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Elisabeth G.
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3,0
Publiée le 11 décembre 2021
Une comédie musicale visuellement sublime mais que Spielberg aurait dû mieux moderniser pour convaincre le public d'aujourd'hui. La critique complète sur le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.fr
Avec son nouveau long-métrage Steven Spielberg nous offre la possibilité de découvrir ou redécouvrir la célèbre comédie musicale du début des années soixante. Son désir de réaliser le film de la manière la plus authentique possible, et en cela de revenir sur les égarements de l’œuvre original, se remarque surtout par deux points. À la différence de la précédente version, les acteurs interprètent eux-mêmes les célèbres chansons et ne sont pas doublés. Ensuite, les acteurs latinos sont de vrais hispaniques et non des acteurs blancs grimés pour l’occasion. Outre ces deux points, la réalisation de Spielberg atteint des sommets de virtuosité. Les séquences dansées sont filmées avec maestria, la caméra du réalisateur virevoltant entre les danseurs de manière époustouflante. Voilà pour les principaux points forts d’un film de très bonne facture. Du côté négatif, il y a d’abord la performance assez terne d’Ansel Elgort dans le rôle principal. L’acteur ne parvient pas à donner une réplique convaincante à sa partenaire, l’iconique Maria, joliment incarnée par Rachel Zegler. Ensuite, il y a ce scénario qui n’offre aucune surprise, énième transposition à l’écran de Roméo et Juliette. Une réadaptation et un récit raccourci aurait été bienvenu. Puis enfin, il y a le sentiment d’assister à du cinéma suranné, bien trop nostalgique, loin de l’exceptionnelle modernisation du genre effectuée par Damien Chazelle avec La La Land.
Je ne connais pas la version originale pour la comparer à la version de Steven Spielberg, mais ce film est totalement réussi. Entre guerre des gangs et histoire d'amour dans le New York de 1957, cette histoire nous offre de grands moments de danse et chant, avec ses moments tragiques. La mise en scène et les décors sont réussis, et c'est coloré. Ce spectacle musical c'est du plaisir pour nos yeux et nos oreilles ! Faire un remake, surtout d'un tel film, c'était risqué, mais pas pour le talentueux Steven Spielberg qui a su redonner vie à ce film.
Spielberg et Oscars sonnent comme une évidence, alors quand le réalisateur décide de s’attaquer au multi primés West Side Story, l’attente est grande et les nominations de nouveau de mise. Cette comédie musicale offre tout ce que l’on attend du genre, des jambes levées bien hauts lors de pas de danses dynamiques, des chants et des solos à briser des vitres et une dramaturgie apte à faire pleurer les plus sensibles des spectateurs. Spielberg ne cherche pas à rendre moderne à tout prix le film, non au contraire, il respecte l’œuvre originelle et nous transpose dans le monde physique et culturel d’après-guerre. Pour se rendre compte de ce fait, il suffit de voir The Greatest Showman, film autrement plus moderne et sur une époque pourtant plus lointaine. Ici, Spielberg offre de très belles séquences de cinéma et sait parfaitement balader sa caméra au gré des scènes cultes du musical. La volonté était de rechercher de jeunes interprètes pour cette nouvelle version, cette prise de risque permet la révélation d’Ariana Debose dans le rôle d’Anita, qui éclipse de sa grâce et son charisme l’ensemble du casting.
Quand il a été annoncé que Spielberg allait réaliser une nouvelle adaptation de la comédie musicale "West Side Story", on a été nombreux à se demander s'il n'était pas tombé sur la tête. Se mesurer à la précédente adaptation qui a eu 10 Oscars, pourquoi ? C'est suicidaire !
Et pourtant, force est de constater aujourd'hui qu'il avait vraiment quelque chose à apporter de plus. Une patte encore plus sombre, plus actuelle et donc plus adaptée à notre époque. Ce n'est pas une redite, c'est une adaptation au sens littéral du terme.
Une adaptation avec les moyens techniques de 2020. Et Spielberg ne s'en prive pas. Il suffit de voir la scène d'ouverture et la façon dont il fait se balader la caméra au travers du chantier pour s'en convaincre.
Il est aidé en cela par le grand Janusz Kaminski qui démontre une fois de plus son talent en tant que directeur de la photographie. Le film lui doit beaucoup. J'ai en tête plusieurs plans marquants en God view, utilisant les ombres pour tracer presque un tableau.
Le film est très beau sur le plan visuel. Il y a beaucoup de plans où j'ai presque cessé d'écouter les acteurs pour scruter le moindre détail de la scène. C'est rare au cinéma.
Mais l'aspect visuel n'est pas le seul point positif. L'histoire est également intéressante parce qu'elle s'éloigne des comédies musicales classiques où tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ici, le film est très sombre et le constat sur la société américaine est amer : racisme, fascination pour la violence, criminalité sexuelle, injustices sociales ... Tout y passe et le spectateur ne sera pas épargné.
C'est un pari osé pour une comédie musicale mais, pour ma part, je considère qu'il est réussi.
Evidemment, vous n'échapperez pas à une certaine nunucherie, notamment au travers du personnage de Maria qui est naïve et qui tombe très très facilement amoureuse (tout comme Tony d'ailleurs, même si lui n'est en revanche pas naïf).
J'ai en effet quelques réserves sur Maria, tant dans la caractérisation de son personnage que dans la façon de chanter de son interprète qui est souvent trop aiguë et qui peut vite taper sur le système.
D'ailleurs, la plupart des personnages sont plutôt concons. Les personnages lucides et intelligents sont l'exception.
Heureusement, on pourra se rabattre sur les chansons qui abordent des thèmes originaux et de manière plutôt entraînante. J'ai en tête en particulier celle sur l'enfance délinquante qui passe du poste de police au tribunal puis au bureau du psy voire de l'assistante sociale.
Bref, Spielberg a apporté d'une façon constructive sa pierre à l'édifice et m'a convaincu qu'il avait encore de bons arguments pour m'inciter à aller dans une salle de cinéma.
De Steven Spielberg (2021) Déjà le deal de faire un remake du chef d'oeuvre de R Wise était en soi un sacré challenge. Certes au niveau plaisir , le film est jouissif . Très bien réalisé (mais bon de S Spielberg, rien d'étonnant!). Le scénario est fluide et suit de près le premier opus. Servi par la bande son enthousiasmante de David Newman et Gustavo Duhamel tout en utilisant et mélangeant avec subtilité la musique de Léonard Bernstein (1961). Dans cette version , on retrouve tout le questionnement de Steven Spielberg sur les origines, l'identité, le poids de l'histoire et d'où on vient. En ce sens, c'est une version beaucoup plus politique. Dénonçant de fait, la racalisiation de l'Amérique des années 1960. Mais cette analyse plus politique anihille l'aspect romanesque. Même si bien mené, même si les personnages notamment Ansel Elgort, et Rachel Zegler tiennent bien leur rôle, il y manque le romantisme passionné de la version de 1961. C'est beau, C'est très chorégraphique, mais ça reste un peu trop parfait avec un déficit de passion. C'est dommage.
En 2021, West Side Story, réalisé par Steven Spielberg, se mesure à un monument : la version de 1961 signée par Robert Wise et Jerome Robbins, elle-même adaptée de la comédie musicale de Leonard Bernstein et Stephen Sondheim, transposition de Romeo and Juliet. Spielberg réancre le mythe dans un contexte concret : le New York de la fin des années 1950, celui des démolitions qui annoncent le Lincoln Center.
Dès l’ouverture, la caméra survole ces immeubles éventrés, inscrivant la rivalité des Jets et des Sharks dans un paysage de disparition. Un instant plus tard, la danse surgit des friches, des escaliers métalliques, des terrains vagues, alors que la caméra fluide traverse les corps et les espaces, dessinant une cartographie des rapports de force. Ici, prendre place, danser, devient un acte vital dans un monde qui vous la retire.
Le choix de laisser l’espagnol résonner sans traduction systématique décentre le regard et affirme la langue comme espace de partage autant que de séparation. La couleur et la lumière modulent les affects : l’éclat presque irréel du bal isole Tony et Maria avant que les ombres du réel ne reprennent leurs droits. Lorsque la violence éclate, notamment dans l’agression d’Anita, le lyrisme s’interrompt : la musique se tait, le cadre se resserre, et le spectacle laisse apparaître la brutalité qu’il contenait.
Puis vient la mort de Tony, sèche, irrévocable, et avec elle un silence final qui suspend les antagonismes. En somme, Spielberg montre comment la grâce peut naître au cœur d’un système d’exclusion, sans en effacer la violence. La tragédie ne relève plus du malentendu romantique mais d’une ville qui expulse et segmente. Et pourtant, au milieu des décombres, les corps continuent de chanter, non pour nier la ruine, mais pour affirmer, obstinément, leur droit d’exister.
Quel ennui ! A mourir. J'ai eu l'impression de voir la même scène, la même choré pendant 2 heures. Aucune émotion, les acteurs n'ont aucun charisme. N'en tenant plus, j'ai quitté la salle 1/2 heure avant la fin...
"West side story" dans un quartier en pleine reconstruction de New York, deux communauté ce font face, les portoricains d'un côté et les irlandais de l'autre. Chacun veut prendre de force le territoire de l'autre et l'amour de Tony et Maria ne va faire qu'envenimer les choses. Remake du célèbre et magnifique "West side story" de ...1961 (piou pensait pas si vieux!!!), j'avais toujours en tête deux chansons celle de "Maria" et de "live in america". Je me demandais ce que pouvait apporté un remake de ce genre de film sachant qu'il reprend exactement la même période et donc même rivalité etc...Mais Spielberg au commande cela ce refuse pas tellement. Au début eu un peu de mal avec les chansons qui ce multipliait pour la moindre peccadille (aurait pas écrit comme cha moi bref...) mais la force de ce film c'est évidement cette amour impossible des deux "héros" , donc la tension, le drame qui pointe avec cette espoir fou font que j'ai passé un bon et beau moment. Je ne me rappelais plus de la fin (梁)... Niveau casting étonné de voir "Baby drive"(Ansel Elgort) poussé la chansonnette accompagné de la tout à fait charmante Rachel Zegler qui a une voix MAAAGNIFIQUE!!! Et ce sont tout les acteurs/actrices qui chantent pas de triche c'est à noté. NOTE : 8/10
Donc on va me faire croire que le West Side Story de Spielberg, est mieux que celui de Robert Wise !? La réponse est OUI ! Impressionné par le Spielberg, qui aura tout fait dans sa carrière : Il ne lui manquait plus qu'une comédie musicale. Certes, il s'agit d'un remake, mais il a réussi ce que d autres n'ont pas tous reussis : Reussir un bon remake d'un film original ; il a même fait mieux que l'original ! Pourquoi c est mieux ? Tout simplement : les chorégraphies, les danses, l'implication des acteurs et actrices dans leurs rôles respectifs ; ainsi qu'une fin plus émouvante. Bravo Mr Spielberg
Franchement bien, un bon film qui fait du bien. La réalisation de Spielberg est vraiment similaire à un conte de part son style rêveur et des mouvements smooth. Avant la dernière séquence, il y a tout de même un grand et long moment de creux qui brise un peu le rythme ; mais ne résumons pas le film à cela. En soi, le respect des années 1970 va des décors et des costumes jusqu'à la mise en scène. C'est une très bonne réadaptation d'une adaptation de "Roméo et Juliette". Je conseille de le voir en VO car pour le coup la VF est juste dégueulasse (volontairement ou non).
Bien-sûr, il y a Spielberg ! Une fluidité impressionnante dans les cadrages et les mouvements de caméra. Les chorégraphies ainsi filmées deviennent somptueuses et un véritable régal pour le spectateur. La photographie et les lumières sont également d’une grâce exceptionnelle. Que dire de la musique, sinon que Bernstein n’a pas vieilli d’un poil et que ses partitions déclenchent toujours les mêmes émotions. Pourquoi alors ce petit goût d’inachevé et de déception en sortant de la projection ? Peut-être attendions-nous trop de ce remake de remake, si l’on admet que West Side Story est un remake contemporain de Roméo et Juliette. Comme dans toute comédie musicale, les chorégraphies qui rythment l’action subliment le côté dramatique de l’histoire. Il n’empêche que le fond de celle-ci, l’accueil indigne qui est fait aux immigré dans nos pays, est noir, même très noir. Et de ce point de vue, la leçon de morale qui pouvait paraître nécessaire dans les années 60, s’avère aujourd’hui un peu naïve et gentillette tant le problème est devenu massif et dramatique. Et l’on se dit que Spielberg aurait du se montrer encore plus audacieux en déconstruisant en partie le scénario, quitte à froisser les nostalgiques et les gardiens du temple. Peut-être en montrant que 60 ans après, les Sharks de Bernado n’ont définitivement pas (« grand ») remplacé les Jets de Riff et que l’amour finira par triompher de l’instinct de mort et de la destruction qui nous entoure.
West Side Story version SPIELBERG est aussi sympa a vivre que la V.O de 1961 ....et l'on sent vraiment la patte de SPIELBERG avec sa manière d'entrainer le spectateur ou il le souhaite. Plus politique que la V.O (Violence sociale, place des femmes dans la société, immigration racisme, violence policière ....moins romancée et plus directe) et avec la puissance des gros plan, des plans séquences magnifiques (Flashmobs), éclairage et bande son (Archie connue mais les voix!!!! ) le pari risqué est réussi . Sans être un chef d'œuvre cette adaptation/copie/remake de la tragédie musicale mise en image par Robert WISE séduira sans problèmes le public . Box office assuré
Je suis allé voir ce film à reculons, ayant gardé vivace mon l'émotion ressentie devant le film de Wise. Très vite j'ai compris que je n'avais pas de souci à me faire, Spielberg me proposait une autre lecture de la même œuvre, plus noire, plus radicale, plus violente. Je devrais dire plus en phase avec notre époque. L'immigration, l'injustice, le sexisme y ont leur place plus encore que chez Wise. Le côté solaire est remplacé par une vision sombre où les ombres jouent avec les corps. Les rencontres chorégraphiées entre les Jets et les Sharks sont mangées par la nuit, plus viriles, plus violentes, elles sont mises en scène comme des combats de mort. La condition des migrants est actualisée par des manifestations contre les expulsions dans un décor de quartier en destruction qui évoque les Twin Towers après le 11 novembre. L'amour de Maria et Toni seul capable d'apporter de la lumière dans cet univers de nuit et d'injustice est voué à l'échec. Extraordinaire cortège funéraire des dernières images où les ennemis enfin se réconcilient, un instant, désarmés par la mort qui a le dernier mot. Du côté musical, je ne m'étais pas rendu compte à quel point Bernstein était wagnérien... Retour des thèmes musicaux, comme les leit-motiv wagnériens, intensité orchestrale dans la haine comme dans l'amour. Une fin qui évoque celle de Tristan et Isolde. Cet opéra j'en suis sûr connaîtra d'autre versions comme les grandes œuvres musicales. Celle-là, tragique et nocturne restera à n'en pas douter une des plus fortes et des plus bouleversantes;