4722 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
481 critiques spectateurs
5
81 critiques
4
167 critiques
3
115 critiques
2
68 critiques
1
32 critiques
0
18 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,5
Publiée le 18 décembre 2014
Un beau film lent avec de très belles scènes qu on n'oublie pas même si sur le moment on semble s'ennuyer par le manque d' est bien loin de nos vies et ça existe si près de nous .c'est le mauvais côté des religions qui en ressort avec l'intolérance,la terreur et la vie qui doit être une punition sous peine de mort.c'est vrai que ça méritait un prix a cannes mais le public est le seul vrai juge et il apprécie.
Dénonciation implacable de l'islamisme, de l'hypocrisie et de la vanité des djihadistes, démonstration par l'absurde de leur nocivité. Des situations ridicules qui font rire, d'autres insoutenables qui glacent le sang. Film politique donc, mais film avant tout : des qualités cinématographiques indéniables, avec des plans superbes, des musiques magnifiques. Un très bon film.
(...) L’histoire que nous raconte merveilleusement Abderrahmane Sissako est terriblement humaine, l’histoire d’une humanité en proie à elle-même (...) Timbuktu n’est pas un film bavard ni didactique. Les dialogues sont simples et servent à illustrer les relations entre les différents protagonistes plutôt que de nous asséner de poncifs qui ne sont pas nécessaires (...) Sissako et son chef opérateur Sofian El Fani (celui de Kéchiche pour La vie d’Adèle chapitres 1 et 2) nous ont fait le cadeau d’un film dont la beauté est bouleversante, et constitue un argument à part entière contre la bêtise de la guerre (...) Mais la poésie et la beauté que Sissako a su tirer de ces lieux n’appartiennent qu’à lui et sont la marque d’un grand cinéaste qui porte très haut les couleurs du cinéma africain. Un beau film nécessaire et très à propos, à voir de toute urgence.
On a spontanément envie d'aimer Timbuktu. Un film qui dénonce l'ignorance et la betise au service de la religion m'interpelle toujours. Visuellement le film est magnifique, aussi bien au niveau des paysages, des interprétes que de sa lenteur. Mais la démonstration de la médiocrité des effrayés de la liberté n'est pas totalement convaincante. Si elle souligne bien l'hypocrisie et la perversité de la doctrine religieuse, elle n'arrive pas à en démonter l'absurdité. Dommage.
Le film fait réfléchir et invite à vérifier que ce qu'il montre et dénonce dans cette fiction est une réalité. C'est cependant très lent et l'épaisseur du scénario très réduite. J'aurais en fin de compte préféré voir un vrai documentaire monté pour le cinéma plutôt qu'in film hybride.
Malgré de belles images et des passages émouvants, le film d'A. SISSAKO n'arrive pas à captiver le spectateur pour plusieurs raisons: la médiocrité des acteurs, la faiblesse du scénario, beaucoup de longueurs, des invraisemblances.. .....N'y allez pas à l'heure de la sieste, l'endormissement est assuré.
Le film d'Abderrahmane Sissako est en plein dans l'actualité. Ce dernier ose parler d'un sujet dont on parle trop peu, à savoir le sort de Tombouctou et de sa région à la suite de la prise des extrémistes. Il y a des scènes vraiment très fortes, spoiler: du début avec la destruction d’œuvres d'art à la fin avec la difficile scène de la lapidation. spoiler: Le film ne se contente pas de montrer la monstruosité des extrémistes avec des scènes de massacre mais monte intelligemment l’absurdité de leur « combat » (spoiler: la scène des gants, de la musique, du football sans ballonspoiler: ). Un très beau film, authentique, avec des acteurs émouvants.
Magnifique à regarder , contemplation , les visages , les tissus , les couleurs et surtout une lumière...divine! Ce film a une dimension intemporelle , biblique.La douceur de vivre, l'acceptation et l'amour sauve de la violence inhérente au genre humain , et d'un monde où l'homme doit survivre et s'adapter. Sans leçon de morale, on est envahi par la sensualité qui rend ridicule le besoin de tout contrôler forcement voué à l'échec face à la force de tout ce qui rempli l'âme de bonheur pur , même fugitif, même éphémère: c'est ce qui reste ...Et ce qui reste aussi de ce film.
L'esthétisme et l'éthique à l'assaut d'une Bêtise hautement dangereuse. Un très bon moment de cinéma où la beauté humaniste vous saute aux yeux (lieux, paysages, personnages, etc...), mais au cours duquel petit à petit la crainte vous gagne devant la menace barbare ... religieuse en l'occurrence. A voir absolument. Une référence.
Ce film dénoncé dans une formidable alchimie de danse, de lumière et de musique, la terreur islamiste. Si le propos est dur et sobre, il est sublimé par une photographie parfaite.
Ce dernier long-métrage d'Abderrahmane Sissako est à la fois surprenant, envoûtant, intéressant sur bien des points, aussi.
Le scénario ne s'attarde pas lourdement sur le côté monstrueux et douloureux de la situation, mais offre aux spectateurs, un voyage entre l'horreur vécue par les populations civiles maliennes et les beautés de la Mauritanie où le film a été tourné. De la première à la dernière image la photographie de Sofian El Fani est remarquable.
La triste réalité de cette population prise en otage par des islamistes, est filmée avec subtilité et pudeur. Y compris dans les scènes les plus atroces. Les femmes font preuve d'un courage sans faille, restent d'une incroyable dignité et d'une clairvoyance éclairée. Les jeunes, quant à eux, tentent de vivre malgré les interdits. Une partie de football sans ballon. Cette séquence est à la fois d'une pure beauté, d'une grande tristesse, aussi.
Les extrémistes religieux virent vite au ridicule. Les premières images, d'une prétendue "chasse" sont en cela très fortes. Sans se comprendre entre eux, ils prononcent leurs odieuses sentences via des traducteurs tout en multipliant les interdits.
Si les dernières images du film laissent un peu perplexe, il n'en reste pas mois que ce film courageux devrait marquer les mémoires.
Un film très important car il est un témoignage à vif de l'occupation du Nord-Mali par le MNLA (Mouvement touareg du Nord-Mali), le MUJAO (Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest) et AQMI (Al-Qaida au Maghreb islamique), inspiré d'une histoire vraie (même si cette histoire n'est pas la principale du film). Abderrahmane Sissako réussit à montrer (ou plutôt à suggérer) l'horreur de l'occupation islamiste tout en montrant que ces fanatiques restent malgré tout des humains spoiler: (la séquence où les soldats parlent de football alors qu'ils viennent juste d'interdire ce sport, celle où un jeune militant n'arrive pas à réciter de manière convaincante un message filmé...) . Même si cet aspect est le principal attrait du film, Abderrahmane Sissako nous offre certains beaux moments cinématographiques spoiler: (la mort de la vache, le match de football avec un ballon imaginaire, la mort de la femme de Kidane...) . Il faut d'ailleurs noter que les rôles féminins sont parmi les plus marquants du film spoiler: (la poissonnière qui refuse de porter des gants, la femme un peu excentrique, la femme et la fille de Kidane...) : existe-t-il un meilleur moyen de lutter contre un mouvement aussi misogyne que l'intégrisme islamiste ?
Il est rare de voir un film africain (hors Maghreb) sortir sur les écrans français tant la production cinématographique de ce continent est faible, en corrélation avec sa pauvreté générale. Il faut dire également que beaucoup de festivaliers cannois avaient élus ce film, à l’instar de « Mommy », comme leur Palme de cœur. A la vision de l’objet, on est plus contrasté… Il manque un réel fil conducteur narratif à ce « Timbuktu » pour l’éloigner de la simple accumulation de vignettes dénonciatrices. On ne peut dire que c’est un film choral, les différentes histoires ne se reliant pas vraiment, on aurait aimé donc plus de rapports entre tous ces personnages. Ensuite, au bout d’une demi-heure le rythme plutôt lent et la caméra contemplatrice, un peu comme dans un certain cinéma asiatique et poseur, ont vite fait de nous ennuyer. Mais il faut louer la somptuosité de certains plans. Abderrahmane Sissako filme son Mali natal comme personne et nous dépayse comme il faut. Cependant c’est le fond ici qui interpelle : sans avoir la charge trop lourde, par la puissance de ces images et des paroles qu’il met dans la bouche de ces acteurs, il parvient à dénoncer la bêtise de l’extrêmisme religieux ; des dérives islamistes et jihadistes en l’occurrence ici. Une femme qui doit porter des gants pour vendre du poisson, un mariage forcé, l’interdiction de jouer de la musique, … Toutes ces choses interdites par la bêtise de certains, qui interprétent la religion comme ils l’entendent, est dénoncée de manière intelligente ici et font de ce film, si ce n’est un monument du cinéma, un film à montrer dans les classes !
c'est bof bof !!! ce ne sont que des clichés qui mis bout à bout ont fait un film absolument pas crédible. malheureusement la réalité doit être plus cruelle au delà de ce presque navet.
Un film inoubliable par sa force et sa beauté. D’entrée deux séquences choc : chasse à la biche en 4x4 et à la kalachnilov puis séance de tir avec le même outil sur des statuettes maliennes rituelles. Le ton est donné : la stupidité à l’état brut, la sauvagerie, la barbarie salafistes sont là. Sans oublier l’hypocrisie des mâles , vertueux comme des babouins en rut. Mais rassurez-vous, les armes de Sissako sont la beauté et l’humour qui déchiquettent la bêtise ambiante et montrent avec humanisme la dignité et le courage des villageois. Un film qui nous fait osciller constamment entre le désespoir de voir certains de nos semblables aussi bestiaux et bornés et la confiance en l’humanité que suscitent en nous la résistance et la grandeur des opprimés, des femmes surtout. Comme beaucoup, je m’étonne que ce film parfait, puissant et lumineux n’ait pas obtenu la Palme d’or à Cannes.