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Un visiteur
4,5
Publiée le 17 mars 2018
Super, un Seven au féminin ! Jane Doe, un être qui a du moins l'apparence d'une femme mais qui ne l'est pas vraiment. Morte sans l'être, elle va semer la terreur dans ce petit laboratoire chez des légistes pas vraiment au fait des connaissances religieuses. Il faut dire que son corps est une lecture des supplices qu'ont subi les femmes en même temps qu'elle porte leurs voix inaudibles, transformées en symboles au fil des siècles vu que l'on a refusé de les entendre de leur vivant. Mais Jane Doe entend cette fois-ci être déchiffrée même si la recherche, la traduction est complexe. On voit qu'elle a aussi sur elle, incrustée dans ses tissus une fleur (symbole là aussi du féminin sacrée) en même temps qu'un plan. Père et fils vont s'y atteler sous la pression lourde d'une atmosphère paranormale mais l'expérience finira mal pour eux alors que l'esprit de cet être étrange reprend peu à peu vie. Continuera-t-elle à semer la mort autour d'elle tant que l'on ne sera pas parvenue à décrypter correctement? La radio annonce au début et à la fin du film des catastrophes naturelles quand le dicton de Jane retentit par saccade sur un ton lugubre, elle dont les orteils se remettent à bouger... Il y a du Hichcock dans ce film et même de l'horreur quand l'on voit les innombrables plaies qui ont affecté les organes pendant l'autopsie. Au moins, la souffrance des femmes devient là visible, se montre dans sa cruauté pathétique provoquant chez les hommes qui enfin la voient, la reconnaissent, une angoisse, un malaise palpable. Pas de détournement du regard et lorsqu'ils s'y essaient, ils sont frappés par un mal invisible...On notera au passage le nuage de fumée qui se forme autour d'eux dans la fuite, rendus aveugles en quelque sorte par leur lâcheté. Dommage toutefois que ce soit la compagne du fils qui est touchée mais c'est aussi malheureusement fidèle à ce qui s'est réellement passé dans notre Histoire. N'aurait-on pas pu rapporter la même idée sans provoquer la mort de cette femme que je trouve de trop ? La lourdeur du climat se justifie dans un tel contexte et le fait de voir deux hommes mourir est presque rassurant : pas toujours au sexe faible de trinquer. Le poids des victimes de leur côté a été si lourd que deux hommes, c'est peu en comparaison. On se doute bien qu'il ne s'agit pas d'une vraie justice, trop asphyxiée dans nos sociétés pour cela mais il s'agit plutôt d'un règlement de compte glaçant, blessant, en partie mortel. On transfère, je crois, le corps à l'université à la fin du film pour une étude plus approfondie et plus générale peut-être ? Un sujet en accord avec notre contexte actuel qui a le mérite d'être traité avec profondeur et originalité. Parfois les petits budgets peuvent faire de grand film. Pour moi, on pourrait même dire que c'est un chef d'œuvre : quand le génie frappe, au moins faut-il le reconnaître...
The Jane Doe Identity ou comment réussir un film avec 2 bouts de ficelle et une boule d’aluminium. Peu de moyens, Mais tout est fait avec une certaine subtilité: les effets spéciaux, les personnages et même le sénario. L’histoire est un peu lente mais vraiment intéressante. Je trouve la fin injuste, j’ai néanmoins passé un bon moment.
Malgré une ambiance assez oppressante et mystérieuse,essentiellement provoquée par l'autopsie d'un cadavre charismatique (même inanimé), et l'originalité d'une morgue comme lieu principal, le scénario parait peu crédible et vide de sens. Même s'il faudrait un deuxième, troisième, quatrième... visionnage pour mieux comprendre, ces visionnages ne valent pas le coup car un des seuls intérêts du film réside dans le suspens et la curiosité qu'on perdrait en effectuant les visionnages suivants. Bref décevant...
Un bon film, ambiance prenante, après c'est pas non plus le meilleur film du genre... Ça se laisse regarder mais il manque un petit truc pour faire de ce film une référence...
Je n'avais pas vu un film d'horreur aussi prenant et intéressant depuis It Follows. The Jane Doe Identity est même, à mes yeux, encore plus intense, encore plus réussi!
La première partie intrigue et fait preuve d'originalité. La suite se révèle plus convenue et le film rentre dans le rang. On note un duo d'acteurs très complice : Emile Hirsch et Brian Cox.
Ce film offre une réelle bonne idée de départ avec cette atmosphère suffocante et la très belle réalisation.
On peut remarquer les petits moyens de ce film très convaincant mais le résultat est pour moi sensationnel tant l'effroi et la peur est réellement présente quand les classiques du cinéma d'horreur.
L'ensemble de ce film tant dramatique horrifique est superbement porté par deux très bons acteurs et surtout le retour d'Emile Hirsch.
je ne comprends les gens qui ont mis 5 etoiles. cest un film d'epouvante pour adolescents et encore je dis ca mais 35ans... c'est super long. l'histoire rst expedié en 10min chrono. on apprend alors qui est elle dans les grandes lignes. ils auraient pu faite tellement mieux.
film très surestimé, nulité absolue. il ne se passe absolument rien ont s'ennuie, un meutre d'une fille puis autopsye pendant presque la totalité du film, c'est pas intéressant, long ont s'ennuie a s'endormir devant. tentative de faire passer l'ennuie avec un peu d'horreur complètement raté.
Ce n'est pas une production Blum House, mais cela en a un arrière-goût. Alors que l'idée de départ est assez intrigante, cela ne permettra pas de sauver ce film qui n'arrive pas réellement à décoller. Deux tiers du film servent à faire de la mise en place et le dernier tiers raconte qui est Jane Doe. Mais cela est tellement mal amené et torché tellement rapidement que cela n'aide pas à relever le niveau, ne laissant à l'horreur que des jump scare ennuyeux et visible à des kilomètres. Seul ne reste que la découverte de la très belle Olwen Catherine Kelly qui arrive à surpasser les deux acteurs principaux alors qu'elle joue un cadavre. The Jane Doe Identity ressemble plus à un nanar ennuyeux digne du direct DVD.
Un film d'horreur qui se déroule entièrement dans une morgue ce qui instaure une ambiance bien glaçante et glauque dès le départ avec deux médecins légistes (père et fils)qui v'ont se voir emmener un nouveau corps sans identité en fin de journée qui va les contraindre à rester un peu plus longtemps dans la soirée à la morgue pour pratiquer une autopsie qui va s'avérer plus étrange et horrifiante que prévu.L'ambiance est bien maitrisée avec l'autopsie minutieuse qui nous en apprends un peu plus petit à petit tout en maintenant la tension, et puis tout s'emballe avec pour ma part plus ou moins de bon et de mauvais.Certaines scènes sont bien pensées et apporte vraiment bien leurs touche à l'horreur mais sinon à part l'ambiance et l'autopsie qui ajoute un coté original,le reste c'est du réchauffé qui applique les codes des plus grands dans le domaine sans briller forcément plus que ça, oui y a des moments qui font flipper mais j'ai anticipé beaucoup trop de scènes pour vraiment être surpris et je pensais justement être un peu plus surpris dans ce film.Ça se regarde mais rien d'époustouflant.2,5/5
Quelle erreur, je n'avais pas lu le synopsis et vu seulement 2-3 images de la bande-annonce. Je pensais donc qu'il s'agissait d'une autopsie classique, avec la reconstitution d'un crime, des rebondissements, la recherche du déroulement, le mobile etc... Et je trouvais cela passionnant, mais pas du tout... On s'écarte très vite de ce schéma et on part dans le mystique, la sorcellerie et l'horrifique. Cela m'a donc déçu car j'aime moins ce genre de film, et comme je ne m'y attendais pas, cela a accru mon ressenti négatif.
(...) Avec "The autopsy of Jane Doe" (qui bénéficie forcément d'une traduction débile que vous pouvez admirer en titre plus haut), on est vraiment dans un pur film fantastique et d'horreur qui propose une belle mise en scène, des jump scares un peu faciles aussi mais qui s'appuie sur un duo d'acteurs impressionnant, arrivant à faire vivre des personnages pourtant perclus de clichés. Car oui, "... Jane Doe" s'appuie sur des personnages vraiment incarnés. Ils sont donc clichés, avec le veuf un poil bougon et le fils qui désire rompre avec la tradition familiale, mais putain, au moins, ils vivent, interagissent et captivent bien plus que n'importe ado attardé fumeur de joint ou n'importe quelle bimbo mâcheuse de chewing gum qui pullulent dans les autres productions du genre. Il faut dire qu'en confiant les rôles principaux à Brian Cox et Emile Hirsch, on s'enlève une épine du pied (bon, encore faut-il les diriger et c'est très bien fait par Ovredal). Brian Cox, c'est une brutasse de l'acting, un type qui récite du Shakespeare comme d'autres du Nabilla, une carrière remplie de bousasses de série B mais aussi de rôles marquants, c'est le 1er Hannibal Lecter de cinéma (dans le fabuleux "Le Sixième sens" de Mann, sous le nom de Lektor certes mais ça compte), il meurt souvent dans ses films mais bon sang, chacune de ses intonations est juste, son jeu est vibrant et il peut provoquer n'importe quelle émotion en faisant vibrer un sourcil. En face, Emile Hirsch est un des acteurs les plus doués des années 2000 mais il n'a pas eu de chance. Si on l'a remarqué dans "Girl next door", "Alpha dog" ou encore "Into the wild", la plupart de ses films ont été des échecs tandis que son incursion dans le blockbuster a été marquée par le "Speed racer" des Wachowski. Un bide colossal et un retour au cinéma indé ou bien à des 2nds rôles dans des productions mainstream ("Savages" ou "Du sang et des larmes"). Bref, il y a du niveau et leurs personnages bénéficient grandement de leurs talents, parvenant à captiver le spectateur ou bien à vivre dans les silences.Niveau mise en scène, c'est du très bon niveau avec des plans significatifs, une atmosphère bien posée, des acteurs bien dirigés, des décors bien pensés (ah, ce miroir du coin du couloir !!) et une bonne gestion de la tension. Le personnage de Jane Doe, ce corps nu allongé sur cette table de dissection, deviendra ainsi une menace constante et changera de caractère grâce à la force des cadrages. Les mouvements de caméra sont rares, le montage fait la part belle à la montée en tension, avec une attente angoissante, des effets certes vieux comme le monde mais utilisés de manière efficace. On ne pisse pas dans son froc certes mais le film exploite avec malice un bruit aussi insignifiant qu'une clochette pour faire monter la pression ! Diablement efficace. Assez court, le film se veut comme un huis-clos angoissant, qui nous permet aussi de plonger au coeur de la relation qui unie ce père et ce fils, le tout sans sentimentalisme outrancier mais avec une vraie envie de nous les rendre attachants. La dernière partie, qui lorgne carrément vers le fantastique, pourra en laisser certains sur le carreau, d'autres pourront facilement se moquer de certains petits détails mais ça serait passer à côté d'un film intègre, bien foutu et surtout hyper cinématographique qui respecte le genre, ne s'enfonce pas dans une quête de twists abrutissante et futile. C'est du bon cinoche de genre, captivant et assez malin. Bref, c'est un truc intéressant qui mérite qu'on se penche dessus ainsi qu'un peu plus de soutien de la part des amateurs du genre. La critique complète sur thisismymovies.over-blog.com