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Scorcm83
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4,0
Publiée le 4 avril 2020
Dans la lignée de sa saga consacrée aux héros américains, *Richard Jewell* est sans aucun doute le plus poignant. Comme à son habitude, la mise en scène est efficace et discrète, la narration incroyablement fluide et épurée. Reste la place des acteurs, grands gagnants de ce film tant leurs performances nous tiennent captivés, émus et révoltés par cette injustice dont nous sommes témoins impuissants. Paul Walter Hauser et Kathy Bates sont bouleversants de vulnérabilité, mais aussi de force de caractère.
Eastwood parvient encore à questionner la représentation et le fonctionnement des grandes institutions américaines, malgré tout le respect qu'il a pour elles. C'est cette ambivalence qui fait de *Richard Jewell* un film extrêmement réussi car l'humain et les convictions qui l'animent restent les dénominateurs communs d'un cinéma inspirant et inspiré.
Clint Eastwood aime mettre en scène l'histoire d'hommes ordinaires, ici celle de Richard Jewell agent de sécurité aux JO d'Atlanta soupçonné d'être l'auteur de l'attentat qu'il avait lui même déjoué, tel un pompier pyromane. Ce gros nounours de Jewell, simple et sans méchanceté, joué par un excellent Paul Walter Hauser, est montré sous son meilleur profil, ce qui fait que l'on prend fait et cause pour lui face à des médias prêts à le jeter à la vindicte populaire après l'avoir traité en héros et des organisations gouvernementales (FBI) à la recherche d'un coupable. Malheureusement les protagonistes sont un peu trop caricaturaux, avec un "gentil" très sympathique (même quand il dévoile un arsenal militaire, il est touchant dans sa façon de s'excuser) et des "méchants"très antipathiques , de la journaliste sans scrupule prête à tout pour obtenir une info juteuse aux fédéraux obtus et insensibles. Clint nous avait habitué à plus de recul et de subtilité dans le portrait de ses différents personnages. Aussi, sa reconnaissance comme "héros" après l'attentat comme sa mise au ban de la société peu après ne sont pas assez développées, ce qui nous empêche nous rendre compte de l'ascenseur émotionnel qu'il a dû vivre en peu de temps. L'histoire est prenante, bien que l'on se doute évidemment de la fin, le savoir-faire du réalisateur de 90 printemps toujours présent, et c'est donc un "Clint Eastwood" plus que correct, à défaut d'être l'un de ses meilleurs.
Il est clair que le Clint Eastwood des années 2010 (voire 2020, maintenant!) n'est plus le même que celui des années 70-80, voire 90. Comprenez : la maîtrise est réelle, la technique indiscutable. Le bonhomme sait mener un récit avec clarté, cohérence, son talent pour la direction d'acteurs ne faisant également aucun doute. Ainsi, je suis loin d'avoir passé un mauvais moment devant « Le Cas Richard Jewell ». Au contraire, ces 129 minutes sont passées assez vite, allant certes à l'essentiel, mais évoquant clairement ce qu'il fallait savoir sur cette histoire assez dingue, comme presque seule l'Amérique peut en vivre. Maintenant, comme je le disais précédemment, le Eastwood actuel n'est plus le Eastwood de la grande époque, et cela se ressent : certes, les temps ont changé, mais ces histoires vraies nous racontant la solitude d'un homme broyé par un système et une administration toute-puissante, on commence un peu à connaître la chanson. Le grand Clint nous raconte une certaine Amérique d'aujourd'hui, certes, mais sans la flamme, le brio qui caractérisait ses plus grandes œuvres, surtout sur un sujet ici très américano-américain, dont on sait plus ou moins, qu'on connaisse l'histoire ou pas, comment celui-ci va se dérouler, aucune surprise n'étant à recenser, si ce n'est d'avoir comme héros un personnage au physique désavantageux et très limité intellectuellement, ou encore le soin apporté à certains seconds rôles, dont Sam Rockwell (deuxième belle performance en quelques semaines après celle de « Jojo Rabbit »), Kathy Bates ou Olivia Wilde, dans un rôle toutefois assez chargé (et pas toujours crédible). Du cinéma solide et fait avec soin, donc, confirmant toutefois la logique très actuelle de son réalisateur, loin de ce qui a pu faire sa légende et, osons l'écrire, ses plus belles réussites.
Après "Sully" en 2016, Clint s'empare de nouveau de l'histoire d'un héros ordinaire américain transformé en coupable du jour au lendemain. Le résultat est similaire : sobre, bien traité, juste, mettant l'humain en avant, mais ça manque peut-être un poil d'émotion.
Un très grand Clint Eastwood !! Émouvant et haletant se film montre que Clint Eastwood peut surmonter toutes les épreuves. Les interprétations des acteurs sont aussi brillantes que de l'or.
Encore une triste image de la société américaine. Comme d'habitude Eastwood nous offre un film de qualité qui malheureusement montre à quelle point la nature humaine peut être mauvaise dans le simple but de servir ses propres intérêts.
NB:Style classique. Si vous aimez: Clint Eastwood, themes de la justice, une histoire simple :-) Surprise que ce dernier opus d'Eastwood et pas tant que ça. Nous sommes sur une exploration qui pourrait sembler atypique de la petite histoire inscrite dans l'Histoire, ce qui donne en soi l'apparence d'une nouveauté, pourtant c'est assez souvent la thématique qui lui tient à coeur. La petite histoire de l'individu transformé en héros, et le héros déchu. Une histoire simple inscrite dans l'histoire générale qui rend soudainement grand et qui devient une grande histoire parce c'est ce qu'en font les hommes, et cette héroisation détruite parce c'est ce qu'en font les hommes modernes, en en changeant les paramètres par des objectifs individuels pas toujours très justifiés. C'est une vague, et Eastwood est passé maître de ce type de description, avec un cinéma classique, très particulier comme toujours au niveau du rythme, mais assez orchestré, sous ses apparences de grande simplicité. Car oui c'est filmé, millimétré, très découpé, pour en faire un film sans ennui, créant un suspens là ou il ne semble pas y avoir d'action, créant l'action dans les personnages et leurs oppositions. On ratrouve les thématique donc chères à Eastwood dans son interrogation d'un monde qui ne sait plus quoi faire de sa justice, de sa violence, de sa gentillesse, de ses héros, une critique vive de cette machine à broyer l'individu, détestable dans ses pertes de sens et ses petites ambitions. C'est un portrait maitrisé et brossé avec son style et qui offre encore les qualités évidentes d'un maitre du cinéma classique peignant le tableau d'une Amérique paradoxale.
Clint EASTWOOD a décidé de rester très sobre et très classique dans sa manière d'aborder cette histoire hallucinante de l'attentat des JO d'Atlanta 96. Cela n'en fait pas une œuvre cinématographique majeure mais elle remplit amplement son rôle qui est de dénoncer le pouvoir et la manipulation des hautes instances censées nous protéger, comme le FBI, les médias etc... Le personnage de Richard JEWELL et son dévouement continuel en toute circonstance m'a profondément touchée. À voir !
Un bon thriller, très classique mais efficace qui traîte très bien de la manipulation qui peut écraser n'importe qui. Clint Eastwood filmé une histoire émouvant, prenante.
Le film est tout simplement parfait ! tout est maîtrisé à 100 % le jeu des acteurs rendent le scénario touchant et cela nous plonge dans le rôle de Richard Jewel. Je vous le recommande vivement
un film de Clint Eastwood toujours bien écrit qui se regarde facilement et nous permet de découvrir une histoire incroyable d'un type qui s'est fait broyer à tort.
Avec cette critique ouverte de la presse qui détruit aussi vite qu'elle fait de vous un héros et de la justice américaine pour qui on est coupable jusqu'à preuve du contraire, Clint Eastwood signe un très bon film au casting imparable, notamment son Richard Jewell épatant.