Oublions le titre francais qui rappelle trop l'effroyable film de David Elliot de 2005 avec Shannyn Sossamon et la chanteuse Pink (!) pour se concentrer sur celui américain bien plus judicieux, "As Above, So Below" (En haut comme en bas), référence directe à la théorie de l'Hermétisme, en gros, trouver la vérité en soi. Car c'est bien de ça dont il s'agit : sous prétexte d'une chasse à la pierre philosophale dans les catacombes de Paris, les protagonistes vont faire une véritable plongée infernale (au sens premier du terme, tant le film multiplie les références à l'Enfer de Dante) dans leur inconscient pour y affronter leurs pires traumas. Ambitieux, sans doute trop ambitieux... Là où des créatures à la Silent Hill, allégories des pires secrets des personnages, auraient été les bienvenues, le film se contente d'enchaîner de manière répétitive et pas très subtile les apparitions spectrales des morts qui ont bouleversé leurs vies (même s'il faut reconnaître que celle de la voiture est particulièrement bien fichue).
Au premier degré, Catacombes est un film d'aventure horrifique pas très convaincant : il faut dire que Nicolas Flamel et ses potes alchimistes feraient pâlir de jalousie Dan Brown avec leurs pièges inspirés d'un bricolage de diverses mythologies (celui des planètes est par contre bien vu) pour dissimuler la fameuse pierre philosophale. Et toutes ces énigmes sont résolues par une jeune et jolie archéologue qui ferait passer Indiana Jones et Robert Langdon pour deux attardés mentaux à cause de ses déductions quasi-divines (le pompon allant à la tablette avec le personnage ayant une clé dans le dos donc forcément ça veut dire qu'il y a un message à l'encre invisible au verso que les produits ménagers laissés juste à côté par hasard par un brave homme d'entretien vont révéler - oui bien sûr, d'une logique inébranlable). Côté frissons, le film arrive quand même à mettre des coups de pression, surtout dans la dernière partie, avec les bruits assourdissants mais ceux-ci sont constamment désamorcés par des manifestations physiques simplistes.
Mentions spéciales à la secte dirigée par Madame "J'ai-les-yeux-les-plus-louches-du-monde", à la décision des personnages de suivre "La Taupe" qui, bloqué dans les galeries depuis 2 ans, connaît une sortie (ben oui, logique, il est coincé là depuis 2 ans...) et au petit twist risible quant à la véritable nature de la pierre philosophale.
Un found footage d'une ambition comme on en voit rarement (le 2/5, c'est en majorité pour saluer cet effort) mais qui peine à convaincre sur tous les plans. Vraiment, vraiment dommage, l'idée était géniale...