7991 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
438 critiques spectateurs
5
111 critiques
4
170 critiques
3
85 critiques
2
49 critiques
1
15 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 janvier 2022
C'est un très bon film. J'ai été absolument marqué par la beauté de la photographie et le jeu des acteurs. Du début à la fin, le spectateur est immergé dans l'ambiance créé par les décors et les costumes, même si j'espérais peut-être un peu plus de "spectaculaire" dans les chorégraphies et les scènes de groupe dû à ce que laisse entrevoir la bande-annonce. Quant à la musique, pas de surprises, on retrouve bien la patte de Bernstein dans de magnifiques arrangements et des voix envoûtantes.
Franchement bien, un bon film qui fait du bien. La réalisation de Spielberg est vraiment similaire à un conte de part son style rêveur et des mouvements smooth. Avant la dernière séquence, il y a tout de même un grand et long moment de creux qui brise un peu le rythme ; mais ne résumons pas le film à cela. En soi, le respect des années 1970 va des décors et des costumes jusqu'à la mise en scène. C'est une très bonne réadaptation d'une adaptation de "Roméo et Juliette". Je conseille de le voir en VO car pour le coup la VF est juste dégueulasse (volontairement ou non).
D'un côté, je salue la volonté de rendre plus accessible aux jeunes générations le monument qu'est West side story, en en donnant une version proche de la comédie musicale originale, un peu modernisée (les portoricains sont joués par des hispaniques).
D'un autre côté, je songeais avec délectation pendant le film, qui est un peu long et laisse des moments de loisirs, à une version transportée dans un quartier de LA de 2020, avec une intrigue entre hispanos et blacks, et des paroles transformées en rap... mais ce n'est pas le projet de Spielberg.
Le résultat est plutôt conforme au cahier des charge initial : c'est sympa à regarder, avec des points forts forts et des points faibles. Parmi les premiers, la classe de la jeune actrice Rachel Zegler et celle de la plus ancienne Rita Moreno (l'actrice qui jouait Maria dans le film de 1962), la qualité d'ensemble du casting, certaines scènes de chants et danse (celle de la prison). Parmi les seconds : la prestation d'endive de l'acteur Ansel Elgort, une photographie et des décors souvent vulgaires et trop artificiels, une certaine platitude dans la plupart des scènes de chant et de danse.
Le résultat final est un divertissement de Noël honorable.
Quel ennui ! A mourir. J'ai eu l'impression de voir la même scène, la même choré pendant 2 heures. Aucune émotion, les acteurs n'ont aucun charisme. N'en tenant plus, j'ai quitté la salle 1/2 heure avant la fin...
NAZE. pour être grossier, sinon décevant. La bonhomie et la grande gueule des acteurs et assez plaisante a voir pendant quelques minutes . puis on se rend compte que l'histoire ne mène nul part et on se prend un style pseudo-viellot ultra Relou dans la gueule. Et après s'ennuyer une bonne heure , on en vient a la scène grotesque qui a gêné toute l'audience : spoiler: la mort de 2 des héros de la manière la moins fine qui soit, juste ils se plantent des couteaux sans raison. ça m'a retiré toute la crédibilité du film que j'avais jusqu'à là, mais le pire est sans doute la scène légère et joyeuse qui suit ! ça sonnait d'une part comme un vieux monde non renouvelé, et d'autres part , extremement faux
Une des multiples grandes réussites de cette version est d'avoir intégré des personnes racisées pour jouer les rôles de personnes racisées. Un grain de pellicule qui donne ce côté vieux jeune au film absolument délicieux également
Vu le soir du 31 décembre, j'ai bien aimé ainsi que les autres personnes qui étaient en ma compagnie. Je n'ai pas vu l'original, cela m'a permis de mieux apprécier celui-ci je crois. C'est donc une comédie musicale, un genre dont je ne raffole pas mais celle-ci m'a réservé une agréable surprise. J'ai été un peu gêné par le personnage principal (Tony), souffrant d'un gros manque de charisme. En revanche, Ariana DeBose, qui joue Anita, casse la baraque !
Superbe , dépoussiéré, et des acteurs/chanteurs/danseurs formidables , largement à la hauteur de l'original avec quelques nouveautés et points de vues différents, d'une plus grande modernité .
Amateur des comédies musicales dans mon enfance, j'adorais le rythme, le génie dans l'utilisation des objets qui virevoltent autour des danseurs, la chorégraphie de rue, etc... Ici, aucun mouvement, tout est statique. La chorégraphie (scène du bal en particulier ) est parfaite, mise en scène très pro. Mais il manque l'essentiel : LE GRAIN DE FOLIE qui faisait qu'une comédie musicale vous emmenait vers le rêve et le bonheur. Spielberg en reste à un remake très professionnel qui n'a aucun intérêt sauf alimentaire.
Grosse déception, mais ce film se laisse regarder en ce qui concerne les chorégraphies, moins pour les parties purement chantées, très laborieuses.
Pas inutile, cette version de WSS, finalement. Plus réaliste (ça discute plus, et souvent en espagnol) mieux contextualisé, en particulier politiquement (Porto Rico est une "colonie" des USA mais les Porto Ricains ne sont pas acceptés dans le NYC des 50s comme Américains à part entière, comme les immigrés européens qui les précédent - il est question aujourd'hui de constituer l'archipel comme 51e état), l'amour entre Roméo, euh... Tony et Marìa est moins hollywoodien, plus shakespearien... Les chorégraphies restent fortement imprégnées de celles, originales, de Jerome Robbins (pour mon grand bonheur), la création du personnage de Valentina, veuve de Doc, interprétée par Rita Moreno, l'Anita originelle, est une heureuse idée. Et on pleure, différemment, mais on pleure toujours à la fin !
Un film grandiose, du grand Spielberg, accrocheur et nous embarquant dans une des comédie musicale les plus connu, il est réellement une réussite, les acteurs, décors, musiques, prestations de danse, sont merveilleuse à voir .
Ai vu "West side story" mis en scène Steven Spielberg. A vrai dire j'y allais un peu à reculons tant je trouvais l'idée d'un remake absurde et la bande annonce pas très attrayante. Mais jour de l'an à Antibes et pas grand chose au cinéma, j'ai cédé. Bien installé dans une toute petite salle avec des fauteuils individuels en simili cuir dont le dossier se bascule à volonté... dès la première scène j'ai baissé pavillon et ai reconnu que Spielberg pouvait encore me surprendre que c'était toujours un immense metteur en scène et qu'il ne s'agissait pas tout à fait d'un remake. 1er Plan : La caméra au lieu de survoler un Manhattan rutilant en Technicolor, survole un quartier totalement détruit, poussiéreux, en lambeaux, de briques noires, de papier peints miteux qui pendent aux ruines... une référence évidente aux tours jumelles détruites en 2001 et un magnifique clin d'oeil au nouveau quartier du Lincoln Center où à été tourné le premier film avant sa construction, qui donnera place au Metropolitan Opera... Opera : Bernstein... Bersnstein : West side story... la boucle est bouclée... et le spectateur verse déjà des larmes de frémissement. L'auditeur est immédiatement à genoux devant cette musique qui prend aux tripes, qui donne envie dès les premières notes de sauter par dessus les fauteuils, de s'agripper à l'écran et de faire des pirouettes dans tous les sens. Cette version est bien plus ancrée dans un contexte économique et réaliste, à part le 300 mètres carré dans lequel vit Maria et son frère Bernardo et sa fiancée Anita. C'est une histoire d'amour entre une latino et un américain d'origine polonaise, mais aussi entre une femme de ménage et un repris de justice, entre une fille toute simple et un voyou... et cela est beaucoup plus lisible dans cette version. Comme dans le premier film, et également la comédie-musicale sur scène, les longues scènes parlées font souvent retomber l'énergie qui est immédiatement relancée dès le numéro chanté suivant. Les ensembles chantés et dansés sont magnifiques. Rachel Zegler est excellente actrice et chanteuse et son incarnation de Maria est parfaite. La scène de "I fell pretty" qui se déroule dans le grand magasin dans lequel Maria est femme de ménage et qui se met à rêver devant un foulard qui vaut plusieurs semaines de son salaire est très touchante. Maria est entourée de mannequins en plastique à la peau blanche et habillés comme des bourgeoises européennes, alors que la jeune fille est en blouse de travail, tout en chantant avec ses collègues que même "misérable" elle se sent belle. Ansel Elgort est à mon goût un peu fadasse et on a bien du mal à s'identifier à ce Tony-Roméo... mais il en était de même en 1961 avec Richard Beymer, que tout le monde a oublié. De toute façon moi, c'est Anita qui me fait kiffer. Et je donnerais cher pour crier tout fort "Mambo" en dansant comme un damné dans un gymnase... Ariana DeBose n'a pas la sensualité animale et un peu agressive de la géniale Rita Moreno, mais elle est bien tout de même. Il faut dire que Rita Moreno dans le rôle d'Anita est insurpassable. Spielberg a eu l'idée de génie de confier le rôle de Valentina, qui n'existe pas dans la première version, à la fameuse, si belle, si émouvante Rita Moreno soixante ans plus tard... la boucle est bouclée. Son rôle est beaucoup plus développé que ce à quoi je m'attendais... et le grand moment d'émotion est celui où elle chante "Somewhere" dans les rues de New York. Mythique. Magnifique. Je suis ressorti dans les rues d'Antibes de nuit en esquissant des pas de danse et avec des airs plein la tête. 40 après ma découverte du film de Robert Wise dans un ciné-club la magie opère toujours autant et j'ai eu un très grand plaisir à la vison de la re-lecture de Spielberg. J'ai eu la même illusion que je pouvais défier les lois de la gravité dans des chorégraphies hallucinantes pendant quelques minutes avec quelques kilos de plus (de trop) et 40 ans de plus... la boucle est bouclée.
remarquable performance de Steven Spielberg, une mise en scène qui fait de WSS un film et non pas une comédie musicale filmée comme c'était un peu le cas dans la version de 1961. Le casting est également à la hauteur de l'entreprise, les personnages sont très crédibles