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4,0
Publiée le 9 avril 2015
Camarades !
Du cinéma qui fait dans le social côté banlieue et ça sonne vrai. Le chômage, la zone, le gris, les centres commerciaux, c’est la misère des petites gens, ceux qu’ont perdu les moyens de rêver.
Olivier Gourmet porte le film, il est magistral. Il porte son fardeau et sa solitude avec grandeur, sa colère est aussi en bandoulière mais il va déposer les armes, trop fatigué pour continuer.
Une réalisation sobre et un regard tendre sur la vraie vie, Pierre Jolivet aime les gens et il aime le peuple, il signe, à nouveau, un bon polar bien sombre mais bouleversant d’humanité. La toute fin fait un peu « Robin des Bois » mais tout le reste en fait un film remarquable.
Valérie Bonneton est meilleure que jamais dans la simplicité; sans faire de grimace, elle est parfaite.
Julie Ferrier fait une apparition épatante, elle lutte aussi à sa manière contre la médiocrité de la vie.
Bénabar continue de nous surprendre dans son costard d’acteur. Quelques notes discrètes accompagnent le film, mais plus de musique n’était pas nécessaire.
Pierre Jolivet est un excellent scénariste doublé d’un très bon réalisateur.
Quelle déception. Un casting qui fait envie : Valérie Bonneton, Bénabar et ce Olivier Gourmet si vrai. Après lecture de l'intrigue : le gardien qui s'ennuie à faire ses rondes de nuit jusqu'à ce qu'un évènement soit l'occasion de reprendre sa vie en main. Mmm pas mal ! En plus, genre : policier. Cela donne envie !!! Si le fond met l'eau à la bouche, la forme va vite nous l'assécher. L'histoire ne démarre pas, le spectateur est invité à faire les rondes de nuit avec son héros et là.......cela n'en finit pas ! En supposant que ce soit stratégique pour aider l'empathie, c'est loupé. On a qu'une hâte, que l'action démarre enfin. Alors pour meubler, on rajoute maladroitement des interventions de personnages (la soeur, Julie Ferrier magnifique) qui n''influent ni sur l'intrigue, ni sur le scénario......le vide. Si bien qu'au bout d'une heure de film on est quasi rendu au même point. On a pas avancé mais pas du tout : toujours les rondes, le témoignage d'une vie sociale compliquée......quand ceux qui font des films auront compris que le mélange des genres tue.....et quand on arrive enfin à l'évènement si attendu, on est deçu : la scène sur le parking avec le collègue est mal jouée, on croit à rien. Dommage on a fait preuve de patience, il a fallu plus d'une heure pour y avoir droit. Quant à Bénabar, les fans seront déçus, il intervient peu. Le jeu des acteurs (précités) si vrais, si bons, si authentiques n'a pas pris le dessus sur un scénario creux, ennuyeux où au final, la seule impression que ça laisse, c'est d'avoir le sentiment de s'être fait avoir.
Encore un très bon Pierre Jolivet , et je ne vais pas être original avec le génial et magistral Olivier Gourmet qui excelle dans tout ses rôles , même si la fin me déçoit un peu j'ai passé un très bon moment , et Adrien Jolivet a réalisé une bonne musique
Mais que c'est mauvais ! Un film nombriliste, pseudo-intello, donneur de leçon, prétentieux, lent, sans histoire, sans scénario. Un vrai concentré du mauvais cinéma français. Un film paresseux, qui se veut un conte social mais qui a la lourdeur d'une pâtisserie allemande. Ah les méchants patrons, oh les gentils employés, écrasés par le système. Que c'est sympa de vivre dans une cité multiculturelle où les gentils petits dealers vous gardent votre voiture... Que de clichés, cela en devient presque risible. Même les prestations exceptionnelles des acteurs ne peuvent sauver ce film de l'ennui et du grotesque.
Un petit bijou en terme de polar social où Olivier Gourmet nous livre ici une performance remarquable. Un film d'une noirceur absolue où ce personnage attachant au possible mène un combat perdu d'avance contre l'inéluctable, contre une société cherchant à le broyer. A éviter si l'on est dépressif. Une ambiance à la MR 73, avec le schéma en moins. Une fin rappelant celle du RIFIFI CHEZ LES HOMMES et THE AMERICAN. Eblouissant, tétanisant.