Je suis ravie que R. Zemeckis ait pu faire ce film basé sur une histoire vraie. C'est un film de très grande qualité, comme toujours avec ce réalisateur. C'est fabuleux ce que ce funambule a fait en 1974 entre les deux tours. Quelle folie, quel exploit, quel suspens, quel courage etc... Les effets spéciaux du film sont sensationnels. Ca c'est du bon cinéma !
obert Zemeckis est un cinéaste qui a bercé l’enfance de toute une génération et qui continue encore à travers des films intemporels devenus cultes. Il a même parfois construit et alimenté des passions, posant les bases de la cinéphilie chez certains comme beaucoup de ses confrères dans les années 80. Se spécialisant dans un cinéma populaire de qualité, ils touchèrent beaucoup de monde au cœur, une chose importante pour Zemeckis qui décida de faire de la passion le centre de sa filmographie. Ces personnages sont souvent des passionnés en quête d’aventures et qui aspirent à des choses exceptionnelles dans des œuvres où la barrière entre le rêve et la réalité se brouille, où l’impossible devient possible. L’histoire de Philippe Petit est donc du pain bénit pour lui, étant totalement dans la thématique qu’il véhicule depuis des années, lui permettant, après l’intense drame Flight, de revenir à un cinéma plus personnel. De prime abord ce qui va perturber c’est le ton choisi pour retranscrire cette histoire. Celui-ci est d’un burlesque assumé qui parait assez étrange et qui demande un certain temps pour s’y acclimater, ce qui pourrait avoir raison d’une partie des spectateurs. Il faut pourtant reconnaître que c’est un partie pris audacieux et assez rafraîchissant qui permet d’éviter les écueils classiques du biopic académique et pompeux. Mais ce ton sera finalement transmis en majeur partie par le travail des acteurs, livrant volontairement des prestations très théâtrales et parfois exagérées. Dans cet exercice, c’est Joseph Gordon-Levitt qui s’en sort le mieux, le film lui porte toute son attention et il en profite pour véritablement irradier l’écran. Il arrive à toujours être dans l’exagération, pour refléter l’excentricité de son personnage, sans pour autant perdre la justesse et la nuance grâce à son jeu intense dont l’énergie et la jovialité sont contagieuses. Par contre on ne peut pas en dire autant pour le reste du casting qui reste globalement impeccable mais aussi effacé face à l’acteur. Charlotte Le Bon en fait malheureusement les frais à cause de la sous-exploitation de son personnage tout comme pour Ben Kingsley malgré un jeu cabotin assez drôle. Mais le problème ne viendra pas des acteurs, tous très bon ici, mais de l’approche choisie par le récit. Zemeckis n’est pas intéressé par la psychologie des personnages ni même de leurs relations, ce qui fait que ceux-ci sont bien trop survolés et que l’on peine à s’attacher à eux. Il porte un regard américain sur son film, et ne s’intéresse pas à la même chose que nous français. Ce qui l’intéresse c’est de rendre un hommage au Twin Towers à travers cet exploit et non pas de s’intéresser à ceux qui ont fait cet exploit. Et malgré toute la première partie qui s’intéresse à la jeunesse de Philippe Petit et à la poursuite de sa passion, on reste in fine face à une œuvre un peu désincarnée qui s’intéresse plus à l’âme de deux bâtiments qu’à l’âme humaine. On peut donc être relativement déçu par cette approche même si, lors de la conclusion, elle trouve un sens assez joli et touchant mais c’est insuffisant surtout que l’on insiste bien sur l’importance de la relation qu’entretient Petit avec sa petite amie sans jamais nous la montrer. On s’en désintéresse donc assez vite et celle-ci n’a pas l’impact émotionnel qu’elle devrait. Pour maintenir l’attention du spectateur, Zemeckis à choisi l’angle du suspense et a structuré l’ensemble comme un film de casse, ce qui est l’idée brillante de l’œuvre. Même si on peut après coup se questionner sur la pertinence de ce point de vue, étant donné que l’on sait comment cette histoire se termine, mais dans le moment la tension des scènes lors de la préparation avant la traversé est palpable et offre une ou deux sueurs froides. De plus cette gestion du suspense offre de très bon enjeux et un rythme impeccable. On se retrouve aussi face à quelques problèmes d’écriture comme la narration qui joue la facilité en brisant le quatrième mur ou encore lorsque le film prend un faux départ lorsqu’il ne fait pas un mais deux bonds dans le passé de Petit. Mais plus important que le reste, c’est sur sa réalisation que le film ne doit pas décevoir, étant donné que toute la promo s’est essentiellement concentré sur l’aspect vertigineux de la traversé de Petit. De ce côté, c’est techniquement assez impressionnant on ne distingue que très rarement les fonds verts ou les trucages numériques et la gestion de la 3D est admirable, jouant habilement sur les effets de profondeurs offrant souvent de belles sensations de vertiges. C’est un procédé douteux et souvent mal employé mais il faut reconnaître qu’ici il rajoute une grosse plus-value à l’ensemble. Surtout qu’elle est au service d’une mise en scène prodigieuse de Robert Zemeckis, qui n’a pas peur des mouvements de caméras ambitieux à l’image de travellings aériens maîtrisés et impeccables. Toute la séquence finale, de la mise en place du câble jusqu’à la fin de la traversé, est un bijou de mise en scène. Le début n’est aussi pas en reste avec des transitions habiles entre les différentes étapes de la vie de Petit ainsi qu’une séquence en noir et blanc du plus bel effet. Le tout étant englobé par une photographie soignée et une sélection musicale sympathique même si, sur les compositions originales, on a connu Alan Silvestri plus inspiré et marquant. En conclusion The Walk est un bon film mais qui fait parfois des choix étranges et qui ne parlent pas vraiment à nous français. Cette histoire est avant tout la nôtre et il est un peu dommage de voir qu’elle est totalement réappropriée à la sauce américaine même si c’est pour faire un constat touchant sur l’insouciance et la poursuite des rêves à travers nos passions. Cependant on est aussi face à une œuvre qui sait faire des choix intelligents, préférant le côté fun et décomplexé d’un film de casse entre potes à l’approche académique débordant de pathos des biopics faisant souvent office de vent de fraîcheur et arrivant à être drôle. Surtout que la mise en scène exaltante vaut le coup d’œil et l’énergie de l’acteur principal est vraiment contagieuse, il nous embarque dans ce joyeux délire et nous fait indéniablement passer un bon moment.
Film de qualité, je conseille de le voir en VO. les acteurs sont très bon et le film nous tient en haleine. Quelques faiblesses tout de même sur les dialogues... A voir !
Il y avait déjà le documentaire réalisé en 2008 par James Marsh mais comme si ça ne suffisait pas, Robert Zemeckis entreprend de mettre en scène l'exploit de Philippe Petit, le funambule qui a traversé la distance séparant les deux tours jumelles du World Trade Center sur un câble d'acier en 1974. Avec Zemeckis, on était en droit de s'attendre à de la maestria, à du vertige. Et le réalisateur nous en livre avec ce beau moment de bravoure (et de folie) où Petit effectue son exploit. Mais cette scène n'arrive met du temps à arriver et entre temps, il faudra être patient. Si tout ce qui concerne la préparation de cet exploit est assez haletant et passionnant, il faut bien avouer qu'il n'y a pas grand-chose d'autre à se mettre sous la dent dans le film. Malgré son implication dans le rôle, Joseph Gordon-Levitt n'est pas crédible une seconde en funambule français et les scènes décrivant ses exploits de jeunesse en France sont assez kitschs, à peine sauvées par une prestation assez touchante de Ben Kingsley. La vision de la France et de Philippe Petit qu'a Zemeckis est assez désuète et il semble mal à l'aise pendant un moment jusqu'à ce que sa caméra virevoltante prenne le dessus. Si c'est spectaculaire et bien reconstitué, il est dommage que ce soit au détriment d'un personnage trop caricatural et d'une absence de poésie dans l'ensemble. Reste un hommage émouvant et pas trop lourdingue aux tours jumelles, fait à travers l'exploit de Philippe Petit.
Film de Robert Zemeckis avec le célèbre Joseph Gordon-Levitt, Ben Kingsley, Charlotte Le Bon, … Ce film est un biopic ( pour ceux qui ne connaîtrait pas encore la définition de ce terme : Biography Picture soit film biographique ), racontant l’histoire d’un français. Et oui la France est représenté jusqu’à Hollywood. Enfin pour des faits majeurs, en effet le film nous raconte l’histoire de Philippe Petit, un célèbre funambule, qui, en 1974, posa un câble entre les deux tours du World Trade Center et ainsi passé d’une tour à l’autre aisément ( … pour lui ).
Le choix de Joseph Gordon-Levitt est bon j’ai trouvé, en regardant des images d’archives sur internet vous verrez que l’acteur et Petit ont des airs de ressemblances au moment des faits, mais l’acteur parle assez bien la langue de Shakespeare, ce qui est bien pour incarner un personnage français. Je tiens à souligner le fait que le film existe en version IMAX et 3D, je suis allé le voir en 3D pour deux raisons simples : la première étant que le réalisateur a conçu son film pour le 3D j’ai donc voulu lui rendre hommage mais aussi pour vivre les sensations du vide comme le funambule. Je ne vais pas vous raconter plus que ça l’histoire car ce serai vous spoiler, je vous conseille juste d’aller voir ce film dans les salles obscures, en effet cette histoire est très poignante pour l’histoire de Mr Petit mais surtout très émouvante car elle rend hommage aux deux tours du World Trade Center.
Un film spectaculaire. les décors sont parfaitement realiser. l'histoire nous remplis d'emotion du debut a la fin. et surtout l'acteur Joseph Gordon-Levitt joue son role parfaitement. il m'impressione. pour moi il fait partie des meilleurs acteur de ses dernieres année.
Pendant plus d'une heure, il est difficile de reconnaître Robert Zemeckis derrière The Walk, où les rêves et prouesses de Philippe Petit s'imposent à nous dans un conte burlesque déséquilibré. Dès la première image saute à nos yeux le défaut majeur du film, sa narration : Joseph Gordon-Levitt, perruque et lentilles rutilantes, s'adresse à nous au sommet de la Statue de la Liberté, commentateur de sa propre aventure, anesthésiant de son pouvoir cinématographique. Dommage de voir Zemeckis marcher sur ce câble de la facilité, tout comme l'évidence bien américaine de s'accaparer l'ADN du cinéma de Jeunet puisque le protagoniste principal est francophone. Les enjeux de celui-ci sont fantômes, peinant à nous donner des ailes, bousculé par le zéphir parfois caricatural de la musique d'Alan Silvestri. Le réalisateur nous perd rapidement... jusqu'à ce que son véritable personnage principal fasse son entrée : le World Trade Center, adrénaline du rêve, symbole de la mélancolie, un espace purement cinégénique où se déchaîne enfin les tripes et la poésie du cadre de Zemeckis, et le moteur de son récit par la même occasion. D'une naïve extravagance, The Walk n'est pas l'expérience que l'on pourrait attendre, mais en son cœur se cache une poignante lueur de nostalgie que les tours jumelles reflètent dans la nuit avec fierté.
"The Walk" s'ajoute à la longue liste des biopics que le cinéma compte à son actif... Si ce tout dernier né choisit un équilibriste pas si connu dans nos mémoires, son exploit unique et spectaculaire par le symbole architectural auquel il renvoie, est pour le moins original, saisissant et vertigineux dans tous les sens du terme ! Un double hommage à l'artiste et à son délire dans les airs, mais aussi à l'homme bâtisseur et à ce qu'il a pu créer en tant que prouesse technologique dont ces Twin Towers, tours mythiques disparues, en sont le reflet. Mais en réalité, à travers l'histoire de ce funambule, on a presque envie de ne se pencher que sur la performance ultime de Philippe Petit lui-même, à NewYork précisément, qui à elle seule vaut le détour... En effet, la première partie du film suit une narration classique et assez gentillette, dont le héros commente lui-même ses étapes du haut de la flamme de la statue de la liberté ! Cet aspect redondant a un côté kitsch qui va avec l'esprit un peu clownesque du funambule et de sa bande de copains tous plutôt farfelus. On les suit tous sur un ton léger, sans vraiment les prendre au sérieux avec même un sentiment de ne pas trop croire à ce projet jusqu'à la traversée des Tours de Notre Dame de Paris, déjà autrement plus saisissant et révélateur... Ensuite, l'enjeu est véritablement de taille avec la réelle préparation de l'événement phare que l'on attend de pieds ferme ! C'est dès ce moment que tout prend forme, la matière et la rudesse des gratte-ciel, l'aspect technique et le danger déjà ressenti... Et là, enfin on se sent tout petits et fragiles, happés par l'immensité de ce que l'on aperçoit... Difficile de décrire les sentiments ressentis quand le vide sur NewYork est là sous nos yeux, encorde plus pour celui qui a le vertige comme moi ! On passe par tous les états comme jamais je n'aurais pensé le faire face à un simple écran de cinéma ! Peur, fébrilité, moiteur, nervosité, angoisse, nausée à la vue du gouffre de 417 mètres de haut, telles deux montagnes de béton si présentes et palpables, alors que depuis 14 ans elles n'existent pourtant plus du tout et ce, depuis ce fameux 11 septembre, journée noire de l'histoire de l'Homme ! Cette traversée semble alors interminable et devient difficilement supportable plus elle dure dans le temps, et le pourquoi de ce projet si vital nous taraude à chaque instant ... Chaque geste, chaque position que prend Philippe Petit, devient fascination mais aussi torture mentale pour le spectateur qui ne sait lui comment se placer face à ce qu'il a sous ses yeux ! On s'accroche à son fauteuil, on en sert les accoudoirs de peur de tomber et d'être précipité dans le vide avec lui, bien qu'on en connaisse évidemment l'issue ! C'est donc fou comme la façon de filmer cette traversée unique avec des images de synthèse si bluffantes, peut faire comme effet inattendu et ravageur pour notre petit cœur qui ne demande qu'à se décrocher à chaque instant ! Qu'il est doux et rassurant ensuite de fouler un sol bien plat et solide de ses deux pieds ou même de grimper un simple escalier droit dans ses bottes ! Pour ce faire, le cinéaste a misé sur Joseph Gordon-Levitt, plutôt crédible, un acteur bien dans le moule du personnage tel qu'on nous le décrit, insouciant, immature mais déterminé et prêt à tout pour réaliser ses rêves jusqu'au bout de son fil... Une montée d'adrénaline incroyable que nous réserve Robert Zemeckis, dont rien que cet exploit insensé vaut à elle seule tout l'intérêt du film...
Si l’anecdote de The Walk est impressionnante, elle a simplement du mal à trouver à l’écran une réelle dramaturgie qui peut captiver le spectateur pendant près de 2 heures. Heureusement, Cette déception sur le plan du scénario est compensée par une mise en scène impressionnante et une technique 3D à couper le souffle.
The Walk vous donnera donc le tournis visuel sans pour autant vous transcender d’un point de vue scénaristique.
J'ai tremblé pour lui sur mon siège... Quel film !!! Même si le côté narration tout au long du film ne me plait guère... Il faut avouer que ce funambule est incroyable.... Et la 3D est pour ce film un délice... Bref, un petit chef d'œuvre...
Epoustouflant. J ai vécu a fond le vertige avec le 3D. Sensation forte et admiration des effets spéciaux. L intention de croire en ses capacités est bien expliquée et il y a de tres belles émotions exprimées et à ressentir avec de l authenticité.
"La vie ne tient qu'à un fil." Sans doute le jeu de mot qu'on a envie de déballer quand on sort de The Walk, biopic étonnamment léger, armé d'une force pleine de fougue, et se couvrant sous l'apparat d'une fable, d'un hymne à la persévérance et, parfois même, à la folie qui, selon Zemeckis, permet d'être sensé... C'est donc dans un New York des seventies que Philippe Petit, funambule cynique et railleur, "tend son fil" dans la quête de la vie. Il la choie, l'adore, la remercie, et se précipite vers les tours jumelles du World Trade Center comme vers une maîtresse, une inspiration d'une grande profondeur artistique. En effet, on parle ici "d'art d'être en suspens"; il est vrai que le geste, la tension, la vie qui perd de sa solidité effraie et, en un sens, excite. Cependant, c'est peut-être la souplesse du corps que Joseph Gordon-Levitt ne transmet pas entièrement: la 3D (fantastique) nous fait trembler, on s'agrippe au fauteuil, on adore la séquence finale; mais on ressent l'angoisse du fil et pas la magnificence du geste. Détail, seulement... Ce qui marque aussi, c'est la singularité du rythme, le scénario est léger, facile, sans être suffisant; ses personnages sont agréables, et aucun pathétisme ne déteint sur leur humeur fraîche. Et l'idée phare du film, c'est le doute humain. Philippe veut, mais il ne sait pas s'il pourra. Il confronte sa volonté à lui-même. Dans ce sens, le film est surprenant, dans la mesure où sa simplicité implique une certaine philosophie, sans être lourdaude. Un divertissement intelligent et détendu, ça fait du bien! On aime The Walk pour sa franchise, les frissons qu'il nous procure, sa facilité pétillante, seulement, un nuage vient contrarier la marche de Gordon-Levitt: la substance. Si de très réussis panoramas affinent la mise en scène, on cherche sans le savoir la pâte, ce qui fait que c'est de Zemeckis. Distrayant, oui, comme Retour vers le Futur, mais l'élan artistique, la maîtrise du récit semblent absents. Ce qui donne à certaines scènes des allures de discussions insignifiantes. Sentiment heureusement vite oublié car la troupe du funambule reprend aussitôt sa course, et nous enlève avec lumière. The Walk, donc, est entre deux genres: le biopic intrinsèque et le thriller palpitant. Ce curieux mélange nous aborde tout de même avec une insouciance depuis longtemps perdue de vue. Saisissant, et littéralement à couper le souffle!
Après le drame "Flight" (2013) le réalisateur raconte l'aventure extraodinaire d'un homme ordinaire et d'un artiste hors norme. Si Philippe Petit est bien le héros du film et de son aventure on ne peut occulter que le film est aussi un hommage fort aux deux tours du World Trade Center. Par contre, on ressent pas assez l'émotion d'un tel exploit, le personnage de Petit frôlant par ailleurs une certaine antipathie due à son narcissisme. Bon on sourit sur quelques passages maladroits et/ou ridicules et il manque un peu de poésie. Un bon moment cinéma à défaut d'être exceptionnel.
Le scénario de base est difficile à exploiter et déjà en cela le film est intéressant car en 2 heures on ne s'ennuie pas. Malgré tout cela reste un film moyen dans le sens où parfois on frôle le ridicule à cause des accents en français et que rien nous transporte rellement pour en faire un grand film.