Le Cas Richard Jewell
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T-Tiff
T-Tiff

131 abonnés 1 247 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 février 2020
Clint Eastwood revient en très grande forme avec "Le cas Richard Jewell", l'histoire d'un homme accusé d'un attentat à la bombe aux Jeux Olympiques d'Atlanta de 1996. En effet, Richard Jewell, en annonçant la présence d'un bagage suspect, a permis d'éviter le pire. Mais le FBI le place néanmoins parmi ses principaux suspects, avec comme motif la recherche de reconnaissance. Le film rejoint souvent "Gone Girl" lorsqu'il montre des images de médias déchaînés et prêt à tout pour dénicher la moindre information. Mais la tonalité est ici plus dramatique lorsque "Gone Girl" était un thriller. Le film s'appuie notamment sur l'excellente prestation de Kathy Bates, très émouvante dans le rôle de la mère du suspect. Paul Walter Hauser qui incarne le personnage principal est convaincant, tout comme Sam Rockwell. La mise en scène d'Eastwood est tout particulièrement réussie, très fluide et assez rythmée. "Le cas Richard Jewell" est également une vive critique de la police américaine, mais c'est surtout un bel hommage au héros Richard Jewell.
ATHMOS.ONER
ATHMOS.ONER

167 abonnés 259 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mars 2020
Avec 39 films à son actif, sous la casquette de réalisateur, vous devriez avoir compris que le thème fétiche de Clint Eastwood est le héros malgré lui. « Le cas Richard Jewell » ne fait pas exception et explore encore un peu plus le contre-héro, celui qui, aux yeux des médias n’est pas assez fidèle à l’image d’un super homme. Il faut dire qu’avec se bonhomie de vieux garçon qui adorerait pourvoir être policier, cet homme simple, épris des valeurs du respect de l’ordre, fait plus rire que rêver. Si la réalisation est des plus minimaliste, c’est pour mieux mettre en avant la relation entre l’accusé et son avocat. Les deux losers vont prendre de l’ampleur au fur et à mesure que la rage monte en eux pour finir par faire des étincelles. Le duo Paul Walter Hause et Sam Rockwell est excellent et ne manque ni de nous agacer, ni de nous faire rire. Ce film profondément humain prend son temps, mais quand l’émotion vient, elle explose littéralement ! Un hommage posthume qui pose des questions très actuelle à l’heure ou la critique facile sur les réseaux sociaux à pris les devant de la mauvaise presse. Quelle superbe charge sur les valeurs que devrait avoir le FBI et quelle leçon pour les médias… Un film simple et touchant, à l’image de Clint.
David B.
David B.

55 abonnés 595 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mars 2020
On est ému de cette histoire vraie, de cet homme serviable et attentionné, ayant la vocation du métier et que ce même métier vient à détruire à petit feu... Quel destin et quelle injustice. Dure histoire, belle réalisation et pas d'happy end.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

254 abonnés 2 702 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 août 2020
Le cas Richard Jewell est un excellent film de Clint Eastwood (encore un). La preuve que le cinéaste possède encore toute sa verve à l'âge de 89 ans.
Le propos du film est toujours aussi fort et met le doigt sur là où ça fait mal (surtout pour le public américain). La société américaine dépeinte ici est une société devenue tellement paranoïaque que, par défaut, elle ne peut croire à la sincère gentillesse et l'héroïsme désintéressé de ses concitoyens et par du principe que ce sont en réalité des criminels en puissance. Les médias et la police sont les premiers épinglés dans ce pamphlet.
Le casting est extrêmement convaincant avec notamment Paul Walter Hauser, la véritable révélation de ce film (alors qu'il semblait être condamnée à une carrière de seconds rôles). Son interprétation de ce personnage sans histoire se retrouvant du jour au lendemain sous le feu des caméras est extrêmement sincère. Sam Rockwell est impeccable (comme à son habitude depuis un bon bout de temps). Les autres acteurs sont également convaincants (Kathy Bates, Jon Hamm, Olivia Wilde).
Il n'y a pas de perte de rythme et on ressent complètement le sentiment de dépossession qu'éprouve le personnage principal dans cette spirale kafkaïenne.
C'est un très bon cru de Clint Eastwood.
Alolfer
Alolfer

181 abonnés 1 794 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2024
Clint Eastwood aime vraiment réaliser ce type de films . Le casting est assez méconnus pour certains (hormis Kathy Bates bien sûr) mais tous ces personnages sont attachant surtout le personnage de Richard Jewell . Une histoire touchante ! L un de ses meilleurs films
Mike Hetson
Mike Hetson

11 abonnés 44 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 décembre 2021
on ressent pas mal d'empathie pour cette homme qui a pas l'air de comprendre ce qui lui arrive. un peu simple d'esprit Richard Jewell est un homme passant de héros a suspect d'un attentat a la bombe. Une intrigue intéressant a suivre même si le tout manque de rebondissements
mention spéciale au acteur qui fond parfaitement le job
Kevin dioles
Kevin dioles

81 abonnés 790 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2022
LE CAS RICHARD JEWELL (2020): Voilà où pourra mener l'amour du travail bien fait quand vos relations professionnelles "beau cul, belle gueule, belles paroles" ne seront en fait que des salopards qui abuseront de vos capacités afin d'obtenir le maximum de vous pour leur propre confort de vie. Un excellent film de Clint Eastwood tiré d'une histoire vraie qui retranscrira si bien le monde de pourris qui nous entoure. (Heureusement qu'il existera toujours une majorité de gens bien. Hum! Hum! J'en fais partie)
tonton29
tonton29

29 abonnés 294 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 février 2020
Sobriété, le ressenti en sortant du film. Mais c'est presque trop scolaire. Le héros étant quelqu'un de simple, ordinaire, Clint Eastwood semble ne pas avoir voulu faire dans l'esbroufe en se contentant de représenter les faits (une sorte d'exposition journalistiques) mais en faisant ce qu'il "reproche" aux journalistes à sensation et FBI, une exposition à charge. La présentation de l'homme broyé par le Système (qui cherche un coupable, pas l'auteur des faits) est glaçante car insidieuse et progressive en profitant de la naïveté crédule du bon samaritain. Et représente bien l'ambiguïté du monde occidental : tout le monde (nous tous, ne regardez pas que votre voisin, vous aussi, moi aussi) veut du respect pour les valeurs mais les mêmes ne les respectentas et crachent leur haine sur le premier venu à la moindre rumeur tendancieuse. Et au système procédurier qui se met en place (chercher un coupable, n'importe qui pour en tirer financièrement profit, les procès idiots devenant légion plutôt que d'accepter des faits simples.! On préfère accuser le balayeur qui n'a pas ramassé ce sur quoi on a glissé plutôt que de faire attention ou on met les pieds ! L'éducation simple du respect n'existant plus) Si vous ne voulez pas être le prochain Richard Jewell, ne transformez pas les autres en Richard Jewell !! Eastwood continue dans ses œuvres hommages aux héros quotidiens mais ronronne un peu son cinéma. Bien de le faire mais pas mémorable
Did
Did

15 abonnés 70 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2020
Magnifique film sous forme de réquisitoire.
Beaucoup d'émotion, on vit l'affaire pleinement mais Eastwood déjoue pleinement le piège du mélo.
Je ne connaissais pas bien cette histoire, le grand Clint réhabilite Richard Jewell à sa façon.
On en sort ému et en colère.
Les acteurs sont parfaits, courez le voir !!!!
Paulino
Paulino

3 abonnés 41 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2020
Vu en avant première. J'ai beaucoup adorer. Très bonne histoire, les acteurs sont formidables. Le meilleur film de Clint Eastwood.
Arno M.
Arno M.

12 abonnés 335 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mars 2020
Après SULLY, et LE 15 :17 POUR PARIS en s’inspirant une nouvelle fois d’une histoire vraie, et à plus de 80 ans, quasiment 90, Clint Eastwood poursuit sa série du héros ordinaire et continue à raconter magnifiquement des histoires

Richard Jewell est un vieux garçon, quasi obèse, qui rêve de devenir policier mais qui doit se cantonner des petits boulots d’agent de sécurité. Lors des JO d’Atlanta alors qu’il assure la sécurité , il découvre une bombe lors d’un concert en marge des JO, donne l’alerte et et ainsi sauve de nombreuses vies. Peu de temps après le FBI le soupçonne d’avoir posé lui même la bombe.

Passant en quelques heures du statut de héros national à suspect n°1, c’est le destin de cet homme complètement dépassé par les événements qui est montré, sans juger, ni glorifier spoiler: (hormis peut être la tirade de Jewell devant le FBI qui fait faux)
. Aprés les retraités laissés pour compte de la crise financière de LA MULE, Clint Eastwood continue de montrer les dérives de son pays en pointant la presse et ses abus.
velocio

1 543 abonnés 3 519 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2020
Etonnant Clint Eastwood : bientôt 90 ans, Républicain pur et dur, électeur de Trump, il n'a de cesse, dans ses films, de s'attaquer aux injustices, tout en se permettant, semble-t-il, d'en commettre de ce son côté. Cette fois ci, c'est l'injustice commise envers Richard Jewell qu'il pourfend dans le film "Le cas Richard Jewell". Une histoire authentique. Richard Jewell, un américain moyen, un américain obèse, un gros nounours que ses collègues traitent de gros tas ou de bonhomme Michelin (Eh oui, même aux Etats-Unis, on connait le bonhomme Michelin !), un homme de 33 ans, célibataire qui vit chez sa maman, un grand amateur d'armes, un homme qui voudrait pouvoir devenir flic tellement, pour lui, le respect de la loi est important. Le 27 juillet 1996, cet homme va empêcher qu'un attentat perpétré dans le cadre des Jeux Olympiques d'Atlanta fasse un véritable massacre. Pendant 3 jours, cet homme va devenir le héros des Etats-Unis et faire la fierté de sa mère. Jusqu'au moment où le FBI local va se mettre dans la tête que le profil de Richard Jewell fait de lui le suspect n° 1 : un homme près à tout pour se faire remarquer, pour devenir un héros et, grâce à cela, pouvoir intégrer la police. Jusqu'au moment où la presse va se déchainer contre lui.
Le combat de Richard et de son avocat, Watson Bryant, est montré avec beaucoup de talent par Clint Eastwood, rien à redire : on est avec eux, il n'y a pas trop de pathos, les 2 comédiens qui interprètent leurs rôles sont formidables, en particulier Paul Walter Hauser (Richard Jewell) dont c'est le premier grand rôle. On est aussi plongé de façon très crédible dans l'atmosphère des jeux d'Atlanta, avec des images d'archive (Mohamed Ali allumant la flamme olympique d’un bras tremblant à cause de la maladie de Parkinson qui le touche, le 200 m prodigieux de Michael Johnson, avec un record du monde qui a tenu jusqu'à Usain Bolt) et la reconstitution des concerts de Kenny Rogers, la veille de l'attentat, et de Jack Mack, durant lequel l'attentat a eu lieu. MAIS, à côté de quelques petits arrangements sans importance par rapport à la réalité des faits, il y a plus embêtant. Tout d'abord, le fait de montrer Clinton, président démocrate, ne répondant pas à l'appel de la mère de Richard. Si le Président avait été républicain au moment des faits, qu'aurait fait Clint Eastwood ? Plus grave : Clint Eastwood montre de façon très claire que Kathy Scruggs, la journaliste de The Atlanta Journal qui a dévoilé au grand public le rôle présumé de Richard Jewell dans l'affaire, aurait couché avec un agent du FBI pour obtenir le scoop. Tout laisse à penser qu'il s'agit là d'une "Fake news", d'une injustice commise par le réalisateur et son scénariste. En plus, Kathy Scruggs, décédée en 2001, n'est plus là pour se défendre. On restera quand même sur le positif : "Le cas Richard Jewell" est un bon Clint Eastwood, donc un très bon film.
Cinememories

596 abonnés 1 673 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juillet 2021
Le revirement de Clint Eastwood sur la suprématie américaine a donné un coup, là où l’humanité n’est plus une source d’espoir, mais bien une victime d’une structure méfiante et immorale. Depuis “American Sniper”, nous le sentions engager dans le portrait d’un héros moderne. Ce dernier est toujours traumatisé, puis sévèrement remis en question comme dans “Sully”. Vient alors l’incompris “Le 15h17 pour Paris”, explorant le concept du citoyen ordinaire et voué à une destinée héroïque selon son parcours. Et en prélude d’un procès médiatique, “La Mule” qui offrait la rédemption à un réalisateur et un père engagé pour sa famille. Le héros a mille visages, comme l’explique brillamment Joseph Campbell, mais celui de notre époque est désarmé face à l’opinion publique et au harcèlement médiatique, de quoi faire écho aux outils technologiques que l’on détourne en détruisant des vies. Les bonnes intentions et l’humanité à l’état pur sont remises en cause par la seule force de l’influence, que l’on dénonce avec vigueur et étonnamment avec humour.

Pas question de reprendre une forme documentaire, on se place dans l’ombre de Richard Jewell (Paul Walter Hauser), modèle idéal de l’Américain moyen, un peu obèse sur les bords, aux grandes ambitions, à grande sensibilité, qui vit chez sa mère et qui ne développe pas forcément les meilleures relations pour s’intégrer. Les premières minutes nous dévoilent un CV moral des plus attractifs, car loin de ce que l’on peut engloutir à longueur de journée dans des réalisations qui caricaturent trop leur sujet. Ici, le jeune Jewell respire la solidarité et fait attention à son entourage, dégageant ainsi un parfum d’impartialité, mais surtout d’humanité. Et la vivacité du cinéaste nous emmène donc ce martyr en devenir, car tous ces éléments vont être mis en déroute, malgré l’acte héroïque ou simplement fait d’armes accompli sous le blason de son métier de sécurité. Et c’est en suggérant peu à peu un portrait grossier de l’individu que le film oscille entre la bonne fortune et le manque de justesse dans la mise en scène.

La vérité déchire comme elle peut guérir, mais cette formule de s’applique pas toujours, dès lors que l’on recherche à tout prix à servir de la viande au bûcher médiatique. Le contexte est généralement survolé et on se concentre sur les conséquences locales du drame qui frappe Jewell, accusé du pire. Les enjeux des Jeux olympiques sont donc passés sous silence, mais il faut savoir se glisser sous la peau d’un Américain pour comprendre que la peur peut vite contredire les bonnes paroles. La naïveté et l’intuition de Richard servent ainsi le contre-pied parfait pour nous méfier du personnage, qui se révèle peu à peu être une sous-caricature d’un mode de vie qui se retourne contre lui. Mais sa sagesse lui donne de fabuleux alliés, dont sa mère Bobi (Kathy Bates) et Watson Bryant (Sam Rockwell), l’avocat de l’humanité. Nous avons donc à faire à un ensemble de symbole, mais dans la presse ou les unités fédérales, il existe un aspect repoussant et sans doute controversé, par l’épaisseur des choix scénaristiques. Et c’est pourtant de là qu’émerge l’humour qui fonctionne presque par mégarde, car il est souhaité, notamment depuis le long-métrage précédent. Ce n’est pas du relâchement, mais du génie égaré, car le ton opposé étouffe souvent les émotions attendues.

Ainsi, sous la cape du héros, il y a un martyr et “Richard Jewell” répond aux attentes d’un modèle héroïque Eastwoodien. Son parcours explore la manipulation médiatique et ses conséquences dans la vie d’un homme bon, même trop bon pour son pays qui le rejette, à la même échelle qu’une structure géante qui domine l’individu, qu’il soit innocent ou non. Malgré tout, l’empathie nous saisit et nous fait prendre du recul sur l’accusé, dont le mode de vie est discutable. Et ce sont ces éléments, que l’on découvre dans une narration classique, qui repoussent l’audience et le procès juridique d’un homme attentionné et frustré. Ce qui est dommage, c’est que la conclusion sur les attaques médiatiques ne trouve pas d’ouverture ou de clôture plus pertinente que des larmes, car il s’agit soulager une âme brisée et de recoudre une cicatrice que l’on ne peut oublier et qu’on sacrifie l’émotion au détriment des discours politiques incessants.
mahe2
mahe2

3 abonnés 2 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 février 2020
Très moyen et trop long.
Le film est un peu simpliste. On a connu mieux d'Eastwood
On s'ennuie par moments
Joce2012
Joce2012

264 abonnés 761 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 février 2020
Très bon film, l'intrigue nous emmène jusqu'au bout, très bonne interprétation, beaucoup de spycologie
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