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2 post-generique
(2nd inutile)
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Une aventure rétro séduisante… mais qui s’effondre au moment de briller
Les 4 Fantastiques : Premiers Pas, 35ᵉ film du MCU, se veut à la fois une relance de la franchise et un renouveau stylistique de l’univers Marvel. Et à première vue, la promesse est tenue. Le film adopte un ton singulier, un look rétro-futuriste inspiré d’un monde à la Fallout avant l’apocalypse, baignant dans une vision utopiste d’après-guerre. Visuellement, c’est un vrai bijou d’élégance. Le design des décors, les costumes, l’ambiance colorée aux teintes passées... tout respire une nostalgie maîtrisée, jusqu’à faire croire par moments qu’on regarde un film oublié des années 80, alors qu’on est bien en 2025.
Ce cadre inhabituel installe dès le départ une atmosphère douce et sucrée : on se laisse porter avec plaisir, acceptant chaque scène comme un bonbon rétro qu’on savoure sans se poser trop de questions. L’univers transpire de bien-être et d’une forme de naïveté assumée, où les "member berries" font leur œuvre sans jamais verser dans le cynisme. C’est cette bienveillance ambiante qui permet de passer outre certains défauts évidents, comme des aberrations temporelles ou des raccourcis scénaristiques flagrants.
Autre bonne idée : ne pas repartir sur une énième origin story. Le film commence quatre ans après la transformation des héros. Pas d’exposition inutile, pas de scènes vues mille fois : on entre directement dans le vif, et cela permet de consacrer plus de temps à l’essentiel — les personnages eux-mêmes. Les 4 Fantastiques sont ici davantage explorés dans leur intimité, dans leurs dynamiques humaines. L’action devient presque secondaire, au profit d’une narration plus contemplative, plus émotionnelle, qui prend le temps de poser son monde et ses enjeux internes.
Mais c’est là que le bât blesse.
La Surfeuse d’Argent entre en scène, amenant avec elle la menace de Galactus — le fameux dévoreur de mondes. Sur le papier, l’enjeu cosmique est immense. Dans les faits ? La tension s’effrite rapidement. Les négociations dans l’espace tournent court, les héros reviennent sur Terre annoncer la fin du monde imminente, et... rien ne se passe vraiment. L’humanité panique ? Pas vraiment. On aperçoit bien quelques chaînes d’info mentionner des débuts de mouvements anarchistes, mais à l’image, ce ne sont qu’une cinquantaine de manifestants criant « pas contents » devant un immeuble. Pas d’émeutes, pas de chaos, pas de réel désespoir.
Quant à la Surfeuse elle-même, censée porter le conflit moral et la bascule entre les camps, elle reste passive tout au long du film, simple spectatrice d’une crise qui ne décolle jamais. Et lorsque le climax tant attendu arrive enfin… il dure deux minutes. Littéralement. Galactus, entité cosmique, menace absolue, est neutralisé comme un amateur, sans pertes humaines, sans drame, sans tension. Trois vitres cassées, deux pots de fleurs renversés, et le monde est sauvé. Rideau.
Difficile, à cet instant, de ne pas sentir le retour brutal au réel. Ce film qu’on savourait comme une douce bulle hors du temps se dissipe d’un coup, révélant les coutures du cahier des charges. Un spectacle Marvel calibré, bien emballé, mais vidé de ses enjeux.