14070 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
604 critiques spectateurs
5
95 critiques
4
323 critiques
3
145 critiques
2
33 critiques
1
6 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
marc C.
1 abonné
65 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 22 mars 2020
Après "La Mule", Clint Eastwood continue à filmer avec brio les destins tragiques d'américains lambda, confrontés à des situations périlleuses. Une mise en abyme glaciale du pouvoir de nuisance des médias, des fake news et des informations peu ou pas confirmées.
Comme d'hab, un Eastwood aux p'tits oignons qui raconte ce fait divers mondialement connu. Le personnage principal est à la fois attachant et à la fois tout son contraire. Un film qui montre une nouvelle aussi le pouvoir malsain que peut avoir les médias....
Du grand Clint Eastwood, en tout cas dans la réalisation car l'histoire en elle même n'est pas si passionnante que cela. Le réalisateur américain s'est apparemment fixé une règle de conduite qui consiste systématiquement à encenser les héros citoyens américains des événements historiques et dramatiques populaires. Retrouvant encore et toujours la morale et le patriotisme indécrottable des américains contre le monde entier, la mise en lumière parfois extravagante du héros en question. Bon l'histoire est vraie mais il y a peut-être d'autres horizons à redécouvrir (un bon western par Clint Eastwood par exemple...le rêve.). Toujours est il que la réalisation, la photographie, la bande son , les acteurs sont tous excellents, c'est du grand art, reste la trame qui suit naturellement le rythme souvent lent de l'histoire mais la qualité du film efface tout.
Nouveau film du grand Clint Eastwood, le Cas Richard Jewell est tiré des faits réels autour de l'attentat survenu pendant les JO d'Atlanta en 1996, lorsqu'un agent de sécurité, Richard Jewell, le 1er à avoir trouver la bombe et donc celui qui a sauvé des dizaines de vie, va passer de héros à d'ennemi public n°1, suspecté par le FBI d'être le poseur de bombe. Le film est très sobre, souvent drôle grâce aux acteurs très talentueux, et malgré le scénario qui laisse peu de place au suspense, on se laisse entraîner dans cette incroyable histoire. Bref : du très bon Clint comme souvent qui arrive toujours à retranscrire des histoires invraisemblables sur grand écran.
Histoire (sur)réelle et touchante, “Le cas Richard Jewell” conte une aventure bien trop méconnue et injuste d’un héros aussi vite déchu de son titre qu’il n’a été érigé.
On le sait, Clint Eastwood a un faible pour les héros du quotidien auxquels il a rendu hommage dans certains de ses films (“American Sniper” ou “Sully” pour n’en citer qu’un peu). Et si la personne de Richard Jewell ne déroge pas à la règle, elle mérite qu’on s’y intéresse tout autant pour le carnage médiatique qu’il a subit que pour son parcours.
Eastwood prend son temps en prenant le soin de présenter son personnage, Jewell, à l’aube de sa carrière professionnelle. Dès les premières scènes, Eastwood parvient à faire ressortir la personnalité qu’était Jewell, sublimée par l’interprétation impeccable, très juste et toute en générosité du superbe Paul Walter Hauser. Car de ce personnage loin des carcans hollywoodiens du héros, Hauser/ Jewell révèlent un personnage aussi attachant que moqué pour ses convictions et sa naïveté. Une représentation bouleversante d’un homme qui sera broyé par le système médiatique, sans pitié.
Malgré la photographie plutôt sombre de Yves Bélanger qui traduit bien ce gouffre dans lequel Richard et sa mère sont plongés durant cette période, la personnalité rayonnante de Jewell vient s’opposer à l’ambiance sinistre du règlement de compte médiatique et injuste de l’époque.
Le côté comique nous vient principalement du personnage de Sam Rockwell qui interprète Watson Bryant, génial en avocat tenace et de sa relation avec Richard. Se créer alors une solide amitié entre les deux hommes, le premier cherchant à tout prix à protéger son client et ami des coups bas et mesquins de certains agents manipulateurs du FBI.
Par une mise en scène efficace et discrète, Eastwood n’a rien perdu de ses talents de conteur d’histoire, parvenant à faire entrer le spectateur dans l’intimité et les moments les plus difficiles d’un héros, un vrai, que le réalisateur ne manque jamais de traiter avec respect et de rendre hommage une bonne fois pour toute.
Le scénario est intéressant et réaliste, ce genre de situation doit être si douloureuse ! J'imagine même pas. Présence de très bon acteurs, surtout Paul Waltrer Hauser ainsi que Kathy Bates, ils sont vraiment impressionnant ! PS : Et oui, ils sont chiants les médias.
Très jolie film extrêmement bien interprété par Paul walter hausser et Sam rockwell comme a son habitude Clint Eastwood signe un film remarquable et super bien réalisé
Un très bon film sur l'humanité d'un heros ordinaire et l'inhumanité d'un système qui protège les médiocres de l'intérieur. Un film aussi sur la différence et le rejet des personnes fragiles. Mon fils de 11 ans et moi avons adoré nous émouvoir, et réfléchir aux nombreuses implications du sujet. Génial !!
Clint Eastwood met en scène une personne accusé à tord d'un attentat s'étant déroulé lors des jeux olympique d'Atlanta en 1996. Tiré d'une histoire vrai, le cas Richard Jewell rend hommage à ce monsieur ou on peut constater à travers ce film qu'au États Unis la presse influence énormément l'opinion public ainsi que les enquêteurs. Une réalisation parfaite comme le grand Clint nous habitue, ce qui en fair un film fort intéressant.
Clint Eastwood s’attache encore ici à la cause des plus faibles, ici un policier trop zélé par fidélité à ses idées sur l’ordre établi, naïf dans ses raisonnements, incapable de se défendre. La machine infernale du FBI n’ira pas par 4 chemins pour en faire le coupable idéal. Beau projet pour montrer qu’il vaut mieux être du côté de ceux qui savent parler, pour montrer des médias prêts à tout pour passer devant les autres, pour rappeler que si l’on a le devoir d’enquêter là où le soupçon porte les méthodes doivent rester encadrées, et que le mobile d’un crime ne se présume pas et ne vaut rien en l’absence de preuve. Mais plus qu’à l’habitude chez Eastwood, la personnalité des personnages est ici forcée et sans nuance : Richard Jewell dans un rôle de benêt-victime, un enquêteur dans le rôle de flic entêté et machiavélique, un avocat en sauveur dilettante et désintéressé, une journaliste arriviste à l’extrême. Tout est trop peu subtil pour être convaincant. Il y a quelque chose qui cloche chez Jewell, on a du mal à croire à ce qu’une personnalité se résume à des fulgurances géniales (repérer la bombe, se défendre in fine avec les mots justes) dans une marée de naïveté lourde. On sait par ailleurs que l’avocat gagnera beaucoup d’argent grâce aux procès qui s’ensuivront – c’est sans doute légitime mais le film omet de le signaler ! Et c’est là que l’on perd confiance dans la véracité de ce qui nous est rapporté ici (sans bien sûr remettre en cause les principaux faits). En définitive, seule la mère de Jewell sort du lot, servie par une Kathy Bates remarquable et sincère au point de soulever notre émotion. Mise en scène efficace excepté la scène de la fête à Atlanta, intéressante pour nous ramener dans une ambiance de fin des années 60… mais beaucoup trop longue ! C’est un assez bon film, mais comment ne pas être un peu déçu quand on se rappelle la force des plus beaux films de Clint Eastwood !
Loooong, ennuyeux et messages ni pertinents ni crédibles, sur le journalisme entre autres. On sent que chaque scène pourrait durer deux fois l'amoindrir longtemps et on est contents d'arriver à la fin
Les derniers films de Clint Eastwood n'étaient pas très bons, et même, pour certains d'entre eux, franchement mauvais.
Cet opus constitue donc une bonne surprise : un scénario modeste mais efficace, des personnages attachants et bien joués (très bon Sam Rockwell) et une histoire édifiante. Des qualités qu'on retrouvaient d'ailleurs point par point dans le meilleur des dix derniers Eastwood, Sully.
Les points faibles du film sont malheureusement ceux qui rendent la production récente de l'américain indigeste : dans sa volonté de sonner la charge contre les pouvoirs malfaisants qui oppressent le pauvre individu (les médias, le FBI), le vieux réalisateur conservateur oublie au passage la subtilité et la nuance. Les personnages joués par Jon Hamm et Olivia Wilde sont ainsi trop caricaturaux pour être intéressants.
Si la première partie du film est vraiment bien rythmée, la seconde, très démonstrative, patine un peu. L'ensemble est toutefois acceptable.
On pourrait s'imaginer qu'un film de plus de deux heures sur un simple fait divers soit assez vite lassant. Il n'en est rien. On reste accroché de bout en bout par un récit passionnant. Ni longueur, ni facilité émotive, mais une très bonne peinture de la société américaine. Le registre psychologique est bien présent, permettant d'intégrer tous les ressorts d'une complexité qui évite le manichéisme pourtant si fréquent dans le cinéma américain. Un bon moment de cinéma qui distrait tout en donnant à réfléchir, notamment sur une peine de mort qui ne permet jamais de revenir sur son exécution. spoiler: Le personnage principal de l'intrigue aurait pu la subir et on se serait aperçu un peu tard qu'il était innocent. Il n'en fut rien. Mais mal défendu, il aurait pu y passerspoiler:
Clint Eastwood continue de s'interroger sur le rêve américain à travers l'histoire de cet homme se rêvant en héros mais se retrouvant confronté à un lynchage médiatique et institutionnel. Sa sobriété sied à merveille à ce récit parfois manichéen.