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Un visiteur
2,0
Publiée le 4 juin 2014
L'idée de base est originale. Mais le film n'a pas exploité ce potentiel, car il passe à côté des 2 thèmes essentiels qu'il aurait dû traiter : (1) le sens du célibat des prêtres et (2) la conversion de Jézabel et sa guérison intérieure. Du coup, le film n'embarque pas le spectateur avec lui. Vraiment dommage !
Comment "La Mante religieuse" ("Jézabel" - prénom biblique de séductrice) va devenir l'Amante religieuse... Premier film que l'on sent sincère dans la démarche (personnelle - de la scénariste/réalisatrice Natalie Saracco - dont ce sont les premiers pas dans le "long"), une manière d'ex-voto cinématographique, entre une iconographie parfois naïve, voire saint-sulpicienne, et une ambiance singulière et romanesque (on ne peut s'empêcher de penser à Dorian Gray, avec l'autoportrait de l'artiste, souvent montré). Pour le sujet, courageusement à contre-courant d'une époque où la "laïcité" de rigueur veut dire en fait hostilité féroce au catholicisme (cf. les critiques "pro" si mauvaises..), pour la qualité du dialogue, et l'interprétation (on retrouve avec plaisir la grande comédienne Geneviève Casile - "Mère Gisèle" - et le duo central formé par Mylène Jampanoï, dans le rôle-titre, et Marc Ruchmann, dans celui de "David", autre prénom biblique.. est solide), 3 étoiles de fort encouragement.
J'ai eu la chance de voir ce film en avant-première en présence de l'équipe et j'ai été époustouflée par leur travail. La où je m'attendait à un film sulfureux, j'ai découvert une quête sensuelle et spirituelle, servie par un jeu juste. Un film qui résonnera longtemps en moi.
Dans un registre faussement lithurgique, le film se complaît dans l'écriture d'une histoire de cinéma, mêlant le psychodrame, l'alcool et la drogue !! Le jeu des acteurs forme un duo anachronique sur le plan de la réalité et le film baigne dans un climat violent et surexcité !!
très bon film ,prenant qui nous interpelle pour son côté humain,le pardon aux autres et à soi même! moi qui suis boulanger,je m'endors souvent au cinéma et bien cette fois ci je l'ai vu intéès une première réflexion je vais le voir une deuxième fois! allez voir ce chef d'oeuvre!
Le film sonne très juste, le scénario est excellent et très actuel. J'ai beaucoup aimé le choix et le jeu des acteurs, les dialogues sont très réalistes, le film a très peu de fausses notes. Rédemption, tentation, désespoir... La réalisatrice signe un très beau premier long métrage !
Un film touchant à ce délicat sujet de la religion ne peut que diviser. D'un côté, certains crieront à l'hérésie voir au blasphème et à la caricature. De l'autre, le clan de ceux qui félicitent de lancer une percée dangereuse mais courageuse sur cette thématique. Bref, difficile pour ma part d'être pleinement catégorique. Certains faiblesses scénaristiques (pour ne pas parler de facilités) sont compensées par un jeu d'acteur plutôt subtil. Que conclure ? Mi-figue, mi-raisin.
« Léon Morin, prêtre » en 2014. Forcément c'est plus trash. Mais toujours aussi réaliste, pour qui sait ouvrir les yeux sur notre époque actuelle. Cette fois, il s'agit d'un jeune prêtre dynamique, David, presque aussi charismatique que Belmondo, harcelé par une jeune artiste peintre, Jézabel (nom d'une reine dépravée de l'Ancien Testament), qui se cherche et pense se trouver dans le sexe et l'excès de tout, alcool et drogue compris. Véritable mante religieuse, croqueuse d'hommes insatiable, elle se trouve désemparée par ce prêtre qui lui résiste, et qui a foi dans un absolu qui lui est étranger. Comment un homme peut-il faire vœu de célibat ? Elle cherche alors par tous les moyens à l'amener dans son lit. Cette confrontation entre les deux acteurs est marquante, d'une part en raison de la qualité de leur jeu et de la beauté sulfureuse de l'héroïne, jouée par Mylène Jampanoï, qui se heurte à la jeunesse bienveillante du prêtre joué par un excellent Marc Ruchmann. Mais aussi en raison du drame cornélien qui se trame pour le jeune prêtre : être fidèle à son vœu d'obéissance et de chasteté, exercer son ministère au service des autres en s'oubliant ou céder et aimer Jézabel ? Si le film s'arrêtait là, il serait une sorte de remake non dénué d'intérêt de « Léon Morin, prêtre », une sorte de version actualisée un peu maladroite certes, mais touchante et forte. Du moins, il semble que la majorité des critiques envers ce film s'arrêtent là, à son aspect dur et trash... Mais c'est oublier que ce long métrage recèle de personnages secondaires et d'un humour salvateur, qui permet de respirer un peu. Que ce soit l'énigmatique Stan, les prostituées, la mère supérieure, tous à leur façon détiennent une part de cet autre message, qui baigne le film : Dieu aime chaque homme et femme de ce monde. Ils ont tous un côté bienveillant qui contrebalance la noirceur du propos et le terrible affrontement entre les deux personnages principaux. Et pour finir, non le rythme n'est pas ennuyeux, le film a du sens, et on se passionne même pour ses personnages, des principaux au dernier des secondaires, et de plus, la réalisation, discrète mais efficace, démontre un vrai savoir-faire. Pour moi, malgré des maladresses évidentes, mais difficilement reprochables pour un premier film, il s'agit bien d'une réussite, à ne pas mettre entre les mains de tout le monde bien sûr, le long métrage, sans être vulgaire, étant réservé aux adultes, ne serait-ce que par son propos.
Notes exagérement laudatives de la part des habituelles grenouilles de bénitier. D'un point de vue cinématographique, le film est un gigantesque fourre tout à clichés. Les deux protagonistes principaux sont mal dirigés dans ce méli mélo. On passe à coté de pas mal de ficelles qui pourraient être exploitées de la piété des prêtres, leur renonciation à l'amour (surtout que le film montre que ce sont des êtres mues par les même désirs comme tous les hommes) et surtout le chemin vers la foi qui est baclé ici. Bref film évitable. Clairement.
Un film à l'aura unique dans le paysage du cinéma français. Une ambiance mystique, envoûtante, et une Mylène Jampanoi captivante (elle a une telle présence à l'écran !).
Pas simple de s'attaquer à un sujet aussi sulfureux d'autant plus pour un premier film ! Nathalie Sarraco, la réalisatrice, a su trouver la structure nécessaire tant sur le fond, le sujet est plutôt bien traité, que la forme, les acteurs sont très charismatiques. Cependant, si Marc Ruchmann, en curé séduisant colle parfaitement au propos, Mylène Jampanoï en diablesse redoutable mangeuse d'homme (pourquoi en faire en plus une homo), dérange plus qu'elle ne sert le film, le faisant basculer dans la limite qu'il n'était pas nécessaire de franchir...
Première réalisation de Natalie Sarracco, ce drame mettant en scène la religion et la sexualité dans un récit quelque peu provocant et vulgaire est pourvu d'un scénario aussi délicat et sensuel que bien écrit, porté par un convaincant duo d'acteurs. Intéressant.
il y a bien longtemps que je n'avais pas vu un film aussi nul. Acteurs de"roman photo" histoire pas crédible. une demie étoile pour la musique. J'ai perdu une heure et demie!