Derniers Avis : Vincent n'a pas d'écailles - Page 7
Vincent n'a pas d'écailles
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Un visiteur
5,0
Publiée le 24 février 2015
Vu ce week-end au mk2 Quai de Seine : super ambiance, une salle pleine et beaucoup de rires. Une bouffée d'air frais, de la poésie, de la magie, ça fait du bien dans la sinistrose ambiante :)
(;..) S’il a été annoncé lors de sa promotion (bande-annonce notamment) comme le premier film de « super-héros français », et bien qu’on y retrouve une réutilisation de tous les codes du genre, Vincent n’en est pas vraiment un. Son pouvoir et sa maîtrise parfaite de l’univers aquatique font de lui un mélange de Kevin Costner dans Waterworld (1995 de Kevin Reynolds), sans les branchies, et une sorte d’X-men. Cependant en observant sa vie quotidienne on se rend vite compte que Vincent n’a rien de cette catégorie de personnages. D’une part par son caractère discret et solitaire, d’autre part par les limites de son pouvoir (il perd sa force et son agilité dès que son corps redevient sec). Ainsi, comme le dit lui-même Thomas Salvador, à part devenir un super maître-nageur, les possibilités sont limitées. Les références aux films de super-héros restent alors présentes mais davantage comme clins d’œil et avec une forme de dérision. Un baiser façon Spiderman de Sam Raimi (2002) mais inversé (la jeune fille la tête à l’envers), ou encore une tenue de plongée en guise de costume. C’est à la fois dans ces détournements et sa sobriété que Vincent n’a pas d’écailles trouve un esprit comique burlesque et de situations à la manière de Buster Keaton, soutenu par un montage intelligemment étudié, comme lors d’une longue poursuite, ou lorsque Vincent, impassible, explique ses facultés à Lucie. (...
Dans son approche presque réaliste de ce sujet, Thomas Salvador a opté pour une absence totale d’effets numériques (cette fois en accord avec la promotion du film qui annonçait « un film 100% sans effets spéciaux »). Le réalisateur et son équipe ont eu recours à divers trucages à base de machineries et mécaniques pour montrer la puissance et la vitesse du personnage dans l’eau. Si on peut deviner l’utilisation de tremplins hors de l’eau pour plusieurs séquences, on reste bluffés, comme devant un tour de magie dont nous n’aurions pas les secrets, dès lors que notre héros apparaît dans différents courts d’eau (rivière, fleuve, mer…). Avec ce retour à un cinéma de trucages, filmé en pleine nature, Vincent n’a pas d’écailles impressionne. Presque davantage même que les grosses productions qui se « facilitent » le travail par l’utilisation d’effets numériques. C’est finalement plutôt son originalité et son traitement que son scénario, soyons honnête, assez mince, qui fait du film une surprise charmante.
L'intégralité de notre avis, sur Le Blog du Cinéma
Petite deception rapport aux critiques elogieuses...ça aurait sans doute pu faire un excellent moyen metrage. le scenario est artificiel au possible et s' etire en sequence paysageres un peu vaines ... dommage la promesse d'un film original me laisse un peu sur ma faim
Ah si seulement... les spidermen, supermen, et confrères pouvaient en prendre de la graine... parler moins et bouger plus. "Vincent n'a pas d'écailles" est une symphonie de gestes sur un mode majeur, un personnage selon mon cœur, héros parfait du cinéma tel que je le rêve parfois et qui n'apparaît que trop rarement: un cinéma qui a compris qu'un mouvement juste vaut mille explications oiseuses. Foncez, bougez vous aussi, allez voir le film!
On peut déjà saluer l’audace, l’originalité de ce premier long. "Vincent n’a pas d’écailles" fait à coup sûr partie de ce qu’Olivier Assayas appelle les films-laboratoires, ces petites pépites de l’art-et-essai qui à défaut de faire de l’art ont au moins choisi d’essayer : tenter des trucs, se frotter à une histoire neuve, ignorer les codes, voire même enfreindre quelques règles… Et pour être honnête, j’ai d’abord été intriguée par le film, puis franchement séduite. Et puis, et puis, irrésistiblement, je me suis lassée. Pas sûr, comme le suggèrent certains ici, que le manque de péripéties en soit la cause. Je pense au contraire que ce scénario en 4 actes (le gars étrange et mutique qui cultive son don en secret, qui rencontre une fille avec qui il a envie de le partager, spoiler: qui se risque à l’utiliser pour son sauver un ami en danger et qui doit finalement s’enfuir ) était tout à fait suffisant pour tenir la distance. Non, pour moi, c’est un problème de style. Ou plutôt d’absence de style. C’est bien de faire le choix d’un héros mutique (mis bout à bout, les dialogues doivent tenir sur une seule page), d’opter pour le zéro musique ou presque (hors une vague scène de fête et le " Fantastic Man" du générique de fin qui ponctue aussi la bande annonce, on a juste droit à quelques trilles de flûte), et de n’user crânement que d’une grammaire très simple - plans larges ou moyens pour l’essentiel, quelques panos pour emballer le tout - on pense un moment à Guiraudie (celui du "Roi de l’évasion" plutôt que de "L’inconnu du lac") et puis non, on se dit que décidément l’image est trop moche, les cadres vraiment trop molassons. Pas fastoche d’être devant et derrière la caméra, d’accord, mais on dirait que Thomas Salvador se repose sur son dispositif technique, le savant harnachement que lui a bricolé Rémi Canaple, roi des trucs et bouts d’ficelle, enfin du bon cable à l’ancienne (Vincent nage et surgit de l’eau comme jadis volait Superman). Il ne fait rien par exemple pour nous faire partager l’élément liquide, ces lacs et rivières où Vincent se baigne, comme un univers sensible, le lieu magique où il éprouve et fortifie son don. La caméra n’est ici qu’un outil d’enregistrement, une petite boite commode pour capter des situations qu’on espère assez fortes, étranges ou burlesques, c’est selon. Eh bien non, ça ne suffit pas, et la présence singulière de Thomas Salvador ou le talent de la délicieuse Vimala Pons n’y changent rien. En fait, je m’en rends compte, j’en veux beaucoup au réalisateur et à ses producteurs d’avoir porté jusque-là ce projet enthousiasmant et de s’être arrêtés en chemin. Pour l’emmener plus loin, il aurait fallu un peu d’inspiration dans la mise en scène, et un rien d’exigence, de doute, d’insatisfaction… Vincent n’a pas d’écailles et Thomas Salvador non plus. Juste peut-être un petit poil dans la main.
L’idée est originale, le ton parfait pour ce genre de comédie tranquille qui imagine un super-héros dont la puissance ne s’accorde qu’au milieu aquatique qu’il rencontre. La pluie tombée du ciel ou un lac, une rivière, une baignoire…. Une fois régénéré par l’eau, il peut tout faire, et même tomber amoureux. Il partage son secret que tout son entourage découvre petit à petit, et notamment les gendarmes qui tentent de comprendre le phénomène. Thomas Salvador qui joue aussi Vincent, filme avec une délicatesse rigolote, se jouant lui-même de ses propres artifices pour donner un ton sympathique qui personnellement m’a tenu pendant tout le film. Pour en savoir plus
Une pure merveille ! une pure Marvel aussi, comme le dit la pub. On passe un moment fabuleux, on se laisse porter au gré des vagues et de la fantaisie. Mise en scène admirable.
Vu hier. Un film qu'il ne faut pas rater, parce que c'est un film qui reste. Des paysages splendides du Verdon, une mise en scène toute en délicatesse, des acteurs inconnus mais qu'on va maintenant suivre... Et du burlesque ! Mes enfants ont adoré, ils ont pris le même plaisir qu'en voyant des films de Buster Keaton ou de Tati. Merci pour cette heure et demie magique !
ce film original et attachant est une sorte d'ovni dans le cinéma français. un peu fantastique et très poétique, on suit avec amusement les aventures d'un Vincent bien sympathique.
Pas Mal du tout, le traitement du personnage surhumain aux forces décuplés, est vraiment intéressant cela change des Héros en collant type Marvel, l'acteur est vraiment bon sont jeu est subtil et intriguant. La mise en scène est vraiment sublime et les "effet spéciaux" rudimentaire semble finalement beaucoup plus authentique que la débauche d'effet numérique des superproductions américaines. Enfin j'aime beaucoup les film aux dialogues minimaliste,s il faut savoir faire place au silence mais pour le coup j'ai parfois eu envie de frapper Vincent et lui dire "Mais parle enfin !", du coup je me suis par moments ennuyé, cela manque de ressorts scénaristiques, cependant comme le film n'est pas très long je me suis dit à la fin que finalement j'en aurais bien vue plus. Au final même si le film n'est pas parfais, c'est un film que je conseil vivement de voir car il offre une vision en total contre courant de ce que l'on a l'habitude de voir .
Ce film est une perte de temps, pas de dialogue, pas d'histoire, pas de script... En court métrage il aurait fonctionné mais 1h20 de rien ( 2h ressenti) c'est long... trop long... Les 5 premières minutes sont aussi captivantes que les 75 autres pour ceux qui souhaite quand même le voir par curiosité. Mais un conseil, n'y aller pas, la vie est courte !