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Marla-Jane
21 abonnés
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2,0
Publiée le 7 novembre 2014
Yann Demange tenait une bonne idée en montrant dans '71 le conflit nord-irlandais du point de vue britannique, mais le pari était difficile. La réalisation brouillonne et le héros peu attachant font hélas rater au réalisateur le but qu'il se propose : nous faire compatir au désarroi d'un soldat et dénoncer l'absurdité de la guerre, en Irlande ou ailleurs.
Nouveau film portant sur le conflit nord-irlandais, ’71 est essentiellement traité sous l’aspect d’un thriller. Bien sûr la trame politique est présente mais elle ne prend pas le pas sur le simple récit d’un soldat isolé et traqué dans une ville hostile. Grâce à une mise en scène efficace, on s’identifie assez vite à ce jeune soldat déboussolé, au milieu d’enjeux qui le dépassent. Ce qui rend l’intrigue intéressante, c’est la traque du soldat par, à la fois, les opposants catholiques de l’IRA et quelques hommes de son propre camp protestant. Jack O’Connell interprète un jeune soldat crédible, mais quelques seconds rôles sont encore plus captivants, interprétant des agents double assez glaçants. L’atmosphère du film est assez angoissante, très sombre, essentiellement nocturne, et parfois même d’une violence brutale. Le peu de moyens dont a bénéficié Yann Demange pour réaliser son film est parfois assez criant, surtout au niveau des décors. D’où un film court, hyperactif, peu bavard et se déroulant surtout la nuit. On regrettera, malgré tout, que les enjeux dramatiques du film soient traités un peu trop en marge. Et on est finalement assez peu inquiet pour notre gentil soldat. ’71 est donc un bon thriller, efficace, un peu original… mais pas trop.
Ne m'étant jamais vraiment intéressé aux évènements de Belfast et ses environs, ce film était pour moi une occasion d'en savoir plus sur ce qu'il s'est passé en Irlande. Après l'avoir vu, je ne suis pas forcément plus renseigné sur les motifs de la guerre civile, mais "'71" permet toutefois de mesurer le torrent de haine, et c'est bien triste, entre catholiques et protestants. Ceci par le biais d'un incroyable suspense qui nous prend très rapidement aux tripes et ne nous lâche plus jusqu'à la fin. Nous faisant souvent sursauter, avec des scènes parfois très dures, cette histoire ne nous laisse aucun répit et nous offre ainsi une violente d'ose d'adrénaline. Absolument jouissif.
Pour son premier long-métrage, le jeune réalisateur français Yann Demange nous assène une véritable gifle avec " '71", un thriller cruel et captivant traitant du conflit nord-irlandais. Les images sont sombres mais de toute beauté. C'est filmé avec justesse. C'est criant de réalisme. Les acteurs sont excellents et une nouvelle fois, le jeune et talentueux Jack O' Connell (Eden Lake, Les poings contre les murs...) m'a bluffé. Il porte le film à lui tout seul et crève l'écran. Une oeuvre tragique et dure qui ne vous laissera pas de marbre!
Yann Demange signe là un thriller haletant et nerveux. Dans ce survival de guerilla urbaine on parvient à nous montrer toute la pourriture qui entoure un tel conflit, autant humain qu'institutionnelle. On reste surtout désolé de l'usage peu maitrisé de la caméra portée, la tremblote étant rarement judicieux. Néanmoins ce thriller reste un bel uppercut, un très bon film aux effets marquants.
On pensait partir sur les terres du film de guerre plutôt contemporain investissant le conflit en Irlande du Nord dans les années 70 et on se retrouve finalement avec un long-métrage aux multiples facettes. En effet, le réalisateur Yann Demange ne prend ce conflit qu’en toile de fond pour tisser un tout autre type de film. Il ne néglige pas pour autant l’aspect historique et politique de son récit : brièvement mais directement, il contextualise ces aspects dès le début de son film et s’en sert après pour en alimenter les tenants et les aboutissants. Car « ‘71 » est avant tout un remarquable thriller en territoire ennemi, ce qui aurait d’ailleurs pu être le titre du film. On pourrait même même dire que c’est un survival, tant il emprunte parfois au film d’horreur et au slasher, aidé en cela par une action se déroulant majoritairement de nuit. On pense notamment à la scène d’errance hébétée après l’explosion ou à la scène de poursuite dans l’immeuble, qui fait immanquablement penser à un film de traque par un serial-killer. On retiendra donc un film haletant de l’impressionnant assaut initial à cette course pour survivre en terrain hostile qui ne laisse guère de répit et montre un conflit tout sauf manichéen, ou personne n’est qui il semble être. Il y a donc également des essences de film d’espionnage dans le premier film de Yann Demange, impressionnant de maîtrise narrative et formelle. Un film protéiforme donc qui voit Jack O’Connel devenir plus qu’un acteur à surveiller, même si sa prestation dans « Les poings contre les murs » est autrement plus remarquable qu’ici où il passe son temps à fuir et courir.
Un film tourne camera a l'epaule souvent insupportable ,le contexte de l'epoque mal explique et une confusion dans les personnages font un film plutôt rate.Dommage car cela aurait pu etre un tres bon film d'action et d'histoire.
Malgré un sujet prenant l'oeuvre est un peu confuse (notamment dans les personnages), et la caméra, elle, un peu trop nerveuse. Je me suis globalement jamais vraiment rentré dans le film, malgré un final haletant et réussi.
La plupart des films traitant de ces horribles années de guerre civile en Irlande du nord nous placent d'un côté ou de l'autre et nous prenons vite parti pour un camp, le plus souvent pour ceux qui se battent pour leur indépendance, les Républicains irlandais. Ici, Yann Demange nous plonge dans toute la complexité de la bataille où les bons ne sont pas vraiment bons et les méchants pas aussi méchants qu'on pourrrait le croire. Le jeune soldat britannique pris dans un engrenage infernal pour tenter de sauver sa vie doit autant se méfier de ceux qui sont avec lui que de ceux qu'il est censé combattre. Film passionnant, haletant de bout en bout, '71 est parfaitement réussi.
Très déçu. Certes, la guerre en Irlande du Nord a enfin un visage lorsque l'on voit ce film, certes le film provoque quelques montées d'adrénaline mais les personnages n'ont aucune épaisseur psychologique et surtout on s'égare, on se perd, on ne sait plus qui travaille avec qui, qui trahit qui. On n'arrive même plus à savoir qui sont les protestants et les catholiques. Exaspérant et finalement ennuyeux.
Plongée dans cette guerre interne d'Irlande avec ses quartiers, ces personnes engagées non derrière des idées mais derrière des personnes. PLV : une vision de l'intérieure
Yann Demange, français expatrié à Londres, s’est surtout fait connaître sur «Dead Set» et «Top Boy» (deux excellentes séries anglaises, dans deux genres différents, avec une préférence pour la seconde). « ‘71 » est donc son premier long métrage. Et il faut bien lui reconnaître un certain savoir faire. Sa mise en scène absorbe parfaitement le drame réaliste qu’il tente de dépeindre, et laisse place à une véracité de tous les instants. Sans copier ses aînés (notamment Paul Greengrass, «Bloody Sunday», sur un sujet proche), Yann Demange a réussit à conserver la même grammaire cinématographique qu’il tend à employer dans ses séries, surtout proche de «Top Boy», tout en mêlant un aspect documentaire mais en même temps dynamique et fictionnel. L’exemple même, la course poursuite du début, filmée caméra épaule, où l’espace et le tempo sont d’une lecture franchement agréable quand d’autres réalisateurs peinent à éviter le montage cut épileptique. La possibilité d’un montage nerveux, avec des plans…de plus d’une seconde, est donc possible. Merci. Et tout le reste est de la même teneur. Des plans séquences parfaits et souvent justifiés, une direction d’acteur impeccable. A ce titre, Jack O’Connell, récemment vu dans «300» (version « bis »), dans le magistral «Les poings contre les murs», ainsi que dans « Invincible » (prochaine réalisation d’Angelina Jolie), apporte une justesse et une sensibilité de jeu en parfait équilibre avec les enjeux de son personnage, et donc du film. Probablement une des révélations de cette année. Très rusé dans sa narration sans être exagérée, donc crédible, et assez malin par sa mise en scène, « ‘71 » est avant tout la confirmation d’un réalisateur à suivre. Mais également un joli coup, autant sur le plan de la mise en scène, qu’une confirmation de son interprète principal. Ajoutons à cela le contexte du film, qui malgré un léger manque d’engagement politique, reste un solide thriller sur les jours les plus néfastes de Belfast.
« Film de guerre irlandais » : ça va bientôt devenir un genre à part entière tant ce type de cinéma comporte toujours à peu près les mêmes caractéristiques. Ici on suit caméra embarqué quasiment en en temps réel dans une course contre la mort entre des protestants et des catholiques. C’est tendu, c’est haletant, mais on finit par s’y perdre un peu entre ces faux espions et ces vrais soldats se traquant mutuellement dans cette nuit d’insurrection à Belfast en 1971.
Très bien ! Une fiction sur fond de contexte historique en Irlande du Nord entre Catholiques et Protestants, occupés par l'armée britannique. Le petit plus de ce film : suivre un jeune soldat britannique, fraîchement arrivé, pas du tout habité par la haine, coupé de son bataillon et se retrouvant dans une guerre fratricide entre Irlandais. Jack O'Connell nous démontre une nouvelle fois ses grands talents d'acteur. Dommage que ce film n'ait pas la diffusion et le succès qu'il mérite.