J'ai la vague impression de revoir "La vie d'Adèle" avec deux actrices plus âgées et dans une autre époque. Très décevant, je m'attendais à ce que l'on s'attarde davantage sur le combat des femmes de cette époque. Finalement, c'est une banale romance entre deux femmes. Vous pouvez classer le film dans "érotique". Les actrices sont belles, je ne dis pas. Mais en dehors des scènes érotiques, il y a de quoi être déçu.
Pas mal du tout ce long-métrage aux allures de petite sœur de "La vie d'Adèle". Même si loin d'égaler l'immense force du film d'Abdellatif Kechiche, "La belle saison" crée la surprise en nous proposant un couple, là aussi, parfaitement crédible. On se laisse entraîner par l'évolution de cette relation homosexuelle en plein 70's, contrastant la vision urbaine et rurale face à cette situation. Cécile de France, Izïa Higelin, et Noémie Lvovsky, livrent toutes-trois d'excellentes prestations.
Le film fait mine de traiter de l'homosexualité féminine du point de vue d'une société déterminée ou le sujet reste d'actualité même si il passe beaucoup mieux qu'avant (du moins pour la France^^^) (ici le monde paysan des années 70 ). Oeuvre qui se veut féministe et auquel il faut reconnaitre une qualité : être engagé tout en dépassant son sujet principal. Même si après la vision de certains films donnant plus ou moins le même ton de ce point de vue. On a du mal à trouver la même force dans son propos, les mêmes qualités visuelles (très quelconque). Mais voilà, l'illusion ne durera pas. La dernière heure va s'avérer aussi vide que lassante, inutile même, puisqu'on n'y oublie tout engagement ou polémique, pataugeant et pimentant notre ennui de scènes artificielles et "osées" nous rappelant que l'oeuvre est française. Plus de 3/4 d'heure de flottement pour, à 10 minutes de la fin, montrer le côté réac de gens de la terre de cette époque... Un film qui oublie son propos et ne démontre que bien peu de choses.
Que j'aime ce film... Les souvenirs que j'ai de la période MLF correspondent exactement à ce qui y est montré. Il y avait la même gaité, l'esprit subversif, la cacophonie, l'amitié, l'utopie aussi... C'est un film aussi sur l'amour entre deux femmes de milieux différents. La femme de la capitale qui a trouvé la voix(e) de la liberté et la jeune fille de la campagne qui vit son homosexualité comme une honte et un fardeau. Ce qui est très beau, c'est que c'est elle qui fait le premier pas... C'est aussi une histoire d'amour dans la réalité d'une époque. Bien loin de "La vie d'Adèle" et des séries télé, ce film montre le dénie, la honte, le travail à faire pour accepter de ne pas être dans les schémas. Et que dire de l'interprétation solaire de Cécile de France qui semble vivre l'amour plus qu'elle ne le joue ? Les dialogues sont savoureux, le scénario est fluide, réaliste et romantique tout à la fois, la mise en scène est limpide et la photographie splendide. Merci pour ce film lumineux et doré comme les souvenirs d'une belle saison...
Cette chronique sociale sur la liberté sexuelle des femmes dans les années 1970 aborde un sujet classique qui manque un peu d'émotion mais en ressort un film sympathique et bien traité porté par son duo d'interprètes féminine, Cécile de France et Izïa Higelin, toutes deux formidables. Une belle saison, oui sans aucun doute.
- le thème de la passion entre deux femmes dans les années 70, et son impossible acceptation ( autant par la société, que par la famille et les voisins).
- Deux femmes qui s'embrassent, c'est ici joliment filmé!
- La crédibilité d'Izia Higelin dans son rôle de Delphine, paysanne lesbienne, qui n'assume pas cette mauvaise réputation
- Véritable lionne et féministe engagée, libre de corps et d'esprit, Carole la parisienne, incarnée par la majestueuse Cecile De France, très sûre dans ses convictions, se fait pourtant déstabiliser par les avances de Dephine
- Les jolis plans de la Creuse bucolique ( de la paille, des vaches et des moisseneuses batteuses) offre une belle reconstitution de la campagne des années Giscard.
Les moins :
- une première partie, trop longue, sur fond de combat féministe trop didactique et moyennement intéressante
Vous avez adoré les hommes qui s'embrassent dans "Brokeback Mountain" ? Vous adorerez les filles qui de "La Belle saison" !
Tout sonne juste dans ce film qui est à la fois une reconstitution historique et un drame amoureux. Reconstitution historique. La France pompidolienne de 1971. Les combats du MLF. L'avortement clandestin et l'homosexualité honnie. Drame amoureux : Delphine aime les filles et Carole les garçons. Delphine est une fille des champs, montée à Paris pour fuir la ferme familiale. Carole est une fille des villes qui milite au MLF. Delphine tombe amoureuse de Carole mais doit rentrer dans la Creuse reprendre l'exploitation familiale. Carole plaque tout pour l'y suivre.
Tout est réussi dans le film de Catherine Corsini. Le récit tient la durée jusqu'à l'épilogue qui arrachera une larme aux plus endurcis La caméra filme les corps nus sans sombrer dans l'esthétisme ou le voyeurisme. Les personnages ne sont jamais manichéens. Les acteurs sont extraordinaires : Cécile de France confirme qu'elle est capable de tout jouer, Noémie Lvovsky est parfaite dans le rôle de la mère, même Kevin Azais (découvert dans "Les combattants" au côté de Adèle Haenel) réussit à rendre attachant le personnage du soupirant berné.
La Belle saison ne décrochera pas l'Oscar. Ni même le César. Il sera vu par mille fois moins de spectateurs que le film d'Ang Lee. Pourtant il n'est pas loin de l'égaler.
Un beau film qui nous rappelle les combats et le chemin parcouru en faveur du droit des femmes et des homosexuels. Des acteurs extrêmement justes et une mise en scène qui ne tombe jamais dans le scabreux (sauf pour les esprits chagrins ou réacs) mais plutôt dans la grâce.
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2,0
Publiée le 5 janvier 2016
Une histoire d'amour classique malgré le contexte et traitée d'une manière trop superficielle. On retrouve les mêmes éléments que d'habitude avec les doutes sur la sexualité du personnage de Cécile De France et la difficulté de faire accepter son choix à sa famille pour celui d'Izïa Higelin tout ceci est, en plus, accentué par le fait que ça se passe dans les années 70 donc surement plus difficile à gérer que maintenant. En regardant le film, on est obligé de penser à "La vie d'Adèle" qui est quand même plus abouti et plus fort dans tous les domaines notamment au niveau de la mise en scène et des émotions. Ce n'est pas un mauvais film seulement ça s'adresse peut-être à un public féminin parce que je ne me suis jamais senti concerné ce qui fait que je n'ai pas accroché, mais je ne me suis pas ennuyé pour autant.
Ben en voila un chouette film sur cette époque des 70's....Même sans avoir vécu dans la période, j ai senti que le film sentais le vrai, l authentique... Faut dire que le duo De France/Higelin (cette dernière est bien plus intéressante et bien meilleure que dans "samba"...) fonctionne à merveille, les deux actrices sont formidables, vraiment et leur histoire est en plus passionnante! A savoir comment vivre son homosexualité à cette époque où les moeurs évoluaient mais à un rythme différent suivant son milieu social mais surtout suivant son environnement Rural ou urbain... Si en ville, l'émancipation de la femme commençait légèrement a se faire sentir, il n'en était pas de même à la campagne ou les gens étaient mal informés et voyaient l'homosexualité comme une maladie! La confrontation des deux points de vue à travers les deux amantes est passionnante de bout en bout :la lesbienne confirmée qui cache sa sexualité par peur de l'avis des gens et la citadine qui n en a que faire.... Mais, le problème: Elles sont à la campagne chez celle qui n ose pas faire son coming-out.... Franchira t'elle la pas???? En ayant vécu très longtemps à la campagne, j'ai pu me rendre compte que l'évolution des mentalités est très lente puisqu' aujourd'hui encore, on peut entendre des commentaires rétrogrades sur ce genre de sujet (homosexualité, racisme, terrorisme etc...) Une très belle histoire d amour magnifiquement interprétée et mise en scène (Bravo et merci à Catherine Corsini) où l'on ne s'ennuie pas une seconde! A voir.
Voici un joli film de fin d’été qui raconte l’amour impossible entre deux jeunes femmes à l’aube des années 70 : Delphine, la fille des champs et Carole, la fille des villes. Catherine Corsini signe un film militant et plutôt attachant porté par deux actrices épatantes et sans complexe. Si la première partie est peu poussive avec une reconstitution du Paris post-68 en mode téléfilm, le film gagne en intensité et en qualité dans la seconde partie, quand les deux femmes se retrouvent à la campagne dans la ferme de Carole, devant se cacher pour échapper au regard et à l’incompréhension de la mère (et des autochtones. Une jolie histoire d'amour qui mérite d’être vu surtout pour la performance des actrices, Cécile de France, Izïa Higelin, et Noémie Lvovsky.