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Un visiteur
4,0
Publiée le 24 janvier 2022
Le film est très bien, normal l'ancien était excellent. Copier de l'excellent est moins difficile que de le créer. Mais j'ai une préférence à l'ancien malgré le matos moderne pour faire ce film notamment les vues aériennes notamment dès le début, puis sur la place où ils font la dance et ailleurs. J'ai trouvé un peu long les chants sans action de dance.
Steven Spielberg réalise son rêve en adaptant la célèbre pièce à succès « West Side Story », déjà tirée en film en 1961. Le roi du divertissement s’approprie sans peine et avec brio cette histoire qui narre la rivalité entre deux gangs rivaux, les Jets et les Sharks, pour le contrôle d’un quartier défavorisé à New York. La mise en scène virtuose de Spielberg transcende tout le film. Du début jusqu’à la fin, c’est l’élément qui apporte le rythme, la vivacité, le charme de cette nouvelle adaptation. New York parait être une ville qui bouge sans cesse et dégage une aura toute particulière, au travers de séquences impressionnantes où la caméra virevolte partout. Ce sont véritablement les choix techniques qui apportent au film un côté « grand spectacle » typiquement spielbergien tout en étant éminemment réfléchi et pensé. Combiné à un travail des décors, des formes – verticalité et horizontalité des lignes – des couleurs et des costumes, « West Side Story » est comme une pièce de théâtre continuellement en mouvement, où chaque fulgurance est sublimée par un levé de rideaux spectaculaire. Cependant, même si je n’ai pas encore vu la version de 1961, je n’ai pu m’empêcher de penser que des lacunes scénaristiques persistaient, surtout lors de la dernière demi-heure qui fonctionne moins bien et qui me parait peu crédible. Une histoire bien trop peu nuancée par moments, ce qui n’est pas aidé par des comédiens complétement effacés derrière une direction d’acteur mécanique qui laisse peu de place à l’authenticité, et la photographie blanchâtre de Janusz Kaminski que je n’ai jamais vraiment apprécié. Il faut rajouter en plus l’absence de charisme d’à peu près tous les acteurs et toutes les actrices, car Spielberg s’attache trop depuis plusieurs années à déceler des acteurs moins connus qui malheureusement ne marquent pas les esprits. « West Side Story » est donc une réussite en demi-teinte mais il ne fait aucun doute que j’attends avec impatience les prochains films du maitre qui rajoute une pierre de plus à sa filmographie de titan.
Un film clair, beau, épuré. Un remake plein d'inspiration par Steven Spielberg qui imprègne le film de son grand talent. Des visuels appréciables portés par une musique très entrainante. Ce film n'est pas sans intérêt : il dresse une nouvelle vision de l'oeuvre originale. C'est une réussite !
Un film très original qu'on a pas l'habitude de voir. Très bien joué et réalisé (comme un vieux film de l'époque). Les chansons sont géniales. Je suis juste déçu de la fin du film qui est à mon goût inexistante.
J'ai adoré le premier, j'ai seulement bien aimé le second. C'est Spielberg, c'est donc sans contestation bien filmé, bien dirigé et tout et tout. Mais ! Pourquoi refaire le même film à quelques petites différences de scénario près ? Personnellement : aucun intérêt. Et on a connu Spielberg plus créatif... Pourquoi avoir eu peur de transposer le film carrément en 2021 ? Ca aurait bien mieux parlé au plus jeunes et le nombre d'entrées aurait été bien différent. Plus de problème Portoricain ? Oui, mais et "Black lives matter"... Pour créer le musical de Broadway, Berstein, qui vivait dans les grands classiques, avait réussi à se réinventer façon Gershwin pour coller à 1961. On aurait pu tenter de le pousser encore un peu plus vers 2021 plutôt que de coller au rythme original. Enfin, autant le casting original a été un bijou de révélations (Wood, Moreno, Shakiris, Beymer), autant celui de 2021, à côté, est plutôt fade, à mon avis, pas à la hauteur du mythe "West side story". Seules les chorégraphies sortent leu épingle du jeu (et certainement pas les costumes). Bref, je ne sais même pas si, pour le faire accrocher, il faut emmener son jeune fils ou sa jeune fille voir celui de 1961, magnifique mais qui pourrait lui paraître désuet ou celui de 2021 un peu plus actuel mais beaucoup moins bon. Et si les ayant-droit de Berstein et Laurents ou Sondheim lui ont imposé de coller au musical, mieux fallait s'abstenir...
Malgré quelques libertés sur l'original et des sujets actuels glissés dans le film, ce West Side Story version Spielberg est une vraie réussite. Chorégraphies, chants, costumes, décors, interprétation forment un tout pleinement réussi. On vibre et on suit avec vif intérêt ce remake un poil trop long quand même. Du grand cinéma...
C'est mon dernier film de l’année 2021. Sachant que la version de Jerome Robbins et Robert Wise est l’un de mes films (musical) préférés et le réalisateur de « La Couleur Pourpre » l’un de mes réalisateurs favoris, l’attente était à la même hauteur que le questionnement Shakespearien de la raison d’être ou ne pas être de ce Roméo et Juliette, Jets et Sharks (Sharks 2 藍) Je l’ai reçu comme un cadeau de cinéma déjà par l’attente de la sortie, l’envie d’être surpris mais avec la peur de la désillusion malgré le réalisateur. Pour moi ce film est avant tout le cadeau que Spielberg se fait à lui-même en injectant dans cette œuvre les souvenirs de son ressenti d’adolescent à la vision du film sorti il y a 60 ans combiné à la résonance de sa filmographie, à sa vision d’aujourd’hui avec la maestria du réalisateur qu’il est devenu.
C’est peut-être pour traduire cet effet de souvenir que son complice directeur de la photographie Janusz Kamiński a opté pour des effets de halos de lumière sur toute la longueur du film. Et pour tout dire ces effets de halos, filtres et spotlight m’ont perturbé à en devenir parfois presque irritant parce qu’ils sont pratiquement de tous les plans. Pourquoi ? Pour créer un emballage aux couleurs filtrées des souvenirs ? Où celui de l’effet d’un rêve, de la romance ? Peut-être. Mais malgré toutes ces lumières jaillissantes (je devrais dire avec), j’ai été entraîné par la dynamique des plans, l’interprétation (en particulier celle d’Ariana DeBose pour Anita), les chants, la vitalité des chorégraphies et la résonance avec la 1er version tirée de la création originale de Broadway. De cette source, du livret d’Arthur Laurents, de la musique de Leonard Bernstein et lyrics de Stephen Sondheim, Spielberg arrive à ressortir de nouveaux aspects au récit. Une autre énergie et tonalité. Cela par des choix structurels du scénario comme celui de changer l’ordre de quelques chansons et celui des personnages qui les interprètent avec par exemple « Cool » qui devient un duo entre Riff et Tony, ou la chorégraphie tend l’arc narratif sur la projection divergente de leur désir d’avenir. Et notamment « Somewhere » chanté par Rita Moreno (L’inoubliable Anita de 1961, qui est ici Valentina, la veuve Portoricaine de Doc qui tenait la pharmacie dans le récit initial). Cela apporte un tout autre relief au texte et de cette filiation naît une autre émotion. Spielberg tend son film vers plus de gravité. Il l’insuffle justement dans une scène toute en apesanteur joyeuse et pétillante autour de Maria « I Feel Pretty » uniquement par la juxtaposition de l’action qui la précède. Il traduit aussi l’état des relations humaines, de lyrisme, de malaise, par un jeu visuel de vacillement des ombres et de la lumière qui semble être souvent en mouvement. Et c’est peut-être dans cette élaboration des plans que se trouve la réponse à tous ces instants de scintillement lumineux... Des extérieurs, dans les rues de New-York éclairés du soleil et de tout feux pour le grand numéro virevoltant « America », à l’intérieur fermé et sombre de l’entrepôt de sel, ou la lumière se balance vraiment au rythme de l’intensité du combat. Cet état est lumineusement déployé par l’ouverture même de cette scène quand les deux gangs rivaux arrivent chacun d’un côté avec cette vue en plongée du haut du hangar. L’ouverture des grandes portes laisse une lumière extérieure s’étaler sur le sol en faisant apparaître les ombres très étirées, d’abord abstraites, des Jets et Sharks en train d’entrer… Et Lumière ! Cette photographie du lieu m’a fait écho avec une scène d’un autre film de Spielberg : l’ouverture du vaisseau spatial de « Rencontre du 3ème type » avec la surexposition lumineuse jaillissant du sas et ne laissant d’abord apparaître, avec un effet similaire, de longues ombres étirées d’abord non identifiable… nous laissant appréhender ou présager ces êtres venus d’ailleurs, ces étrangers sur notre sol de natif, terrien. Est-ce un télescopage volontaire ? Mystère. Pour moi il se glisse comme un indice parmi bien d’autres.
Ce 35ème longs-métrages de Steven Spielberg est son nouveau grand vaisseau orchestré son et lumière, de mille halos, se jouant de l’espace temps en se posant sur le sommet d’un terroir des plus fertiles de la comédie musicale. Un rayonnement spectral de pétillance et gravité.
Une pure merveille! J'y suis aller en crabe (pas a reculons mais sur le coté quoi) et j'ai était émerveillé! Du grand cinéma comme spielberg en est capable. Cette fois ci il a clairement tout donné.
Le Roméo etcJuliette des temps modernes Merci Mondieur Spielberg Tout espérait ; les danseurs et chanteurs, les chorégraphies, les décors et voitures On ne voit pas le temps passer Tony ressemble à Patrick Swayze
Connaissant par coeur la version de Robert Wise et Jérome Robbins depuis tout petit, j'étais réticent à l'idée d'un Remake (surtout en voyant la bande annonce) mais venant du cinéaste Steven Spielberg, je me suis dis "sautons la pas" et ce film, mème s'il reprend les mèmes thématiques et les mèmes chansons, m'a submergé d'émotion !! Voyageant sur le thème de "Roméo et Juliette", cette nouvelle version reprend la base de l'original avec les mèmes chorégraphies, les mèmes situations, les mèmes duels, à peu près les mèmes décors, mais la mise en scène de Steven Spielberg est magique, on est plongé dedans du début à la fin avec points d'ennuis, les acteurs sont formidables pour donner vie, chanter et danser leurs personnages respectifs. Il y a un souffle très fort dans le romanesque dans ce long métrage qu'on se laisse transporter par le récit. La comédie musicale revient à la mode au cinéma et voir la qualité de "West Side Story" fait du bien par les temps qui courent. Un max d'étoiles amplement mérité à mes yeux.
je pensais,à tord,avec tout vu de mister spielberg,mais là,la claque!!acteurs,costumes,choregraphie,photos,c'est execptionnel!!!!rien à redire.merçi pour ce moment de (vrai)cinema
Très déçue par le brillant Spieberg. Ce remake, bien que très soigné dans sa réalisation, est sans âme, la magie de l'original n'est pas au rendez-vous. Moi qui ai adoré la version de 1961 que j'ai vue et revue, ce copier-coller m'a paru fade, je n'ai pas retrouvé le charisme des acteurs de la version originale. Je me suis ennuyée, j'attendais tout autre chose, une nouvelle interprétation moderne et originale. Déçue... Finalement, on ne refait pas un chef-d'œuvre.