En fait je n'ai pas aimé ce remake, inutile à mon avis, qui n'arrive pas à la cheville de la version initiale avec Nathalie Wood, George Chakiris, Richard Beymer, Rita Moreno ... et les autres acteurs (tous exceptionnels).
Comme tous les fans du chef-d’œuvre de robert Wise sorti en 1962, l'idée annoncée d'un remake laissait perplexe. Quel intérêt de vouloir toucher à un tel monument... Pourtant, Steven Spielberg réussit non seulement le pari de rester fidèle à l’œuvre originale mais aussi de moderniser la forme autant que le fond. Sur la forme, la caméra est plus fluide, plus dynamique, et là où certaines scènes se figeaient comme la déclaration d'amour sur le balcon de Tony à Maria, Spielberg virevolte entre les échelles et transmet une formidable énergie, une force physique à la séquence Sur le fond, le racisme, la peu de l'autre, est toujours présente, mais le réalisateur introduit de nouvelles préoccupations plus contemporaines comme la gentrification, les non-binaires, l'intégration, le racisme de la police endémique aux USA. Le clin d’œil vient de la vieille dame qui a pris soin d'Anton au sortir de la prison, interprété par Rita Moreno, l'actrice oscarisée pour le rôle d'Anita dans la version originale, lien entre les deux versions séparées de 60 ans. Un film dont la fin surpasse le film de Robert Wise, véritable leçon de cinéma. Un pur bonheur.
Quelle déception !!! Aucune émotion. A part une ou deux scènes bien chorégraphiees.., je n'ai jamais vu un film avec autant de lumières meme la nuit en pleine rue. Quel gâchis
Virtuose autant dans les chorégraphies - danses et chants confondus - dans la reconstitution d’époque, que dans les confrontations violentes, ce “West Side Story” 2021 est le pendant moderne et intrinsèquement désespéré du film original de Robert Wise et Jérome Robbins de 1961, lui-même adapté au cinéma d’après la comédie musicale créée à Broadway en 1957. Ancré dans les années cinquante comme ses illustres prédécesseurs, le long-métrage de Steven Spielberg résonne pourtant des maux de nos sociétés modernes (la pauvreté, le communautarisme, la gentrification et même l’homophobie y sont traités avec finesse), en évoquant au milieu d’un quartier en pleine réhabilitation, la confrontation entre la bande des Jets, jeunes gens d’origine européenne et les Sharks, jeunes gens d’origine portoricaine. Entre les immeubles en ruines et les gravats amoncelés ici et là, se jouent les dernières heures, non seulement d’une guerre des clans à la sauce Shakespearienne, mais aussi de tout un microcosme urbain qui va disparaître au nom d’une modernisation mortifère. C’est dans ce décorum à l’aura de théâtre Antique qu’Anton “Tony”, l’ancien Jets (Ansel Elgort) tombe amoureux de Maria (Rachel Zegler), la sœur de Bernardo (David Alvarez), le chef des Sharks. Une idylle magnifiquement tragique vient de naître… Scénarisé par Tony Kushner (“Munich”, “Lincoln”), “West Side Story” 2021 revêt les oripeaux de la comédie musicale de Broadway en reprenant plus ou moins la chronologie des numéros musicaux. Accompagné par les standards “Maria”, “America” avec l’éblouissante Ariana DeBose ou encore “I Feel Pretty” du grand Leonard Bernstein et Stephen Sondheim arrangé pour l’occasion par David Newman, Steven Spielberg se mesure à un classique du genre, sans jamais tomber dans la facilité du remake. Cette relecture moderne par son propos plonge une fois encore le spectateur dans les contradictions de l’Amérique d’hier, mais plus encore d’aujourd’hui. Certains y verront une inutile version au révisionnisme exacerbé, d’autres, l'exercice de style qui manquait à Steven Spielberg. Pour ma part “West Side Story” 2021 est l’hommage d’un cinéaste à ses aînés, voire à ses modèles !
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4,0
Publiée le 16 février 2023
Il y a eu "Roméo et Juliette" et puis "West Side Story"... En s'attaquant au monument qu'est le film de Robert Wise, Steven Spielberg a pris à la fois beaucoup et peu de risques. D'un côté, les gens en ont marre des remakes, mais un cinéaste comme lui n'aura pas de mal à restituer toute la dramaturgie de l'histoire d'Arthur Laurents. Le film raconte l'histoire d'amour impossible entre Maria et Tony qui viennent de deux communautés qui se font la guerre. Une histoire de gentrification avec des gens qui craignent de perdre leur quartier, ce qui conduit à des tensions territoriales et surtout raciales. Ce qui est un peu bête, c'est qu'on a l'impression qu'ils sont tous plus ou moins victimes, mais ils préfèrent se battre les uns contre les autres plutôt qu'ensemble. Une histoire toujours d'actualité à bien des égards... Si l'on ne ressent pas toujours l'animosité entre les bandes rivales étant donné que c'est une comédie musicale un peu édulcorée, la noirceur du récit finit par arriver ainsi que toute sa tension dramatique. Steven Spielberg maitrise son sujet et nous fait vivre un très beau moment de cinéma avec un film à la fois touchant et d'une grande beauté.
Fan du film de Robert Wise et Jerome Robbins (qui figure aisément dans mon Top des comédies musicales), l'idée que l'un de mes réalisateurs favoris se lance à son tour dans une nouvelle version de l'un des classiques de Broadway titillait ma curiosité, d'autant qu'il s'agissait là de sa toute première comédie musicale.
60 ans après la première adaptation cinématographique, Spielberg nous propose donc une sorte de "remise à jour" de ce Roméo et Juliette des temps modernes, à l'histoire aussi touchante que tragique. À la fois adaptation fidèle et relecture plus contemporaine du show de 1957, «West Side Story» permet, encore une fois, à Spielberg de prouver (en a-t-il encore besoin ?) toute l'étendue de son talent de conteur et de metteur en scène. Et quelle mise en scène ! Dynamique et virevoltante, accompagnée de chorégraphies déchaînées et d'un travail de la couleur et de la lumière exemplaire (signé par le toujours fidèle Janusz Kaminski), elle est une nouvelle claque visuelle de laquelle on se délecte à quasiment chaque plan.
Au côté plus opératique du film de 1961, Spielberg vient, lui, apposer un côté plus physique, plus brut dans sa réalisation, notamment à travers l'utilisation d'une caméra à l'épaule. En collant souvent au plus près des corps et des visages en mouvement, il veut cerner au mieux la guerre qui s'opère entre les Jets et les Sharks et leur cycle perpétuel de la violence.
À travers leur territoire (et leur héritage) qu'ils veulent défendre coûte-que-coûte, c'est l'histoire de deux camps qui ne s'écoutent pas, qui ne se comprennent pas (Spielberg pousse encore davantage ce ressenti en ne sous-titrant pas les séquences jouées en espagnol, comme pour créer ce fossé avec l'autre), mais ne sont pas si différents l'un de l'autre. Malheureusement, l'histoire d'amour instantané entre Tony (ex-Jets) et Maria (sœur du leader des Sharks) va définitivement mettre le feu aux poudres et faire connaître une issue fatale à nos protagonistes.
Malgré une fin un peu abrupte et pas aussi marquante que celle de la version de 1961 et quelques détails narratifs/musicaux qui interrogent, Spielberg nous offre clairement un nouveau morceau de cinéma généreux et communicatif, entre chaos et harmonie, visuellement étincelant et haut en couleurs. Séparées par 60 ans d'existence, deux versions qui s'accordent tout en s'éloignant l'une de l'autre, qui peuvent se voir ensemble comme séparé. Même si la version de 1961 restera toujours un peu supérieure à mes yeux (l'effet de la découverte sans doute), ce «West Side Story» à la sauce 2021 est un petit régal cinématographique à ne pas louper sur grand écran...à condition d'accrocher au genre de la comédie musicale bien sûr.
Faire un remake d’un classique incontournable qui est au passage un des meilleurs (voire LE meilleur) représentant de son genre cinématographique est une action suicidaire ! Il fallait bien un cinéaste de la trempe de Steven Spielberg pour relever un tel défi. Le moins que l’on puisse dire est qu’il a réussi son pari avec West side story ! Le réalisateur légendaire réussit à démontrer une maîtrise incroyable de son art car, si on met quelques minutes avant d’oublier la version de 1961, il arrive rapidement à nous emporter en imposant sa propre patte. Il évite l’erreur de reproduire à l’identique le chef-d’œuvre de Robert Wise et Jerome Robbins et choisit apparemment de se rapprocher de la version originale de Broadway tout en l’actualisant légèrement. On pourra donc relever des modifications dans l’ordre des chansons, dans les personnages interprétant celles-ci, dans les caractérisations des protagonistes (Maria n’est plus couturière mais femme de ménage) ou dans le traitement de certains sujets (le thème du racisme est évoqué plus fortement, Anybodys passe du garçon manqué à un personnage transgenre…) sans que cela ne soit trop appuyé. Il offre des numéros musicaux s’éloignant du film d’origine mais tout aussi brillants (America est juste éblouissant) et met en scène, aux côtés d’une Rita Moreno de retour dans un rôle différent, de jeunes comédiens-chanteurs éblouissants (le duo Ansel Elgort-Rachel Zegler est incroyable). L’émotion du premier film est toujours aussi présente. En résumé, Steven Spielberg relève totalement son pari fou de remaker un des plus grands chefs-d’œuvre de l’Histoire du cinéma en signant un autre chef-d’œuvre !
Flamboyant et sombre à la fois c'est la belle surprise de ce remake métaphore de notre période actuelle. C'est la force du film de nous faire penser à l'actualité en reprenant un film du passé. Spielberg montre s'il en était besoin, le génie de sa mise en scène, émouvante et tendue. La musique évidemment reste un pur chef-d'œuvre, la lumière est magnifique et les acteurs à la hauteur de l'ancien film. Quelle belle idée que Rita Moreno joue le rôle de Valentina. Je ne m'attendais pas à être totalement pris par le scénario que je connaissais pourtant. A voir même si vous avez adoré le Robert Wide.
Un chef d’œuvre de Spielberg, un bijou. Pas besoin d’avoir vu la version historique pour être emporté par ce film. Ce n’est pas un remake : il porte la patte unique de Spielberg, cette capacité unique qu’il a de raconter une histoire en maîtrisant magnifiquement la caméra. Rarement on aura vu autant de variations de plans, rarement les bas-quartiers de New York ont été filmés avec cette maestria, même dans les meilleurs Scorsese on n’est pas plongé de manière aussi vertigineuse dans ces rues vouées à la démolition. Le film insère astucieusement les célèbres scènes chantées dans une histoire à la fois virevoltante (le rythme est incroyable) et émouvante. Le film est ponctué de scènes de danses qui sont des morceaux d’anthologie. Passer derrière les grandes comédies musicales ou La La Land et renouveler encore le genre par ce don unique qu’a Spielberg de filmer avec inventivité, c’est stupéfiant. C’est bien simple, on a envie d’applaudir à la fin de chaque scène. Une mention pour la scène de la soirée de bal (avec la rencontre de Tony et Maria, une scène d’une incroyable beauté au milieu des danses tournoyantes) et la scène de danse des portoricaines dans la rue. Le choix de ne faire appel qu’à des acteurs inconnus est épatant, ils sont tous excellents. Mais c’est l’actrice qui interprète Maria qui crève l’écran. Elle est ravissante (et elle chante) comme un ange. On a envie de retourner voir le film juste pour elle, juste pour la revoir chanter I Feel Pretty dans un grand magasin, comme une nouvelle Audrey Hepburn. Vous garderez longtemps en tête tous les airs de ce film, à (re)découvrir, la bande-son est parfaite. Allez voir et revoir ce film, Spielberg est un magicien !
Très déçue par le brillant Spieberg. Ce remake, bien que très soigné dans sa réalisation, est sans âme, la magie de l'original n'est pas au rendez-vous. Moi qui ai adoré la version de 1961 que j'ai vue et revue, ce copier-coller m'a paru fade, je n'ai pas retrouvé le charisme des acteurs de la version originale. Je me suis ennuyée, j'attendais tout autre chose, une nouvelle interprétation moderne et originale. Déçue... Finalement, on ne refait pas un chef-d'œuvre.
Relecture ou remake du film de Robert Wise ou Jerome Robbins, peu importe la dénomination, la version 2021 de West Side Story est avant tout siglé Steven Spielberg, dont il est impossible de ne pas ressentir l'enthousiasme d'avoir tourné sa première comédie musicale. Bien sûr, personne n'a envie de voir un nouveau Citizen Kane ou un Chantons sous la pluie du XXIe siècle mais de dubitatif au départ, il faut bien avouer que le cinéaste américain le plus célèbre au monde a réussi son pari fou (et inutile ?), avec une virtuosité dans certaines séquences qui dépasse l'entendement, provoquant une réelle euphorie. C'est particulièrement vrai dans les scènes dansées et chantées (il est vrai que Bernstein y est pour quelque chose) et un peu moins dans les moments mélodramatiques, vers la fin du long-métrage, qui ne sont pas loin de s'étirer démesurément. Mais quand le film virevolte et s'envole, c'est du nanan ! Et pourtant, l'interprétation des deux principaux personnages, correcte mais pas étourdissante, ne fera pas oublier celle de Chakiris, danseur hors pair, et surtout celle de Natalie Wood, indépassable et inoubliable, bien que n'ayant pas de sang portoricain dans les veines. Le reste du casting est impeccable, et même supérieur, avec notamment le rôle d'Anita, sublimement incarné par Ariana DeBose. Pour le reste, impossible de ne pas louer la fluidité narrative du film, sa science du cadre et son utilisation extraordinaire des décors, plus vrais que nature pour représenter le New York de la fin des années 50. Spielberg aurait pu opter pour une modernisation de l'histoire en écho aux violences et au racisme dans l'Amérique d'aujourd'hui mais il a préféré respecter l’œuvre originelle, prenant le risque d'être comparé au long-métrage de 1961. C'était courageux et il a relevé le défi haut la main, chapeau !
Une merveille ! Il ne s'agit aucunement d'un remake mais d'une nouvelle production opératique donnant un nouvel éclairage sur cette oeuvre immortelle. Rien n'est trahi de l'original, bien au contraire, car Spielberg signe là une version admirable du chef d'oeuvre de Bernstein-Robbins. Le casting est époustouflant, Tony-Roméo et Maria-Juliette transfigurés par l'amour absolu, Anita, Bernardo, Riff etc... ils sont tous largement à la hauteur du rythme et du souffle quasiment mystiques de la première réalisation de 1961. Spielberg apporte un éclairage moderne sur la "délinquance" des quartiers et en particulier sur la paupérisation et les difficultés d'intégration des dernières vagues de migrants européens dans les faubourgs misérables de NYC dans les années cinquante. En dépit d'un éloge général, le public hélas n'a pas suivi et la production a été un échec commercial particulièrement immérité, espérons que cette version magnifique ne tombe pas dans l'oubli
Pas simple de noter le remake "copié-collé" d'un monument du cinéma mondial ! Pour ceux qui connaissent déjà le film de 1961, le point fort à mentionner est bien sûr la superbe réalisation de "maître" Steven Spielberg : les danses, les chants, les musiques, les couleurs, les personnages, tout est respecté à la lettre pour un rendu visuel très réussi. Par contre, côté modernisation, surprise, ou innovation, rien à signaler ! Pour ceux qui ne connaissent pas cette comédie musicale (comme moi !), autant prévenir tout de suite que l'intrigue est un peu longue à démarrer, la première heure mettant en place les différents protagonistes sans émotion ni piquant ou presque. Puis, la dramatique de l'histoire s'installe enfin pour proposer une dernière partie vraiment prenante et émouvante. J'ai beaucoup aimé la prestation d'Ansel Elgort ("Divergente", "Nos Etoiles Contraires", "Baby Driver"...), le casting est globalement très bon. Pour résumer, je m'attendais à être surpris et emporté dans un tourbillon romanesque et mélodique : contrat quasiment rempli ! Un beau spectacle un peu long et manquant d'une pointe d'originalité. Site CINEMADOURG.free.fr
Bon, j'ai regardé le film ! et je suis "comment dire" déçu.... Peut être que je suis encore impressionné par la version originale de 1961... le casting est nul... les acteurs de 2021 sont peut être un peu plus beaux mais aucun charme ne se dégage des personnages! Steven Spielberg a fidèlement reproduit la version initiale mais aucune magie de plus... Bref ce n'est pas du tout une réussite pour moi! ça l'aurait peut être si c'était un film original et non un remake.