2237 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
145 critiques spectateurs
5
4 critiques
4
45 critiques
3
74 critiques
2
19 critiques
1
3 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
poet75
298 abonnés
703 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 22 novembre 2017
En 2006, Valerie Faris et Jonathan Dayton avaient enthousiasmé les spectateurs avec une irrésistible comédie (« Little Miss Sunshine »). Ils récidivent aujourd’hui avec ce film, certes moins original, mais ne manquant ni de subtilité ni de mordant ni d’humour. Nous voici transportés en 1972 dans le milieu du tennis, aux côtés de Billie Jean King (Emma Stone), une championne qui se rebelle contre le sort réservé aux femmes dans ce milieu. Il lui paraît inacceptable, à juste titre bien sûr, que les joueuses, tout aussi talentueuses soient-elles, gagnent moins, beaucoup moins, que leurs homologues masculins. Ce qui la conduit à quitter la Fédération de Tennis officielle pour en créer une qui soit affectée exclusivement aux femmes. C’est alors qu’il se trouve un ancien numéro 1 mondial du nom de Bobby Riggs (Steve Carell) pour lancer un défi à la championne et ainsi donner la preuve, en remportant la victoire (ce dont il ne doute pas), de la supériorité des hommes sur les femmes ! Le personnage est insupportable de suffisance et de misogynie et, bien entendu, Billie Jean King accepte de l’affronter sur un court. C’est l’un des grands points forts de ce film que de ridiculiser le machisme tout en conservant une approche teintée d’humour. La prétendue supériorité masculine en prend pour son grade et c’est tant mieux. L’autre point fort du film, c’est l’art de raconter, tout en finesse, comment Billie Jean King découvre son homosexualité en compagnie de sa coiffeuse. Dans l’Amérique puritaine de cette époque-là, cela ne va pas de soi. Le film est agréable et s’achève avec un morceau de bravoure : le match opposant Billie Jean King et Bobby Riggs, match remarquablement mis en scène et dont, bien sûr, je me dois de ne pas révéler l’issue !
Je m'attendais à voir plus de tennis (entraînement, jeux..)bref, le film s'attarde un peu trop sur la vie privée des deux joueurs et pas assez sur le sport lui même. Les deux acteurs principaux sont excellents dans leur rôle respectif, mais la réalisation (qui se veut comique mais qui ne l'est pas, trop d'exagération) et le scénario (qui se veut machiste et qui ne convainc pas) font que ce film (féministe quand même) m'a déçue. Cela n'a en rien changé mon avis sur la différence entre le tennis masculin et le tennis féminin. Je ne raterai pour rien au monde une finale hommes, par contre celle des femmes....
Voir un film en avant première, c’est un peu un saut dans l’inconnu. C’est comme ouvrir une pochette surprise ! Pour celui-ci, la surprise s’est avérée plutôt bonne ! Si Steve Carell, hâbleur, macho, provocateur, menteur, joueur invétéré amène la note plutôt comique, Emma Stone amène la réflexion, le doute, la sensibilité. Le scenario et la mise en scène nous font bien comprendre que ce qui est un défi plutôt générateur de dollars pour l’un, beaucoup trop sûr de lui, est pour l’autre une occasion à saisir et à surtout ne pas rater pour faire bouger les choses. L’ensemble crée donc une comédie certes, mais douce amère qui aborde combat féministe et homosexualité avec beaucoup de tact. Le machisme de certains hommes étant compensé par la délicatesse d’autres (les couturiers-homos- mais particulièrement le mari de B.J King dont l’ouverture d’esprit et la délicatesse laissent rêveur). Les amateurs de tennis (dont je suis) pourront y trouver leur compte car on y apprend certaines choses (la création de la WTA entre autres) et pourront apprécier la reconstitution du fameux match nous rappelant ô combien ce sport a évolué techniquement et physiquement. Les deux acteurs principaux et l’ensemble du casting sont impeccables. La B.O « seventies » tout autant.
Loin de s’intéresser vraiment au sport en tant que tel – on verra finalement peu la raquette taper la balle – le duo Jonathan Dayton et Valerie Faris (Little Miss Sunshine) prend le parti de nous parler de féminisme dans les années 70. Une belle idée sabotée quelque peu par le tandem incapable de donner du rythme et de l’intensité au long-métrage. La caméra s’abandonne à son scénario et ses acteurs, ne parvenant pas à provoquer le frisson au-delà des mots.
Magnifique ! Superbement interprété, beaucoup d'émotion. Billie Jean, un personnage fort et attachante. J'ai été transporté par l'émotion et j'aurai adoré voir ce match en vrai
« Battles of the Sexes » signe le retour d’Emma Stone depuis la comédie musicale « La La Land ». Moins dansant, plus historique, c’est contre un Steven Carell sexiste que la star se retrouve engagée au cœur d’une conquête féministe. Ça se devine dès l’affiche, le tennis sera le symbole institutionnel de ce biopic ! « Eddie The Eagle », « Le Couleur de la Victoire » ou « Rasta Rockett », les métrages dont l’enjeu central était sportif, ont démontré que le fond d’une victoire allait au-delà qu’une simple volonté de gagner. C’est ainsi que Billie Jean King entre dans ce combat intemporel de la femme dans la société. De la coupe carré à la robe rétro, de la machine à bigoudis vintage jusqu’au télévision Vedette, la reconstitution historique est soumise à une bluffante qualité cinématographique. Rarement égalé, rien n’échappe au cadre spatio-temporel des années 1970, soutenu par une bande-originale fignolée entre funk et disco. Nombreux sont les films historiques dont la vocation sociale est engagée : « Les Figures de l’Ombre », « Invictus », « Django »… Le juste milieu est de distinguer la chronologie avec un certain recul afin de ne pas l’assimiler à l’actualité. En s’appuyant sur le délicat sujet du féminisme, Jonathan Dayton et Valerie Faris confondent les faits passé du présent. Ce manque d’objectivité coûte cher au métrage qui finit pas étouffer le spectateur dans un parti pris. A notre grand désarroi, « Battle Of The Sexes » se transforme progressivement en un ramassé de clichés politiquement correct dont la leçon fera le bonheur de la bobocratie européenne et des démocrates américains anti-Trump. Aussi, les délimitations de l’histoire ne sont pas déterminées. La romance sexuelle lesbienne de la tenniswoman qui ne devrait être qu’anecdotique, tombe entre lassitude et complaisance minoritaire. Les stéréotypes ne manquent pas dans une exagération dont la gêne exprimée serait traduit comme une intolérance par la cible visée. Par ailleurs, les caricatures éditoriales s’apprécient autour des deux personnages principaux : Billie Jean King et Bobby Riggs, joué par Steven Carell. Ce dernier, présenté comme macho et misogyne, vit au crochet de sa femme depuis la fin de sa carrière. Un contexte émasculant pour l’époque qui parvient à rendre le personnage attachant. L’écriture du film vise à le rendre détestable alors que le personnage est à prendre au second degré malgré son positionnement grossier, provocateur et ridicule. Ceci dit, les deux instants magistraux du film sont les deux matchs de tennis intégralement reconstitués. En ne faisant aucune orientation conventionnelle, les scènes imposent une sincérité appréciable, notamment sur le match final. Une fin majestueuse dont la conquête historique prend finalement tout son sens quand on détache le présent du contexte passé… Bilan : Un coup de raquette qui manque de recul. Plus de critiques et de cinéma sur Cinephilion.net !
Dommage de devoir comparer, mais l’inconscience nous y oblige. Sort également ce mois-ci Borg/McEnroe, un autre film sur un match de tennis mythique. Nous sommes en 1972 et la femme est encore cantonnée à son rôle de femme au foyer. Même si celle-ci est libre de ses actes, elle apparait encore comme inférieure dans l’esprit masculin. C’est lorsqu’elle constate que son salaire sera huit fois inférieur à son homologue masculin que Billie Jean King, championne de trois titres du Grand Chelem, décide de riposter en créant sa propre compétition. L’objectif n’est pas de montrer que la femme est plus importante, mais égale à l’homme. Le combat de ces femmes est donc d’obtenir le respect et faire changer les mentalités. Mais l’ancien numéro un mondial Bobby Riggs, macho et provocateur, la met au défi d’un affrontement. Sur fond de féminisme et de libération sexuelle, Battle of the Sexes offre un beau pamphlet contre les préjugés et les discriminations sexistes. Mais c’est lors du duel final que revient la comparaison avec le chef d’œuvre de Janus Metz Pedersen. Le match, quoi que prenant, n’est pas filmé avec la même poigne. Les réalisateurs de Little Miss Sunshine se contentent de deux gros plans et d’un plan aérien du court de tennis. L’angoisse n’est pas la même, les sensations non plus. Mais cessons, car la magie opère également. Nos pieds et nos mains se croisent pour qu’enfin, l’homme change sa façon de penser…. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
film passionnant , traitant de la double cause féministe et homosexuelle chez les femmes , une caricature de masochisme bien représentée. Avec ce qui se passe actuellement, le film à toute sa place
« La vie est un pari. » Battle of the Sexes est un drame biographique s'intéressant à l'histoire de la féministe Billie Jean King engagée qui souhaite lutter pour faire avancer la cause des femmes dans son sport. Elle décide donc de livrer un match avec Bobby Riggs, un ancien joueur qui voulait prouver que les hommes étaient meilleurs que les femmes. Riggs s'amusait à faire des comparaisons entre les hommes et les femmes pour attirer l'attention à un moment où il était considéré comme une chose du passé (devenu célèbre dans les années 30) ! Et les femmes ont été ébranlé par les remarques misogynes de ce joueur prétentieux mais spoiler: grâce à King, les hommes voyaient les femmes différemment - après sa victoire. Le fameux match que se sont livré King et Riggs est l'un des principaux moteurs du film, spoiler: il ne dure pas très longtemps à l'écran mais demeure excellent à regarder ! Après peut être que certains amateurs de tennis seront déçus de voir que le long métrage est spoiler: bien davantage un drame biographique qu'un drame sportif. C'est pour cela que les réalisateurs ont choisi de montrer les évènements de toute cette confrontation dans l'histoire du tennis au féminin spoiler: - on s'intéresse à l'attirance sexuelle de Billie Jean King pour sa coiffeuse et aux problèmes de dépendance au jeu de Bobby Riggs - et ils arrivent à nous captiver jusqu'au jour du match ! Le duo d'acteurs est très bon ! Emma Stone et Steve Carell livrent de belles et justes performances dans les rôles-titres. Carell (brillant dans Foxcatcher) arrive à rendre sympathique cet homme égocentrique et manipulateur qui rêve de retrouver sa gloire d'avant, alors que Stone (charmante dans La La Land) offre une interprétation toute en nuances qui nous permet de saisir la pression qu'elle subissait. Des décors vraiment bluffants qui retranscrits bien les années 70 avec leurs voitures de collection et leurs maisons et hôtels... Donc, Battle of he Sexes est un bon biopic qui se démarque des autres sur le paysage cinématographique américain. A noter que le film Borg/McEnroe est sorti le même mois que Battle of the Sexes ! Un rival dans la partie...