Premier Contact
Note moyenne
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1 398 critiques spectateurs

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halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 décembre 2016
Villeneuve est souvent synonyme de belles réussites cinématographiques (Prisoners, Sicario, Incendies notamment) et ce film ne déroge pas à la règle. Ce genre cinématographique est difficile mais le réalisateur réussit un tour de maître en ne tombant pas dans les travers habituels et répétés. Les acteurs sont justes, la qualité d'image au rendez-vous, la musique discrète mais judicieuse donc le tout est cohérent surtout avec un scénario aussi maîtrisé. Un film sobre qui secoue le cerveau du spectateur.
Nicolas V
Nicolas V

114 abonnés 1 283 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 mai 2017
Denis Villeneuve est un réalisateur intéressant.
Sa mise en scène reste époustouflante dans la simplicité et l'intensité des ambiances. Il ne se limite pas à un seul style ( drame familial dans incendies, psycho dans enemy, cartels de drogue dans Sicario et maintenant la science fiction qui se prolongera avec Blade runner.... rien que ça ! ) et Dune, autres grand film mythique sur ses épaules.
Le film traite de bien des sujets mais afin d'éviter de spoiler, je dirais qu'il s'agit de langage plutôt qu'un énième film d'action à la indépendence day.
Ici, la réflexion prime. L'intellect est mis en avant dans un effort de compréhension et le public réfractaire pourrait être comparé à ces personnages préférant l'action que d'essayer de comprendre l'autre; l'inconnu ( "ben oui, c'est plus long et plus chiant surtout" ).
Premier contact est un film se focalisant sur soi ( notre condition d'humain ), sur l'impact de nos choix , sur notre conception de l'autre, du temps à travers la linguistique.....

Plus concrètement, la bande son est sublime, la mise en scène est intense, rythmée comme il faut, et les rebondissements vont donneront envie de revoir ce film afin d'y apprécier toutes les nuances.
Franz A
Franz A

30 abonnés 20 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 avril 2017
Premier bête-tact.

Séance de rattrapage en VOD d'un film soigneusement évité à sa sortie en raison d'une suspicion de bienveillance de la critique spécialisée à l'égard de son réalisateur, Denis Villeneuve, notamment depuis Sicario, selon moi outrageusement (oui, je sais, je suis excessif) surestimé.

Et bien, malheureusement, mon verdict est sans appel : ma suspicion est très largement confirmée.

Premier contact est un film farci (clin d’œil bien potache mais ça défoule, à la langue farsi évoquée dans le film) de défauts. Le pire est la bêtise du scénario au moins aussi colossale que les dimensions gigantesques des vaisseaux qui abritent nos visiteurs extraterrestres, sorte de curieux grattes ciels volants monolithiques et ovoïdes.

Cette bêtise est pétrie d'un anthropocentrisme (voir plus loin) sculpté avec un sérieux ridiculement risible dans le marbre le plus pesant. Mais voyez par vous-mêmes : Des aliens, sorte de calamars géants débarquent sur notre planète sans prévenir, sans raison apparente et sans rien demander. Ils sont là, muets comme des seiches, enfermés dans leurs suppositoires géants en suspension sur nos têtes. Et voilà les bons humains scientifiques lancés dans la quête éperdue de compréhension de cet exhibitionnisme certes silencieux mais quand même un tantinet ostentatoire. Non, mais des fois. Nos céphalopodes venus d'ailleurs, probablement commotionnés par le décalage horaire interplanétaire, comprennent alors que "nous essayer de communiquer avec eux". Ils se mettent en guise de langage à cracher une encre noire comme il se doit lorsqu'on est un poulpe bien éduqué. Nos scientifiques émerveillés de tant de courtoise attention se mettent alors à étudier ces excrétions baveuses avec une avidité de Champollion face à la Pierre de Rosette. Nos pieuvres sidérales montrent en revanche bien peu de curiosité à notre égard en dépit d'une supériorité scientifique flagrante qui pourrait faire de l'apprentissage de la langue anglaise une partie de rigolade pleine de gesticulations tentaculaires trop drôles. Mais voilà, nos heptapodes (allez, petit jeu car je sens une ambiance plombée : combien de tentacules ont nos ET ?) sont bien cosmiques mais pas comiques du tout. C'est d'autant plus ballot que ces projections encrées renferment une telle complexité qu'on se garde bien de nous la faire partager alors que vraiment, j'insiste, des cours d'anglais auraient été bien plus agréables pour tous.

Ce premier écueil est d'autant plus insurmontable que l'apprentissage de la langue poulpesque dure, et qu'à part ça, rien d'autre ne se passe. Alors, soit on se prépare un plat de calamars car, comme chacun sait, la vengeance se consomme chaude, soit on attend, en se persuadant qu'autant d'idiotie ne peut être que le masque trompeur dont s'est parée l'intelligence la plus perfide. Et bien je vous conseille l'option culinaire car le twist final qui se prépare est un pas de plus et de trop vers le n'importe quoi.

Voilà l'affaire : les calamars nous font un cadeau. Le nouveau problème est que, non seulement sa valeur en soi peut être infiniment discutée mais en plus, il ne vise à terme, qu'à servir leur propre intérêt.

Bref la moralité de ce fatras pourrait être, pour se poiler sans spoiler : rassurez-vous, le calamar est peut-être plus intelligent que vous mais il le montre très peu, reste sacrément égoïste et n'a aucune disposition pour l'anglais (et quand même, il est aussi très moche).

Enfin pour conclure, retrouvons un peu de sérieux après autant de rigolade. Ce film reproduit avec réalisme ce qui pourrait être le protocole expérimental de l'étude scientifique de la communication animale par l'homme, en tant animal supérieur. Denis Villeneuve oublie juste qu'il ne réalise pas un tel documentaire mais un film de science fiction où l'animal supérieur n'est plus censé être l'homme mais l'entité extraterrestre. Cette absence de décentration, typique de l'anthropocentrisme, est au cœur, à mes yeux du ratage complet de son film.

Qui pourra m'expliquer la bienveillance protectrice inconditionnelle de la presse spécialisée à l'égard de certains réalisateurs ? Vive le cinéma !

Franz
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2017
Grandiose ! Denis Villeneuve maîtrise toujours son sujet scénaristique à merveille. Il convoque l’intelligence d’un spectateur emballé, où le filtre émotionnel est géré de tout part.

Mais voyons un peu le thème principal du film : « la communication ». Cette notion est d’un reflet trompeur quand on y insère la subtilité de plusieurs interprétations. L’ouverture d’esprit et de possibilité de compréhension est donc appréciable. On se base initialement sur l’écoute et l’observation. Le parallèle est bien démontré entre la direction de l’armée, les visiteurs et la prestigieuse Louise Banks (Amy Adams). Son développement est au cœur de la réflexion première de l’œuvre.
Ainsi, elle occupe une place majeure dans cette aventure. Ses efforts soulignent à la fois le charisme féminin en constante ascension et sa sensibilité que chacun n’exploite pas nécessairement comme il le faudrait.

On découvre alors des passerelles métaphoriques et engagé sur la structure même de notre compréhension, sachant que nous partons d’un langage universel. Or, il reste tant à parcourir pour tendre vers l’ultime unification, greffant en partie l’empathie et l’amour. Il ne s’agit pas d’un simple recyclage fraichement retenu dans Interstellar. La démarche suggère cet acheminement « logique », toutefois elle ne privilégie pas une réflexion linéaire.
Si on s’attarde un moment sur les extra-terrestres, leur morphologie importe peu au détriment de cet objectif commun que nous autres spectateurs partageons avec la linguiste. Comme quoi, le visuel est un choix ciblé sur la communication inter-espèce. La gestuelle et l’écriture sont des paramètres à ne pas négliger quand on apprend ce que des sens multiples existent, non pas pour embrouiller l’esprit, mais pour enrichir un vocabulaire dans une liberté que nous détenons tous : l’expression individuelle.

Par ailleurs, on s’approche du sujet comportemental qui découle de cette communication. Bien que l’on distingue les humains des visiteurs, on insiste fortement sur la diversité et les divergences géopolitiques de chaque nation. La caricature ne force pas sur les conflits d’intérêts politique, mais isole surtout le problème relationnel à travers la sécurité de soi. Cet étude promet un déchiffrage intelligent, mêlant la science physique et ses interprètes que sont les Hommes.
Les médias ont également une part de sensibilisation et son influence peut dépasser l’entendement en situation de crise, à laquelle nos héros sont confrontés. Rien de nouveau, mais la piqure de rappel se montre simple et efficace.

On n’abuse pas d’effet spéciaux à tout va pour consolider une œuvre déjà bien orchestrée, car si l’on retient quelque chose dans toutes ces relations, ce sont les jugements moraux d’hommes et femmes qui se questionne à la fois sur leur mission et leur devoir. Le sentiment de peur est approprié pour décrire l’ambiance. Le jeu du son et des couleurs font qu’ils viennent appuyer notre concentration dans un thème philosophie que nous traitons, sans forcément nous en rendre compte.
Le regret certain que l’on reprochera, ce sont les manques de subtilité à des moments clés. On les substitue par des sur-explications affaiblies en valeur émotionnelle. Ce qui est dommage alors que l’individu est « mis de côté » dans l’entourage de l’héroïne, lui laissant la marge nécessaire de manœuvre méthodologique.
Mais au final, Premier Contact parvient à rendre indispensable son génie et convainc un public réticent au visionnage, remettant constamment au cause nos visions du Monde. Pour un premier pas dans une science-fiction réussite, on ne peut qu’admirer et apprendre de cette poésie maline et culturelle.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 novembre 2016
Une Pure Merveille. Aprés les prodigieux Prisonners,Enemy et Sicario,le réalisateur québécois Dennis Villeneuve exerce avec panache son entrée fracassante dans le cinéma de Science Fiction en nous livrant un véritable Uppercut a la parfaite croisée entre Contact,Interstellar et Rencontre du Troisième Type dont on en ressort totalement éblouit du début jusqu’à la dernière minute. Pour Commencer la Mise en Scéne est Somptueusement filmée en possédant une Photographie d'une pure beauté et qui est accompagné d'une BO envoûtante signée Jóhann Jóhannsson qui nous transporte de bout a bout en collant merveilleusement au long métrage. Ensuite le Scénario est quand a lui Subtile et Captivant en parvenant a utiliser des thèmes thématiques fondamentaux tels que la peur de l'Inconnue,la vie et la mort,les progrès scientifiques ainsi que pleine d'autres themes sont explorer dont le Rythme parvient a se maintenir avec brio pendant 1h56 avec une Dénouement Finale intriguant et surprenante qui laisse place a l'imagination,Ajouter a cela des Effets Spéciaux Spectaculaires qui sont utiliser a bon escient en passant par une dose de Tension qui monte crescendo tout en n'oubliant pas de nous émerveiller a travers quelques Scénes pleine de Poésie ainsi qu'une note Dramatique qui atteint largement les sommets entrer dans la miéverie. Enfin le film repose sur les épaules d'un Trio D'Acteurs d'exception avec pour commencer la ravissante et talentueuse Amy Adams qui livre une prestation bluffante qui est sans aucun doute l'une de ses meilleures prestations d'actrices de sa carrière en prêtant ses traits a l'expert linguistique Louise Banks dont parvient sans problème éprouver de l'empathie a son personnage féminin forte, a ses cotés on retrouve les excellents Jeremy Renner et Forest Whitaker qui livrent une remarquable prestation d'acteurs en incarnant respectivement Ian Donnelly un spécialiste de physique théorique et Weber un Colonel Superviseur taciturne qui doivent faire face a une mystérieuse rencontre des mystérieuses créatures venus d'ailleurs dont le design sans spoiler est tout particulièrement réussie. En Conclusion, Premier Contact est un véritable Bijoux cinématographique qui parvient a rendre un magnifique hommage entre l'univers de Spielberg,Kubrick et Shaymalan ainsi qu'a de nombreux classiques de SF du meme genre tout en confirmant le savoir faire incontesté de Villeneuve qui nous livre ici un fabuleux voyage initiatique a la fois Éblouissant,Envoûtant,Fascinant,Intriguant et Poétique qui fait rentre au rang des meilleurs films de SF des années 2010 et qui est a découvrir impérativement a sa sortie en salles en attendant la trés prometteuse suite de Blade Runner prévue l'an prochain.
Maxime F
Maxime F

49 abonnés 636 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 décembre 2016
Un excellent film qui a le mérite de ne pas dépeindre une rencontre extraterrestre comme une confrontation. Pas de guerre ni de destruction de masse ici, juste de l’incompréhension. Le tout est porté par de bon acteur, en particulier Amy Adams. Franchement a voir.
Jake S.
Jake S.

87 abonnés 231 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juin 2019
Un bon film SF qui pousse à la réflexion : quel comportement adopter face à une entité inconnue arrivant sur terre ? « Premier Contact » est loin des films de divertissement pur, mais bel et bien « à la Villeneuve ». Au fur et à mesure qu’on avance une ambiance pesante s'installe à la façon d'un « Prisoners » ou d’un « Sicario » jusqu’à ce que le temps devienne la véritable plaque tournante de l’intrigue. Les personnages sont assez convaincants ; que ce soit les militaires très pragmatiques ou les scientifiques plus ouverts à la compréhension de l’inconnu, une certaine logique s’installe pour comprendre les enjeux. Il aurait été intéressant d’approfondir les points de vue de chaque pays sur ces OVNI géants spoiler: au lieu de faire passer la Chine comme le vilain petit canard…
Enfin bon, on ne va pas remettre en cause les choix scénaristiques maintenant. C’est un bon Villeneuve mais quelque chose manque pour que je l’apprécie au même titre qu’un « Prisoners » par exemple.
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 582 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mai 2017
"Premier Contact" est un film de science-fiction particulier comme les films de Denis Villeneuve. Il possède un côté intimiste, un côté comédie sociale avec comme point focal la professeur de langues (Amy Adams). Avec la même histoire que "Independence Day" le réalisateur arrive à nous faire un film complètement différent, Humaniste et écolo. Le rythme est lent donnant place à l'imagination et à l'interprétation. On cherche les réponses, les indices nous permettant de mieux comprendre, mieux appréhender ce qu'il se passe ou va se passer. Il est donc difficile de noter ce film car on reste déstabilisé par le manque de repères et de fil conducteur. La fin nous apporte notre lot de réponses mais peut-être un peu tard.
Bulles de Culture
Bulles de Culture

147 abonnés 634 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 décembre 2016
Là où le film surprend (et pourrait décevoir), c’est que Denis Villeneuve commence par une histoire somme toute banale, mais pour mieux nous emporter ailleurs. Il joue sur le désordre temporel. Bien mieux que Interstellar.
Enzo
Enzo

21 abonnés 274 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 janvier 2017
Sympathique huit clos cérébral où l'on collectionne les invraisemblances. Une bombe arrive à être déposée dans l'engin extraterrestre sur un site ultra sécurisé et par des militaires révoltés... Le site est une fois de plus piloter par un chef militaire qui décide de tout... Quelques belles scènes nous permettent de ne pas trop s'ennuyer. Notons aussi une affiche trompeuse, rien ne se passe dans l'espace...
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2017
Excellent film de science-fiction, Premier contact est en quelques sortes une forme de suite à Rencontres du troisième type puisque la fin du film de Spielberg (les extraterrestres arrivent sur Terre) est ici le début du film. Même message pacifiste et humaniste, peut-être plus intellectualisé vers la fin, même rythme contemplatif (qui risque d’agacer fortement le spectateur voulant voir un blockbuster) et même qualité de réalisation (le travail sur le son est notamment assez intéressant), le film de Denis Villeneuve se révèle un beau film prônant la compréhension de l’autre et l’importance d’aimer l’instant présent mais qui demande une certaine maturité pour être apprécié (mettre un enfant de 10 ans devant ce film serait une perte de temps).
John Henry
John Henry

127 abonnés 731 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 décembre 2016
Ca commence presque comme tous les films de science-fiction, comme presque chaque fois qu'il y a une vie venue d'ailleurs, extra-terrestre. Mais bien vite on reconnait un style, et un regard en décalage de Denis Villeneuve. Tout, dans le film, est envoutant, du comportement des personnages, à l’écriture et aux réactions des "aliens". Il y a cette forme de bienveillance, malgré l'ambiance mondiale pesante et oppressante. Et puis il y a la dernière demi-heure, scotchante, bluffante.
Du grand et beau cinéma. Envoutant et intelligent.
Benito G

760 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 décembre 2016
Là ou il nous avait dans l'ensemble convaincu avec "Sicario" ou "Prisonners". Voila que le réalisateur se lance dans la SF... Après tout pourquoi pas, puisqu'il possède un réel talent et ou le synopsis titille nos esprit ; mettant en parallèle d'autres films avec un sujet plus ou moins sur le même principe (enfin quant on part sur la SF, la base reste plus ou moins la même. C'est juste la façon dont cela est mis en scène et le traitement du sujet qui offre plusieurs chemins peuvent changer la mise). Mais bon, cela nous met un avant gout sur le futur Blade Runner 2...^^ Pour le coté SF, c'est du basique ou on ne fantasme pas sur un futur comme le présente certains films mais plutôt à une célébration du présent. Par rapport à la filmographie de D. Villeneuve, c'est une des oeuvres dans le SF ; la plus abouti et la plus poignante. Ne lachant pas prise durant les 2h. Rien qu'au vue de la BA, on sait d'office qu'on est bien loin des niaiseries façon "Independance Day et compagnie... Ici, les rencontres évidemment d'un autre type revêtent un caractère humaniste (là ou habituellement on est plutôt façon humanoïdes et j'en passe) incitant à étreindre éperdument la vie. Pas di explicitement, mais nous murmurant la chose dans un film à la fois bouleversant et majestueux. Et pour le coup, cela fait du bien:! Ne pas s'attendre à de la baston ou je ne sais quoi. On ait dans de la SF pure, simple et unique. Là ou le film est réussi, c'est qu'ils parvient à aborder les aliens mais sans tomber dans les clichés que nous livre la majorité des films de SF. Mais il invoque pourtant nos peurs les plus primaires (celle de l'inconnu par exemple), mais en les sublimant (à contrario les autres film de SF n'approfondissent pas sur ce coté là préférant touché le public sur l'action, les aliens (enfin la pseudo guerre future). Pour le coup, on est face un film intelligent et émouvant (que l'on pourrait classifier limite d'anti Independance Day. Donc aura ses détracteurs et des fans^^). Cette oeuvre est captivante assez rapidement, puisque le film ne met pas trop longtemps à se présenter (personnages et compagnie, l'avenir de l'histoire...) et donc pour un divertissement ; se montre audacieuse et aussi ambitieux qu'intelligent. Quelques flash-backs parfois complexe (mais bon, on visionne de la SF ou non^^) et ou l'on nous offre une beauté générale et laisse quand même un film aussi touchant qu'âpre. Comme si le réalisateur s'imprégné déjà du coté tragique de "Blade Runner 2049". Donc comme le veut la SF, on ait dans les vraies joies de l'imaginaire lié aux extraterrestres. Là ou le cinéma n'a que de rare exemple mais qui nous rappelle que l'addiction du désir de projeter enfin réalistement l'instant du 1er contact entre les humains et les extraterrestres. On est donc devant un mélodrame bouleversant (bon, on n'aurait pu y penser un peu en réfléchissant, mais là ; la façon dont cela est mis en scène et dont le déroulement du film se fait ; le rende pratiquement inclassable depuis bien longtemps dans le genre. Une superbe et agréable surprise, qui devrait en surprendre plus d'un! Bref, là ; ou la SF avait du mal à se renouveler. Denis V. arrive à renouveler les vieux thèmes que l'on a vu et revu dans le registre de la SF (mais bon, laissant quand même le coté mélancolique du moment (afin de porter le deuil de la à venir de notre monde et de la rendre plus réalisme pour un futur pas si loin si l'on y pense^^. Là la réflexion est là, et sans même nous poser la question ; on y réfléchis et on se pose des questions pouvant amener pourquoi pas ; de nouveaux sujets puisqu'il renouvelle totalement le genre. Ce qui devrait donc plaire aux nombreux fans du genre et au grand public. Bref, Denis V. qui s'essayer à la SF pour l première fois ; nous confirme la virtuosité ou il est capable d'aborder divers registres avec une grande puissance et une sensibilité touchante. Une excellente surprise qui devrait faire son bout de chemin!
L'Info Tout Court

464 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 décembre 2016
Comme dirait Amy Adams, « le langage est la première arme utilisée lors d’une guerre ». Ici pas d’explosion à la Independence Day, mais simplement le poids des mots. Que nous veulent-ils ? Cette question habite le long-métrage alors que l’on voit les nations refuser de communiquer entre elles. Là où il y a de l’incompréhension, il y a de la peur. Les coques aliens ne sont plus alors que des tours de Babel où se trouve le moyen de former enfin un tout, pour peu qu’on sache écouter.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 869 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 décembre 2016
Denis Villeneuve ne cesse de nous en mettre plein les yeux grâce à son incroyable maîtrise de la mise en scène peu importe le genre qu’il touche. Qui plus est le rythme effréné auquel il enchaine les œuvres est tout bonnement impressionnant et d’autant plus méritoire. La scène de la première entrée dans le vaisseau extraterrestre est sidérante de maestria technique, visuelle et sonore. Du découpage des plans à l’angle de la caméra en passant par les effets spéciaux et la tétanisante bande sonore, c’est une leçon de mise en scène comme on en voit peu… Tout comme l’était l’entrée du convoi américain dans une ville gérée par les cartels mexicains dans « Sicario ». Ou comme pouvaient l’être son savoir-faire dans l’impeccable thriller « Prisoners » ou le drame « Incendies ». Seul l’abscons et théorique « Enemy » nous avaient laissé de côté mais non pas à cause de la mise en scène mais du contenu. En bref, Denis Villeneuve fait partie de ces réalisateurs complètement déments et doués sur lesquels il va falloir compter à l’instar d’un David Fincher.

Avec ce « Premier contact » il prend le contre-pied total de l’offre habituelle du genre faite de navets belliqueux à la « Independance Day 2 » pour ne citer que l’exemple le plus édifiant et ridicule vu récemment. Ici on est dans le domaine de la science-fiction à la fois intime et psychologique mais qui n’oublie pas d’intégrer un postulat géopolitique international particulièrement intéressant. Ce que 90% des films de ce genre oublient totalement de faire préférant concentrer leur histoire d’un point de vue essentiellement américain. On pourrait aisément dire que c’est de la science-fiction à visée réaliste bien que ces deux termes paraissent à priori antagonistes. Et c’est ce qui fait tout le sel et l’originalité du long-métrage. Certains aspects du film sont laissés en suspens et il faut accepter de recoller les bouts soi-même, mais c’est cependant moins opaque ou complexe que le « Interstellar » de Nolan auquel la tonalité mélancolique et parfois onirique de « Premier contact » fait penser. Et c’est surtout moins prétentieux. On regrettera juste que hormis Amy Adams les autres rôles soient si peu développés au profit de l’unique intrigue tout comme certains aspects périphériques telles que les réactions selon les pays, mais pour cela il aurait fallu une série !

On est donc pris durant deux heures dans un fantastique voyage vers l’imaginaire qui fascine souvent et ne nous lâche pas une seconde. L’épilogue est tout simplement bouleversant et permet de constater la visée pacifiste et humaniste d’un film de science-fiction avec invasion extraterrestre qui nous envoie une image de l’homme et du monde pleine d’espoir assortie d’un cri d’alarme. En plus de tout cela, c’est beau à regarder. Le design des aliens et du vaisseau sont novateurs dans un genre phagocyté par les codes inconsciemment repris par des sagas comme « Alien » ou surtout « Star Wars ». Quant aux nombreux flashbacks et flash-forward, ils sont imprégnés d’une douceur et d’une poésie qui s’imbrique parfaitement avec le reste. De la science-fiction intelligente, différente et pertinente. Peut-être pas le film du siècle pour le genre mais ça augure du meilleur pour la suite de « Blade Runner », que Villeneuve a fini de mettre en boite.
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