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Marc L.
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4,0
Publiée le 28 juillet 2020
Rien que l’idée est belle : une main coupée parcourt la ville à la recherche de son corps, dans une sorte de syndrome inverse du membre manquant. Entre les rats, la circulation et le moindre obstacle qui prend des proportions délirantes, le voyage prend des allures d’expédition remplie de dangers et ‘J’ai perdu mon corps’ s’impose déjà à ce moment comme un film d’aventure de premier ordre, d’autant plus que les expressions (corporelles!) de cette main sont rien moins qu’humaines. En parallèle, on suit l’histoire de Naoufel, on passe en revue ses souvenirs, en ce compris ses souvenirs de main, et on apprend comment le destin a contrarié le destin auquel il semblait promis. On découvre aussi la manière il tente de donner un sens à sa vie en s’efforçant maladroitement de séduire une jeune femme rencontrée suite à un curieux concours de circonstance. En apparence, ce n’est pas grand chose, l’animation est parfois perfectible (et c’est paradoxal car certaines scènes dégagent plus de tension que n’importe quelle superproduction numérique), le style visuel peut déplaire...et pourtant, à un niveau sous-jacent, il se dégage quelque chose d’unique de ce film d’animation, une étrange poésie qui ne ressemble à rien de connu, quand bien même ‘J’ai perdu mon corps’ ne raconte finalement pas grand chose : le plus important, c’est que à l’instar de toutes les oeuvres d’art authentiques, ‘J’ai perdu mon corps’ n’aura comme seule signification profonde que celle que vous choisirez d’y mettre.
Incroyable film d’animation. La narration est fluide, le scénario est rédige avec soin et donne un film très sensible, très humain. Une petite pépite. Sa nomination aux Oscars est amplement méritée on aimerait voir plus de projets de ce genre en France !
Une oeuvre aussi belle qu'intelligente. Le spectacle se joue sur deux tableaux qui se rapprochent de plus en plus. Le traitement est assez spécial avec des moments légers, des rêves et des fragments de souvenirs. Les personnages sont attachants. La musique détonante. Je regrette une fin qui n'était pas aussi percutante que le laissaient présager les deux histoires en parallèle. On a un résultat malgré tout original avec une animation riche en détails, colorée et somme toute qui sort des sentiers battus dans le paysage français.
Le protagoniste du film est une main droite cassée. Cette main cassée a deux rôles très importants dans le film: d'abord, c'est une main avec de la personnalité, elle a des émotions humaines, des émotions et des souvenirs. Le chemin de cette main cassée pour trouver le Seigneur et les souvenirs de l'expérience du propriétaire qui y sont entrecoupés constituent un indice qui parcourt le film, donnant au récit un aspect diversifié, mais qui a toujours un calendrier complet.
Deuxièmement, la main cassée personnalisée est toujours un symbole clair. C'est comme un profil de la vie du maître brisé Lawrence Phil. Les mouches qui apparaissent souvent dans le film sont aussi une image, qui symbolise un destin inimaginable. Nous échouons souvent à saisir le destin.
Avec la musique passionnée, il a cassé sa main à travers la ville prospère et est finalement venu vers le maître, mais il ne pouvait pas être le maître devenu un, tout comme Lauffield n'avait autrefois aucun moyen de revenir. L'igloo en bois esquimau laissé sur le dessus du bâtiment après le saut de Leowfield à la grue à tour est resté en place avec la main droite cassée de Laborfield, témoin du départ et du nouveau départ de Lawowfield. Au moins cette fois, Laufever a saisi sa vie. 发送反馈 历史记录 已保存 社区
La main baladeuse. Premier long de Jérémy Clapin, premier gros succès critique. Le film est même nommé aux oscars aux côté du dernier Pixar. Il a eu aussi le prix Nespresso à Cannes … reste à savoir ce que vaut ce prix accordé par un café frelaté vendu dans des capsules surtaxées … Pour la petite histoire, J’ai perdu mon corps a été réalisé sur Blender, logiciel libre connu des linuxiens. Bref, je perds le fil. C’est une double histoire. Ça commence par celle d’une main accidentellement désolidarisée du corps auquel elle appartient. Elle va tenter de retrouver son reste. L’autre histoire est celle d’un jeune garçon timide et sympa qui a perdu ses parents. Il vit une vie difficile chez un oncle peu soucieux de lui. Un jour, il va rencontrer une chouette nana et tenter de trouver un nouveau sens à sa vie. Bien sûr, tout le suspens de l’intrigue repose sur le lien entre ces deux récits. Ce qui marque de prime abord, c’est l’étrangeté du ton. On est très loin d’un film pour mômes et cette main qui se promène est d’abord flippante. Plus tard, on se rend compte qu’elle est surtout touchante. Ce qui marque aussi, c’est la qualité et le style du dessin. C’est très beau. On n’en dira pas autant de l’animation qui manque clairement de fluidité. Peut-être est-ce voulu, peut-être est-ce budgétaire, le fait est que ça dérange le visionnage. Mais surtout, le film est réussi par l’histoire qu’il raconte. Les personnages sont très touchants et cette histoire raconte surtout comment les sensations impriment notre mémoire. C’est aussi un bel hommage à une partie de nous dont on oublie l’importance. Ainsi, parmi tous les sens mobilisés ou évoqués dans le film, c’est celui du toucher qui semble le plus important. Il est l’intermédiaire avec le monde extérieur, le monde passé, le monde à venir. C’est aussi une belle idée que de faire un film d’animation qui rend hommage à la main. Joli clin d’œil. En bref, on ressort de là chamboulé sans être triste et on bénit ceux qui sont encore capable de proposer un projet exigeant d’animation.
On essaie d’attraper la mouche, mais rien n’y fait. Elle a toujours un tour d’avance, révèle ainsi le caractère prévisible de l’action humaine, métaphore du destin sur lequel s’interrogent nos deux personnages principaux, assis les jambes dans le vide. J’ai Perdu mon corps emboîte les temporalités pour mieux brosser le portrait d’un enfant orphelin privé des membres de sa famille puis de l’une de ses mains, la faute à deux accident successifs qui ont à voir avec le son et sa captation. Le micro flottait par la fenêtre, saisissait le mouvement des arbres bougeant au vent ; le casque permet à Naoufel de remédier à sa gueule de bois et aux amplifications sonores. Dans les deux cas, c’est un rapport au son qui cause la séparation, le son d’un passé enregistré telle la mémoire vive d’une époque sinon révolue, le son tonitruant de la scie à bois. Entre-temps, le son d’une voix par l’intermédiaire de l’interphone dans le hall d’accueil, une voix qui laisse entendre quelque chose d’autre, une mélodie nouvelle détentrice d’une poésie nouvelle : elle parle d’ours blancs, de banquise et d’horizon. C’est le point de départ d’une aventure inédite, qui reste fictive et donc à écrire, à composer comme un musicien noircit ses portées de notes puis les joue au piano. La perte de la main est donc avant toute chose une amputation symbolique qui, en privant l’adolescent de son outil de travail et de rêve (il voulait devenir musicien et astronaute), le raccorde à une perte plus douloureuse encore, celle de ses parents. Le corps amputé devient un corps libéré, la main aux lignes destinales n’est plus là ; seul compte désormais le pas de côté, seul compte le saut dans le vide en direction de la grue. J’ai Perdu mon corps est une exploration de l’inconscient par le biais d’une main baladeuse, une main perdue dans un grand Paris ville d’anonymat, une main qui réconforte, se souvient, entretient le souvenir de rêves anciens, la main responsable de l’accident et donc tranchée brutalement. Le sacrifice de soi comme condition sine qua non de la renaissance à soi (en témoigne la neige qui tombe) et de la concrétisation de l’amour naissant. Être là. Servi par une animation magnifique et originale, porté par la partition envoûtante de Dan Levy, J’ai Perdu mon corps est un très grand film encombré peut-être par instants de lourdeurs poétiques, mais qui compose de véritables moments de grâce.
Un film d'animation des plus originaux que cette hsitoire de main coupée qui erre à la recherche de son propriétaire, et en parrlèle l'histoire de ce propriétaire dont on suit la vie familiale enfantine, puis adolescente, professionnelle, amoureuse jusqu'à l'accident qui va lui couter une main. Beaucoup de poésie dans la narration, beaucoup de réalisme dans les dessins avec des jeux entre N&B et couleur, avec force détails ou au contraires simples esquisses dans les arrière-plans, suivant les moments. Film inclassable parce que non classique pour adultes et aussi pour (grands) enfants.
Vu de la main, les détails frénétiques, méticuleux dans chaque lieux frôlent la fantaisie maladive. L'animation est agréable, avec l'usage de traits de construction sur les corps qui laissent émerger tout autour les nombreux ornements de l'histoire. Le récit est prenant sous l'impulsion d'un découpage précis. Un singulier film qui après un drible du destin laisse toutefois son spectateur sur la touche.
César du meilleur d'animation en 2020, j'ai perdu mon corps est avant tout une claque scénaristique et esthétique de beauté. L'animation est parfaite, le récit est l'une des meilleurs et imaginatifs de l'année 2019.
Ce film est une histoire de manque : manque physique car la main est en manque du reste de ce corps, Naoufelle manque de repère car il a perdu sa famille très jeune suite à un accident de voiture de sa faute. Il manque cette sensation de vie en croisant le chemin de la jeune Gabrielle dont il tombe follement amoureux.
Cette histoire d'amour impossible est transcrite à l'écran avec une excellente maîtrise et l'animation se prête parfaitement à l'exercice de la transcription des sentiments.
Un film magnifique qui mérite les prix et les éloges qu'il a reçu. Mention particulière sur la bande son composée par Dan Levy.
Ce film d’animation est une belle surprise. Il avait fait parler de lui avant sa sortie notamment en étant primé à la Semaine Internationale de la Critique et au Festival du Film d'Animation d'Annecy. Après ce visionnage, il faut reconnaitre que ce sont des récompenses méritées. J’ai été charmé par la belle histoire de Naoufel qui nous est contée. Elle va prendre ses racines à Rabat à travers des flashbacks pour se continuer à Paris. Je me suis laissé porter par ce jeune homme qui au début m’agaçait, mais que finalement j’ai trouvé attachant. Les personnages sont riches dans leur conception et porteur de messages intéressants. Que ce soit lui, Gabrielle, voire même le patron ou son cousin. Il n’y a rien de superflu et chacun à un rôle précis pour l’histoire. Comme si tout était millimétré pour nous faire vivre quelques choses de spéciales. Tout cela est sublimé par des graphismes géniaux. Le dessin a un truc en plus. J’ai trouvé cela superbe. Ce qui m’a frustré c’est de ne pas avoir assez de récit. Le film dure 1h21, et en plus de l’histoire de Naoufel, on va avoir celle de la main avec un univers plus sombre. Les deux se déroulant en parallèle. Je cherche encore le sens métaphorique de celle-ci mais j’ai du mal à le trouver. Certes ses parties sont dynamiques et donnent du peps à l’ensemble mais chaque moment durait peut-être un peu trop longtemps.
Magnifique et déroutant... Ce sont les deux premiers mots qui me viennent en tête. Visuellement extraordinaire, l'animation m'a vraiment coupé le souffle ( d'ailleurs assez surprise pour une animation française )... La musique, que je vais aller chercher de ce pas, colle parfaitement au film et nous entraîne tout du long, raisonnant continuellement même quand elle n'est plus là... Pour le reste l'histoire, humaine, poétique et même temps fantasmagorique, faisant plusieurs parallèles qui prennent tous leurs sens à la fin, nous plonge dans une quête d'une simplicité commune mais nous laisse l'esprit dérouté par tout un tas de questions, sur l'existence, sur le monde, sur la perception ou encore sur soi même... Bref un film magnifique qui mérite ses éloges et ses récompenses, je recommande.
Ca me confirme de ne pas croire ni suivre les avis cuculturels vaguement intellos ou le palmarès, du buzz pour pas grand chose...le sujet étant intéressant...à chaque fois déçue, limite je pensais que c'était poétique et passionnant, esthétiquement émouvant, rien de cela, ennuyeux, triste sans relief, sombre sans lumière, les personnages restent platement anecdotiques, l'histoire à peine émotionnellement forte, je n'ai pas réussi à rentrer dedans, dès le départ la cavalcade d'une main tranchée un peu gore, trop de volonté d'effets glauques et de situations pas vraiment inspirantes, une fin dont on peut chercher le sens: suicide ou sauter loin? merci les jambes!? ...l'impression d'être restée à la surface de tous les ingrédients d'un sujet pourtant bien profond et censé émouvant...pourtant l'histoire d'une main peut vraiment inspirer, elle reste vivante en elle-même et porteur de possibles histoires et mémoires, le moment où elle tente de revenir près du personnage était intéressant, à suivre...
Un film d' animation pour adulte d' une indéniable originalité. Par contre, le film manque d' émotion. On respecte le bel ouvrage mais on ne vibre pas devant son écran. Dommage, se consacrer plus sur la main coupée aurait peut être pu éviter un certain état contemplatif.
C'est très beau, c'est vraiment très beau, et la musique est sublime, mais la banalité du scénario gâche son potentiel poétique, et c'est vraiment dommage. Déjà j'exagère quand je vante la qualité de l'animation, c'est très inégale, c'est généralement bien mieux quand on suit la main, mais c'est parfois vraiment peu fluide, et le rendu est assez étrange. C'est bête car je n'ai simplement pas été pris dans le film, malgré sa musique envoûtante, le côté réaliste m'a sorti du film, je m'attendais à quelque chose de totalement fantastique, romantique, et donc poétique, mais on se retrouve à suivre un Peter Parker assez peu intéressant. Personnage peu attachant, qui n'est même pas un vrai rêveur, juste un type banal, et le film s'attarde sur ce personnage qui ne m'a pas intéressé. C'est pour cela que j'ai bien plus aimé les scènes où l'on suit la main, ainsi que les flashbacks, assez classique dans la forme (du noir et blanc, évidemment), mais qui fonctionne car on suit un enfant, et la fantaisie prend donc plus de place. J'admets ne pas avoir bien saisi la narration du film, mais je n'ai pas fais d'efforts particuliers pour suivre l'histoire, tentant plutôt de vivre le film comme une expérience sensorielle où l'histoire a peu d'importance, mais malheureusement ce n'est pas ce que veut être ce film donc je me suis senti perdu à de nombreuses reprises. Je ne pense pas que c'est un mauvais film, et certains passages sont tout de même hypnotisant.