Une belle reconstitution de l'Amérique des seventies portée par une belle distribution. Le film manque toutefois un peu d'originalité et de surprises dans son traitement.
Battle of Sex est captivant par son dynamisme, sa couleur, sa photographie et sa mise en scène. C'est une très belle mise en lumière sur cette bataille devenue iconique
Plus film militant sur la cause féministe que véritable film de sports, Battle Of The Sexes nous emporte complètement par son mélange entre comédie et drame parfaitement équilibré. Pas le temps de s’ennuyer un seul moment devant ce long métrage magistralement interprété par Emma Stone et Steve Carrell tous les deux impeccables et aussi attachant l’un que l’autre malgré leur opposition. Si le duo Jonathan Dayton et Valerie Faris se fait assez rare, ils font vraiment mouche à chaque fois et ce troisième film est tout aussi réussi que les deux précédents. [lire la critique complète sur FreakinGeek.com]
Après Little Miss Sunshine et le moins heureux Elle s’appelle Ruby (un peu lourd et stéréotypé indé, made in Sundance) le duo peu prolifique Dayton-Farris revient sur grand écran avec Battle of the sexes (un film tous les 6 ans environ). Casting étoilé et retour de l’indispensable Steve Carell. Si la réussite de leur premier long-métrage n’est pas totalement au rendez-vous, le contrat est parfaitement rempli dans la catégorie feel good movie, ni plus ni moins. Le suspense d’un final évaporé dès le début du film (existence même du film, sinon, à quoi bon !?) les deux metteurs en scène se sont appuyés sur leur casting, Emma Stone et Steve Carell en vitrine, bien épaulé par pléthore de seconds rôles tous très bons dans leur rôles respectifs. Petite frustration de ne pas voir plus que ça le génial Fred Armisen dans un rôle quasi muet mais formidable de discrétion, Sarah Silverman qui ne semble pas jouer mais être elle-même, Bill Pullman grinçant à souhait qu’on voit de plus en plus en ce moment (et c’est tant mieux) et Alan Cumming qu’on avait pas vu aussi touchant depuis un moment. Car Battle of the sexes semble être avant tout un film d’acteurs, un film où l’étiquette « indépendant » est portée par des comédiens tous à leur affaire ici. Non pas que la mise en scène ne soit pas soignée (bien que brouillonne au début, pour être plus aventureuse dans sa deuxième moitié) mais elle n’apporte pas en soit un intérêt réel. C’est donc sur le casting et la direction d’acteurs que tout repose, et tout est réuni ici pour relater cette histoire vraie de personnages touchants à truculents. Evidemment c’est l’écho féministe, très en avant en ce moment qui sert d’étendard au film, représenté de manière assez délicate dans une Amérique seventies soigneusement reconstituée (décors, costumes, retransmissions TV). Battle of the sexes est tour à tour un libellé politique et une ode contre la discrimination (superbe séquence de 30 secondes entre Cumming et Stone) d’une certaine justesse mais qui manque un peu d’envergure, du moins proche de celle qui sur un autre sujet avait permis au duo de réaliser le touchant Little Miss Sunshine. Battle of the sexes est donc une belle reconstitution qui échappe avec finesse à pas mal de stéréotypes, portée par un excellent casting (Stone et Carell en tête) qui par la sincérité qu’il dégage rempli son postulat de départ, feel good movie classique, avec ses qualités et ses défauts, valeur sûre sur laquelle on ne prend que peu de risques notamment au cœur d’une mise en scène classique, mais sans jugement de valeurs.
Actuel et nécessaire, "Battle Of The Sexes" est aussi divertissant, capable de faire aussi bien preuve de légèreté que de gravité. Magnifié par la présence d’acteurs au top de leur forme comme Emma STONE ou Steve CARELL, ce film très attachant sait aussi laisser s’exprimer une poésie qui contribue largement à ce qu’on se souvienne longtemps de cet affrontement qui, a fait progresser les mentalités.
La bataille tennistique n'est qu'un prétexte pour suivre le cheminement personnel d'une championne prise entre ses élans sentimentaux et l'investissement sportif exigé. La première partie illustre ainsi avec force ce qu'implique d'être une femme au début des années 70 tandis que la seconde, quelque peu répétitive, malgré les prestations irréprochable des acteurs, ne parvient pas à conférer suspense et tension dramatique à l'opposition sur le court (contrairement à Borg/McEnroe). Ainsi si le film n'exige pas d'être féru de tennis, les fans pourront être déçus par le traitement réservé à cet aspect de l'intrigue. Un rappel de nécessaires combats sociétaux sans les insupportables prosélytisme et manichéisme trop souvent afférents.
Par son ton léger et son rythme enlevé, "Battle of the sexes" prenait le risque d'une certaine superficialité. Il n'en est rien grâce à certaines séquences émouvantes qui confrontent l'héroïne à des choix difficiles. Emma Stone et Steve Carell sont excellents, même si le personnage de Bobby Riggs est quelque peu sous-écrit.
Battle of Sexe narre une histoire vraie autour d'un match de tennis passé à la postérité entre une ancienne gloire masculine et une jeune championne en quête de reconnaissance. Interprété par Emma Stone et Steve Carell, deux très bons comédiens s'il en est, le film déçoit un peu par son scénario bancal et son manque de dynamisme. Les matchs manquent de tension, tout est convenu et le thème de l'homosexualité de la joueuse prend une trop grande place dans l'histoire. Heureusement que l'on apprécie les deux acteurs principaux, sans cela, le film attendrait difficilement la moyenne.
Un micro-évènement de l'Histoire pour rendre compte d'une mentalité sociale aujourd'hui aberrante. Enfin pas pour tout le monde au regard de l'actualité récente. C'est pourquoi cette anecdote est tout à fait pertinente. Une femme VS un homme dans le monde du sport des 70s. Une idée du sexisme latent, d'une mentalité patriarcale étouffante et stupide que le film ridiculise gentiment. Un regard anachronique sur une situation décontextualisée ? Non, car cette vision est toujours présente dans nos sociétés. Avec plus ou moins d'impacts qu'à l'époque mais il n'empêche. Raconter cette histoire, sur le ton de la dérision, pour nous tendre un miroir et faire le point sur ce qui choquerait ou pas aujourd'hui si cela arrivait. Les acteurs sont parfaits. Le côté vintage ne gêne pas car l'intérêt n'est pas là. Il est dans le propos, dans ce que les auteurs ont à dire de notre époque.
Ce film n'est pas une comédie contrairement à ce que laisse croire en partie la bande-annonce. En traitant du monde du tennis, de l'égalité homme-femme ou de l'homosexualité féminine ou du moins en survolant ces thèmes, le film dresse surtout le portrait de 2 personnages, une joueuse de tennis au sommet qui se bat pour faire reconnaître le tennis féminin dans un sport où les instances sont tenues par des hommes et un ancien joueur de tennis professionnel, joueur compulsif. qui cherche à renouer avec un quelconque succès. Et cette partie est intéressante et touchante, Emma Stone et Steve Carell étant parfaits dans leurs rôles respectifs. Film correct.
Dans le duel à distance Stone - Carrell, point gagné pour Emma Stone. Dans un rôle taillé pour elle, et qui fait partie de son nouveau type de rôles particulièrement forts depuis plusieurs années, la jeune actrice réussit à s'accaparer le rôle de Billie Jean King, tenniswoman qui veut défendre l'égalité hommes femmes dans le tennis. Un match historique contre Bobby, joué par le détonnant Steve Carrell, et dont le rôle est parfaitement collé au personnage de l'acteur et ça donne un très beau cocktail de jeu d'acteurs. Ajoutez une mise en scène très qualitative, "Battle of the sexes" est un film réussi
"Battle of the Sexes" est un film globalement réussi, décrivant les années 70 du point de vue de la sexualité, entre témoignages sur les inégalités homme-femme spoiler: (salaire 8 fois inférieur pour les tenniswomen que pour les tennismen; zéro représentativité des femmes à la TV pour commenter le sport (à la fin, seul l'homme a un micro et le tend à sa guise à la femme)) , illustration d'une période traditionalistespoiler: (commentateur macho jusqu'à l'os; l'organisateur et l'argument biologique ridicule; l'homosexualité mal perçue (on incite Billie Jean à cacher la sienne); le commentateur qui met sa main sur l'épaule de sa collègue comme pour établir un rapport de domination; Même Margaret Court critique le lesbianisme de Billie Jean au lieu de se ranger derrière elle en vue de défendre la cause des femmes) et marqueurs de l'émancipation féminine spoiler: (un tournoi concurrent organisé par les femmes; la nouvelle coiffure de Billie Jean ou sa relation lesbienne alors qu'elle est mariée, symboles du fait de s'assumer, d'engager un nouveau départ et d'être libre; les photos dans les magazines; la fraîcheur de ses tenniswomen ne se prenant pas au sérieux; le choix d'un sponsor vendeur de cigarette, considérée comme un objet de rééquilibrage entre hommes et femmes (les femmes se mettent à fumer comme les hommes)) . Tout cela se traduit par l'exceptionnel Billie Jean King, incarnée à merveille par Emma Stone, pétillante et combattante malgré les obstacles. À l'opposé, on retrouve Bobby Riggs, un rôle idéal pour l'exubérant Steve Carell. J'ai adoré ce personnage car il est loin d'être le macho qu'on pourrait croire (à l'inverse du commentateur). Certes, il s'occupe peu de ses enfants et de sa femme, ne débarrasse pas son assiette après le dîner, mais ce ne sont que des relents de son éducation, Bobby est avant tout un parieur compulsifspoiler: (il continue (la voiture gagnée) bien que sa femme l'interdise) qui joue du machisme pour le show spoiler: (entraînement en palme, avec une raquette énorme; le blouson trop chaud en plein match pour le sponsoring; les photos nus) et aller toujours plus loin dans le pari. Ironiquement, on peut dire qu'il n'avait pas besoin de cela pour perdre, son âge était une raison suffisante pour justifier l'écart physique entre Billie Jean et Bobby sur ce fameux match (bien reconstitué d'ailleurs), et donc quelque part, les actes de Bobby ont aidé la cause féminine sans pour autant être une défaite, un sentiment contradictoire que l'on perçoit un peu plus à la fin, spoiler: quand Billie Jean pleure de joie mais se rend compte que le plus dur commence pour elle (assumer ce caractère iconique qu'elle vient d'acquérir), alors que Bobby sourit à sa femme, comprenant qu'en s'inclinant, il est retombé sur terre et que ça va l'aider. Mon seul gros bémol là-dedans, c'est la réalisation du duo Jonathan Dayton/Valérie Faris, trop longue dans l'ensemble, il y avait matière à raccourcir certains passages spoiler: (en particulier tout ce qui concerne la préparation de l'affrontement entre Margaret Court et Bobby Riggs) . Bilan, si le film tire en longueurs, le contenu est un beau plaidoyer pour les causes féministe et LGBT, porté par 2 acteurs excellents.
Jeu sex et match (non j'ai pas trouvé plus pourri, mais je suis déjà assez fier de moi déso
— Bonne surprise, une histoire de coming out très touchante prend les devant de ce qui s'annoncait être un film à message pro-féministe. Donc c'est doublement réussi. Un bon moment.
Le film restitue parfaitement les années 70 ! J'ai adoré l'ambiance, les physiques, l'histoire (vraie), les extraits de la partie de tennis. J'ai détesté toutes ces phrases dégradantes envers les femmes mais il faut bien ça pour montrer cette époque où les hommes n'étaient pas bien fins... 3,5/5