Film sans prétention; fort heureusement, comédie familiale mais ratée doté d'une fin cousue de fil rose et marron. Il faut que les réalisateur cessent de penser que Virgine Efira est une actrice, c'est une speakerine oui vous savez les femmes qui lançaient les émissions télé, ça, elle est un peu près capable de le faire. Mon dieu pourquoi Poelvoorde a t il accepté ce rôle. A éviter si vous avez les intestins fragiles
très bon petit film très bien joué par tous les acteurs, bonne histoire, bonne mise en scène, rien à redire du cinéma authentique qui fait du bien à l'ére des blockbuster aseptisés, merci le cinéma francais pour ses petits moment de tendresse
Une réalisation de Jean-Pierre Améris bénéficiant d’une bonne mise en scène : le ton est enjoué et émouvant. Le scénario, pourtant très conventionnel, nous propose une jolie histoire de rapports humains, une belle approche des liens familiaux. La BOF est agréable, le casting parfait : Virginie Efira est pétillante dans le rôle de Violette : une mère débordée et attentionnée. Comme à l’habitude, Benoît Poelvoorde est excellent dans son rôle de quarantenaire riche préretraité ; il est très juste dans la peau du vieux garçon timide et emprunté. A souligner également une bonne prestation des enfants Pauline Serieys (Lucie), Calixte Broisin-Doutaz (Auguste) et la présence toujours appréciée de François Morel dans le rôle de Léon, le serviteur très stylé.
Un Benoît Poelvoorde dépressif, on ne peut pas dire qu'il s'agit un rôle de composition, car paraît-il, qu'il l'est dans sa vie de tous les jours. Virginie Efira désirable à souhait, jouant juste. Des enfants trop propres sur eux dans la façon d'être et de s'exprimer par rapport au milieu social qu'ils sont censé représenter. 2 étoiles et demie.
Une famille à louer n'est pas un mauvais film mais, son problème, c'est qu'il est terriblement classique et que j'ai eu le sentiment de l'avoir vu des centaines de fois (il se trouve que je suis très client du genre) sous des titres différents ! Pourtant, il y a de bonnes idées qui auraient mérité d'être creusées un peu plus en profondeur. L'aspect social bien qu'un peu trop blanc et noir entre la chômeuse enjouée et débrouillarde et le bourgeois seul et triste dans son manoir à la Bruce Wayne. Ça reste un rôle intéressant pour Benoît Poelvoorde qui affiche à nouveau ses névroses à l'écran comme chez Anne Fontaine. Lui qui ne veut pas d'enfants IRL se retrouve à en gérer deux dont une en pleine crise d'adolescence. Sa relation sombre et complexe avec sa mère pour le coup n'a rien à voir avec la réalité puisqu'il paraît que c'est elle qui lui repasse encore ses chemises. Mais ce qui est sûr et certain, c'est que ce manque d'affection, de chaleur humaine dont elle a fait preuve, aurait dû être mieux exploité. Quant à Efira, elle fait du Efira. Vu ses décolletés, c'est difficile de la regarder dans les yeux mais je note qu'elle collectionne souvent ce genre de films et qu'on commence à lui confier des rôles de mère de famille. Elle prend petit à petit une nouvelle dimension. Ce n'est pas sa participation dans le film de Verhoeven qui me contredira. Le temps où elle était animatrice sur M6 semble loin. Mais il ne s'agirait pas pour elle de se reposer sur son joli minois et de jouer éternellement les Jennifer Aniston ou les Sandra Bullock.
Sur le même principe que les Emotifs Anonymes, Jean-Pierre Améris prend les mêmes ingrédients pour une comédie romantique malheureusement trop convenue et trop prévisible. Dommage le pitch de départ rappelant Pretty Woman et surtout le duo d'acteurs se prêtait bien à une comédie plus pinçante.
Jean-Pierre Améris ancien élève de l'IDHEC a pour ambition de nager à contre courant des comédies romantiques actuelles, typiques d'un cinéma français engoncé dans un conformisme que l'on ne peut même pas nommer "qualité française" comme autrefois les jeunes turcs de la Nouvelle Vague jugeant avec mépris les films de leurs aînés. Jusqu'ici il y avait plutôt réussi, notamment avec "Les émotifs anonymes" en 2010, son premier réel succès public où il avait dirigé pour la première fois le fantasque Benoît Poelvoorde à contre-emploi, lui faisant utiliser sa gaucherie au service d'une sensibilité qui cadrait fort bien avec la présence à ses côtés de la très gracile Isabelle Carré. Comme il le confesse lui-même, Jean-Pierre Améris puise dans sa biographie pour dessiner ses héros masculins. Paul-André sorte d'inadapté social de génie ayant paradoxalement réussi dans les affaires est, comme le Jean-René des "Emotifs anonymes", un timide maladif mais parvenu au stade de la dépression sans retour. Lui vient l'idée après avoir visionné un reportage d'une chaine d'info en continu de louer pour trois mois une famille afin de se créer artificiellement ce qu'il pense lui manquer le plus pour développer une vie affective épanouissante. Le propos est pour le moins improbable, ce qui nous fait dire que clairement Améris et sa scénariste, devenue sa compagne (Murielle Magellan), lorgnent du côté des grandes comédies romantiques hollywoodiennes des années 1940 avec Cary Grant, Gary Cooper ou James Stewart. Malheureusement le pari est quelque peu raté. Améris a oublié au passage que pour que le spectateur admette les scénarios souvent invraisemblables de ces fameuses comédies, des réalisateurs comme Frank Capra pour ne citer que le plus célèbre d'entre eux prenaient le temps utile pour amener les personnages dans ces circonstances rocambolesques. Jean-Pierre Améris a malheureusement oublié ce précepte indispensable pour céder à la mode actuelle qui veut que l'on aille au plus vite à l'essentiel. Ainsi c'est en moins de cinq minutes après le début du métrage que le pauvre Paul-André est débarqué par son majordome (François Morel) dans la maison, elle aussi improbable de Violette (Virginie Efira) lolita sur le retour affublée de deux mioches issus de ses emballements sentimentaux successifs. L'artificialité saute donc immédiatement aux yeux et pour le coup, les acteurs semblent aussi mal à l'aise que leurs personnages. Heureusement, Jean-Pierre Améris n'est pas un manchot et son propos prend tout de même corps au fur et à mesure que l'on oublie le choc narratif initial. On découvre alors le Benoît Poelvoorde que l'on aime, sensible et écorché vif, qui fait tout ce qu'il peut pour se faire aimer et qui finit à tout coup par y parvenir. Virginie Efira craquante à souhait se sort comme elle peut d'un rôle trop caricatural qui aurait mérité quelques nuances supplémentaires. La question centrale du rôle déterminant de la famille dans nos vies est clairement exposée malgré les surcharges inutiles citées plus haut. Il n'empêche que les deux hommes qui semblent s'apprécier et dont on peut imaginer que leur collaboration se prolongera, nous doivent une revanche.