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Januzaz
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4,5
Publiée le 2 juillet 2018
Whiplash marque l’arrivée du grand Damian Chazelle aux commandes d’une production hollywoodienne ambitieuse, composée d’un casting 5 étoiles et d’une histoire captivante. Le scénario est bon, malgré quelques lacunes sur l’écriture des personnages, que je vais développer un peu plus bas. La mise en scène est parfaitement maîtrisée et on ressent aisément la passion pour le jazz du réalisateur, qui nous transmets au travers de chaque note musicale, chaque plan d’instrument, sa vision du jazz et son amour inconditionnel pour le partager.
Le scénario est vraiment original et travaillé subtilement. J.K Simmons et Miles Teller ont une alchimie complémentaire absolument incroyable, et donnent vie à la relation complexe, malsaine, mais sincère entre un élève fougueux et un mentor exigeant. La prestation de Miles Teller en batteur est saisissante, tandis que J.K Simmons est excellent dans sa palette d’émotions, passant de la froideur à une forme de protection paternelle inconditionnelle. Cette relation est difficilement prévisible et fait la force (la seule force) de ce film, en narrant un mentor protégeant son élève non pas parce qu’il lui porte de l’affection mais parce qu’il souhaite, par simple amour pour la musique, faire éclore en lui le talent qu’il pense déceler. Le seul défaut du scénario est de vouloir s’aventurer dans des sous-histoires résolument inutiles qui font perdre du temps sur le développement principal. Sa néo histoire d’amour, le désintérêt de certains de ses proches sont particulièrement visés par cette critique. Car ces moments sont sous développés et ne sont finalement pas résolus, le réalisateur choisit de commencer une intrigue sans vouloir montrer son achèvement, frustrant. Le choix parfait, et qui manque à ce film pour être un parfait chez d’œuvre aurait été de se concentrer uniquement sur la relation entre les 2 acteurs principaux, qui avaient largement le potentiel, le talent et la richesse de profondeur émotionnelle pour tenir le film à eux 2 pendant toute la durée du film.
En somme un grand film qui doit son succès par l’interprétation magistrale des deux acteurs principaux du film, et la capacité de Damian Chazelle a nous faire vibrer pour le jazz, passion qu’il réitèrera avec l’inattendu mais retentissant La La Land …
Whiplash est un film qui swingue et qui balance. J.K Simmons dans le rôle du méchant prof odieux et tyrannique qu'on adore déteste, Quel prestation ! ! Miles Teller qui incarne le rôle principal du batteur est brillant, son acharnement en quête de l'excellence est remarquable, une petite claque inattendue qui fait plaisir. Damien Chazelle le réalisateur de La La Land par la suite est au Top
Waou, quel film ! Cette relation professeur - élève à la frontière entre destruction et accomplissement. Et puis la musique...! Incroyable BO, incroyable interprétation.
"Whiplash" de Damien Chazelle est une très belle découverte. Le réalisateur passionné de jazz nous offre une œuvre vraiment très réussie. Il présente la formation d'un jeune batteur par un professeur extrêmement exigeant et avec des pratiques douteuses, forçant ses élèves au bout de leurs capacités physiques et mentales. Alors le schéma du film est assez simple et peu semblé parfois répétitif, mais la mise en scène est tellement excellente, avec une montée en tension crescendo qui maintient l'attention du spectateur pendant toute la durée du film. J.K. Simmons est réellement excellent dans le rôle du professeur. La musique est évidemment un autre des points forts du film, même les morceaux à la batterie donnent un rythme soutenu au film. Il faut voir "Whiplash".
une approche innatendue selon moi, l'histoire est simple mais la mise en scène fait tout ainsi que la relation entre les deux protagonistes . La détermination de l'un et l'acharnement de l'autre a voir ces élèves réussir forment une relation des plus complexes mais intéressante. La majorité du film passe par l'image cependant les quelques dialogues du film sont intelligents. Ma critique est moyenne mais ce film est excellent . foncez (avril 2018)
ce film m'a derangé. je suis sorti avec un sentiment désagréable. ca n'est pas un film sur la musique mais sur la performance seulement, sans fond sur les personnages. décevant. bizarre
Mais quelle claque ce film !! Le carburant de la réussite c'est l'ambition
Quel Acharnement !! quel violence !!! quel envie..mais lorsque nous fessons face à l’imprévu, seul l'audace peu nous sauver !!
il y a une grosse réflexion sur ce film sur le dépassement de soi meme et les sacrifices que sa engendre Alors quel personne veut tu être ?
Bon? va falloir t’entraîner Le meilleur? va falloir t’entraîner plus que les autres Une Légende ?? c'est toi que te fixe tes limites.. mais ne serait t'il pas égoïste de ne pas ce tuer a la tache "sarifié" sa vie pour le bonheur des autre, et avoir une vie éternel dans le royaume des mort
Ah je me souviens encore de ma tendre jeunesse, abreuvé par des blockbusters hollywoodiens sans âme et sans saveurs, je me refusais presque à voir un film au cinéma qui n'est pas pétaradant, de peur d'être déçu et de m'ennuyer. Je me revois, visionner la bande d'annonce avec scepticisme, me demandant l'intérêt de faire un tél film, réduisant l'aspect cinématographique de ce long métrage à la batterie et au jazz. Me jurant presque de ne jamais y aller car n'étant pas fan des deux. Et pourtant, quelques jours plus tard -poussé par les critiques dithyrambiques de ce chef-d'oeuvre et d'un père voulant me hisser vers un cinéma plus élitiste sortant de ces sentiers battus que je m'étais moi-même creusé- j'ai finalement poussé les portes de la salle, pénétrant la pénombre, presque à reculons. Me disant que si ce film était aussi soporifique que je l'imaginai, je n'avais qu'à, dans un profond soulagement, sortir du complexe et rejoindre avec joie la lumière du jour Ce que je n'ai évidemment pas fait : pleinement captivé par une première scène pleine de tension qui laissait déjà entrapercevoir cette joute verbal et physique qui se déroulera tout le long du film. L'intensité du jeu d'acteur est la première chose que j'en ai retenu. Cette caméra saisissante qui montre à quel point une personne déterminée peut réunir toutes ses ressources, se vidant de sa substance, pour parvenir à satisfaire un objectif qui lui est cher. Et peut-être que les artifices utilisés, poussés à leurs paroxysmes, peuvent en dérouter plus d'un, il n'en demeure pas moins que la morale -certes facilement critiquable - qui se dégage de Whiplash est forte. Car dans une société où à la moindre contrainte nous avons tendance à abandonner, où un important nivellement par le bas s'opère faisant presque passer la médiocrité pour quelque chose de louable, la fin ne justifie t-elle pas les moyens ? Surtout quand la fin, elle, est louable. Pour moi, il est évident que de se "prendre des claques" forge le caractère et qu'en laissant tout passer, un homme ne peut pas se hisser au dessus de sa condition, rentrant dans la satisfaction du minimum. Mais je ne peux que comprendre que dans un monde où la violence psychologique fait des ravages, on ne puisse cautionner une telle morale. Car il est évident, que Damien Chazelle, loin de condamner la violence du professeur, a fait son choix quant à sa vision des choses. Et l'évidence même de la dernière scène, de cette apothéose, prouve que le réalisateur a choisi de cautionner les actes de l'instructeur. Je tends aussi parfois à dire que pour faire un grand film, il ne suffit que de dialogues savoureux. Que serait un "huit salopards" sans le génie d'écriture d'un Tarantino ? Probablement rien. Il en va de même pour Whiplash, film où les "punchlines" dignes des plus grands MC fusent par milliers, où certaines, en se départissent de toute bien-pensance, provoquent l'hilarité, malgré leur évidente immoralité. Au fil des visionnages, tous plus savoureux les uns que les autres, Whiplash est probablement devenu mon film préféré, se frayant un chemin à la hache parmi les nombreux longs-métrages que j'ai eu la chance de voir. Néanmoins, il est indéniable que je ne l'ai jamais savouré à sa juste valeur, n'étant au final que très peu intéressé par son aspect musical. N'ayant jamais ressenti l'exacerbation des sentiments que peut percevoir un mélomane inconditionnel de Jazz.
Ah la la un film d’une grande force, d’une grande énergie! On suit ici le parcours d’un élève d’une prestigieuse école de musique qui doit supporter un professeur tyrannique interprété à la perfection par Simmons.Le film a fait connaître le réalisateur Damien Chazelle. Les deux acteurs se donnent à fond dans leurs rôles, on ressent toute la souffrance de l’élève avec tout ce sang et cette sueur qui lui en sort. La fin est absolument magistral, une vraie séance de sport! A voir absolument
Andrew, jeune musicien de 19 ans, veut devenir un des meilleurs batteurs de sa génération. Son professeur de musique est particulièrement exigeant avec ses élèves et les poussent dans leurs retranchements pour qu’ils donnent le meilleur d’eux même, quitte à les faire craquer sous le poids de la pression. Whiplash n'est pas qu’un film sur la musique, même si elle est omniprésente à l'écran et tend même à occulter des dialogues qui sont, de toute façon, assez peu intéressants. Lorsque les personnages parlent, c'est souvent pour dire des banalités et pour s'invectiver à grands coups d'insultes homophobes ; car si "Whiplash" est un film sur la musique, c'est avant tout un film de mec ! De vrais mecs qui vont en baver pour réussir et qui vont réussir grâce à leur volonté inébranlable et leur pugnacité. Andrew, un jeune homme qui a tout du gentil loser, va s'élever dans la société en apprenant à être un gagnant, à la dure. L'intrigue va suivre ainsi un schéma préétabli à l'avance et connu de tous : l'apprentissage difficile, le faux espoir, l'échec, la rébellion avant la consécration. "Whiplash" n'est qu'une nouvelle success story à l'américaine comme on en a vu beaucoup par le passé. L'univers du jazz n'est qu’accessoire, il peut ainsi être remplacé par pratiquement n'importe quoi : la danse ("Black Swan"), la boxe ("Rocky"), etc. Si le côté militaire de cette école peut se justifier, doit-il pour autant être perçu comme l'unique modèle de réussite ? Dans le film, rien ne vient contredire cette logique, bien au contraire. Andrew va finir par devenir le meilleur en devenant individualiste, en tournant le dos à sa petite amie comme à son père et en se focalisant uniquement sur sa performance ! Le final qui nous montre un impressionnant drum solo parle clairement en ce sens : c'est la performance qui est encensée, c'est le totalitarisme de Fletcher qui est validé ! Andrew a enfin rendu son maître fier de lui mais il est seul. Pourtant, il aurait pu se faire des amis dans l'orchestre mais non, ici, les autres musiciens sont relégués au rang de simples figurants et les seuls qui sont mis en évidence sont les 2 autres batteurs, qui sont uniquement des concurrents pour Andrew. La performance des 2 acteurs principaux est à souligner et les plans sur la sueur, le sang, les grimaces de souffrance sont assez impressionnants et efficaces. On ne voit pas passer le temps mais je n’ai rien trouvé de très original dans ce film, même la fin est décevante car tellement prévisible. Vu les notes des spectateurs et de la presse, je m’attendais à beaucoup mieux.
Un scénario bien film ficelé pour une intrigue captivante dans l’univers musical, la mise en lumière des harceleurs moraux, des dangers mentaux, la tyrannie sous une apparence trompeuse, un chef-d’œuvre de fond en comble.
Whiplash a su faire vibrer son public. Film grandiose, avec des acteurs sensationnels et une très belle réalisation pour le très jeune Chazelle. A ne pas manquer!
Ce film m'a avalée. Littéralement – ok pas littéralement (je vous vois, vous êtes tâtillons mais il faut bien des effets de style les gars). Quand le générique de fin s'est lancé, j'ai cru que 30 mn s'étaient écoulées.
Un duo – et quel duo ! - bataille sous nos yeux. Andrew (Miles Teller), est accepté au conservatoire de Manhattan et doit faire sa place comme batteur dans l'orchestre d'excellence de Terrence Fletcher (J.K Simmons).
Et batteur de jazz à ce niveau d'excellence, c'est du sang, de la sueur, des larmes.
On est baladés, secoués, balancés sans ménagement dans la bipolarité de ce couple. La musique pulse et on se laisse embarqué dans ce duel, ce combat, cette lutte pour effleurer la perfection. A ce stade d'entraînement, la technique ne compte pas. Il faut du génie.