère les films où tout est suggéré plutôt que montré réellement, mais dans le cas présent, j’ai trouvé que cette méthode, poussée à l’extrême, noyait le discours. Sachant que le sujet traité est grave, je ne me suis jamais sentie détendue pendant ce film, n’osant pas rire des cocasseries diverses (il y en a quelques-unes). Je suis sortie de cette projection, dubitative, je ne me suis pas ennuyée mais je n’ai pas du tout compris où le réalisateur veut emmener le spectateur. Je pense que ce film mérite d’être vu après s’être renseigné sur la problématique Malienne au-delà du traitement médiatique souvent superficiel et partial que l’on connaît ici.
Lourdement "poétique", le film semble fait de deux parties: une histoire naïve et édifiante comme le jeune cinéma africain en produisait dans les années 80 ( différend entre un éleveur Targui et un pêcheur Bambara) et un récit sensé décrire les ravages du djihâd islamiste. Le problème, c'est que rien n'est incarné ni crédible. Les Touaregs semblent tout droit sortis d'une peinture orientaliste ( ils se prélassent toute la journée sous leur tente), on ne saura rien des Bambaras, et les miliciens de l'AQMI sont de gentils crétins lymphatiques qui s'excuseraient presque d'être là. Mal écrit, mal filmé, très mal joué, le film avance au pas du dromadaire (tout le monde y a le même rythme languissant) et quand le réalisateur croit tenir un plan "magnifique", il le fait durer jusqu'à plus soif (si longtemps que, pour d'évidentes raisons, les comédiens qui doivent "faire le mort" finissent par respirer...) On ne verra pas grand'chose de Tombouctou la belle (le film a été tourné dans un village de Mauritanie), on ne saura rien de l'activité de ses habitants ou si peu, on n'y voit pas de scène de marché, personne n'y boit ni ne mange jamais (quand on sait la place que prennent en Afrique les nécessités de la subsistance jour après jour) bref, on plane dans une ambiance gentiment abstraite et conceptuelle (le réalisateur doit se penser "auteur"). Il refuse même de décrire la violence des fous de dieu, en ellipsant "poétiquement" deux scènes de lapidation et d'exécution. Comment peux-t-on apposer le terme de chef d'œuvre à un film aussi inabouti, aussi médiocre?
Waouh ! Fort, intelligent, humain, d'une violence insupportable par moments, voilà un film indispensable. On ne peut qu'être bouleversé par la condition de ces gens soumis à l'obscurantisme et à la bêtise des islamistes. Un film qui ne vous quitte pas de sitôt.
très beau film qui donne matière à réfléchir...! il faut ce rythme lent comme la vie de ces bergers. L'intuition de cette femme sur l'avenir presque improbable à vivre encore en nomade dans cet environnement incertain.
Je suis très déçu par ce film que j’ai trouvé long et ennuyeux. J’étais allé le voir car : - le bouche à oreilles était plutôt positif, bénéficiant de la modernité (hélas) du sujet ainsi que de son accueil au dernier festival de Cannes, - je voulais parfaire ma connaissance des groupes djihadistes; comprendre éventuellement leurs motivations, qui sont-ils?
J’ai effectivement appris ou plutôt confirmé ma compréhension des mouvements djihadistes en assistant aux nombreuses interdictions infligées aux gens de ce village: interdictions d’avoir les mains nues pour les femmes, interdictions de jouer de la musique, jusqu’à l’interdiction de jouer au foot avec un ballon mais ça m’a paru bien insuffisant.
Il y avait certainement autre chose à retenir dans les nombreux et trop longs dialogues mais la pauvreté de l’interprétation et le manque de dramatisation ont fait que la plupart des dialogues m’ont échappé. Je ne conçois pas le cinéma comme une écoute de dialogues mais comme une expérience émotionnelle portée par une structure dramatique, une interprétation par des comédiens ici hélas absente ou quasi absente. A moins que ce soit l’absence de rythme qui dilue complètement la dramaturgie.
L’interprétation monocorde par les protagonistes n’aide pas à garder toute son attention sur le propos.
Dans la série des longueurs, pourquoi une telle longueur sur ce plan large juste après le meurtre de celui qui a tué la vache GPS du protagoniste?
Il y a par ailleurs une très belle scène où l’on voit les joueurs jouer au foot sans ballon bien qu’elle reste descriptive (peu émotionnelle).
En conclusion, je trouve que c’est un tout petit film et le film qui parlera des djihadistes reste à faire.
Ce film aurait pu être intéressant si le réalisateur avait pris la peine d'écrire un scénario. Au lieu de cela, il se contente de filmer une série de scènes qui sont juxtaposées, sans que l'on ne comprenne la cohérence de l'ensemble ni le lien entre ces scènes. Certes, il y a bien l'histoire de cette famille dont le père commet un meurtre, mais son traitement est trop inégal et restreint pour éviter que le spectateur ne s'ennuit. L'absolu enthousiasme de la presse pour ce film est incompréhensible. A classer avec les documentaires.
Un film très fort avec un parti pris singulier pour dénoncer le quotidien sous une dictature. Aucun cliché. On est bercé par le rythme du film et la beauté des personnages (les victimes).