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JoeyTai
25 abonnés
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3,5
Publiée le 29 avril 2019
Du bon boulot, mais on reste un peu en surface. Nous avons droit pendant 106 minutes à un duel psychologique joué par deux excellents acteurs et filmé avec une grande efficacité. C'est clairement le rapport de force entre le maître et l'élève qui intéressait le réalisateur. On voit ainsi l'élève chercher désespérément la reconnaissance du maître qui prend un plaisir évident à le traiter plus bas que terre entre deux furtifs encouragements. C'est bien sûr intéressant mais le réalisateur n'est pas allé au-delà du canevas proposé des les premières minutes : l'alternance carotte/bâton répétée à l'infini. Sur le fond, l'enseignant n'aura pas montré une seule faille durant la totalité du film. Même après qu'un de ses élèves prometteurs se soit donné la mort, qu'un autre ait manqué se tuer dans un accident de voiture dont il est partiellement responsable et qu'il ait été débarqué de son école, il continue de déballer son crédo dans la scène du bar : seule une exigence inhumaine peut lui permettre de révéler un génie parmi ses élèves. J'ai plutôt eu l'impression qu'il cherchait, à travers sa dureté, à créer des génies, ce qui n'est pas la même chose et relève plutôt de la folie... Un grand J.K Simmons mais pas un grand film.
Je l’ai vu car on me l’a conseillé et tout le monde autour de moi, fans de musique, n’en dit que du bien. J’ai trouvé ce film agréable à voir et avec une histoire surprenante sans être époustouflante et dont la fin m’a surprise.
Le solo final de batterie nous fait retenir notre souffle et écarquiller les paupières pour être certains de ne rien manquer de cette séquence incroyable, et vaut à lui seul le détour. Whiplash, film précédent le carton La La Land de Damien Chazelle, témoigne déjà de sa forte passion pour la musique, surtout le jazz, en mettant en lumière l'apprentissage très rude des instruments de musique dans les meilleures écoles, qui frôle la folie furieuse. Ce bijou d'esthétique est filmé avec envie et en plans séquences psychédéliques de va-et-viens entre le chef-d'orchestre (J.K. Simmons impressionnant en tortionnaire prenant aux tripes tellement il semble maboule) et son musicien qui s'acharne sur sa batterie jusqu'au sang (Miles Teller dans son meilleur rôle, incontestablement). On regrette seulement la longueur qui se fait parfois ressentir, et une passion pour le jazz tellement omniprésente et débordante qu'à moins d'aduler soi-même ce style musical, on peut s'en lasser, surtout lors du démarrage un peu indolent. Mais la performance finale est une bulle musicale qui nous enveloppe et nous transporte dans une autre dimension, et nous fait oublier les deux heures qui l'ont précédée, se faisant "séquence-culte immédiate".
Très bon film sur l'aberration d'un système d'enseignement basé sur la perversité. Système qui pourra surement répondre à certains besoins sado masochistes de quelques ères, mais qui, à part briser des sensibilités artistiques, n'apporte que compétitions idiotes loin de la nécessaire communion qui permet l'émergence de la musique d'ensemble. D'ou le côté totalement ridicule du solo de batterie à la fin du film, ou le gars pour se sentir exister doit devenir un crétin.
Excellent film vu en 2014, vu et revu depuis. Passionné de batterie depuis cette oeuvre de Damien Chazelle. Du début à la fin, j'ai été complètement aspiré par l'histoire de ce jeune homme de 19 ans. Les acteurs jouent très bien, d'autant que J.K. Simmons a été très bien choisi pour interpréter le rôle de ce tyrannique professeur d'une école de musique de jazz très réputée. La fin est juste splendidement indescriptible (dans le bon sens du terme bien sûr) ! Bref un véritable chef d'oeuvre; un excellent film plein de surprises ! A voir absolument !!!
J'ADORE ce film, d'ailleurs je lui ai mis une note de 4,5 sur 5. J'ai enlevé un demi point car je fais partie de ces gens horribles qui pensent qu'aucun film ( si ce n'est pas rien du tout ) ne peut être parfait. En effet, il y a quelque chose qui m'embête dans cette histoire : spoiler: Qu'est-il arrivé aux partitions qu'Andrew a perdu ?
Cet évènement semble comme un cadeau du Dieu des prétextes scénaristiques.
MAIS ce petit "problème" n'est pas très dérangeant dans l'histoire, et se laisse oublié face aux nombreuses qualités du film. Un jeu d'acteur incroyable ( j'ai peur de J.K Simmons maintenant ), de très belles images, une mise en scène excellente, DES DIALOGUES époustouflants et SURTOUT des scène (de musique?) JUSTE MAGIQUES.
Non franchement des mecs frappé de la tête qui font que du boum boum boum aucun sens dans le monde du jazz scénario basique pas du tout rechercher et le boss qui dit je te domine continue à faire du boum boum boum du Full Metal Jacket en Jazz rien à dire de plus une bouse pour ceux qui ne l'ont pas vu la bande-annonce parle en elle-même !
Whip = fouet Lash = fouetter Whiplash = film musical sado-maso Blague à part, ce film m'a procuré des émotions contradictoires. D'une part, le côté malsain de la relation ultra violente entre l'enseignant (sadique ?) qui torture mentalement (et physiquement) son élève pour soi disant révéler le meilleur de lui même et ce dernier qui s'enferme dans son obsession à devenir le meilleur batteur du monde quitte à sacrifier sa vie et sa santé pour réaliser son rêve fut une expérience éprouvante... De l'autre côté, la musique entraînante, la performance époustouflante des musiciens et la fin jubilatoire m'ont mis une patate d'enfer, et la clôture du film nous laisse émotionnellement à la fois euphoriques et lessivés comme si on venait de jouer un solo de batterie d'1h45. Au final, si vous aimez la musique de jazz, vous ne devez pas passer à côté de ce film, et sa B.O hallucinante. Seul Si bémol (les mélomanes comprendront) : A mes yeux, l'univers de l'enseignement musical de haut niveau tel qu'il est présenté dans ce film me paraît un peu caricatural dans sa dureté.
Éprouvant. J'en suis ressorti vidé comme après un concert justement après avoir crié, sauté, chanté, pendant deux heures. Ce professeur enterre tous les autres professeurs et autres instructeurs au cinéma. Non seulement, il les enterre mais en plus il s'essuie les pieds joyeusement sur leur tombe. On l'a comparé au terrible sergent Hartman de Full Metal Jacket. La comparaison n'est pas usurpée tant il va loin dans la brutalité psychologique. J'ai beaucoup de mal avec ça. Qu'il soit un passionné de musique, c'est évident. Qu'il ait envie de transmettre, c'est une réalité. Sa motivation est claire : trouver le prochain Mozart du jazz. Ce qu'il n'a pas compris, c'est qu'un Mozart, un Léonard de Vinci, un Diego Maradona, chacun dans sa catégorie, ce sont des exceptions. Il met la barre trop haute. Sur des esprits fragiles, pas besoin d'avoir fait Polytechnique pour imaginer les conséquences désastreuses qu'une telle pression peut avoir. Ou alors, il faut avoir du répondant. Rendre coup pour coup comme un boxeur. C'est peut-être ça qu'il cherche. Que les faibles s'éliminent d'eux-même. Moi, par ses propos ignobles, il m'a fait peur. Je ne sais pas s'il était simplement d'une exigence extrême ou s'il était réellement mauvais. En face, ce jeune homme n'est pas moins flippant. A être obsédé à ce point par son instrument, à ne faire que répéter, à vouloir à tout prix réussir, je me suis demandé dans tout ça où était passée la notion de plaisir. De jeu. Et si ça n'allait pas le rendre complétement fou cette idée de compétition autant avec lui-même qu'avec les autres musiciens. Et si tout ça en valait la peine. L'essentiel n'est pas de réussir avant tout ses études ? Histoire d'avoir de quoi se retourner si ses projets musicaux n'aboutissaient pas ? Moi, je préférerai assurer mes arrières. Avoir une bonne relation avec mon père (déjà que sa mère est partie). Trouver quelqu'un qui t'aime. Lui, spoiler: a la chance de se trouver une fille super mignonne, vendeuse de bonbons dans un cinéma et il la largue comme une malpropre. Le pire étant quand il la rappelle quelques temps plus tard pour l'inviter à un concert et qu'elle lui répond qu'elle va demander à son copain . Tu laisses passer ta chance. Quelqu'un d'autre prend ta place. C'est pas plus compliqué que ça. Cette confrontation entre deux personnalités aussi explosives, complexes et profondes à la fois est extrêmement intense. Je n'ai même pas parlé des répétitions ou des scènes de concert. Moi qui ne possède aucune affinité pour le jazz, je ne dis pas que je vais m'y mettre dès demain mais j'ai trouvé ça entraînant. Il y a des mots durs prononcés. Des décisions difficiles à prendre et qui sont prises. On en vient aux mains. Et pourtant, le point final revient à la musique censé adoucir les mœurs. Face aux maux de la vie, elle agit comme un pansement. Mais elle n'enlève rien au parcours de ce jeune batteur qui est encore à façonner. Le plus dur commence.
Une interprétation démente suffit-elle à faire un bon film ? Autrement dit, un film où un acteur serait totalement habité pourrait-il se permettre de se passer d'un scénario travaillé ? C'est l'épineuse question à laquelle il faut répondre après avoir vu "Whiplash".
En effet, dans ce film, J.K. Simmons livre une interprétation intense. Il campe un professeur de musique / chef d'orchestre de jazz tyrannique, manipulateur et perfectionniste. Cela lui a valu le Golden Globes et l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle, récompenses qui étaient amplement méritées.
Face à lui, Miles Teller livre également une performance et donne toute son énergie dans le rôle d'un jeune batteur qui souhaite atteindre l'excellence. Ce duel entre ces deux personnages, cet échange entre ces deux interprétations dingues, fait tout le sel du film.
Le souci, c'est qu'il se repose presque exclusivement sur ce point. Pour ne pas être de mauvaise foi, il me faut souligner le talent de Damien Chazelle pour filmer les scènes musicales et son sens du montage (qu'il confirmera de manière brillante sur "La La Land"). Cependant, il faut bien avouer que le scénario est une coquille vide : il n'y a pas d'histoire hormis le recrutement d'Andrew par Terrence Fletcher qui lui en fait baver. Et ... c'est presque tout. Durant le film, il y a des gros moments de creux où l'on se demande si le film n'est pas vain.
Alors, pour répondre à la question du début, oui, une interprétation habitée peut suffire à faire un bon film. En revanche, ça ne lui permettra probablement pas de traverser les années.
Ce film est un chef-d'oeuvre, les acteurs sont bons, l'atmosphère nous met directement en conditions avec l'aspect sélectif de l'école de musique qui va jusqu'au bout pour former les meilleurs musiciens du monde sans oublier la détermination d'Andrew, qui est prêt à renoncer à sa personne, renoncer à exister pour devenir intemporel, uniquement musique. Un ultimatum réussi, riche en émotions si l'on ne fait qu'un avec ce long métrage (et les personnages), qui vous donnera des frissons jusqu'à la dernière note...
Longtemps j'ai boudé ce film que je ne voulais pas voir en raison d'un synopsis en aller-simple (aimer la batterie) et d'une critique unanime qui me le rendais froid pas très attirant. Surprise de découvrir un film très bien réalisé et authentique. L'histoire est simple et les acteurs très bons. Malgré quelques longueurs et un environnement bicolore (vie et salle répétitions), le résultat est plus que correct et la fin est tout simplement grandiose, géniale et très émouvante. A voir sans aucun doute !!!