Une tranche de vie et même d’humanité dans ce restaurant élégant où la convivialité se dispute la courtoisie. Des portraits douloureux ou humoristiques, un brin de philosophie et des rencontre charmantes dans un microcosme qui s’apparente tout simplement à la vie. Presque du Bergman italien.
On s'ennuie fermement à ce dîner. Les histoires des différents personnages sont assez diverses et pourraient être intéressantes mais on décroche vite et on attend la fin impatiemment.
Quelle déception ! Que de verbiages sans aucun intérêt rendant ce film insipide, long et ennuyeux. Ce n'est vraiment pas digne d'Ettore Scola, qui est pour moi un très grand metteur en scène, réalisant de très beaux films.
Les affreux sales et méchants ont accédé à la classe moyenne ou les enfants de la classe moyenne sont devenus affreux sales et méchants. Seul le professeur Gassman , sublime, vole au dessus de la petite bourgeoisie planétaire, lache et hédoniste, dans cette salle de restaurant post moderne où l'on attend l'arrivée de Berlusconi
Difficile de maintenir une attention continue pour ce film aux dialogues pas toujours bien inspirés, qui ne manque pas de charme pour autant. faut dire que Ettore Scola aime filmer et faire vivre des endroits. Ici, on se familiarise avec chaque client de ce restaurant dont le caractère se révelera peu à peu et, si l'intéret est inégal, passer sa soirée en compagnie de de la délicieuse Fanny Ardant ou de Victorio Gassman reste un plaisir
Un soir, dans un restaurant romain, Ettore Scola flâne entre les tables des clients, s'attardant avec les uns, captant des bribes de conversations chez les autres, s'immisçant parfois dans les cuisines. Le différend entre une mère et sa fille, la relation entre un prof de philo et son élève, les interventions d'un vieil habitué des lieux (Vittorio Gassman, dans son avant-dernier film) sont quelques éléments épars d'un scénario dont on ne voit pas très bien quel enseignement il recouvre. Mais le ton est léger et même ressuscite parfois l'esprit d'une certaine comédie de moeurs à l'italienne.
De ces bouts d'histoires personnelles, interrompues et reprises au gré de la réalisation de Scola, commencent à pointer une impression, un sentiment de désenchantement. C'est peut-être l'idée que poursuit le film de montrer des figures, pour la plupart vieillissantes et un peu usées, dont les conversations ou les confidences reflètent les échecs ou les regrets, les difficultés à surmonter les choses de la vie et, plus loin, la perte de l'émerveillement. Moins original que "Le bal", où Scola, tout en musique, racontait déjà des fragments d'histoires, "Le dîner" apparait comme un film attachant mais mineur dans l'oeuvre du cinéaste.