Derniers Avis : Vincent n'a pas d'écailles - Page 2
Vincent n'a pas d'écailles
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alain D.
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0,5
Publiée le 14 décembre 2018
Je n'ai pas trouvé comment procéder pour mettre 0 étoiles alors je suis contraint d'en mettre 0.5 mais ce n'est pas 0 que mérite ce film - d'ailleurs peut-on encore parler de film ? - c'est carrément moins 5 ! et le plus scandaleux est de lire les critiques élogieuses des pros - ce qui prouve qu'on doit définitivement les bannir et que le fossé abyssal entre pros et public n'a pas fini de s'agrandir, heureusement, au final, c'est le public qui décide ! Fellini, Resnais, Audiard... doivent se retourner dans leur tombe. Car enfin, qu'a-t-on devant les yeux ? Un acteur qui a la charisme d'une huître, doublé d'un metteur en scène qui élève la paresse au rang de l'insupportable, qui n'a rien à dire et le démontre dans chaque plan. On se croit devant un film monté de bric et de broc par des ados qui, s'ennuyant comme des rats morts, auraient découvert un camescope au grenier et lu le mode d'emploi. Tout est mauvais, ultra-médiocre, soporiphique, je propose donc aux écoles de cinéma de conserver en archives cette chose que je ne peux décidément pas appelé un film eu égard au respect que je porte à ceux qui en font et de s'en servir pour illustrer une leçon sur : tout ce qu'il faut éviter pour faire un bon film !
Développer le cinéma de genre au delà des codes populaires est une tendance qui a de quoi séduire de plus en plus. Le film de super-héro a connu quelques tentatives en dehors des superproductions (Chronicles) et même en dehors des frontières américaines puisqu'on a le droit récemment à un italien avec Jeeg Robot et il y a quelques années maintenant ce film d'auteur français. Vincent un brave quidam lambda décuple sa force au contact de l'eau. Déjà ça arrive un peu comme ça par hasard on dirait, comme un cheveux sur la soupe, pourquoi pas? Les films ou on nous explique tout en long en large et en travers c'est bon quoi. Laisser nous rêver un peu. On a donc le premier super-héro (puisque la seule et principale action centrale du film est bel et bien héroïque) français qui plus est écolo (la force par l'eau comment peut-on faire plus beau?). Légèrement déstabilisant au début car on est loin d'être habitué à ce style pour découvrir ce type de profil. C'est assez intéressant finalement la façon toute simple de développer cette évolution du gars qui n'a rien d'un héros, très facilement identifiable voire trop. En tout cas on est clairement dans du film indépendant qui assume ses codes, prend son temps, enchaine les prises contemplatives sans dialogues... Et quand il y en a ils sont tellement basiques qu'il aurait été presque préférable de les enlever. C'est donc assez ennuyeux car le sujet est traité de façon trop linéaire même si on a bien compris l'idée, que c'est voulu de rendre tout accessible car profondément simple et humain. Mais c'est sûrement un peu trop donc a vraiment du mal à s'attacher à l'ensemble et d'y accorder l'importance qu'elle méritait. Dommage car finalement ça n'était pas une mauvaise idée loin de là.
Limite foutage de gueule ... scénario inconsistant, pas de dialogue, des acteurs qui jouent mal. On peut juste ranger ce film dans la catégorie des ovnis poétiques !!!!
J'aime ces personnages taiseux, ces regards parlants, la vitalité un brin fantasque qui prend par vague Vimala Pons. Je me suis laissé entrainer par le rythme lent de ce film de super-héros humain qui aborde les grandes scènes du genre avec sensibilité et humour : la double vie du héros dans et hors de l'eau, la découverte du pouvoir par sa petite amie Vimala ou le course poursuite avec la police. Vincent veut montrer sa force ? Il tord une pièce de 1 euro. Vimala souhaite assister à l'influence de l'eau sur son corps ? Il mime une transformation et se marre. Vincent n'a pas d'écailles est un film simple et tendre.
Ce film un epu disgressif surfe sur l'idée de l'anti-super héros. C'est plutôt bien trouvé et le rythme, lent et calme, cadre bien avec ce concept. Plusieurs thèmes sont véhiculés, tels le droit à la différence, l'entraide, l'abnégation, le travail, le tout est saupoudré d'humour sur fond d'amourette. Plaisant à visionner.
Un film français très intéressant. Un bon casting. Une bonne intrigue fantastique traité sous forme de comédie romantique. Un drame profond sur un homme qui a dû mal à accepter ses pouvoirs de surhomme.
Vincent n’a pas d’écailles est un métrage au concept gentillet : faire un film de super-héros avec le budget d’un drame intimiste moldave. Même si le résultat n’est pas totalement mauvais, de par la sympathie de l’entreprise et des acteurs, difficile d’être enthousiaste devant le film, bien brinquebalant. Il faut dire qu’il y a eu des partis pris franchement hasardeux. Presque pas de dialogues, dialogues souvent anodins et parfois ridicules (lorsque le héros annonce à sa copine ses pouvoirs, c’est d’une invraisemblable nullité), pas de musique, le rythme est soporifique. Ok, je n’attendais pas un Marvel, mais on pouvait légitimement espérer un peu de punch. On finit par croire que le héros hors de l’eau a l’énergie d’un paresseux bourré d’arthrose. Le film dure 1 heure 15 et réussit l’exploit de nous paraître long. C’est vraiment dommage, car on se retrouve du coup face à un film peu plaisant à suivre, alors qu’il y avait de quoi apporter plus d’humour, de vivacité, de faire quelque chose de vraiment agréable à regarder, plutôt que de prendre cette direction auteurisante franchement pénible. Le casting repose essentiellement sur le duo Salvador-Pons. La seconde retiendra surtout l’attention pour une scène de nu, car pour tout dire elle est sous-utilisée. Elle intervient pour une histoire d’amour bien rapide et pas développée. Du coup elle est quasi-anecdotique, ayant juste le temps d’exposer ses charmes. Salvador n’est pas mauvais, il tient honorablement son rôle, maintenant ce n’est pas non plus un monstre d’acteur. Disons que son physique anodin colle bien à un super-héros anodin qui cherche à vivre d’amour et d’eau fraiche. A mon avis, cette correspondance exacte vient du fait que Salvador a écrit ce rôle en pensant à lui-même, et ce n’est pas plus mal. Pour la forme, il y a de bonnes choses. Le réalisateur a choisi un cadre d’action intéressant, et il y a de beaux paysages, un cadre naturel qui donne du charme et de la fraicheur à un métrage amateur par bien d’autres aspects. Salvador parvient cependant à offrir quelques belles séquences, particulièrement la scène d’amour avec Pons, courte mais bien faite. Il introduit aussi assez judicieusement les scènes où le héros montre sa force. Il ne faut pas s’attendre à du très lourd, mais c’est pas mal fait et pas mal amené non plus. Non, pour ma part le très gros défaut du film c’est d’être beaucoup trop mou et pas du tout développé alors qu’il y avait de quoi faire quelque chose. J’ai l’impression que le réalisateur n’a pas franchi le cap du long métrage, maitrisant du coup très mal la narration, et ne parvenant pas à épaissir son film. La romance, la relation du héros à ses pouvoirs sont juste des esquisses, les dialogues ne sont pas bons et bien trop rares. Je donne 2 car c’est réellement un film à très petit budget et parce qu’il y a aussi quelques qualités significatives sur la forme, mais enfin…
Vincent n'a pas d'écailles semble un film original et prometteur. Mais rapidement, on comprend qu'il ne se passera absolument rien et que le film est très ennuyeux jusqu'au bout. Il n'y a pas de dialogues, le personnage est vide, il n'a aucun charismatisme et aucune personnalité. Comment avoir pu faire un film si banal avec une si bonne idée ?
Film curieux et inégal mais intéressant. Le style de long métrage qui captive par sa spontanéité et son originalité. Cependant quelques scènes auraient été meilleures mieux scénarisées. Un bon moment de cinéma néanmoins. Prometteur
Même si la ligne claire du récit finit par tourner un peu à vide, ce premier film ne manque ni de poésie ni d’audace. Le contre-pied total proposé à la figure du super-héros, l’arrière-plan délicatement social du film, le choix d’une narration en creux, plus contemplative qu’immersive, l’humour décalé et le refus du verbe pour privilégier le langage du corps : autant de choix revigorants dans le paysage du cinéma français qui donnent au film sa valeur. On peut cependant regretter le jeu limité du cinéaste-comédien et une mise en scène trop sage. Mais ne boudons pas le plaisir de découvrir une voix à part et finalement assez gracieuse dans le jeune cinéma français.
Voilà un petit film français qui sort du lot ! Avec son minimum de dialogues et surtout son sujet farfelu (un jeune homme voit ses capacités physiques décupler au contact de l’eau !), il peut en étonner plus d’un mais aussi en faire fuir certains ! Ce n’est pas transcendant mais se laisse relativement bien suivre et les acteurs sont très bons, mention spéciale à Vimala Pons, ravissante au possible et rien que pour la caresse la plus longue du monde…
Si ce film était un exercice de style, "comique-héroïque-muet" il mériterait 5/5. On pourrait croire dans les premières minutes que l’on s’est trompé et que l’on est tombé sur un film "d’auteur", mais non, ce n’est même pas ça. Incroyable ! : Voici l’histoire du premier super-héros complètement ridicule, insipide et sans intéret, filmée par des amateurs (ou des débutants ?) sans aucune personalité.
Porté par la curiosité, aspiré par le néant j’ai regardé jusqu’au bout…
Tous les comédiens jouent un peu comme de "bons amateurs" (sauf Vilma Pons qui joue particulièrement mal), et bien sur, ça ne suffit pas.
L’idée est pauvre, le traitement de la situation est déjà vu spoiler: (c’est Hulk qui fuit continuellement, rattrapé sans cesse par son "super-problème"),
Mention spéciale à la looooonnnnngue poursuite avec les gendarmes, presque comique tant elle est calquée sur celles des petits feuilletons télé. … et toujours aucun dialogue à part quelques mots par-ci par-là…. souvent à peine audibles….
On s’ennuie, on s’ennuie …. et ce n’est pas peu dire.
Le réalisateur ne nous explique rien, Vincent n'explique rien à sa copine (c'est le même qui réalise et joue le rôle principal... il est donc fidèle à lui-même), et quand il se lance quand-même il arrive à faire deux phrases pour dire spoiler: "que c'est pareil que les autres, mais en mieux" ... remarque, ça suffit à sa moitié pour accepter tout ça, elle n'est pas compliquée comme fille.
Les 3 ou 4 trucages ne pèsent pas lourd, une bonne partie des séquences ne servent à rien, le cadrage d’école inspiré par les sujets de France 3 région n’arrangent rien. Et pourquoi cette absence de dialogue ?? Même si le budget était très petit (enfin, c’est ce que l’on imagine… sinon c’est un scandale d’avoir laissé faire ça)… même avec un budget très petit il aurait fallu garder le dialoguiste, ou essayer de le remplacer… plutôt que de supprimer les dialogues. L’absence totale de musique achève le film, qui au final est rythmé par les bruits ordinaires captés en direct, et là on craque.
Seul avantage du super pouvoir naze de ce pauvre Vincent : spoiler: Quand il sort de l’eau, il sèche à une vitesse incroyable, ses habits également, ce qui lui évite d’attraper un rhume à chaque baignade.
L’affiche est au niveau du reste : On sent que c’est la première de l’auteur, ça rend un peu tolérant mais ça n’excuse rien.
L’erreur des producteurs : Avoir confié tout le travail, de réalisation, jeu, éclairage, écriture, cadrage, montage, étalonnage … à des novices. Mais peut-être qu’eux aussi, en étaient à leur premier essai.
Une histoire étonnante dont le fil tombe à l'eau au bout d'un quart d'heure (pour être gentil). Le cinéaste joue aussi le rôle principal mais, n'ayant aucun charisme, il ne peut intéresser le spectateur à sa fuite, souvent grotesque, Les rares dialogues, eux, frisent le ridicule. Seule surnage Vimala Pons, dont on peine à comprendre nonobstant que son personnage puisse s'amouracher d'un héros aussi fade.
Ce film dure 1h18 mais paraît durer 10 heures : que c’est lent ! Un adolescent américain, fan des DC Comics et Marvel, serait horrifié par cette histoire, pourtant très sympathique et traitée à l’économie et avec poésie, d’un homme aux superpouvoirs qui vit dans la marginalité et la précarité. En revanche, on peut se vanter qu’en France, une personne puisse faire aboutir son projet cinématographique jusqu’à la distribution en salles puisque Thomas Salvador, dont c’est le premier long-métrage, tient ici, excusez du peu, les rôles de réalisateur, scénariste, responsable des effets spéciaux et acteur principal ! Le film a quelques atouts sur l’originalité et la naïveté de l’histoire et ses décors naturels des Gorges du Verdon mais de nombreuses faiblesses (dialogues, mise en scène, effets spéciaux répétitifs…). Dans le genre films fantastiques français à budget réduit, j’en viens à être nostalgique de films comme « Simple Mortel » (1991) ou Didier (1997). Quant au héros de « Vincent n’a pas d’écailles », n’est pas « L’homme de l’Atlantide » qui veut…
Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas vu un film aussi mauvais. Du faux cinéma d'auteur sans le moindre message, ni sujet de réflexion. Un scénario d'une platitude totale, porté par des comédiens absents. Mais, comme attitré par le vide, je n'ai pu m'empêcher d'aller jusqu'au bout, avec le secret espoir de découvrir une perle à la fin. Rien .... le néant total.