Battle of the Sexes
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Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 décembre 2017
En 1973 eut lieu ce que l'on appelle la 'bataille des sexes"; un match de tennis spectaculaire entre Billie Jean King (26 ans) et Bobby Riggs (55 ans) et dont l'enjeu dépassait le simple domaine du sport. Billie Jean King défendait le droit des femmes et notamment l'égalité salariale contre un Bobby Riggs macho et provocateur. C'est donc cet évènement que retrace le film "Battle of the sexes" avec Emma Stone et Steve Carell dans les rôles principaux. Je ressors plutôt déçu par ce biopic finalement assez banal dans sa forme et son fond. Long à démarrer, l'intrigue ne propose pas grand chose de croustillant à se mettre sous la dent et l'aspect comique si présent dans la bande annonce n'occupe finalement qu'une place mineure. Pour une fois que le cinéma parle de tennis, il faut que le film en question soit anecdotique. Il vaut surtout pour ses deux acteurs principaux et la reconstitution des années 70. Sympathique mais sans plus.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 décembre 2017
Après « Little Miss Sunshine », les réalisateurs Jonathan Dayton et Valerie Faris nous livre une nouveau feel good movie selon un thème qui prend encore de l’ampleur de nos jours. On campe dans un décor neutre des années 70 et pourtant on ne perd pas les bases et les enjeux que sont la liberté, au féminin. Il s’agit de reconnaitre une femme pour ses compétences et qualités, durement acquises mais la lutte reste éternelle. Il fallait une confrontation à la fois directe et indirecte afin de faire monter en puissance de voix, retenues au silence. Un due de tennis entre deux champions évoque avant tout une mixité mais essentiellement la différence. Voilà sur quoi se concentre tout le sujet d’un récit épique et pourtant bien réel dans les faits.

On tourne autour des traits de l’énergétique Billie Jean King, sportive de haut niveau. Elle et ses divers soutiens moraux appellent à l’égalité des sexes, chose pour laquelle de nouveaux mouvements féministes montent en puissance dès lors. Emma Stone incarne donc cette dame au grand cœur mais surtout aux motivations fortes et poignantes, face à l’adversité, afin de redresser la condition de vie des femmes. Bien que l’on s’appuie sur l’exemple du tennis comme outil de sensibilisation, la raquette de King est loin d’être la seule arme qui plaidera leur cause légitime. Le cadre des associations sportives démontre ô combien la discrimination est ouvertement présente et assumé par les dirigeants, c’est un fait. Mais l’image de l’homme dominant n’exclut pas d’autres secteurs d’activités où la femme, malgré les efforts qu’elle fasse, stagne dans un perpétuel bain de suffisance. Il fallait donc un moyen d’affronter directement le mal qui frappe toute une génération, proclamant une révolution sociale dont la plupart des cultures occidentales redoutait depuis des siècles.

Face à elle, un grand macho, Bobby Riggs interprété par Steve Carell. Le mysogine par excellence s’élance dans des joutes verbaux et moraux qui atteignent des cœurs à la peine. C’est un homme simple, par nature. Il adore relever les défis et n’hésite pas à se donner en spectacle pour affirmer haut et fort ses convictions, tel un homme politique tenant des promesses impossibles afin de rallier le peuple. Ses provocations sont à la fois blessantes et bénéfiques pour la femme. Elle peut ainsi s’engager dans un débat que la plupart refusait ou fuyait. La pression médiatique exercer est un des principaux moteurs de cette ascension en devenir. Il s’agit de combattre plus qu’un homme, voire les combattre tous. Il s’agit avant tout de combattre un état d’esprit qui régit toute une culture populaire qui frise souvent l’excès, mais elle se révèle réelle et alarmante.

Et par-dessus le sexisme et le féminisme revendiqués, on prend le temps d’aborder un problème identitaire qui résonne encore chez des personnes. L’homosexualité fut un sujet plus tabou qu’il ne l’est aujourd’hui. On parsème alors l’intrigue de tendresse à l’égard de King et de son trouble affectif. Malheureusement, ce traitement intervient de manière à recouper un affrontement mal négocié. Il est évident que la pression d’un tel match a de quoi emballer et effrayer les principaux acteurs, or les enjeux restent moindres dans les esprits. La lecture se fait sur un ton humoristique et ne porte pas suffisamment la voix la tension qu’elle est censé provoquer… Et au-delà de cette affrontement moral et l’absence d’empreinte émotionnelle, d’autres personnages viennent porter des voix plus lourdes dans le discours. Des figures comme Jack Kramer (Bill Pullman) et Margaret Court (Jessica McNamee) méritent d’être mentionnés, car défendent respectivement la voix grave des hommes et l’agressivité de la femme à son égard. On tourne souvent en rond dans les propos et on ne s’éloigne jamais du l’objectif que fixe initialement le récit. Là où la subtilité intervient, c’est dans le dénouement du match final entre les deux protagonistes. Un doute subsiste concernant le fin mot de l’histoire et au sujet du mysorine qui se donne constamment en spectacle, comme s’il voulait couvrir une éventuelle fuite, voire même préméditer son retrait. Le message est fort dans l’intrigue, l’actrice profite autant de sa notoriété que de son charisme pour convaincre et pour sensibiliser à une forme d’indépendance qui doit avant tout se mériter, avant de devenir un compromis.

Le tennis féminin a pu remonter une pente très raide et la gente féminine a enfin pu revendiquer une forme de reconnaissance, faute d’indépendance. Il faut alors comprendre que le débat lancé ne prône pas une émancipation de ce parti, mais il est davantage question de complémentarité, qu’il est possible d’avancer ensemble dans la même direction, et non pas d’avancer chacun de son côté. « Battle Of The Sexes » n’est pas le point culminant, ni le grand tournant de l’Histoire concernant cette prise d’initiative féminine. Il ne s’agit que d’un argument supplémentaire que l’on ajouterait à une grande famille de conflits sociaux, où seule la notion de discrimination au sens large prédomine les esprits les plus étroits. Il s’avère tout de même que le film annonce de l’espoir et que l’on file droit vers une mixité fleurissante, malgré les éventuels obstacles qui se dressent continuellement face à nous.
Prad12
Prad12

122 abonnés 1 086 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 janvier 2018
Surprenante confrontation tirée du réel comme seule l'Amérique peut les créer. Incroyable histoire portée par Emma Stone et Steve Carell et un scénario qui fait monter petit à petit des émotions et un final explosif. Un film qui ne tombe pas dans le manichéisme primaire et qui fait la part belle à l'égalité prônée par une femme déterminée. Magnifique.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 23 décembre 2017
C'est un joli film sur une histoire passionnante, importante et intéressante (et mal connue?). Dommage: le scénar est un peu plat et peut être même qu'avec d'autres acteurs, le film serait passé complètement inaperçu. Mais alors Steve Carell et Emma Stone.... Lui est un des rares à pouvoir me faire compatir avec un c****** fini tant son talent lui permet de jouer des nuances; et elle est à tomber, naturelle et toujours juste, elle crève l'écran comme TOUJOURS. J'ai trouvé la longue scène finale très bien filmée, les reals font du bon travail, les acteurs secondaires sont remarquables: il n'y a vraiment que le scénario qui fâche. Mais grâce à ce film, Billie Jean King est une de mes nouvelles héroïnes!
FaRem

10 571 abonnés 11 464 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 décembre 2017
"Battle of the Sexes" est un biopic un peu superficiel puisqu'il survole la grande majorité des faits, mais c'est quand même un bon film qui vaut surtout pour ses acteurs ainsi que pour le message véhiculé. Jonathan Dayton et Valerie Faris s'intéressent autant à la vie de Billie Jean King qu'à cette rencontre étonnante contre Bobby Riggs et c'est pour cela qu'il y a deux parties dans le film. Dans la première, on assiste notamment à la création de la WTA, un acte initié par Billie, mais aussi par Gladys Heldman qui avait déjà préparé le terrain avec un circuit exclusivement réservé aux femmes en 1970. Une décision courageuse qui n'est pas assez mise en avant notamment la rivalité avec l'USLTA ou encore tous les problèmes qu'elles ont dû rencontrer, mais bon, ce n'était pas forcément le sujet. Durant cette partie, on découvre davantage Billie qui lorsqu'elle commence à s'occuper des droits des femmes prend conscience de certaines choses et commence à s'assumer comme elle est. Par la suite, c'est tout pour cette rencontre qui est plus qu'un match d'exhibition, mais un match d'une certaine façon pour la crédibilité d'une cause. Le message est clair, mais subtil est, c'est ce que j'ai aimé puisqu'on ne nous bassine pas avec des propos extrêmes comme ça peut être le cas parfois... C'est surtout un film qui dresse le portrait d'une femme attachante qui a beaucoup fait pour sa cause et sur ce match un peu absurde notamment pour tout ce qu'il y a eu autour. Finalement, Emma Stone et Steve Carell sont le principal atout de ce film bien plus que l'histoire qui n'est pas assez mise en valeur. Emma Stone est bluffante tandis que Steve Carell est parfait dans la peau de cet homme plus exubérant et fou que réellement méchant ou macho.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 344 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 décembre 2017
Tiré d’une histoire qui s’est déroulée en 1972, le film raconte le combat de la tenniswoman, Billie Jean King (Emma Stone), vainqueur de l’U.S. Open à 29 ans et numéro 1 mondiale (entre 1966 et 1974), pour l’égalité des salaires de ses condisciples (les femmes touchaient, à l’époque, le 6e du montant perçu par leurs homologues masculins lors des compétitions) et son affrontement sportif avec l’ancien champion (meilleur joueur du monde en 1945), Bobby Riggs (Steve Carell), 55 ans. Outre la reconstitution juste des années 1970’, le film réussit à conserver et stimuler l’intérêt du spectateur pour cette histoire vieille de 45 ans, peu connue en Europe et même pour ceux que le tennis n’intéresse pas. C’est bien sûr, un film sur les inégalités (financières) entre les femmes et les hommes mais aussi sur le couple, la liberté de choisir sa vie ( spoiler: notamment sexuelle puisque Billie Jean King divorcera de son mari et manager, pour vivre avec une femme
), à une époque conservatrice (sous la présidence du républicain Richard Nixon) et une critique du mode de vie américain où tout est prétexte à spectacle et affaires ( spoiler: 30 000 spectateurs pour la finale à Houston le 20 septembre 1973, sans compter les millions de téléspectateurs
). 
N.B. : la tenniswoman n’a rien à voir avec la Billie Jean de la chanson de Michael Jackson (1982), issue du fameux album « Thriller » et qui désigne une groupie qui affirme avoir eu un enfant du chanteur.
Nathalie R
Nathalie R

27 abonnés 144 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 décembre 2017
Valerie Faris et Jonathan Dayton retrouvent le niveau narratif de Little Miss Sunshine avec ce film incisif, vivant et qui met de bonne humeur, grâce à son beau casting et au choix d'une bande son entraînante. Il est plaisant de retrouver leur manière de savoir si bien mêler l'intime, la remise en question et le dépassement de soi. J'ai en plus été agréablement surprise par le sujet abordé qui nous est inconnu à moins d'être féru de l'histoire du tennis mondial.
Elisabeth T
Elisabeth T

3 abonnés 26 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 décembre 2017
Un film très intéressant sur un sujet dans l'air du temps encore aujourd'hui. Les acteurs sont excellents. On regrette juste de ne pas voir davantage de tennis. Le film se focalise un peu trop sur la vie sexuelle de l'héroïne au détriment d'images sur ses talents de sportive.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 décembre 2017
Il y avait pourtant de quoi me mettre la puce à l’oreille. A la réalisation Valerie Faris et Jonathan Dayton (Little miss shunshine), au scénario Simon Beaufoy (127 Heures, Slumdog Millionaire, Full Monty ) et produit par Danny Boyle pour ne cité que le plus connu des producteurs. Que du beau monde, mais une promotion très discrète. Il est vrai que cet événement est peu connu en France.

Le film retrace un épisode marquant du tennis américain le match entre la championne Billie Jean King et l’ancien numéro un mondial Bobby Riggs. Elle a 29 ans lui 55, pourtant il lui lance un défi le battre sur le cours. Elle de son côté est une féministe investie qui va jusqu’à participer à un championnat alternatif en exigeant que femmes et hommes gagnent le même chèque en final.

Dans le même temps Billie Jean King découvre son attirance pour les femmes. Cette partie est traité avec beaucoup de délicatesse et de bienveillance.

Ce qui est intéressant, c’est que les femmes depuis gagent le même montant lors des grands tournois. Malgré tout, presque cinquante ans plus tard des tennismans (Djokovic en 2016 même s’il s’est excusé par la suite), comme d’autres se permettent de remettre en cause cet état de fait. Et ils ont les mêmes arguments de l’époque : on fait venir plus de monde. Sauf que ces grands joueurs ont bien souvent des sponsors qui font que leur compte en banque est bien plus remplis que celui des femmes. Pour le moment il n’est pas question de changer, mais il est important de garder un œil ouvert. Les acquis durement gagnés sont toujours sujet à être repris.

Battle of the sexes malgré une réalisation très classique donne tout de même à réfléchir. Subtil et délicat Battle of the sexes est encore une fois une réussite pour ce duo de réalisateurs/réalisatrices.
20centP
20centP

23 abonnés 235 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2018
Un bon feel good movie qui jette la lumière sur un épisode oublié de la lutte pour les droits des femmes. Le jeu est subtil et le réalisateur parvient à distinguer le macisme de spectacle du tennisman masculin de la vraie misogynie de l’establishment. On retrouve le mordant du réalisateur de Little Miss Sunshine même si le film est plus lisse.
cortomanu
cortomanu

85 abonnés 448 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 décembre 2017
Les acteurs font toute la différence dans ce film inspiré d'une histoire vraie. Steve Carrel surtout dans le rôle du déjanté Bobby Riggs.
A l'arrivée un film avec message sur l'égalité et la tolérance qui se regarde avec plaisir. Bravo Billie Jean King.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 décembre 2017
Un film vraiment prenant émotionnellement. Et très beau visuellement parlant et dans le développement personnel.
À voir dès que vous pouvez !
Thierry F
Thierry F

12 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 décembre 2017
Très bon "biopic" dont l'histoire est assez convenu mais qui donne plein de joie et embarque rapidement le spectateur pour ne plus le lâcher, avec une belle photo, superbe musique, et des acteurs impeccables
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 7 décembre 2017
Superbe prestation d'Emma Stone dans un film tout en finesse. Quand on pense que l'histoire est véridique, le monde a quand même bien évolué. On en redemande.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 décembre 2017
En 1973, Billie Jean King, championne numéro 1 de tennis féminin américain accepte d'affronter le cinquantenaire Bobby Riggs pour un match historique. L'enjeu de la rencontre : démontrer ou infirmer l'infériorité de la femme dans le sport (et ailleurs).

Bon film à thèse, traversé d'un bout à l'autre par la question des rapports hommes/ femmes et de leur place respective dans la société. Les réalisateurs (un homme et une femme) tissent une trame dense dans laquelle chaque séquence, chaque échange, chaque service entre en résonance avec le thème principal.

La dramaturgie est construite autour de 4 matchs. Le premier ouvre le film (et sert de support au générique), c'est celui qui intronise l'héroïne (King). Le deuxième la montre perdant sa place contre une autre femme (Margaret Court). Le troisième match montre cette femme, Court, échouer contre Bobby Riggs, un ancien champion arrogant. Le quatrième et ultime match montre la confrontation entre King et Riggs (magnifiés en Cléopâtre contre Playboy).

Entre les matchs, on sent comment cette bataille des sexes sous-tend les rapports au quotidien (« dans la cuisine et dans la chambre à coucher »). Les cinéastes évitent les clichés en montrant un Bobby Riggs pas si macho à la maison, soumis financièrement à sa femme (le défi permettant de se renflouer et de gagner en indépendance). King est quant à elle soutenue par un mari aimant qui s'efface devant la carrière de sa femme.

Le tennis dans ce film sert à matérialiser le conflit mais il n'est pas utilisé de manière artificielle. Les matches sont filmés de manière à comprendre les enjeux et à participer à la stratégie des joueurs. On assiste à une véritable partie d'échecs entre deux joueurs qui démontrent dans cet affrontement leur égalité.

Une intrigue amoureuse un peu gadget (scénaristiquement) est glissée dans le film entre King et une autre femme. Elle est introduite, je pense, pour élargir le thème du film à l'homosexualité (et à la place des homosexuels dans la société). « Un jour on pourra être qui on est et aimer qui on veut ».
Laissons encore un peu de temps à cette prophétie de se réaliser...
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