Lolita
Note moyenne
3,9
7634 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

265 critiques spectateurs

5
77 critiques
4
101 critiques
3
45 critiques
2
30 critiques
1
11 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Acidus

880 abonnés 3 963 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 janvier 2017
En pleine Amérique puritaine, il est osé de la part de Stanley Kubrick de réaliser un film dont l'histoire tourne autour d'une romance entre une jeune fille de 14 ans et un homme d'âge mûr, qui plus est son beau-père. Il n'est donc pas étonnant que ce long métrage, à l'instar du roman dont il est tiré, ait choqué une partie du public. Kubrick a dû d'ailleurs lisser l'histoire afin d'éviter de voir son film censuré. Si le sujet de la pédophilie est explicite, on n'y voit jamais de scène réellement choquante. Le cinéaste se contentant de quelques ellipse compréhensible quand il le faut.
Rien à redire sur l'écriture du scénario, sur la mise en scène et sur le jeu des acteurs et pourtant, "Lolita" ne m'a pas transcendé. La faute, peut-être, à une durée excessive et à quelques scènes redondantes. Il lui manque cet aspect mordant et dangereusement subversif que l'on pouvait s'attendre d'un sujet aussi tabou. Kubrick se serait surement plus lâché s'il l'avait réalisé dix ans plus tard, au début des années 70. Ce n'est donc, pour moi, pas une des oeuvre mémorable du cinéaste même si le projet est bon et courageux.
ClashDoherty
ClashDoherty

272 abonnés 838 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 décembre 2006
Trop long par moments. Le film que ceux qui aiment Kubrick n'aiment pas vraiment. Néanmoins, "lolita" est remarquable, il s'y dégage une atmosphère totalement malsaine, vénéneuse. Peter Sellers est un peu lourd, il en fait des tonnes, mais James Mason, Sue Lyon et Shelley Winters sont remarquables. Pas le meilleur de Kubrick, mais quand même un excellent film. Seule sa trop longue durée m'empêche de mettre 4 étoiles (bon, OK, le fait que ça soit une histoire d'amour flirtant avec la pédophilie - dans le roman : 14 ans - est aussi une bonne raison).
tuco-ramirez
tuco-ramirez

167 abonnés 1 789 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 septembre 2020
Nabokov, 7 ans avant le film, écrivit ce roman critiquant une société américaine bourgeoise et puritaine sur fond de pédophilie. Il participa à l’écriture du scénario avec Kubrick qui pour contourner la censure transforma la jeune fille de 12 ans dans le roman en jeune fille de 16 ans ; et rien que cette modification donne un accent différent et moins scandaleux au film. Sa « Lolita » devient une nymphette un rien allumeuse qui joue de ses charmes pour faire tourner la tête du prof de français de 30 ans son aîné hébergé par sa mère. De fait, même si une éventuelle liaison sexuelle entre les deux semble condamnable, elle est beaucoup moins scandaleuse, délictuelle et sulfureuse qu’avec une jeune fille de 12 ans. A 16 ans la Lolita de Kubrick est très consciente de ce qu’elle provoque et en joue et en tant que spectateur c’est délectable ; Sue Lyon avec une économie de mots mais des postures et des allusions suggestives met dans le mille à chaque fois. Et cela commence par sa première apparition à l’écran en bikini, scène du 7ème art devenue culte. Elle a dit qu’elle s’est entendue à merveille avec James Mason sur le tournage ; pas étonnant, ce dernier dans le rôle du prof de français perdant littéralement la tête devant cette « Lolita » inaccessible parvient même à être touchant. Et depuis une lolita a même fini par devenir un terme générique ce qui témoigne déjà de la puissance du film dans l’esprit collectif. Bref, ce prédateur sexuel en est pathétique, car pour rester près de la jeune intrigante, il finit par épouser sa mère, une mégère mi dévote mi dévergondée jouée par une actrice tout aussi géniale que les deux autres. Mais pathétique surtout car le vrai pédophile du film n’est pas le prof de français mais celui qui va lui ravir son objet de convoitise ; un scénariste fantasque dont Peter Sellers trace les contours et fait une composition extraordinaire entre Clouzot de la « Panthère Rose » et « Dr Folamour ». Le film fit couler beaucoup d’encre à sa sortie, 50 ans après, je ne le trouve pas si subversif que çà, car à l’instar du roman, avoir vieillie Lolita de 4 ans change totalement la lecture de l’histoire. L’axe central reste cette histoire d’attirance contre nature, mais c’est aussi et surtout un brûlot sur la génération précédent celle de Lolita entre puritanisme et appropriation des normes plus libertaires portées par la génération de leurs enfants. De fait, tous les adultes sont pathétiques dans ce film et pas uniquement le prof de français aux tendances pédophiles.
A voir, car un film de Stanley Kubrick est toujours incontournable même si celui-ci est loin d’être le plus personnel et le plus dérangeant.
tout-un-cinema.blogspot.com
soulman
soulman

141 abonnés 1 424 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 octobre 2019
Remarquable adaptation du roman de Nabokov, "Lolita" est l'occasion de revoir James Mason dans un de ses rôles les plus émouvants, confronté au génial Peter Sellers et à Shirley Winters, fantastique dans son rôle de harpie envahissante. La descente aux enfers du brillant professeur est narrée avec une implacable détermination par Kubrick, dont l'ironie souligne justement la vacuité de ce monde bourgeois ou pseudo-bourgeois, bienpensant et hypocrite. Sue Lyon, que l'on reverra notamment chez Huston et Ford, est inoubliable.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

97 abonnés 4 429 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 avril 2026
Le roman éponyme de Nabokov n'a pas inspiré à Kubrick son film le plus intense ou le plus fascinant. Son adaptation d'une œuvre "scandaleuse" est même plutôt sage, suivant l'auto-censure que l'auteur, époque et Hollywood obligent, s'est imposée, notamment dans la seconde partie du film, lorsque le professeur de français Humbert Humbert devient spoiler: l'amant
de la fille de sa logeuse, la jeune et troublante Lolita.
Aussi subtiles soient-elles, les allusions à la relation physique occultée entre le quadragénaire et l'adolescente restent suffisamment implicites et inoffensives pour ne pas trop froisser la bienséance et les bonnes mœurs. Le sujet y perd de son caractère sulfureux et amoral, de son réalisme et de son audace.
Pour autant, la portée psychologique de la passion inattendue du respectable Humbert constitue, dans la mise en scène de Kubrick, un intérêt constant et majeur du film. James Mason, tout au long de l'histoire, compose avec précision toutes les étapes de son amour et de son désir ; séduit et jaloux, inquiet et bouleversé, malheureux aussi, dans des scènes touchantes, Humbert est ce père-amant qui ne parvient guère à jouir de son amour par ce qu'il en entrevoit l'issue logique.
Face à James Mason, la jeune comédienne Sue Lyon fait une femme-enfant plus charmante finalement que sensuelle. L'amour que lui voue Humbert est émouvant parce que, n'en déplaise aux puritains et gardiens de la morale, il est sincère et sans vice.
Notons enfin l'emploi d'écrivain célèbre plutôt étrange confié à Peter Sellers, sournois et malveillant, démon nuisible d'Humbert.
Serge K
Serge K

22 abonnés 351 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 janvier 2019
Après avoir vu Lolita de Adrian Lyne, avec Jeremy Irons, Melanie Griffith, Dominique Swain, excellente comme les autres d’ailleurs, j’ai vu la Lolita de Stanley Kubrick avec dans le rôle de Lolita Sue Lyon, pour moi y’a pas photo, la version de Adrian Lyne (1997) est nettement supérieure à celle de Kubrick, en tous points de vue, jeux d’acteurs, photographie, décor etc
Pseudofile
Pseudofile

15 abonnés 507 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 janvier 2024
Drame passionnel dont le sujet met en scène un homme mur qui tombe amoureux d'une adolescente et va épouser sa mère pour vivre près d'elle, tandis qu'un autre homme aux multiples personnalités la convoite également. Un film assez plaisant à suivre.
Je ne comprend cependant pas comment de dernier personnage n'est pas démasqué plus tôt par notre protagoniste principal tant il cabotine de façon similaire dans chaque rôle qu'il se donne.
7eme critique

626 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 juillet 2017
"Lolita" est une jeune adolescente, incarnant la jeunesse, la fraîcheur, la beauté ou encore l'insouciance, et qui trouvera grâce dans les yeux d'un homme mur. Naît d'un simple regard, cette tentation inavouable, jugée malsaine mais pourtant si réaliste, deviendra dans le cas présent, incontrôlable, passionnelle, et même obsessionnelle chez cet homme. Un scénario parfaitement maitrisé, à l'écriture entraînante, et témoignant d'une approche juste, des prestations remarquables (le duo James Mason/Sue Lyon est impressionnant, sans oublier une mention spéciale pour Peter Sellers), une excellente bande son et une mise en scène à la photographie magnifique, Stanley Kubrick livre un sans faute pour ce film attendu au tournant. Le cinéaste s'attaque à un sujet compliqué (propice aux fameuses polémiques) en adaptant l’œuvre de Vladimir Nabokov, mais surtout en la remodelant afin de lui donner une dimension plus énigmatique et plus réfléchie (on peut faire confiance à Kubrick pour cet aspect). Le travail millimétré du cinéaste sur ce récit fera jaillir de nombreuses questions. En effet, ce fameux désir, malgré son interdiction capitale, relève t-il de la nature humaine ou de la maladie incurable ? Ou peut-être est-il simplement un fruit de l'évolution comportementale/sociétale ? Également, on ne sait pas si cet homme vient de subir un coup de foudre soudain et inattendu, ou s'il est récidiviste. En effet, quelle est la vraie raison de cette arrivée dans cette région et cette recherche de logement ? Vient-il de fuir une vie passée après que ses attirances sexuelles aient été démasquées ? Pourquoi fuit-il le regard de Lolita lors de sa première rencontre avec elle ? Était-ce la peur de retomber dans quelque chose qu'il a déjà vécu, ou était-ce simplement pour s'épargner un regard jugé trop insistant et donc une potentielle gêne vis-à-vis de la mère ? C'est autant de questions qui ne trouveront pas de réponses précises, de quoi laisser planer le doute quant à la véritable interprétation sur le cas de cet homme. Même s'il y aura des phrases ou des comportements qui en diront long sur ses intentions, il n'y aura pas de preuves explicites pour ranger cette personne dans telle ou telle case. Le film joue donc la carte de l’ambiguïté, en nous amenant à nous questionner sur la véritable condition de cet homme. "Lolita" nous touche donc par les questions qu'il soulève et le désarroi qu'il installe. Partant pourtant instantanément avec un point de vue radical à la découverte du thème, le spectateur sera finalement amené à entamer une réflexion plus profonde dans le cadre de cette histoire, si finement menée qu'elle en viendra à titiller une certaine compassion vis-à-vis de cet homme, souffrant, et subissant l'emprise de ce désir honteux et inavouable. Une adaptation très pudique de l’œuvre "Lolita", laissant de côté la nudité et le moindre baiser au profit d'un climat plus psychologique. Kubrick n'a pas choisi ce sujet par hasard, le cinéaste réussit, de par son traitement, à rendre cette œuvre plus profonde et plus complexe que le simple péché obsessionnel.
halou
halou

155 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 avril 2014
Lolita est un grand film, quasi chef d'oeuvre: évidemment osé pour l'époque mais pas choquant, avec des acteurs exceptionnellement performants, Kubrick mélange les genres et raconte une histoire passionnante et prenante. Tout est soigné à l'image de la musique et des scènes parfaitement filmées et stylées.
Bruno François-Boucher
Bruno François-Boucher

125 abonnés 164 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mars 2015
Pendant longtemps "Lolita" a été considéré comme le moins bon film de Kubrick. Pourtant, le quatuor Lyon-Mason-Winters-Sellers est exceptionnel. Le principe de commencer par la mort de Quilty (le final n'étant que plus fort) confère au film une puissance dramatique que n'égale pas la version d'Adrian Lyne, pourtant intéressante à plus d'un titre. Dans le film de Kubrick, on perçoit cependant mieux la dimension érotique, Sue Lyon étant beaucoup plus fascinante que Dominique Swain, qui pour le coup est moins suggestive. Quant au personnage de Humbert, son anéantissement et sa folie sont également plus perceptibles et plus finement dessinées que dans le remake, malgré l'immense talent de Jérémy Irons. Mason et Sue Lyon ont immortalisé Lolita au cinéma.
Nicolas L.
Nicolas L.

121 abonnés 2 097 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 juin 2018
On reconnaît par ci, par-là quelques touches et thèmes kubrickiens (les regards, les travellings arrières, la folie....). Les acteurs sont très bons (particulièrement Manson tout en nuance et en souffrance et Peter Sellers excentrique à la limite du cabotinage). Reste que le film traîne un peu en longueur et que malgré une réalisation au poil (en même temps c'est Stanley aux commandes...) le film ne m'a pas transporté.
Flying_Dutch
Flying_Dutch

80 abonnés 770 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mars 2012
J'avais particulièrement été marqué par la lecture du roman de Nabokov et j'ai eu le plaisir de voir que Kubrick a choisi de l'adapter en se donnant une certaine liberté. Certes, le film est bien moins étoffé que le livre mais Kubrick fait des choix judicieux qui lui évitent de livrer une oeuvre beaucoup trop dense et lourde. Beaucoup de choses sont éludées, beaucoup d'épisodes supprimés mais le principal reste là. James Mason incarne un Humbert Humbert obnubilé et déterminé, tout comme le film, et la Lolita de Sue Lyon est bien moins provocatrice et frivole que chez Nabokov mais elle se fait support des fantasmes et des obsessions de Humbert. Enfin, Peter Sellers est tout simplement génial.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 août 2019
Revu sur grand écran, LOLITA est une superbe adaptation du roman de Nabokov. Kubrick a bien remanié le scénario du romancier, mais il a su capté l'essence et l'esprit du livre. Si le film peut sembler un peu édulcoloré, il faut tenir compte du fait qu'à l'époque, en 1962, le film n'aurait pas pu voir le jour si l'âge de l'héroîne n'était pas passé de 12 à 15-16 ans, il aurait été considéré comme un éloge de la pédophilie. Or la mise en scène de cette relation subversive entre un quinquagénaire et une adolescence mineure n'en demeure pas moins osée, le film ayant tout de même choqué et scandalisé à sa sortie. Le cinéaste sait déjà à merveille brouiller les pistes, oscillant entre la tragédie et la comédie dramatique, tour à tour drôle, cynique, troublant, et émouvant. Il cultive déjà aussi l'art du non-dit, des sous-entendus, qui deviendra l'une de ses marques de fabrique. Sue Lyon est excellente, ambigue entre innocente et perversité. James Mason n'en est pas moins brillant en pervers amoureux. Ils transmettent un érotisme et une sensualité palpable, ainsi qu'une sensibilité à fleur de peau, étonnante pour un réalisateur généralement considéré comme froid.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 janvier 2019
Scandale de 1962, pudeur mystique avec le recul, un chef-d’œuvre à l’érotisme et allégorie pédophile suggérée. Il n’y a rien de charnel, on sent quelque chose dans cette mise en scène métaphorique, une actrice de 16 ans porte le rôle de l’adolescente à ses épaules dénudées, l’âge d’origine littéraire bien plus explicite. Pas besoin de le lire pour comprendre les rapports sulfureux chez cet homme mûr, tout juste de l’échec de son mariage, le vert galant a des vus sur les fillettes. Un bain d’ambiance sixties pour combler son faux deuil prêt à commettre l’acte, sur le fond au allure de conte de fée obsessionnel, le petit chaperon rouge transpose l’innocence. Une enfance fragilisée se retrouve seul à seul avec l’abject forme sexualisée à l'hôtel de police, le symbolise de régulation des mœurs, une barrière protectionnisme, la société vulnérable perpétuelle des faibles. Une prétention pudibonde et tragédienne maternelle, le farceur des multiples rôles plonge vers un univers de sketche reconnaissable, la réalisation est familière, toute intrigue d’amour contrarié passionnément dangereuse se dirigera inévitablement vers le drame. Des rimes de poésie américaine, un soin donné à sa personne posée aux questionnements. La paranoïa constante de l’intelligence, le rejet de ses propres et autres mensonges, il n’est l’unique érotomane jusqu’à la folie criminelle.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 2 décembre 2007
Six ans avant le fantastique "2001, l'Odyssée de l'espace", Kubrick nous proposait ce film qui, je trouve, oscille de bout en bout entre l'inintéressant, le mauvais goût et le 'ah-bah-ca-valait-le-coup-d'oeil-quand-même'... Alors, Stan, qu'est-ce qui t'a pris?
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse