Un OVNI. Un bijou.
Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre en lançant ce film… mais certainement pas à cela. Attention, spoilers à venir.
C’est un film de science-fiction comme on en voit que trop rarement. Un film qu’on aimerait voir plus souvent. Du début à la fin, le réalisateur maîtrise son sujet et parvient à créer une atmosphère singulière, presque hypnotique. C’est beau. C’est lent. (Parfois un peu trop lent, soyons honnêtes — c’est l’un de ses rares défauts). Mais même imparfait, ce film fait partie de ceux qui vous hantent, qui vous laissent figé devant le générique, perdu dans vos pensées.
Comme souvent, ici, la science-fiction n’est qu’un prétexte — un décor pour raconter quelque chose de plus profond, de plus humain. On parle d’extraterrestres, oui, mais surtout de vie, de mort, d’amour, et de transmission. A la difference d'Interstellar, cette fois ce n’est pas une histoire entre un père et sa fille, mais entre une mère et sa fille. Une relation bouleversante, intime et universelle à la fois.
Le film nous rappelle que nous sommes tous vivants, que nous allons tous mourir, rire, souffrir… et la question va être posée, doit etre posée: Cela vaut il le coup?
Il faudra attendre la fin du film pour recevoir la reponse, a traver un final tout simplement bouleversant. Orchestrée à la perfection, portée par une musique superbe pour entendre Amy Adams perfectement prononcer ce dernier mot, si simple, si puissant : "Oui".
J’étais déjà conquis par la beauté des plans, par la musique, par le design original des aliens, de leur vaisseau, de leur langage… J’étais déjà embarqué. Mais le film ne s’est pas contenté de ça. Il boucle la boucle, littéralement, et finis de la facon dont il commence: parfaitement.
Un bijou. Un OVNI.