Timbuktu
Note moyenne
3,8
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481 critiques spectateurs

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dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 décembre 2014
J'ai trouvé ce film très bien mais vraiment trop dur à regarder, trop triste, cela m'a trop bouleversée.
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 décembre 2014
Que les personnages sont beaux et hauts en couleurs! Il faut voir ce film pour savoir encore combien la religion peut devenir folie meurtrière. Comment les fondamentalistes peuvent-ils ainsi faire régner la terreur et le meurtre et la restriction des libertés au nom de Dieu? Quel Dieu, s'il en existe, pourrait se réclamer de pareils agissements? C'est la population noire, qui a été soumise à l'esclavagisme par les arabes : il y a quelque chose de cette histoire lointaine qui transparaît dans ce film. La musique et le chant sont du côté de la population noire. Je ne comprends pas le succès des religions, quand je constate ce qui se pratique en leur nom. L'Islam fait peur, mais il y a de quoi, quand on voit cela et ceux-là. Comment l'adhésion et l'endoctrinement peuvent-ils perdurer quand de telles dérives existent? Bravo pour ce film terrifiant par ce qu'il dévoile et magnifique dans les personnages tellement sincères, simples et engagés dans leurs vies, où l'amour et le respect sont des coordonnées existentielles essentielles.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 décembre 2014
Sissako réussit son film par sa façon de positionner les intégristes par rapport aux autres personnages. Il est d'ailleurs très difficile de les différencier, même son de voix (douce), mêmes habits. Ce qui permet de les reconnaître est qu'ils portent ou non des armes. Timbuktu est à la fois un film dur et très doux. Doux par la fluidité de la mise en scène du cinéaste, à la fois poétique et d'une grande beauté. Influencé par le genre western, Sissako privilégie des cadres larges (voir la forte scène de l'altercation dans le fleuve) magnifiant une nature à la fois aride et belle. Le travail sur la lumière est à souligner, de même que la musique discrète et bien choisie. Dur est le film par la monstration des scènes de lapidation ou de flagellation à la fois très longues et inattendues. Sissako ne cherche pas d'une manière lourde à dénoncer l'intégrisme barbare et abjecte. Il ne fait que susciter l'absurdité du djihad en exhibant les faiblesses, doutes et incohérences de leurs auteurs. La fameuse scène du match de football, sans ballon, vous ferait presque aimer ce sport par la force de cette poésie et de l'humour qui en est la conséquence. La langue est une des problématiques du film qui a passé inaperçu. Anglais, français et deux langues arabes cohabitent et rendent le dialogue délicat. Le film manque malheureusement d'un certain emballement narratif qui nuit au rythme de l'intrigue qui parfois se perd un peu. Le risque est aussi, pour certains spectateurs, de prendre l'apparente empathie du cinéaste envers les djihadistes pour de la complicité, ce qui est erroné. Pourtant, ses personnages sont touchants et très bien écrits !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 décembre 2014
Timbuktu?, un reflet de la réalité qui fait froid dans le dos. C'est révoltant mais on se sent impuissant...
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 décembre 2014
Tombouctou est occupée par des extrémistes religieux qui prétendent faire le djihad. Autrement dit, ce sont des hommes qui n'ont pour eux que leur bêtise et leurs armes avec lesquelles ils font régner la loi. Pas de cigarettes, pas de football, pas de musique, des femmes qui doivent porter des chaussettes et des gants en plus du voile, des mariages forcés... Voilà le quotidien des habitants qui n'ont rien demandé et qui subissent ces injustices commises au nom d'un Dieu qu'ils ne reconnaissent pas. Interprétant les textes religieux à leur guise, les djihadistes multiplient les parodies de procès et les interdictions. Avec "Timbuktu", Abderrahmane Sissako frappe fort, abordant un sujet avec lequel il est familier, n'hésitant pas à montrer ce qui est encore le quotidien de nombreuses personnes de nos jours. Parce qu'il sait de quoi il parle, Sissako rend son film poignant mais son scénario, plus constitué d'une multitude de scènes que d'une vraie construction narrative, a un peu tendance à tourner en rond et lasse un peu son spectateur suivant ses scènes. Heureusement l'ensemble est plutôt réussi, oscillant entre poésie et violence.
Viintage_dreams T.
Viintage_dreams T.

55 abonnés 451 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 janvier 2015
Pour commencer je ne qualifierai même pas "Timbuktu" un film, selon moi c'est plus un documentaire.
Ce soit-disant film est long, très long, avec des longueurs interminables.
Une scène qu'on pourrait montrer en deux minutes, on a le droit de la voir durant plus de 10min. Le pire c'est les moments de traduction, c'est long, on en a marre.
Pourquoi ce n'est pas un film? Après tout dites-moi ce qu'il narre? Une simple histoire de meurtre qu'on voit à la fin, certes, mais à part ça?
Il ne fait que nous montrer ce que les djihadistes font subir à leur peuple en imposant des lois débiles.
Si c'était juste pour nous montrer ça, on pouvait allumer notre télé et regarder des émissions.
Toutes les scènes assez "trash" étaient déjà présentes dans la bande annonce, et lorsque j'ai vu qu'elles s'enchaînaient toutes dès le début du film, je me demandais ce que le film allait nous montrer après, la réponse? rien.
Ne parlons même pas du décor, on ne voit que du sable du début à la fin, on en a notre dose à la fin, je vous assure.
Les acteurs sont pas géniaux, les principaux font l'affaire, le reste ce sont des figurants.
Je mourrai d'envie de sortir de la salle de ciné au bout de 15 minutes, j'en pouvais plus..
Je vous déconseille fortement ce film, à part si vous aimez l'ennui, allez y.
Éric De Larmor
Éric De Larmor

20 abonnés 96 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 décembre 2014
Chef-d'oeuvre absolu ! Tout y est, intelligence du scénario, mise en scène, jeu des acteurs, décors, lumière et surtout pas de manichéisme dans la représentation des djihadistes.
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 décembre 2014
Un peu déçue je m'attendais à autre chose, il y a des longueurs et c'est vraiment romancé, par contre de très beaux paysages, rien que pour ces paysages cela vaut quand même le coup d'être vu
Christian Wacrenier
Christian Wacrenier

24 abonnés 33 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 décembre 2014
La beauté sauvera le monde. C'est ce que semble dire Sissako en filmant la répression terrible que subissent les habitants paisibles de Timbuktu. Il y a la lumière, l'ocre des dunes, l'immensité des paysages, le miroir de l'eau, la gaité des vêtements, le beauté des êtres. Cette beauté est pour tous, même pour les oppresseurs qui ne sont pas caricaturés sous les traits de monstres insensibles. C'est la force et la limite de ce film. L'esthétique y domine. Il y a deux façons de réagir à cette prééminence. On peut dire qu'elle affaiblit le propos, qu'elle en fait une histoire universelle, vieille comme le monde, de domination et d'asservissement, le tyran pouvant être un colonisateur, un guerrier d'une autre ethnie, un intégriste... On peut dire qu'elle en fait la force conférant aux victimes une dignité de seigneurs, transformant les joueurs de foot sans ballon en danseurs, le couple enterré et lapidé en amoureux éternels, La femme fouettée pour avoir chanté en icône de la douleur et du courage.
"Dieu fait tomber la pluie sur les bons et les méchants" C'est la beauté que Sissako fait tomber sur les uns et les autres. Est-ce pour rendre acceptable l'inacceptable?
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 décembre 2014
"Où est Dieu dans tout ça?", demande l'imam à ceux qui osent entrer dans la mosquée armés et belliqueux, troublant la quiétude des hommes en prière. Face à un Islam pratiqué par des hommes compatissants se dressent ceux qui n'ont que les mots du djihad à la bouche, ceux qui veulent faire appliquer leur loi sous la menace des fusils et des répressions. Est-ce au nom de Dieu qu'ils agissent? Sûrement pas, mais bien plutôt au nom de leur illusion de puissance, animés qu'ils sont par leur suffisance et leur bêtise.
Abderrahmane Sissako les montre à la fois glorieux et pitoyables, venus d'ailleurs, ne parlant pas la langue du pays, mais bien décidés à terroriser les habitants du Nord-Mali. Interdiction, ils n'ont que ce mot-là à la bouche. Interdit aux hommes de ne pas retrousser leur pantalon, aux femmes de ne pas porter de gants (même quand il s'agit d'une poissonnière!), interdit de chanter et de jouer au football... Le réalisateur montre habilement comment ces interdictions sont ou refusées ou détournées par les locaux. Mais il montre aussi que la terreur est bien présente et que les récalcitrants risquent de payer le prix fort.
Dans ce contexte se joue également une autre tragédie, celle qui oppose une famille paisible d'éleveurs de bovins à un pêcheur. Tragédie qui se résout, bien évidemment, au tribunal des nouveaux maîtres du pays.
Filmé dans des paysages somptueux du désert mauritanien, ce film ne peut laisser indifférent, tout en ne suscitant pas, malgré son sujet, une émotion extrême. Le réalisateur a choisi de filmer à distance, cherchant à éviter le trop-plein d'émotion. C'est louable, mais, du coup, on ne parvient jamais à se passionner vraiment pour les personnages. Dommage, mais le film vaut tout de même largement d'être vu! 7,5/10
selenie

7 446 abonnés 6 656 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 décembre 2014
Ce film veut dénoncer, être témoin de son temps mais malheureusement Sissako ne réalise qu'un petit film, dans sa forme, il reste un film où l'impact désiré est à l'inverse de sa conviction. Le pire est sans doute l'absence d'émotion, on passe trop vite sur les faits et les acteurs sont trop médiocres. Heureusement tout n'est pas râté. "Timbuktuk" passe le message dans une période propice, les spectateurs seront comblés car réceptifs mais la qualité intrinsèque de l 'oeuvre reste bien en-deça de ce qu'il colporte. Sans ce fond humaniste le film n'aurait pas la moyenne.
ouadou
ouadou

98 abonnés 413 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 décembre 2014
Ce n'est pas le film coup de poing tant attendu. Le sujet et le fait de faire ce film sont deux raisons d'encenser le film et son existence même prouve le courage du cinéaste et du producteur.
Mais sur la forme pure, le film est un peu décevant, pas très tenu parfois complaisant dans sa longueur pas non plus assumée. Il semble être un peu à cheval entre une chronique réaliste, sans chichis et un film réellement scénarisé. La séquence du foot est merveilleuse mais elle est posée là sans raison. Il manque un truc pour être un Film Puissant même si celui-ci est indispensable.
Francis S.
Francis S.

26 abonnés 113 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 décembre 2014
Timbuktu m'a renvoyé avec intensité, beauté et vérité à ce que le Sahel a dincomparablement humain. La splendeur des paysages, des femmes ou du ciel est un absolu qui renvoie au néant l'insupportable intrusion des brutes d'Aqmi.
Le film les montrent pour ce qu'ils sont, veules, incultes, arrogants, menteurs, absurdes, concupiscents, méchants... Ce serait presque un remake de "seven" les sept péchés capitaux étant comme tour à tour incarnés par des scènes justes et accablantes.
Pauvres Maliens livrés par l'impéritie du gouvernement à Bamako a la plus injuste des oppressions. On se prend à espérer l'arrivée des soldats français de l'opération Serval tant leur vie est insoutenable.
On évite pourtant de sombrer dans l'islamophobie grâce à plusieurs séquences très inspirées avec le cheikh de la mosquée de la ville.
Un film grand par sa beauté, par sa sagesse, par son témoignage exigeant sur la sinistre farce qu'est Aqmi.
A voir absolument.
Felipe Dla Serna
Felipe Dla Serna

32 abonnés 245 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 décembre 2014
Une autre petite merveille cette semaine. Cette fois-ci sur un sujet plus grave, mais traité d'une telle façon qui nous fait presque oublier, par moments, le drame qui est subit par ces populations au fin fonds du Sahel, sous la domination de la charia imposée par les doctrinaires venus de tous horizons et qui montrent, eux aussi, leurs faiblesses quotidiennes, mais surtout leurs absurdités. Avec des scènes d'une rare sensibilité, comme les moments passés sous la khaïma par Kidane et sa fille Toya, ou la danse d'un de djihadistes, ou la réunion nocturne et en musique et entre hommes et femmes (!) ou la beauté de la séquence où Kidane traverse la lacune après l'altercation avec le pêcheur qui a tué sa vache préféré..... La photographie est sublime, les acteurs impeccables, le sujet délicat et d'actualité, des images cruelles et violentes qui font sursauter qui déroutent qui dérangent, mais qui alternent avec d'autres, comme pour compenser, plus douces, aimables qui font appel aux plus beaux sentiments. Un film marquant qui laissera des traces, c'est su..... Courez le voir
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2014
On ne peut pas éviter la promotion autour de ce film. Et reviennent toujours les mêmes mots : djihadistes, combat des femmes, lapidation, armes, ... Pourtant, il faut le dire, "Timbuktu" n'est absolument pas un reportage à sensation conçu pour "Envoyé spécial", ni une sombre fiction pauvrette, parce qu'africaine, autour de la terrible situation au Mali. C'est, tout au contraire, une vraie oeuvre cinématographique, avec un vrai regard, un vrai parti-pris et une profonde réflexion d'artiste.
C'est un film choral. Le réalisateur suit sur quelques jours la trajectoire d'un couple d'éleveurs de vaches et de leurs deux enfants, d'un couple plus urbain, d'un leader djihadiste en proie à quelques doutes mais aussi, accessoirement, d'une sorte de sorcière sur qui les innombrables interdits de la loi islamique n'ont aucune prise.
C'est grâce à l'écriture douce et poétique d'Abderrahmane Sissako, un magnifique plaidoyer sur un éden perdu, où les populations vivaient paisiblement au rythme du soleil, du vent, des chants et de la présence des animaux. L'absurdité des djihadistes, soldats fantoches, souvent illettrés, venant de contrées lointaines aux idiomes inconnus, y est montrée avec précision, force mais aussi drôlerie. Haranguant la foule au mégaphone, crachant de l'interdit au kilomètre jusqu'au délire, s'interdisant même ce qui leur plaît le plus au monde ( ici le football), ils appliquent une loi et une justice infernales. Les femmes en sont bien sûr les premières victimes, mais les armes aidant les plus timorés, tout le monde a droit à un traitement implacable sous la bénédiction d'un dogme interprété avec ferveur.
La lecture du scénario pourrait laisser penser que le film développe un certain manichéisme, les bons d'un côté, beaux et simples et les méchants de l'autre, moches et imbéciles. Là encore il n'en est rien. Le réalisateur arrive à avoir rendre ses personnages plus complexes qu'il n'y paraît. Le bon éleveur réfléchi et humaniste devient assassin par accident et le leader islamiste est rongé par des doutes intérieurs intenses qui, hélas, ne suffisent pas à lui ouvrir l'esprit.
A l'écran cela donne des plans d'une imposante beauté. Le sable, les maisons d'argile, les vêtements de cotons colorés légèrement froissés, la puissance des regards, envahissent le cadre, essayant d'éclipser cet envahisseur sans jamais y parvenir. Cela offre aussi des scènes inoubliables, poétiques comme la partie de foot sans ballon traversée par une vache ou effroyables comme la lapidation, scène magistrale par sa brièveté démontrant au passage qu'il est inutile d'en rajouter pour que l'impact sur le spectateur soit fulgurant.
La fin sur le blog
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