Le Cas Richard Jewell
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ConFucAmuS
ConFucAmuS

650 abonnés 1 040 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 février 2020
Alors que le film passe la demi-heure, on voit le personnage Bobi Jewell regarder le journal TV on l'on voit "son" fils, le VRAI Richard Jewell alors qu'il est en passe de devenir la nouvelle célébrité nationale. Le télescopage entre réalité et fiction est saisissant. Sur l'écran cathodique, la légende commence à s'écrire. Et nous, spectateurs, regardons les personnages vivre l'envers de cette situation.
Cela fera donc quatre fois que Clint Eastwood s'intéresse à ces héros de l'Amérique, après American Sniper, Sully, ou Le 15 h 17 pour Paris. Pas des gars parfaits ni même particulièrement appréciables. Juste des individus qui à un instant T ont fait la différence. Laissons de côté l'œuvre consacrée au Thalys, car Le Cas Richard Jewell a bien plus en commun avec les drames biographiques menés par Bradley Cooper et Tom Hanks.
Richard Jewell (Paul Walter Hauser, formidable) n'a rien de la grande figure héroïque fantasmée : il est bedonnant, il vit encore chez sa maman, a sa carte au NRA et chasse des cerfs. Cependant, il est méticuleux dans son job et ne sait pas bluffer. Une bien mauvaise habitude, surtout face à une certaine caste médiatique qui a tôt fait de le porter au nues un jour pour le vouer aux gémonies le lendemain. Elle est ici personnifiée par la reporter Kathy Scruggs (Olivia Wilde, épatante), véritablement sangsue qui ne recule devant rien pour un scoop. L'image réservée aux services fédéraux n'est pas plus reluisante, à voir les procédés qu'ils emploient pour distordre les faits.
Contrairement aux films où il se met en scène avec beaucoup d'humour, Eastwood continue ici la réflexion entamée il y a quelques années sur l'héroïsme. Et notre propension à le déformer sitôt qu'il prend l'apparence du banal.
Alors, ne sombrons pas dans la caricature. Le personnage campé avec brio par Olivia Wilde finit par se nuancer lors du dernier acte, atomisant les critiques qui lui furent adressées. De même que l'agent du FBI (Jon Hamm, parfait), finalement plus pathétique qu'autre chose à s'inventer un ennemi à l'instar des chaines de télé qui se fabriquent des héros sur mesure. Le regard du cinéaste est désenchanté une fois de plus, mais pas cynique puisqu'il conserve le regard tendre qu'on lui connaît.
Sur son héros bien sûr, mais également sa mère (fantastique Kathy Bates) ou son avocat (Sam Rockwell, toujours génial).
Et si finalement, l'héroïsme tenait à cette capacité à rester vrai de bout en bout ? Simple mais pas facile quand on vit dans un monde qui réclame du factice.
Kana57
Kana57

59 abonnés 1 005 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 avril 2020
J'ai eu du mal à accrocher au film, c'est lent, c'est long, sa tourne en rond et c'est bavard à souhait, j'ai connu mieux pour un Clint Eastwood
Selingues G
Selingues G

97 abonnés 995 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 décembre 2020
Depuis de nombreux films, Clin Eastwood, amène une vision des USA à travers des histoires d'hommes ordinaires qui basculent dans de nouveaux destins qui n'arrivent plus à maîtriser.

C'est 'encore le cas avec cette affaire d'une injuste envers un homme qui n'a juste fait que son travail et que toute le monde soupçonne jusqu'à détruire tout ce qui peut l'entourer.
On reconnait l'œil film cet agent de sécurité de son regard sage et une nouvelle plein d'amertumes par rapport à un Pays qui ne reconnait plus.

La première pépite de l'année 2020.
Thomas M
Thomas M

6 abonnés 1 015 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2025
Ce drame dont Richard Jewell est l’enjeu malgré lui, est extrêmement bien amené et démontré dans son mécanisme machiavélique, initié conjointement par un gouvernement qui a coûte que coûte besoin très vite d’un suspect à dénicher, et par les médias dont cette journaliste, prête à tout pour sa carrière et sa gloire, sera un maillon effroyable et abject d’un système implacable. Du héros au criminel, tel un couperet dont il sera la victime potentielle idéale.
Personnage un peu simplet, voire agaçant par moment, Richard Jewell n'en reste pas moins touchant par tout ce qu'il a subi lui et sa mère dans cette affaire et par ce sentiment d'injustice qui règne tout du long. L'histoire nous tient en haleine grâce à une mise en scène et un traitement du scénario efficaces, mais aussi par l'interprétation des personnages secondaires comme Kathy Bates et surtout Sam Rockwell.
Rorechar
Rorechar

13 abonnés 1 030 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2020
Clint Eastwood livre encore un bon film. Il reprend l'histoire vrai de Richard Jewel, qui est passé à suspect numéro. Cet homme qui est très naïf était le parfait coupable idéal. Heureusement pour lui ça ne s'est pas passé ainsi. Le film nous montre jusqu'où par la pression médiatique on est prêt à briser et salir une vie. Une performance de l'acteur qui ressemble à Richard Jewel. Bref du grand Eastwood.
Vador Mir
Vador Mir

304 abonnés 999 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 février 2020
Clint Eastwood signe un film d'utilité publique. Les acteurs sont bien dirigés et sont au service d'un propos juste et sans manichéisme. Le casting est excellent.
Ceci dit, on s'ennuie un peu.
benitoberlon
benitoberlon

70 abonnés 971 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mars 2020
Comme d'hab, un Eastwood aux p'tits oignons qui raconte ce fait divers mondialement connu. Le personnage principal est à la fois attachant et à la fois tout son contraire. Un film qui montre une nouvelle aussi le pouvoir malsain que peut avoir les médias....
Rourkewhite
Rourkewhite

105 abonnés 968 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juillet 2020
Le grand Clint n'a de cesse d'impressionner par sa maîtrise de son art! C'est d'un classicisme d'une très grande élégance, c'est dynamique et sensible à la fois, percutant et engagé! Le film doit beaucoup à ses trois interprètes principaux, absolument excellents (mention spéciale au quasi inconnu Paul Walter Hauser, dans un rôle difficile d'équilibriste). La qualité et la conviction de l'ensemble remportent irrémédiablement l'adhésion!
AZZZO
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 février 2020
Un film bien fait, très bien réalisé et mis en scène, comme sait le faire Clint Eastwood. On pourra toutefois regretter la linéarité du scénario. Aucun rebondissement. On sait tout dès les premiers plans et il n'y a pas la moindre incertitude autour du personnage de Richard Jewell. C'est dommage. Il y avait moyen de donner du corps au scénario en jouant sur le doute.
Rudy M
Rudy M

79 abonnés 955 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2020
Encore un très bon film du grand Clint Eastwood ! Toujours aussi minutieux toujours autant d'émotions émanant de ses personnages et de son histoire !
Robrex
Robrex

26 abonnés 940 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 novembre 2021
"Le Cas Richard Jewell" ("Richard Jewell" en VO), film du très grand Clint Eastwood sorti l'an dernier et que je n'ai malheureusement pas eu la chance de voir étant donné qu'au moment où il était en salle, les cinémas ont dû fermer leurs portes suite à la pandémie du Covid-19. Je l'ai vu que bien plus tard, et honnêtement, je regrette d'avoir zappé ce film lors de sa sortie en salle, car encore une fois, Clint Eastwood nous livre une belle prouesse. C'est pas le meilleur film qu'il nous a pondu ces dernières années, mais "Le Cas Richard Jewell" est vraiment très bon, et fait parti pour moi d'un des meilleurs films de 2020. Inspiré d'une histoire vraie (comme une bonne partie de la filmographie d'Eastwood), celle de l'agent de sécurité Richard Jewell, rêvant de devenir policier, qui a déjoué l'attentat du Parc Centenaire en découvrant une bombe durant les Jeux Olympiques 1996 avant d'être finalement suspecté d'en être l'auteur, "Le Cas Richard Jewell" nous plonge dans une intrigue aussi dense que prenante dans laquelle on suit Richard Jewell, joué par Paul Walter Hauser, qui lutte contre tout pour prouver son innocence. Contrairement à son dernier film tiré d'une histoire vraie, à savoir "Le 15H17 pour Paris" qui ratait son propos et qui manquait cruellement d'intérêt, cette fois-ci, Clint Eastwood nous offre quelque chose de bien plus intéressant et plus intriguant. On sent que sa passion pour les histoires réelles ne l'a pas lâché et qu'il a compris de ses erreurs par rapport au "15H17 pour Paris", et que là, il y met plus de bonne volonté, car on sent une maîtrise en terme de mise en scène, d'enjeu et de dramaturgie. A la base, c'était Paul Greengrass qui était censé réaliser ce film, avec au casting Jonah Hill dans le rôle de Richard Jewell, et Leonardo DiCaprio dans le rôle de son avocat. Mais finalement, Greengrass laissa tomber et le projet n'aboutit pas... jusqu'à ce qu'il atterrisse dans les mains de notre cher Clint Eastwood qui nous montre encore une fois sont talent de réalisateur malgré son grand âge. L'histoire et le propos de fond sont vraiment emballants, Le rythme ne freine pas, et comme je disais, la mise en scène est forte et nous plonge bien dans l'intrigue. Le film ne se gêne pas pour mettre une dose de comique, mais majoritairement, ça regorge d'émotion à tel point qu'on est prit d'empathie pour les personnages, enfin surtout pour le personnage de Jewell qui est captivant niveau émotion et autres caractères. Durant tout le film, on est effectivement captivé par la descente aux enfers de Jewell, en passant de statut de héros à l'homme le plus détesté des Etats-Unis, toute l'importance et les conséquences que ça engendre et le fait que Jewell se bat pour prouver son innocence et qu'il n'a fait que son devoir d'agent de sécurité. Du début jusqu'à la fin, le film ne lâche jamais le bon bout et à ce niveau-là, c'est du tout bon. Après, les petits défauts que j'ai relevé, non pas au niveau de l'histoire, mais au niveau des effets spéciaux, notamment sur la scène du concert suivie par l'attentat, qui sont un peu fadas, et que le film manque un peu d'éléments de décors, même si on y sent du taf là-dessus en essayant de reconstituer l'aspect d'Atlanta dans les années 90. La musique d'Arturo Sandoval fait bien le café aussi, même si elle manque un peu de thème marquant. Niveau casting, tout est ok. Je tire en tout cas mon chapeau à Paul Walter Hauser, car en plus de ressembler assez physiquement au vrai Richard Jewell (décédé en 2007), il est totalement investi dans son rôle. C'est d'ailleurs à la fois étonnant et dommage qu'il n'ait même pas été nominé aux Oscars car son jeu dans "Le Cas Richard Jewell" est excellent. Il arrive à nous faire attacher fortement à son personnage avec son air simplet (trentenaire souffrant de son poids et vivant encore chez sa mère), mais il arrive à la fois à être très drôle, et surtout touchant, montrant à quel point c'est une bonne personne, et qui défend sa dignité et son innocence auprès des forces de l'ordre et surtout des médias qui lui empoisonnent la vie et c'est également ses différentes relations, notamment avec sa mère et son avocat, qui sont tout autant des points forts du film. Sam Rockwell dans le rôle de Watson Bryant, l'avocat de Richard Jewell, fait également preuve d'un grand talent. Il joue très bien l'avocat, qui malgré son caractère irritable et son air d'avocat décontracté, fait tout pour venir en aide à son client. Mais cette relation gagne de l'ampleur car il y a vraiment un lien fort qui se crée entre eux, passant vraiment à une relation amicale. Kathy Bates dans le rôle de Barbara Jewell, la mère de Richard, elle aussi est parfaite. Très touchante, elle joue extrêmement bien la mère qui, par amour, est prête à tout pour protéger son fils et sa relation avec lui est fortement émouvante. Même si elle n'a pas eu l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle, Kathy Bates nous a prouvé encore une fois son talent d'actrice. On a également John Hamm dans le rôle d'un agent fédéral, qui lui aussi s'investit très bien durant toute l'intrigue, avec un charisme de fou. Mention spéciale en tout cas à Olivia Wilde, qui joue une journaliste fourbe et impitoyable prête à tout et n'hésitant pas à descendre Richard pour obtenir le scoop du siècle, bref, une sacré garce quoi ! Même si son personnage est détestable, elle n'est pas caricaturée et elle dégage une charme de malade et ça fonctionne. Ian Gomez s'en sort très bien aussi et forme un bon duo aux côtés de John Hamm. Les autres acteurs, Wayne Duvall, Dylan Kussman, Mike Pniewski, Nina Arianda, s'en tirent bien aussi. En conclusion, "Le Cas Richard Jewell" est un film que je vous recommande vivement. On est pris tout du long par ce long-métrage rempli de tension, d'émotion et de suspens. Ça peut aussi nous dégager un message, comme quoi l'influence des médias sur la vie personnelle des gens. Bref, c'est une intrigue impeccablement bien formulée, on est captivé tout du long, du pur Clint Eastwood, donc jetez-vous dessus, car que vous soyez fan de sa filmographie ou non, ce film parle à tout le monde.
christophe D10
christophe D10

33 abonnés 982 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2025
L’histoire vraie de Richard jewell qui suite à un attentat durant les jos d’Atlanta en 1996, passa de héros sauvant des vies, à suspect de terroriste en quelques jours.
Le film montre le côté implacable de la machine infernale qui se met en marche avec l’enquête à charge du fbi, et le déchaînement médiatique qui s’ensuit.
C’est très bien interprété, et on est touché par le drame de cet homme simple qui voulait juste faire son devoir et dont la vie va être irrémédiablement gâchée par une accusation injuste et infondée .
Un très bon Clint Eastwood
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 octobre 2022
« Ricard Jewell» est un cas dans la filmographie de Clint Eastwood. En effet, jamais héros n’aura été à ce point un anti héros. Soldat médiocre, shérif adjoint débarqué, lui qui se voit en flic, sans se rendre compte que son physique de bibendum (Michelin Man comme le raille ses collègues) et surtout son comportement de toutou dont il a la servilité et un QI d’apparence à peine supérieur, le rend peu apte à un poste quelconque. Sans qualité professionnelle saillante, si ce n’est son sens de l’observation et sa gentillesse, sans professionnalisme ni compétence, il trouve finalement un job de vigile qu’il assume avec maladresse et fini dans le service de sécurité dans l’organisation de la cérémonie d’ouverture des jeux d’Atlanta. Bref, l’archè type du médiocre. Curieusement, certains ont vu une dérive nationaliste à la gloire de stars en strippes, alors que le réalisateur dynamite trois piliers des quatre qui font la base des USA, à savoir : la police (ici la plus prestigieuse : le FBI), la presse et le pouvoir politique totalement indifférent. Quant au quatrième : l’argent symbole de la finance et de la FED toute puissante (qui gouverne la planète), s’il elle n’est jamais attaquée de front, toute référence à l’argent est systématiquement péjorative. Naturellement, l’avocat ne demande pas un dollar pour sa prestation. Eastwood a beau être trumpiste, il démoli tout les symboles de la droite : récompense du travail, honneur de la patrie, spiritualité religieuse et bonheur matériel. Dans les années cinquante, certains furent traduits pour activité anti américaines devant le comité du sénateur McCarthy pour moins que ça. Ce n’est pas par hasard que Bobi Jewell s’adresse à Bill Clinton, puisque ce dernier a abrogé le class Steagall Act (ou Banking Act) de Roosevelt, ouvrant la porte aux spéculations et bulles les plus énormes, et aux crises financières qui vont avec. Certes, le réalisateur ne force jamais le trait, restant dans un niveau de lecture secondaire, comme lors de cette confrontation avec l’image du très médiatique Bill Clinton à l’écran, où le spectateur retient avant tout le numéro puissamment émouvant de Katy Bates (qui n’a pas eu l’oscar du meilleur second rôle, le film revenant bredouille des Academy Awards, tout comme « Sully » et « The Mule »). La lecture de cette étude d’une injustice peut se faire à plusieurs niveaux, ce qui est à la fois une des qualités du film mais aussi son principal défaut. Ainsi le symbolisme de la scène du bar virtuel entre l’enquêteur et la journaliste aux couleurs bleu et rouge des USA, échappe complètement à la perception, masquée par le numéro de vamp et la coucherie qu’elle suggère. C’est sans doute l’une des causes du faux rythme qui s’étale pendant 131 minutes et qui génère une impatience agaçante, sans que le montage de Joel Cox soit en cause. La pureté ascétique de « Sully » et « The Mule » qui permettait un équilibre remarquable semble ici s’éparpiller et le portrait manichéen de l’agent fédéral en charge de l’enquête (Jon Hamm) n’arrange rien, Eastwood nous avait habitué à plus de subtilité. C’est dommage, car le sujet est passionnant, s’appuyant sur une interprétation magistrale du trio central : Paul Walter Hauser (de loin sa meilleure prestation à l’écran), Sam Rockwell et Katy Bates. Tel quel le passionnant « Richard Jewell » est un grand film, et il est permis de regretter que quelques scories ci et là l’empêche d’accéder au rang de chef d’œuvre.
Cinévore24
Cinévore24

446 abonnés 943 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 février 2020
Clint Eastwood continue son exploration du héros américain.
De manière simple et juste, le film nous dresse le portrait d'un agent de sécurité, héros ordinaire à la sincérité exemplaire et parfois naïve, qu'on fait passer pour le "coupable idéal" d'un attentat, et ce sans preuves concrètes.
Histoire de manipulation et d'émancipation, ce "Cas Richard Jewell" est un très bon film intimiste, servi par un casting impeccable (en particulier Sam Rockwell et la révélation Paul Walter Hauser).
Cricriiiiiiii
Cricriiiiiiii

92 abonnés 899 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 octobre 2020
Le film évolue en permanence dans un faux rythme très déstabilisant, on attend désespérément — un peu comme le personnage principal — que l'ensemble passe la deuxième, que l'intrigue s'emballe, que le drame prenne sa vraie dimension... en vain. On se retrouve englué dans un attentisme rédhibitoire et avec la fâcheuse impression qu'Eastwood, sans inspiration, se repose un peu trop sur ses lauriers.
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