R. Zemeckis est un réal important et chacun de ses projets est l'occasion pour lui se lancer dans l'expérimentation et le défi. Quoi de plus normal que de s'intéresser à P. Petit et son improbable exploit (également relaté dans l'excellent documentaire de J. Marsh "Le funambule". Les 2 projets étant inspirés du même livre, on retrouve de nombreux éléments communs dans les 2 films, Zemeckis ayant forcément vu le film de Marsh). SI le début du film peut désarçonner avec son français déclamé avec un gros accent et un côté théâtral surprenant, on est vite happé par cette envie folle de l'artiste de réaliser son rêve. Zemeckis emballe le tout avec rythme, le biopic se teintant de de récit en forme de films de braquage et les acteurs s'en donnent à coeur joie. Les effets spéciaux sont évidents (les Tours se sont écroulées depuis, il était impossible de mettre un acteur aussi haut pour des raisons de sécurité également en dépit du fait que J. Gordon-Levitt subira une formation express avec Petit) mais il y a d'abord et avant tout l'art de Zemeckis qui signe une mise en scène accomplie, soignant son découpage et utilisant les différents outils au service de sa narration et du rendu du vertige. Une vraie poésie se dégage de certains plans, on en sort le coeur serré, en ayant le sentiment d'avoir assisté à un vrai spectacle. Un vrai beau film signé par un des plus grands artisans du cinéma hollywoodien. Magnifique ! D'autres critiques sur
L'exploit est incroyable, le film l'est beaucoup moins. À vrai dire je l'ai trouvé même très mauvais. Déjà parce que dans sa manière de le traiter tout donne l'impression d'être bidon, de la perruque de Joseph Gordon Levitt, à la préparation de son coup et même dans le traitement du personnage rien ne fait vrai. Quand je parle du traitement du personnage ce qui m'a interpellé c'est que l'on a tout le film l'impression de voir un fou dangereux candidat au suicide, si le funambule en question était effectivement sûrement un peu fou cela fait trop à l'écran. La mise en place de l'histoire est trop longue et la préparation du coup traitée comme celle d'un braquage (qui pour le coup est une bonne idée) est ratée. Reste la traversée sur le fil, certes impressionnante mais qui a tellement était faite pour être mise en valeur par la 3D que quand on voit le film comme moi en 2D il n'a quasiment plus aucun intérêt. Si ce film marchait sur un fil il se serait vite cassé la gueule.
Un biopic intéressant durant lequel par moment on arrive vraiment à avoir le vertige et ça, c'est déjà génial. Après les dialogues et certaines scènes sont un peu superflus mais sinon on passe 2 heures plutôt agréable grace a une mise en scène efficace et un duo d'acteurs au top.
Dans les mains de R.Zemeckis, le défi du funambule P.Petit de traverser les deux tours du World Trade Center sur un fil, prend la forme d’un conte, soit l’art de s’inspirer d’un fait réel en y apportant une touche de fantastique. Son choix peut surprendre car son personnage principal est loin de ressembler à un personnage de conte: obstiné, rageur, mais loufoque et fantasque, le personnage P.Petit oublie trop souvent de souligner son côté libre-anarchiste, les mimiques de J.Gordon-Levitt, pourtant inspiré, force souvent le trait clownesque de cette histoire. Du coup, « The Walk » apparaît bien trop gentillet et propret pour convaincre par son scénario très sélectif sur une vie réelle bien plus remplie et plus rebelle. Mais comme R.Zemeckis est un conteur-né, narrateur et technicien surdoué au CV très honorable, on ne peut pas lui reprocher ce choix tant il l’assume complètement de bout en bout, l’ensemble est d’une totale cohérence et n’a d’autre ambition de faire rêver (« Rêver plus haut", comme l’indique le sous-titre français). Et puis arrive la scène finale tant attendue, tendue comme le fil, vertigineusement très efficace, diablement nerveuse et très impressionnante. Waouhh !!! « The Walk » édulcore peut-être son propos cousu de fil blanc, mais est suffisant chargé en adrénaline pour constamment rester sur le fil du rasoir.
The Walk ne peut nous empêcher de penser aux années 90. A cause de son style narratif et de la manière dont il présente les éléments, Robert Zemeckis captive autour de l'exploit surhumain de franchir, sans protection, à l'aide d'un fil, les 2 toits du World Trade Center. Zemeckis est bon dans ce qu'il veut raconter (il est probablement moins prolifique que dans les années 80-90 mais ne boudons pas notre plaisir) et le prouve une nouvelle fois avec The Walk autour de Gordon-Lewitt et de la frenchie Charlotte le Bon (sympathique et loins d'être agaçante). Mes conditions de visionnage n'ont pas permis de regarder cette oeuvre en 3D; néanmoins, les 30 dernières minutes sont glaçantes tant le réalisateur et la photographie joue avec la profondeur et la sensation de vide qui s'en dégage. On frissonne à chaque passage même si on connait évidement la fin (joyeuse) qui en découle de cette oeuvre surréaliste et pourtant si réelle. Au delà de ce moment et de l'utilisation (parfois abusive) des flashbacks, The Walk se révèle être une oeuvre classique, oubliable mais qui procure de (très) bons moments cinématographiques sans l'ombre d'un ennui. Une petite réussite !
Un biopic réalisé par Robert Zemeckis sur Philippe Petit était un paris risqué mais réussi par ce réalisateur. L'ensemble est très convaincant malgré deux défauts importants : l'inégalité dans le jeu des acteurs même si Joseph Gordon-Levitt est parfait dans le rôle de l'équilibriste et surtout une voix off beaucoup trop présente qui ralentit le rythme du film.
Le film est un très bon divertissement à voir au cinéma car on reste perché pendant 30 minutes avec l'équilibriste et c'est très impressionnant. Ce qui manquerait également la fougue de Robert Zemeckis qui à l'époque lui était personnel. Même si nous n"allons pas rêver plus haut mais le paris est réussi
Pour admirateur de l'exploit de Philippe Petit que je sois, je n'avais pas vraiment envie de passer deux heures à en regarder son élaboration. Cependant, j'avais lu le roman de Colum McCann ''Et que le vaste monde poursuive sa folle course'' qui se sert de cet événement comme point focal de son intrigue. J'étais donc finalement curieux de voir comment ce tour de force s'était réellement déroulé. Et puis Robert Zemeckis est un grand réalisateur et je suis également un grand fan de Joseph Gordon-Levitt. C'est donc avec des sentiments mitigés que je me suis mis devant le film, loin d'être donc conquis d'avance. Le film sorte de semi-biopic relate l'ensemble des faits et l'événement lui-même avec beaucoup de décontraction et un rien de dérision qui rend ces deux heures hautement digestibles pour ne pas dire passionnantes. Les personnages comme les péripéties qui ont accouché de cette folie portent en eux un potentiel comique qui libère le film de la tentation de trop se prendre au sérieux, lui conférant une légèreté qui n'est pas sans évoquer Petit marchant sur son fil d'acier. Joseph Gordon-Levitt offre comme d'habitude une prestation très aboutie et nous montre que ses études de français n'ont pas été une perte de temps, surtout si on le compare au français de l'acteur James Badge Dale dont les dialogues sont assez incompréhensibles même en tendant l'oreille ! Le récit d'une aventure aux péripéties aussi nombreuses que parfois hilarantes qui s'avère passionnant et qui fait passer ces deux heures comme si de rien n'était. Un film à voir sans hésitation.
un biopic fidèle et esthétisant du funambule Philippe Petit, célèbre pour avoir traversé sur un fil les Twin Towers de New-York. La 3D apporte une belle profondeur au défi et ajoute au vertige de l'exploit. Agréable à voir.
Vertigineux! J'en ai encore les mains moites par la sensation terrifiante de vide ressentie à observer Joseph Gordon Levitt en équilibre sur ce bout de cable à cette hauteur hors norme! Robert Zemeckis fait encore très fort, toujours en se concentrant sur des sujets originaux et surtout avec cette mise en scène toujours aussi spectaculaire. Le début est assez classique et un peu pompeux dans la grande lignée des biopics mais on succombe assez rapidement au truculent Ben Kingsley et la folie de Jospeh Gordon Levitt dans un enchainement de scènes pleines d'humour et accompagnés d'une excellente BO. Il faut attendre sa 1ière traversée de funambule sur Notre Dame de Paris et l'idée des Tours Jumelles pour se rendre compte de l'ampleur que va prendre le film. On change alors radicalement de genre pour se retrouver quasi dans un film de gangster préparant un braquage de banque. Le suspens est grandissant jusqu'à cette apogée où ce véritable cinglé s'élance sur le fil et où la musique d'Alan Silvestri vient sublimer toute la beauté et la poésie de ce moment d'exception...
"The Walk" est le récit à la fois drôle, très documenté et époustouflant d'un pari complètement fou. Derrière son aspect conte plutôt approprié, le film jouit d'un scénario brassant de nombreuses thématiques avec maîtrise. En effet, on peut tout aussi bien évoquer la transmission à travers Papa Rudy et le cirque, la volonté et le courage de Petit, l'esprit d'équipe avec toute la bande dans les bons spoiler: (le final au bar, l'excitation première face au défi) et les mauvais moments spoiler: (les doutes quelques minutes avant, Petit trop obsessionnel, un plan bancal au début) , et l'amour d'une femme prête à tout mettre de côté pour permettre à son amoureux d'aller au bout de son rêve. Le tout se déroule dans des décors que l'on pourrait qualifier de kitchs et utilisant les clichés parisiens et new-yorkais, mais quoi de mieux que cette pointe de nostalgie pour retranscrire l'année 1974!!! Après un démarrage très intéressant sur l'apprentissage et la préparation, le film cale un petit peu en fin de première moitié, la faute à quelques lourdeurs narratives dues aux apartés pas toujours bien insérés et parfois trop nombreux sur un laps de temps très courts. Toutefois, la seconde partie remet le film sur d'excellents rails dans ce qui constitue une dernière heure hallucinante, entre humour, tension, émotion, peur et émerveillement. La réalisation de Robert Zemeckis est absolument vertigineuse et immersive, et bien que l'on sache la fin, on reste accrochés au spectacle offert et à un déroulé riche en rebondissements spoiler: (problèmes de câbles, météo, les flics, Petit qui y retourne, le pied qui saigne de plus en plus, les surveillants des tours, la flèche qui n'arrive pas au bon endroit, les doutes) pour une conclusion qui résonne encore plus fort avec les événements du 11 septembre. Côté casting, le choix de Joseph Gordon-Levitt pour jouer un français est étrange mais fonctionne, le talent de l'acteur effaçant les bizarreries des accents. Le reste de la distribution est très convaincant, et je retiendrais tout particulièrement la prestation pétillante de Charlotte Le Bon. Au final, "The Walk", malgré un creux à mi-parcours, est une franche réussite, très bien interprétée, parfaitement réalisée, divertissante dans un premier temps et bluffante dans sa dernière demi-heure.
Le film arrive à installer une énorme tension quand bien même nous connaissons le résultat final. Si au début les monologues du héros dérangent, on s'y habitue. Cette histoire du WTC est d'autant plus belle qu'elle restera malheureusement à jamais unique.
Considéré comme un des grands flops du box office en France, The Walk a au moins l'honneur d'avoir été encensé par la critique. Très réticent à voir Joseph Gordon-Lewitt endosser de nouveau un role principal après des films sans queue ni tete, dans The Walk il prouve enfin qu'il a la carrure pour avoir des roles principaux. Si évident le sujet n'est pas super tapageur, ce film tient plutot bien la route que ce soit dans la mise en scène ou dans l'aventure terriblement frissonnante de M. Petit.
Robert Zemeckis revient sur la vie de Philippe Petit, funambule célèbre pour avoir marché sur un câble entre les tours du World Trade Center en 1974. Le film évoque la jeunesse de l'artiste, puis la préparation et la réalisation de son fameux "coup", à la manière d'un film de casse. Au départ, on se révèle assez agacé par Joseph Gordon-Levitt, qui parle anglais avec un fort accent français, et passe de temps à autre dans la langue de Molière avec un manque de naturel. Mais l'irritation est de courte durée, l'acteur parvenant à donner beaucoup de sympathie et d'intérêt à un personnage pourtant mégalomane et compulsif. A côté, la mise en scène de Zemeckis n'est pas en reste, avec pas mal de jolis plans (surtout la marche finale qui est un beau moment de cinéma), des effets numériques de très bonne qualité pour intégrer le WTC dans le paysage, et surtout une imagerie très immersive. En effet, même en connaissant l'issue historique, nos mains deviennent vite moites en voyant la vie du funambule ne tenir qu'à un fil ! Enfin, le réalisateur signe essentiellement un bel hommage au WTC et à la ville de New York, avec notamment un plan final émouvant. Un beau film, qui n'a pas mérité son cuisant échec au box office.
L'histoire de ce petit française qui fait le paris fou de faire le funambule entre les deux tours, en toute illégalité, est géniale. Je connaissais cet histoire mais je n'imaginais pas que que son organisation avais été si compliqué. Forcément le funambulisme offre quelques séquences très esthétique, mais je trouve dommage le récit en voix off qui est assez pompeux. D'ailleurs il ne s'agit pas vraiment d'une voix off, car il apparait de temps a autres au sommet de la statue de la liberté, ce qui est franchement dommage puisque ce plan fait vraiment image de synthèse ce qui ne rend pas justice au reste du film.
Du grand, beau et noble cinéma, toute la patte de Zemeckis. En dehors du look improbable de JGL, j'ai été captivé par cette aventure humaine qui tient à donner vie à un rêve. Chapeau l'artiste.