Trés bon film plein de sensibilité ; premiére partie excellente , seconde moins forte mais dans la suite logique de la précédente . Scéne finale particuliérement émouvante .
Un film d'une mollesse incroyable, il faut dire que le scénario plat et la mise en scène inconsistante, n'aident pas non plus à ce que le rythme soit plus soutenu. Très ennuyeux et d'un intérêt minime.
L’histoire est louable, malheureusement le film est très mauvais, et surtout très mal joué, notamment la scène où Abdellah devenu adulte retrouve son amant Suisse. A l’image de tout le film la chute nous laisse un arrière goût de bâclage général sous prétexte que la juste cause suffirait. 2 étoiles
La vie d'un homosexuel au Maroc, tout le monde s'en doute, n'est pas facile. La vie d'un immigré aussi. La vie d'un immigré et homosexuel est doublement difficile. Tout le sujet du film est là et il est bien choisit. D'un point de vue cinématographique c'est toute une autre histoire. Les acteurs ne sont pas des professionnels et cela se voie. La réalisation n'est pas très abouti. L'ennuie l'emporte avec ses longs plans pour, peut être, marquer la dureté de l'existence d'un adolescent homo au sein d'une famille pauvre qui vit sous l'emprise d'un père violent avec la mère mais tolérant avec son fils.
Etre homosexuel au Maroc, c’est être condamné à vivre caché. Voilà un des premiers messages que délivre L’armée du salut, film autobiographique qui se penche sur la vie du jeune Abdellah dans un quartier populaire de Casablanca, en plein milieu de l’été. Comme toutes les idées que suggère le film, celle-ci est évolutive. Progressivement, il nous fait découvrir une société marocaine plus homosexuelle qu’elle ne le croit, parsemée de relations cachées.
Mais surtout, et c’est là l’idée centrale du film, ces rapports, à l’image de l’ensemble des intéractions humaines détricotées par le scénario, ne sont que rapports de force, d’aliénation et de domination. Second fils d’une famille nombreuse, Abdellah assiste à la violence de son père envers sa mère. Un père lui-même enfermé dans une vie de bagnard qui ne lui laisse d’autre choix que le suicide, comme le suggère le réalisateur lorsqu’il le place au centre d’une cour parsemée de fleurs, et avec, derrière son cou, une chaine placée là comme pour enserrer sa gorge.
Dans une société de forte détermination par le genre, Abdellah est à la fois écrasé par la force du groupe constitué par les femmes et totalement exclu du processus de favoritisme envers les garçons, dont seul son grand frère Slimane profite. Cette injustice organisée par ses deux parents se traduit aussi dans le comportement de Slimane, qui n’hésitera pas à abandonner ses deux petits frères dans une ville inconnue dès qu’il en aura besoin.
Au-delà du noyau familial, l’aliénation persiste. Abdellah se lance dans des relations sexuelles avec des hommes souvent plus âgés. Sur le niveau de consentement réel du jeune garçon, nous n’aurons pas la réponse.
Enfin, la seconde partie du film, qui a lieu après une ellipse de dix ans, illustre l’aliénation du jeune homme par la domination occidentale. La prostitution sert de catalyseur ici, afin d’introduction une vision plus profonde, teintée de globalité, de la domination exercée par les sociétés occidentales.
L’autre idée forte de film réside dans l’étroitesse du lien entre pauvreté et ennui. Mais si la démonstration est foudroyante, elle n’en demeure pas moins pénible pour le spectateur : filmer l’ennui est un défi ambitieux. Ici, cette sensation se traduit par des plans fixes interminables, et par une palette de couleurs relativement morne, du jaune délavé au début du film, à des teintes beaucoup plus grises vers le dénouement.
Mais surtout, le film pêche par une direction d’acteurs déplorable du début à la fin. Les dialogues de plus de deux phrases sonnent faux, les scènes de groupe semblent forcées, et les rôles les plus vraisemblables (le père d’Abdellah par exemple) sont quasiment muets.
L’armée du salut est donc un film ambivalent, que l’on admirera pour ses intentions, sa structure narrative et quelques belles idées de mise en scène, mais qui pèche par des qualités cinématographiques beaucoup trop timides.
L'armée du salut est le premier film du marocain Abdellah Taïa qui adapte là son propre roman autobiographique. Plus qu'un film sur l'homosexualité au Maroc, on est là devant le portrait sans trop de complaisance d'un jeune homme peinant à trouver sa place dans une famille nombreuse et dans la société. On suit le personnage à adolescence puis dans son jeune âge adulte sans vraiment...
Un témoignage intime et bouleversant sur la difficulté de la différence dans une famille marocaine.
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La mise en scène dépouillée et les rares dialogues nous plongent (...) dans l'intériorité d'Abdellah, tout en nuances, victime des jugements mais pas seulement.
Il est un peu difficile d'avoir un avis sur ce film. Le plus intéressant n'est malheureusement pas abordé car il se trouve dans l'énorme ellipse au 2/3 du film. C'est dommage. Ensuite, le film ne raconte pas grand chose. La réalisation manque de rythme et n'amène rien de nouveau. On sent les envies mais elles n'ont pas été concrétisées...
Raté parce que scénario negligé. Leçon de cinéma : pour que le silence au cinéma parle, l'image doit être parlante... La deuxième partie du film est incompréhensible. Les personnages sont sans consistance.
On parle de Bresson à propos de ce film, et c'est vrai que la sécheresse du propos, la sobriété assez particulière des interprètes y font penser jusqu'à l'admirable scène finale, qui rappelle l'extraordinaire fin de "Pickpocket", c'est à dire l'intrusion soudaine de l'émotion . On peut reprocher des ellipses excessives et des obscurités (Pourquoi le père bat sa femme ? ) mais il me semble qu'on a là un vrai cinéaste.
Un bon film minimaliste poignant et qui aborde les thèmes de l'homosexualité et l'immigration. Aux personnes qui auraient encore des doutes sur homosexualité choisie ou non? Immigration choisie ou non? merci d'avance d'aller vous éclairer l'esprit. Pour ma part j'ai aimé ce film sans concession et qui fait mal.
très belle image, et évocation fidèle des moeurs au Maroc (d'après ce qu'on m'en a dit), vu par un adolescent dans une petite ville où personne ne sait qu'il "en est". les vieux et laids se servent de lui, et lui se sert d'eux. sa fascination pour son frère est étrange et plombe le récit, mais le naturel de tous les acteurs, et la vérité qui se dégage de ce film le sauvent.