7634 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
265 critiques spectateurs
5
77 critiques
4
101 critiques
3
45 critiques
2
30 critiques
1
11 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
mx13
288 abonnés
1 963 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 15 octobre 2018
Kubrick nous avait habitué à mieux. Je n’ai jamais compris ce qu’il y avait de si intéressant et controversé en ce film. C’est en noir et blanc, les images n’ont rien d’exceptionnels. Je le déconseille aux moins de 7 ans. 2/5
"Lolita" est une jeune adolescente, incarnant la jeunesse, la fraîcheur, la beauté ou encore l'insouciance, et qui trouvera grâce dans les yeux d'un homme mur. Naît d'un simple regard, cette tentation inavouable, jugée malsaine mais pourtant si réaliste, deviendra dans le cas présent, incontrôlable, passionnelle, et même obsessionnelle chez cet homme. Un scénario parfaitement maitrisé, à l'écriture entraînante, et témoignant d'une approche juste, des prestations remarquables (le duo James Mason/Sue Lyon est impressionnant, sans oublier une mention spéciale pour Peter Sellers), une excellente bande son et une mise en scène à la photographie magnifique, Stanley Kubrick livre un sans faute pour ce film attendu au tournant. Le cinéaste s'attaque à un sujet compliqué (propice aux fameuses polémiques) en adaptant l’œuvre de Vladimir Nabokov, mais surtout en la remodelant afin de lui donner une dimension plus énigmatique et plus réfléchie (on peut faire confiance à Kubrick pour cet aspect). Le travail millimétré du cinéaste sur ce récit fera jaillir de nombreuses questions. En effet, ce fameux désir, malgré son interdiction capitale, relève t-il de la nature humaine ou de la maladie incurable ? Ou peut-être est-il simplement un fruit de l'évolution comportementale/sociétale ? Également, on ne sait pas si cet homme vient de subir un coup de foudre soudain et inattendu, ou s'il est récidiviste. En effet, quelle est la vraie raison de cette arrivée dans cette région et cette recherche de logement ? Vient-il de fuir une vie passée après que ses attirances sexuelles aient été démasquées ? Pourquoi fuit-il le regard de Lolita lors de sa première rencontre avec elle ? Était-ce la peur de retomber dans quelque chose qu'il a déjà vécu, ou était-ce simplement pour s'épargner un regard jugé trop insistant et donc une potentielle gêne vis-à-vis de la mère ? C'est autant de questions qui ne trouveront pas de réponses précises, de quoi laisser planer le doute quant à la véritable interprétation sur le cas de cet homme. Même s'il y aura des phrases ou des comportements qui en diront long sur ses intentions, il n'y aura pas de preuves explicites pour ranger cette personne dans telle ou telle case. Le film joue donc la carte de l’ambiguïté, en nous amenant à nous questionner sur la véritable condition de cet homme. "Lolita" nous touche donc par les questions qu'il soulève et le désarroi qu'il installe. Partant pourtant instantanément avec un point de vue radical à la découverte du thème, le spectateur sera finalement amené à entamer une réflexion plus profonde dans le cadre de cette histoire, si finement menée qu'elle en viendra à titiller une certaine compassion vis-à-vis de cet homme, souffrant, et subissant l'emprise de ce désir honteux et inavouable. Une adaptation très pudique de l’œuvre "Lolita", laissant de côté la nudité et le moindre baiser au profit d'un climat plus psychologique. Kubrick n'a pas choisi ce sujet par hasard, le cinéaste réussit, de par son traitement, à rendre cette œuvre plus profonde et plus complexe que le simple péché obsessionnel.
Un chef d'oeuvre. Un livre culte, un réalisateur de génie et la crème des acteurs ; voilà le tiercé dans l'ordre pour faire un film de légende. James Manson a la classe britannique, avec une voix... mais putain quelle voix ! C'est un génie ce type, mais pourquoi on ne parle jamais de lui ! Sue Lyon est l'incarnation de la nymphette ; un mélange de pureté et de perversité. Shelley Winters est parfaite également, elle a tout compris à son personnage. Performance remarquable de Peter Sellers, même si à titre personnel je ne suis pas fan de son jeu d'acteur qui dénote par rapport aux autres, un peu trop Fernandel à mon goût.
Je n'ai pas lu le roman de Nabokov et j'ignore s'il est aussi frileux que le film de Kubrick sur ce sujet certes scabreux de l'impromptu beau-père et de sa nymphette. Naturellement, la censure de l'époque du film est passée par là mais l'impact et le bizarre de cette relation ne sautent pas vraiment aux yeux et me semble pour tout dire extrêmement banals voire anecdotiques (les familles recomposées sont légion de nos jours et rien ne permettrait de s'offusquer de quoi que ce soit à part la névrose du prétendu satyre...).
Bien sûr, il s'agit d'un regard à des dizaines d'années de distance, le public a bien changé, les moeurs également. Toujours est-il que notre cher Stanley au fil de sa mise en scène effacée distille l'ennui comme un métronome tout au long de son film qui n'en finit pas, et pour dire les choses comme elles sont, on baille aux corneilles totalement.
Nonobstant le talent de James Mason qui n'est pas à remettre en question ou les apparitions quasi-clownesques de Peter Sellers en dandy plus ou moins intrusif dans la vie de notre charmant petit couple atypique (quoique "couple" soit une extrapolation issue de l'imagination pernicieuse, car rien ne permet de supposer que ce beau-papa névropathe ait franchi la ligne jaune) nonobstant disais-je ces deux formidables acteurs, le film de Kubrick ne vaut pas tripette.
Lent, compassé, engoncé et constipé, on n'y reconnaît pas le style du célèbre metteur en scène ni dans le fond ni dans la forme. Une sorte de non-évènement en somme, qui a tenté de tirer profit d'un roman polémique... en vain.
Un film du plus grand réalisateur du monde selon moi, qu'il dénigrait un peu, s'estimant à l'époque bridé par la censure. Et pourtant, un chef d'oeuvre d'apparence classique, mais tout ce qu'il y a de plus moderne. Meilleur, bien meilleur que le roman de Nabokov.
En pleine Amérique puritaine, il est osé de la part de Stanley Kubrick de réaliser un film dont l'histoire tourne autour d'une romance entre une jeune fille de 14 ans et un homme d'âge mûr, qui plus est son beau-père. Il n'est donc pas étonnant que ce long métrage, à l'instar du roman dont il est tiré, ait choqué une partie du public. Kubrick a dû d'ailleurs lisser l'histoire afin d'éviter de voir son film censuré. Si le sujet de la pédophilie est explicite, on n'y voit jamais de scène réellement choquante. Le cinéaste se contentant de quelques ellipse compréhensible quand il le faut. Rien à redire sur l'écriture du scénario, sur la mise en scène et sur le jeu des acteurs et pourtant, "Lolita" ne m'a pas transcendé. La faute, peut-être, à une durée excessive et à quelques scènes redondantes. Il lui manque cet aspect mordant et dangereusement subversif que l'on pouvait s'attendre d'un sujet aussi tabou. Kubrick se serait surement plus lâché s'il l'avait réalisé dix ans plus tard, au début des années 70. Ce n'est donc, pour moi, pas une des oeuvre mémorable du cinéaste même si le projet est bon et courageux.
Je n'ai pas beaucoup aimé. La première partie est intelligente et nous montre le caractère de Madame qui nous fera vite comprendre "Telle mère, telle fille". Bien que longue, elle se termine par un accident inattendu mais crédible qui donne un nouveau souffle au personnage "Humbert". Les scènes d'humour sont loin d'être amusantes, arrivent trop tard et en nombre insuffisant dans le long métrage. (Scène du lit pliant). Les traits de caractères des personnages sont étirés à leur maximum et nous font perdre patience alors que nous assistons au final dès la première scène ! Loin d'être inoubliable pour moi, il fallait le voir à sa sortie.
Lolita est un film assez spécial de Stanley Kubrick, en tout cas, ce n'est pas son meilleur. J'admets beaucoup avoir été gêné par l'histoire et la relation quasi-incestueuse (puisqu'entre beau-père et belle-fille) et quasi-pédophile (puisque Lolita a tout juste la majorité sexuelle) entre les deux personnages, et j'imagine que c'était l'intention de Nabokov lorsqu'il a écrit le roman dont est inspiré le film. Après au-delà de ça, elle ne m'a pas tant accroché que ça, surtout de la part de Stanley Kubrick, dont les films ne me laisse jamais indifférend. Les acteurs ne sont pas mauvais du tout. J'ai trouvé James Mason très convaincant dans le rôle principal. Shelley Winters jouait bien. Sue Lyon également même si j'ai trouvé qu'elle manquait un peu de sex appeal pour ce rôle (ce qui au final n'est pas plus mal, tant ça aurait été un peu malsain de rendre désirable un personnage ayant à peine 14 ans). Pour un Stanley Kubrick, c'est pas génial.
Alors que je m'attendais à quelque chose de sensuel, une sorte de cinquante nuances de Grey entre un prof de lettres et une jeune fille, rien de tout ça! Bien mieux encore : un film lent, terriblement lent. Mais extrêmement intelligent! Tout y est : Les acteurs excellents, le suspens présent, la mise en scène : quel talent ! Bref, je n'ai pas perdu mon temps, loin de là. Il m'arrive souvent de repenser à ce film. Il est étrange, niveau relation... Entre la fille, la mère, James Manson, et le quatrième personnage, cet homme pervers et mystérieux. Un poil hitchcockien ce film !
Stanley Kubrick adapta en 1962 le roman sulfureux de Vladimir Nabokov, en prenant pour scénariste l'écrivain lui-même. Et réalisa rien de moins qu'un chef-d'œuvre absolu, d'une maîtrise parfaite de la première à la dernière minute. Tout y est excellent : le mise en scène, magistrale, la lumière, magnifique noir et blanc, et l'interprétation extraordinaire tant de James Mason, Sue Lyon que de Shelley Winters dans son rôle de mère névrosée. Le passage du roman au cinéma est conduit avec une intelligence rare, Kubrick et Nabokov réussissant à créer une œuvre originale tout en maintenant l'esprit du roman. Époustouflant.
Stanley Kubrick explore les tribulations d'une jeune fille qui se mue en femme fatale d'envergure. Replacé dans son contexte, évidemment que ce film a fait scandale pour une Amérique catho et bien conservatrice au début des années 60. 50ans plus tard, reste t'il une trace du génie sur ce long-métrage ? Pas vraiment. Discours périmé, la force de la réalisation ici ne prend pas effet. Et même si Peter Sellers se la joue célébrité magouilleuse, rien y fait.
Dans cette période de disette télévisuelle de grandes vacances 2016 où les directeurs de programmes pensent que comme eux, plus personne ne regarde le petit écran, Arte avait eu la bonne idée de ressortir (et même pas en première partie de programme) ce film naguère si controversé, et qui ne choquerait plus une midinette de nos jours... Un film bizarre autant qu'étrange... Avec le recul du temps, on se demande comment en 1962, il a pu susciter autant de polémiques vis à vis de la censure ou de ses détracteurs. Sue Lyon, qui joue le rôle de Lolita avait même proclamé que ce film l'avait détruite en tant que personne. Ne vous y fiez pas, à partir du roman porno de Nabokov, Kubrick a créé une histoire d'une extrême chasteté dans laquelle l'érostisme s'il en est, est peut-être suggéré mais aucunement visuel: les amateurs de nudité en seront pour leurs frais. Kubrick a préféré insister sur la folie passionnelle, obsessionnelle que peut générer chez un adulte un amour impossible avec une gamine adolescente dont le corps vient tout juste de se muer en femme... Ce film, malgré ses qualités, souffre du mal endémique des films US : une longueur agaçante : que de temps perdus en 2h30.. L'aventure est longue à démarrer mais après on est transporté dans un climat anxiogène à la manière d'un Hitchcock, mais le suspense en :moins ! Sue Lyon (Lolita) Shelley Winters (sa mère) nous font un grand numéro, mais Mason, l'homme aux 130 films, se surpasse et donne tout son côté dramatique à l'histoire : il est superbe de réalisme. Un film très travaillé mais qui a raté son passage en France (465 000 entrées en salles) Bardot allait bientôt être bien plus choquante dans "le mépris"... willycopresto
Adaptation du roman de Vladimir Nabokov, ce film de Kubrick qui a subi les foudres de la censure de l'époque raconte la relation entre un professeur de lettres et une jeune fille séduisante et provocatrice. La réalisation de Kubrick n'est pas aussi formidable que dans ces futurs films mais la mise en scène est de qualité. Niveau scénario, le film fait quelques incartades par rapport au livre mais rien de gênant. Les personnages sont très bien écrits et les acteurs qui les interprètent sont vraiment excellents. Malheureusement, après la première heure, le film ralentit progressivement et certaines scènes sont ennuyeuses. Le noir et blanc de ce film est très beau et propre. Le montage est efficace mais pas assez percutant et est donc assez lent. Les costumes et les décors sont assez bien faits et la musique, quoique un peu absente, est agréable. En somme, Lolita n'est pas un film mineur ni un chef-d'oeuvre, mais est un bon film.
Avez vous déjà connu cette impression ? Vous regardez un film que vous avez déjà vu, portant ce n'est pas le même. "Le premier qui compara la femme à une rose était un poète, le second un imbécile." Mais comment savoir si votre film est l'imbécile ou le poète quand vous n'avez pas vu les autres films sorties auparavant ? Cela m'a fait le même effet qu'avec Blade Runner, regardez un film une décennie trop tard, et vous vous renderez compte que la grande majorité de la SF que vous avez visionnés, se sont inspirés de Blade Runner (d'une manière ou d'une autre). C'est donc la déception de revoir ce que vous avez déjà vu, alors qu'on vous avais promis un grand film, qui vous gâche le plaisir de regarder un bon film. Ce n'est pas la faute de Blade Runner, ni de Lolita..., mais des oeuvres qui les ont suivies. Lolita a su marquer le monde cinématographique suffisamment fort, pour voir le lolita dans chacun des films de ce genre. Je suis navré, mais j'ai été déçu, non par la qualité, mais par l'effet de "déjà-vu".
je pense personnellement que stanley kubrick et l'un des meilleur réalisateur du siècle dernier mais se film équivalent a un somnifère tros lont et une histoir peu intéressante