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thenewchamp
56 abonnés
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2,5
Publiée le 7 décembre 2019
Un adolescent mène une vie pleine de drame au point d en être en proie à une dépression, un spleen. On suit ses aventures lui qui cherche un sens à sa vie. Le film est pas mal malgré qu il est difficile à suivre, j ai pas apprecie la fin.
Un film éblouissant. On se laisse porter par images magnifiques où l’on retrouve un Paris un peu gris mais profond et poétique. Un rythme souvent haletant et parfois plus onirique lorsque reviennent les souvenirs d’une enfance heureuse. Un vrai suspense : comment cette main a été amputée ? Evadée d’un hôpital, elle entreprend une traversée de la ville à la recherche de son corps. De son côté, son propriétaire, Naoufel, tombé amoureux de Gabrielle, cherche désespérément à changer une vie devenue absurde et à échapper à son destin. Y parviendra-t-il ? Le titre du livre de Guillaume Laurant (à qui l’on doit aussi Le fabuleux destin d’Amélie Poulain) donne un indice : Happy Hand…
Glauque, glauque et glauque ! Pourquoi nous infliger les malheurs horribles et gratuits d'un jeune homme très sympathique et de sa main bien méritante ? Pour rien : on nous montre juste oh combien la vie est triste et absurde. Quel ennui...
Pour son premier long-métrage, Jérémy Clapin (Skhizein, Palmipédarium, Une Histoire Véritable) ne passe plus à côté de son sujet et ne passe pas non plus inaperçu dans le radar de spectateurs en manque d’originalité et de spontanéité. L’animation française a toujours été très créative, audacieuse et compétitive, que ce soit pour un jeune public ou un autre plus averti. Ce dernier succès en date témoigne d’une si grande sincérité, qu’on en vient à reprendre espoir, en cette fin d’année, chargée en émotions. Le réalisateur s’attaque au roman « Happy Hand », de Guillaume Laurant, et y installe un style graphique à la fois dynamique et poétique. Rares sont ceux qui se jettent dans la fresque métaphorique, sans lisser les derniers traits, afin de rendre l’animation souple et agréable à l’œil. Mais c’est en sortant un peu du lot que Clapin signe une magnifique réflexion d’un personnage mutilé jusqu’à son âme.
Paris n’est plus qu’une caricature de lui-même, à la fois bruyante et silencieusement impitoyable. C’est à travers le récit d’une main, alimenté par les mésaventures du jeune Naoufel, qu’on redécouvre la cité selon un autre point de vue. Mais entre les deux histoires, il s’agit de compléter l’autre avec une touche métaphorique ou concrète, invitant ainsi le spectateur à apprécier ce qu’il ressent. Oui, l’œuvre se revendique sensoriel et cela passe par un défi d’ordre technique, que l’on remarque rapidement. Les grands angles prennent rapidement le pas sur la misère, dévorant le cadre, alors que le son nous immerge dans l’immédiat et la panique. On cherche à provoquer une rupture dans le visionnage, mêlant une fiction surréaliste mais lyrique, avec une réalité crue souvent brutale. L’intrigue nous emmène donc vers une reconstruction du corps et de l’esprit où le protagoniste apprendra à trouver sa place dans le monde.
La main en devient un, grâce à une mise en scène inventive et persuasive, jouant sur une colorimétrie très picturale. On nous suggère donc une vie en cette entité, qui traverse un parcours qui fait écho à celui de Naoufel, mais avec une grande force mentale. Et le génie dans cette adaptation, c’est d’avoir multiplié les éléments qui forcent le personnage à évoluer et à se reconnecter aux sensations qu’il a longtemps oublié ou rejeté. Nous faisons également face à plusieurs dilemmes d’adolescents, c’est pourquoi le récit parlera notamment à ces derniers et à un public plus adulte et mature. On se détache souvent de la réalité pour mieux gérer l’empathie que l’on a pour ce jeunot, bête et amoureux. Il rappelle ô combien ce sentiment renoue avec les souvenirs, créant ainsi de nouveaux repères. C’est ce qu’on l’on découvre en la personne de Gabrielle, charmante et pourtant accidentée du point de vue du destin.
La collaboration main dans la main de l’auteur et du cinéaste a permis à « J’ai Perdu Mon Corps » une singularité complémentaire dans les récits qui ont beau malmener chacun leur tour leur protagoniste, nous finirons tous par capter l’essence et la morale de cette poésie picturale. En jouant sur l’angoisse et un travail du son, servi par un excellent doublage et une bande-originale poignante, en malaxant la texture, alternant 2D et 3D ou en jonglant sur la profondeur de champ, ce film possède une empreinte unique. Doit-on seulement retenir l’odyssée d’une main et d’un jeune adulte en quête d’émancipation ? La réponse se trouve certainement là où nous l’avons laissé, dans notre mémoire ou encore dans un dictaphone afin de mieux guider notre conscience, dépourvue de chair, dépourvue d’amour.
Quel beau film d'animation. "J'ai perdu mon corps" est le genre de film qui nous donne une sacré envie de rêver sur notre vie et nous dire que oui tout est possible, pourquoi attendre ? Au-delà de l'animation très réussie, l'histoire apporte une dimension poétique de moins en moins visible au cinéma. Un grand bravo à tout l'équipe et les récompenses sont largement méritées !
Aussi bien pour la personnalité du trait que pour la qualité et l'inventivité de la mise en scène, celle de l'animation et de la conduite du récit, ce long d'animation ambitieux, ambitieux parce que le champ de l'animation pour adulte, encore plus lorsqu'il porte le pavillon français, est commercialement non balisé, mérite toutes les éloges. Une perle. Une perle qui mérite un succès public pour récompenser aussi bien les talents que l'audace.
" j'ai perdu mon corps" déjà multi recompense dans différents festival est un film animation moderne. En effet même si l'idée de départ peut paraître simpliste, l'histoire s'avère au final poétique, touchante et romantique avec une histoire qui peut se suivre de différentes manière comme un thriller une histoire amour ou un drame avec une superbe photographie et bande sonore.
Vu de la main, les détails frénétiques, méticuleux dans chaque lieux frôlent la fantaisie maladive. L'animation est agréable, avec l'usage de traits de construction sur les corps qui laissent émerger tout autour les nombreux ornements de l'histoire. Le récit est prenant sous l'impulsion d'un découpage précis. Un singulier film qui après un drible du destin laisse toutefois son spectateur sur la touche.
Ce film d’animation français relate l’odyssée d’une main cherchant son propriétaire à travers une ville urbaine. Passé ce script original, on va de surprise en surprise car s’inscriront en parallèle et à base de flashbacks, l’histoire de Naoufel voulant conquérir Gabrielle ainsi que celle, moins drôle, du jeune homme à l’enfance pas facile mais aux souvenirs heureux intacts. Non seulement, en plus d’être idéalement rythmé, c’est poétique et captivant, mais c’est, en outre, visuellement magnifique ! On en voudra pour preuve, la séquence d’ouverture qui voit la main s’échapper de son frigo pour aller retrouver son corps avec moult obstacles. C’est incroyable car on voyage avec la main, tout en éprouvant de la peur et de l’émotion pour elle, génial ! Sans esbroufe donc, ce long-métrage en provenance de notre cher hexagone n’a rien à envier aux productions américaines aux budgets beaucoup plus conséquents et nous fera découvrir une histoire peu banale et ce, de façon sensorielle. Toutefois, le dénouement ouvert de ce métrage pourrait en fâcher certains alors que d’autres pourraient le trouver audacieux car peu convenu et concluant singulièrement le voyage d’un homme qui continue, malgré tout, à aller de l’avant…
Encore une fois on ne peut que constater que les dessins animés pour adultes recèlent de pépites injustement méconnues. "J'ai perdu mon corps" est de celles-ci, et quel dommage. Il mélange merveilleusement fantastique et drame ordinaire, développe tant de poésie, d'émotions, de moments visuellement surprenants, que j'en ai été touché comme je ne l'avais pas été depuis longtemps par un film. C'est beau, tant par ce qu'il raconte - la main séparée de son corps est évidemment une métaphore sur la perte des êtres chers et l'absence de l'être aimé - que par la technique qui sait mélanger parfaitement l'animation 2D traditionnelle et la 3D.
César du meilleur d'animation en 2020, j'ai perdu mon corps est avant tout une claque scénaristique et esthétique de beauté. L'animation est parfaite, le récit est l'une des meilleurs et imaginatifs de l'année 2019.
Ce film est une histoire de manque : manque physique car la main est en manque du reste de ce corps, Naoufelle manque de repère car il a perdu sa famille très jeune suite à un accident de voiture de sa faute. Il manque cette sensation de vie en croisant le chemin de la jeune Gabrielle dont il tombe follement amoureux.
Cette histoire d'amour impossible est transcrite à l'écran avec une excellente maîtrise et l'animation se prête parfaitement à l'exercice de la transcription des sentiments.
Un film magnifique qui mérite les prix et les éloges qu'il a reçu. Mention particulière sur la bande son composée par Dan Levy.
Avec beaucoup de retard, je découvre cette vraie dinguerie ; effectivement, le film est excellent, accompagné d’une superbe animation.
La réalisation est vraiment magnifique, l’animation est un genre de stop motion et il y a une vraie cohérence entre les couleurs, le cadrage et les flashbacks. Selon moi, le gris représente l’enfance et puis les flashbacks sont logiques vis-à-vis de ce que traverse la main et son corps du passé. D’autant plus que les visages sont très peu divulgués et que les émotions se communiquent surtout en fonction de la musique et des mains. Effectivement, les musiques sont fortement communicatives.
Dans un second temps, le scénario est très malin, même si la raison du détachement de la main et du reste du corps est un poil décevante bien que la séquence en question soit très prenante. En tout cas, l’histoire dans son intégralité est hyper prenante et intéressante ; chaque personnage est attachant et ils ont leur importance bien que parfois certaines actions sont un peu étranges, mais loin d’être dérangeantes.
Concrètement, je conseille ce film car il y a une vraie poésie dans l’image et un propos touchant sur une belle animation.
C'est peut-être la noirceur de ce film qui fait qu'il ne m'a pas plu. J'ai trouvé ca profondément déprimant. Est-ce que le film d'animation, par le dessin, autorise davantage de noirceur en raison de la distance supposée par le dessin ? Pour moi, l'effet est pire que pour un film "réel". Les hirondelles de Kaboul ont eu le même effet sur moi... bref si vous voulez vous suicider un soir pluvieux de novembre, c'est le film qu'il vous faut. Cela n'enlève rien sans doute aux qualités du film qui alimentent les critiques dithyrambiques de la presse, mais désolée je n'adhère pas.