Spielberg revisite West Side Story avec le talent qui le caractérise. Hormis la chronologie de certaines scènes il reste fidèle à l'original . Peut être le seul regret , car une adaptation plus contemporaine aurait pu surprendre. Sinon rien à dire, les scènes chantées et dansées sont époustouflantes. Ariana deBose crève l'écran au même titre que Rita Moreno, clin d'œil et hommage au film de Wise. 2 h 36 de pur bonheur. Les Critics Choice Awards ne s'y sont pas trompés en nommant le film a dix reprises .
Pour qui est imprégné de l'original, le temps paraît très long car les caractères n'ont absolument pas le même charisme, et les danses sont tout sauf meilleures. De surcroît, introduire des notions politiques alourdit considérablement l'épure qui nous avait frappé à l'époque
Fan du film de Robert Wise et Jerome Robbins (qui figure aisément dans mon Top des comédies musicales), l'idée que l'un de mes réalisateurs favoris se lance à son tour dans une nouvelle version de l'un des classiques de Broadway titillait ma curiosité, d'autant qu'il s'agissait là de sa toute première comédie musicale.
60 ans après la première adaptation cinématographique, Spielberg nous propose donc une sorte de "remise à jour" de ce Roméo et Juliette des temps modernes, à l'histoire aussi touchante que tragique. À la fois adaptation fidèle et relecture plus contemporaine du show de 1957, «West Side Story» permet, encore une fois, à Spielberg de prouver (en a-t-il encore besoin ?) toute l'étendue de son talent de conteur et de metteur en scène. Et quelle mise en scène ! Dynamique et virevoltante, accompagnée de chorégraphies déchaînées et d'un travail de la couleur et de la lumière exemplaire (signé par le toujours fidèle Janusz Kaminski), elle est une nouvelle claque visuelle de laquelle on se délecte à quasiment chaque plan.
Au côté plus opératique du film de 1961, Spielberg vient, lui, apposer un côté plus physique, plus brut dans sa réalisation, notamment à travers l'utilisation d'une caméra à l'épaule. En collant souvent au plus près des corps et des visages en mouvement, il veut cerner au mieux la guerre qui s'opère entre les Jets et les Sharks et leur cycle perpétuel de la violence.
À travers leur territoire (et leur héritage) qu'ils veulent défendre coûte-que-coûte, c'est l'histoire de deux camps qui ne s'écoutent pas, qui ne se comprennent pas (Spielberg pousse encore davantage ce ressenti en ne sous-titrant pas les séquences jouées en espagnol, comme pour créer ce fossé avec l'autre), mais ne sont pas si différents l'un de l'autre. Malheureusement, l'histoire d'amour instantané entre Tony (ex-Jets) et Maria (sœur du leader des Sharks) va définitivement mettre le feu aux poudres et faire connaître une issue fatale à nos protagonistes.
Malgré une fin un peu abrupte et pas aussi marquante que celle de la version de 1961 et quelques détails narratifs/musicaux qui interrogent, Spielberg nous offre clairement un nouveau morceau de cinéma généreux et communicatif, entre chaos et harmonie, visuellement étincelant et haut en couleurs. Séparées par 60 ans d'existence, deux versions qui s'accordent tout en s'éloignant l'une de l'autre, qui peuvent se voir ensemble comme séparé. Même si la version de 1961 restera toujours un peu supérieure à mes yeux (l'effet de la découverte sans doute), ce «West Side Story» à la sauce 2021 est un petit régal cinématographique à ne pas louper sur grand écran...à condition d'accrocher au genre de la comédie musicale bien sûr.
C'est captivant ! Les chorégraphies et les danseuses/danseurs sont superbes ! C'est un nouveau West Side Story plus fort encore ! Spielberg ré-enchante un chef d'oeuvre ancien qui avait fait ses preuves ! Quel talent !
Pas facile de s'attaquer à un monument tel que "West Side Story". Pari réussi. Des chorégraphies superbes, des décors très réussis, des couleurs chatoyantes... Un bonus spécial pour les tenues des jeunes femmes particulièrement féminines et élégantes, portées par des actrices d'une grâce et d'une énergie impressionnantes. Du beau cinéma.
1961, nous découvrions ou du moins, des années plus tard, redécouvrions pour les plus jeunes, ce qui sera considérer comme le plus grand musical de l'histoire. 61 ans plus tard, Steven Spielberg signe et produit son propre remake avec bien plus de contenu et bien plus de couleurs pour nous replonger dans le New-York des années 60 ou rivalité incessante entre Américains et Portoricains fait rage. spoiler: Un scénario qui dès son départ offre son premier plan séquence, simple mais dans un environnement tous bonnement impressionnant et se poursuit sur une première scène musicale qui à mon sens, n'à eu aucune utilité tant l'action l'accompagnant fut "stupide". Puis le défaut du récit démarra lui aussi de plus bel avec une surenchère de longueurs avec script à gogo et spoiler: rabâchage verbal de l'éternelle guerre entre nos personnage, sur 1h durant on entend et assiste à cette guéguerre devenant rapidement lourde. S'il existe cet unique défaut au film, Spielberg nous offre néanmoins et il serait criminel de l'éviter, d'incroyable scènes musicales ou décors d'envergures, costumes ultra colorés pour les femmes, détails sidérants pour les multiples environnements s'entremêlent pour faire vibrer spectateurs et acteurs. spoiler: Si la scène du bal fait quasiment référence à l'autre grande séquence musicale de "1941" par le même Spielberg, et est d'une démesure orchestrale unique, "America" en est tout aussi démesurée par sa direction et sa bande son destructrice. Dernière scène qui aurait par contre pu bénéficiée de longueurs, "Tonight" ou nos jeunes tourtereaux s'envolent vers de beaux horizons. Un récit qui s'est voulu dans l'ère du temps avec cette courte scène mettant quasiment à l'honneur un viol mais heureusement, sans suite, le récit globale n'est pas pour moi mis dans notre société comme tous l'monde le fait croire puisqu'il reste dans sa même veine historique, rien n'à réellement changer en 60 ans. 2h37 pour des longueurs de script qui devaient clairement être éviter, des partitions musicales et scéniques d'envergure, le maître d'Hollywood offre une moitié de réussite tant son talent de mise en scène spectaculaire à tant œuvrée, il est important certes de développer des personnages, mais sur autant de temps, c'est une véritable pollution visuelle et sonore. Je n'en garderais donc que ses 3 scènes d'ethnologie accompagnées d'un ensemble visuel et musical unique.
Il fallait bien avoir une bonne dose de courage ou même d’inconscience pour s’attaquer à ce grand classique qu’est West Side Stoy. Mais Steven Spielberg n'est pas n’importe qui. Capable de films aussi différents que Duel, La liste de Schindler, E.T., Les dents de la mer, Il faut sauver le soldat Ryan et tant d’autres. Il a réussi à donner une nouvelle version, certes pas révolutionnaire, avec juste quelques réajustements et modifications qui sont parfaitement réussis. Pour débuter, la caméra nous plonge dans les bas quartiers de New York, une introduction maitrisée pour situer le lieu et l'ambiance. Spielberg a cherché l'authenticité, les acteurs ne sont pas des acteurs blancs maquillés pour jouer les portoricains mais de vrais latinos. Nous avons vu le film en VO, les dialogues en espagnol ne sont pas sous-titrés, peut-être pour montrer les deux camps bien divisés et exclure les policiers new yorkais ?L’histoire d’amour est toujours importante mais la guerre des gangs fait jeu égal. L’ambiance est chargée en testostérone, les femmes ont envie de vivre une vie normale mais les hommes se battent avec une violence incroyable, pour exister et se défendre. Même le bal se termine en bagarre. L'histoire d'amour se fond dans une vision critique de la société, le film met plus l'accent sur une dimension sociétale.Les acteurs jouent bien. Rachel Segler en Maria est très touchante, elle illumine l’écran. Ansel Elgort (que nous avons beaucoup aimé dans Baby Driver) est Tony, certes moins "baby face" que Richard Beymer dans l'original. Mais comme ce Tony nouvelle version a un passé plus lourd, son physique nous parait trop "gentil" vu la complexité de son personnage. Il tient tout de même son rang, signalons aussi que les deux acteurs chantent eux-même leur partition.Valentina (Rita Moreno) l'épicière d'origine portoricaine, veuve d'un "Gringo" et un peu l'assistante sociale de Tony, représente à elle seule toute l’histoire de l’immigration et de l'intégration. Elle a bataillé dur pour être acceptée et respectée par les deux bandes.Les scènes de danse sont tout simplement extraordinaires et époustouflantes de couleurs et de mouvement. La musique de Leonard Bernstein n'a rien perdu de sa dynamique. La scène de la rencontre entre Maria et Tony est magnifiquement mise en valeur, le temps semble s'arrêter un instant au milieu de tous les danseurs virevoltants. C'est un formidable travail du caméraman !C'est un spectacle magnifique. Spielberg a réussi son pari ! http://www.matchingpoints.fr/2021/12/14/cinema-west-side-story/
P.E.R.F.E.C.T.I.O.N !! Ne perdez pas une minute et courrez voir ce chef d' oeuvre, d 'une esthétique rare , avec un jeu d'acteur exceptionnel , des tourbillons de danse à vous donner la bougeotte, des voix magnifiques et un sujet tellement actuel .Steven a réussi son pari et redonné à cette oeuvre déjà parfaite une seconde vie .
Un vrai plaisir de découvrir cette comédie musicale, revisitée par l'immense Steven Spielberg, même si la version de 1961 reste dans nos cœurs a jamais, cette version vaut le détour par une mise en scène époustouflante.
N'ayant pas vu le classique de 1961 ni lu la comédie musicale originale, j'ignorai qu'il s'agissait d'une oeuvre librement inspirée de Roméo et Juliette: que Steven Spielberg se lance dans ce style si particulier me semblait assez alléchant, et en tout cas je suis allé voir ce West Side Story sans a priori. Malheureusement, si le récit possède quelques atouts comme un duo principal mignon comme tout, quelques bons passages chantés et/ou dansés et de vraies émotions, il reste assez terne dans son déroulé, téléphoné et décevant dans son dénouement. J’espérai que le réalisateur apporte une touche artistique personnelle et du brio scénaristique, c'est raté. Trop classique, le film m'a également semblé en décalage avec son temps, et comme en panne d'inspiration. Bref, une déception !
Quel ennui. La mise en scène, brillantissime, n'est pas à remettre en cause. Mais cette histoire d'amour impossible et de territoire disputé, c'est vraiment vieillot, limite kitch. Émotion : zéro. L'intérêt de ce remake est quasiment nul.