Jamais de la vie
Note moyenne
3,0
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143 critiques spectateurs

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ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 avril 2015
Olivier Gourmet peut tout jouer. Même un haut fonctionnaire, on l'a vu! Ce qui ne veut pas dire que tout le monde peut interpréter ce qu'il joue. Qui d'autre aurait pu sauver ce nanar -oui, il faut le dire- qui au début se traîne comme une vieille chaussette trop lavée et se termine en mélo à la frontière du grotesque (dépassée, la frontière....) Mais la présence, le charisme de Gourmet rendent supportable ce médiocre film de Pierre Jolivet. On est loin du punchy de Ma petite entreprise!

Franck a été ouvrier dans une usine qui a fermé, et délégué syndical -grande gueule. Trop grande gueule: il passe dix ans sans retrouver d'emploi (le misérabilisme pointe le bout de son nez). Finalement, grâce à l'aide de son beau-frère, le voila vigile de nuit dans un centre commercial. Il vit dans une cité des Yvelines, plus pourrie tu meurs, y a que des ados arabes qui font du deal, et des jeunes arabes qui organisent des casses, en gros. Misérabilisme à pleins tubes. Quelle vision! Ca fait plaisir aux bobos, qui surnotent le film parce qu'il leur a donné des frissons dans le dos....

Franck est un solitaire. Il a du avoir une femme, autrefois, mais maintenant, à part la picole, il n'a rien. Ni copine, ni amis, ni chien, il n'écoute même pas la radio. Ses meilleures relations, elles sont avec sa conseillère aux Assedic, famille monoparentale, qui n'a pas, non plus, la vie facile (Valérie Bonneton, excellente aussi). Il fait son boulot: il est honnête, Franck. Et consciencieux. Le seul problème c'est que, s'il se produit quelque chose, son premier interlocuteur doit être la police -et il n'aime pas les flics. Le jour où il voir un 4X4 qui rode autour du centre, deux mecs de la cité qui a priori n'ont rien à y faire, un de ses collègues au comportement bizarre, il décide d'intervenir, tout seul, et épie tout ce qui se passe, là, quand il n'y est pas....

C'est bien long à venir -et pas crédible pour deux sous. Dommage: c'était un personnage intéressant, incarné par un acteur prodigieux qui donnerait vie à une vieille casserole! A déconseiller
SebLefr3nch
SebLefr3nch

220 abonnés 691 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 avril 2015
Le film social est toujours un bon moyen pour dénoncer ou apporter une vision de notre société. Mais il ne faut pas en abuser. Dans "Jamais de la vie", la surenchère de clichés nous empêche radicalement de nous attacher au personnage principal alors qu'Olivier Gourmet offre une très belle performance. Tout est très téléphoné et l'action a du mal à démarrer. La réalisation est assez bonne dans l'ensemble mais le manque de rythme nous perd.
Pauline_R
Pauline_R

194 abonnés 398 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 avril 2015
Un film à la fois sobre et intense dont la qualité repose en très grande partie sur Olivier Gourmet, de tous les plans et (comme toujours) magistral et d'une justesse phénoménale. Si le film souffre d'un certain manque de rythme, il n'en reste pas moins intéressant et prenant, oscillant entre drame social et polar. Comme souvent, Pierre Jolivet fait preuve de beaucoup de réalisme, avec la volonté de montrer les conditions de vie des plus démunis mais en y amenant ici une intrigue qui rend le film ouvert peut-être à un plus large public.
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 avril 2015
Un thriller ? Un thriller policier ? Une fable ? Une fable sociale ? Le problème avec ce film c'est qu'on ne sait pas trop. Dans le registre du thriller on nous en aurait donné davantage sur les protagonistes du fait divers qui est au bout de l'histoire. Et on nous aurait livré des fausses pistes ou induit en erreur pour mieux nous faire rebondir. Dans le registre de la fable sociale, on en saurait su davantage sur Franck, le personnage principal. On nous aurait proposé une morale. Et heureusement que la critique et le synopsis du film nous révèlent qu'il s'agit d'un ancien leader syndicaliste car ce ne sont pas les quelques rares évocations en quart de teinte de ce passé mystérieux qui nous en disent quelque chose d'utile. Et d'ailleurs, est-ce que c'est important dans le scénario ? N'empêche qu'on s'accroche un peu au personnage, plus qu'à l'histoire. Comme c'est bien interprété et qu'on sait par expérience que la mise en place peut s'avérer parfois longue dans un scénario, on reste attendre des rebondissements, des explications, une reprise de rythme. Bon public, le spectateur restera ainsi patient jusqu'à la dernière scène. Mais au fur et à mesure, l'issue devient tellement prévisible que ça dissipe tout plaisir à cette attente. J'aurais pu mettre 2,5... mais non ! Cerise sur le gâteau : un titre dont on ne comprend pas le sens trop caché. Cela vaut bien une demi-étoile de moins.
SILVER S.
SILVER S.

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 avril 2015
Quel ennui ! J'ai vraiment du mal à comprendre les critiques...comme si l'âpreté de la vie réelle ne suffisait pas...Pierre Jolivet en rajoute une couche...je n'ai pas vu la moindre trace de lumière dans ce film d'une tristesse infinie...si vous avez le bourdon, surtout passez votre chemin.
Squall Monchagol
Squall Monchagol

14 abonnés 60 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 avril 2015
Ce film m'apparaît comme une version française de Drive, j'y retrouve les thématiques qui m'ont marqué (le héros au passé trouble et violent, invisible qui revit par l'attachement, pris dans l'engrenage d'un coup qui tourne mal, et pour lequel il va se battre non par pour lui mais pour le bien de quelqu'un qui lui est cher...) mais en plus...française quoi, et avec un style naturaliste. Cela nous donne au final un bon petit thriller social un peu lent tout de même, mais à l'ambiance réussi, les acteurs sont bons, mais les péripéties peines à amener une fin attendue et pas très original. Il y a un manque de rythme, il y a trop de personnages, la plupart des enjeux ne sont que lancé, jamais traité, et la fin ne résous, concluant simplement l'une des histoires de cet univers gris. C'est pas mal, mais ça va pas plus loin.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 avril 2015
Osons une comparaison audacieuse : toutes proportions gardées, Pierre Jolivet est notre Ken Loach à nous, décrivant la déréliction sociale via les barres d'immeubles sordides, les zones commerciales sinistres et les petits coups foireux. Si le scénario de Jamais de la vie est à ranger dans la catégorie poids léger, la densité de ses atmosphères et de ses silences compense le faux rythme d'un film qui ne devient polar qu'en toute fin de projection. Jamais de la vie est dominé par un acteur exceptionnel dont l'épaisseur épargne au scénario tout besoin d'explication. Olivier Gourmet, loser fatigué, dignité ravalée, en a vécu des vertes et des pas mûres, imagine t-on. Pas besoin d'en rajouter, un seul des regards vaut tous les dialogues du monde. Il suinte l'authenticité du type qui a vécu une VDM par tous les pores, Gourmet monopolise l'écran et aucun de ses actes, nulle expression de ses traits, ne semblent surfaits. Au sommet de son art, il illumine le pessimisme d film de sa noirceur. Façon de parler mais il est au-delà des superlatifs, notre ami belge.
marceldelafrite
marceldelafrite

9 abonnés 66 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 avril 2015
Ce film est un très bon polar, un film simple et bien réalisé. Oliver Gourmet est vraiment un excellent acteur, il le confirme encore dans ce film.
mondidi
mondidi

2 abonnés 56 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 avril 2015
Très bonne ambiance aidée par une réalisation élégante, des dialogues aux petits oignons qui donne à ce polar des airs critique sociale et ceci avec beaucoup de réalisme.On peut regretter que le scénario soit un peut trop écrit au sens où les éléments s'imbriquent un poil trop bien, Gourmet sur un nuage, les personnages féminins sont moins bien écrit, le personnage de sa sœur joué par Julie Ferrier est loupé
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 avril 2015
Quelque chose ne fonctionne pas dans ce film : le scénario sans doute, incertain, qui ne met pas en valeur les acteurs pourtant justes et sincères.
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 avril 2015
Sur le parking d'un Intermarché rôde Franck un vigile. C'est le seul boulot en CDD qu'il a réussi à obtenir après dix années d'inactivité pour cause de militantisme syndical de premier plan lors d'un combat contre la fermeture d'une usine. Solitaire, vivant dans un deux pièces d'une cité moyennement bien fréquentée, il survit. Réparant quelques objets électriques jetés dans les poubelles, buvant plus que de raison, sa vie n'est guère folichonne, et son avenir pas plus radieux, surtout avec une perspective de retraite à 70 ans ! Franck traîne son ennui et un certain ressentiment contre cette société à la violence latente qui rejette du système un nombre de plus en plus important d'individus, à l'instar de sa conseillère du centre social qui, malgré son boulot, vit dans une certaine précarité. Une petite connivence va naître entre eux, comme une petite fleur colorée au milieu d'une étendue de grisaille. Mais autour d'eux les affaires louches prospèrent. Franck s'aperçoit d'un drôle de manège autour du centre commercial, un 4x4 noir, aux plaques minéralogiques changeantes semble beaucoup trop présent pour être honnête...
"Jamais de la vie" est un film aux atouts certains mais qui hélas n'arrive pas à convaincre complètement. Pierre Jolivet sait filmer c'est sûr. Ses plans sont soignés, sa toile de fond expressive et bien rendue, son acteur principal extraordinaire (Olivier Gourmet porte le film avec un naturel confondant) mais, hélas, la sauce ne prend pas. Il y a au milieu d'un scénario comportant quelques facilités, des personnages, surtout féminins, brossés à gros traits et un manque de rythme un peu trop prononcé, même dans les moments où l'action s'emballe. J'ai eu l'impression que l'état semi-dépressif du personnage principal anesthésiait l'histoire. A vouloir coller de trop près à ce quotidien morne, Pierre Jolivet s'est empêtré dans un descriptif sincère mais platounet, n'arrivant jamais à hisser son propos au-delà du constat social lambda.
Un peu plus sur le blog
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 avril 2015
Franck, 52 ans, est agent de sécurité dans une grande surface de la banlieue parisienne. Il a la démarche lourde et le regard fatigué. Le boulot est précaire et les nuits blêmes. Souvent, il somnole dans sa bagnole sur le parking, picole un peu trop et traficote pour égayer l’ordinaire. Il est bien loin l’ancien syndicaliste qui renvoyait l’image d’un leader positif. Franck fait ce qu’il peut pour garder la maitrise de sa vie. Car, en ces temps de précarité les vieux loups solitaires pensent d’abord à sauver leur peau…
Un soir, le vigile remarque des mouvements suspects sur le parking. Le voilà parti pour dénouer une embrouille dont il se tire plus qu’honorablement. Pour lui, ça a du sens de traquer des braqueurs… Même si quelques trous dans son cursus font penser qu’il est lui-même passé par la case prison. C’est là que le polar vient se greffer sur la trame sociale. Et ça prend plutôt bien, grâce à une représentation minutieuse des petits riens qui rythment la vie quotidienne des gens près de la marge.
Certes, le film de Pierre Jolivet est très sombre. Lui-même a conscience que « le sentiment d’un avenir bouché n’a jamais été aussi fort ». Pourtant, en captant au plus près l’air du temps, et en restituant la part d’humanité de son héros, la sincérité de la démarche finit par faire oublier la noirceur alentour. Il y a du Ken Loach et des frères Dardenne là-dedans. Olivier Gourmet est à nouveau d’une formidable épaisseur. Et les seconds rôles, en particulier Valérie Bonneton et Thierry Hancisse, sont excellents. Alors, jamais de la vie ? Bien au contraire…
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 avril 2015
La récente filmographie de Pierre Jolivet montre qu’il est beaucoup plus doué lorsqu’il injecte de l’humour dans la veine sociale de ses films comme dans « Ma petite entreprise » ou « La très très grande entreprise », diptyque réussi sur le monde des sociétés. Ici il prouve, après le tiède et moyennement convaincant « Mains armées », que l’aspect polar n’est pas sa tasse de thé. Durant une heure et de demie on s’ennuie poliment attendant que vienne le générique de fin.
Le problème majeur vient du scénario qui n’a pas grand-chose à raconter. La première partie du film se concentre sur Franck et son travail de veilleur de nuit dans une zone commerciale. Ancien délégué syndical d’une entreprise ayant fait faillite, il survit dans une banlieue aussi morose que le film. Jolivet y voit l’occasion de dresser un constat social sur la crise actuelle, les licenciements, les aides, la précarité, etc. Mais ça c’est du vu et revu et en mieux ; on pense notamment à la comédie récente « Discount » ou au drame « Louise Wimmer ».
Et comme son intrigue est bien mince et ne peut couvrir la durée entière d’un long-métrage, le film bifurque vers le polar dans sa deuxième partie. Très peu intéressant et plat au début, « Jamais de la vie » s’embourbe encore plus ensuite pour nous laisser un constat amer de film raté et surtout inutile et vain. Heureusement Olivier Gourmet, magistral dans son enveloppe d’homme cassé et usé par la vie et le travail, parvient à nous tenir éveillés le temps du film. C’est bien peu.
jacquesecret
jacquesecret

10 abonnés 52 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 avril 2015
Ce film ne vaut que pour l'interprétation des acteurs et surtout d'Olivier Gourmet dont l'avenir est "derrière lui" mais qui ne sombre pas tout à fait. C'est un "déclassé" comme on disait jadis, qui fut un grand syndicaliste (sa sœur se moque de lui avec son vieux porte-voix !), il s'alcoolise un peu beaucoup, mais reste droit, carré même, et reste " honnête" dans un milieu où cela tient du sacerdoce.

Le reste ? Des petites histoires, des petits trafics, une banlieue surpeuplée et désespérante, où tout est moche, cabossé, déglingué, même les êtres... Franchement, faut-il être à court d'idées et d'inspiration pour compiler des faits divers, des descentes de police, des trafiquants qui roulent en grosses cylindrées et tutti quanti. Les journaux contiennent déjà tout cela, non ?

Les scénaristes français sont vraiment de plus en plus à sec et M. Jolivet ne fait pas exception !

Qu'est-ce que c'est un "polar social" ? J'aimerais bien qu'on m'explique.

!On est loin, très loin, très très loin même de "Tchao Pantin" . Mais les acteurs, et Gourmet en tête, sont très bien. Ils sauvent le film, on peut le dire !
titicaca120

432 abonnés 2 179 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 avril 2015
un cinéma vrai qui plonge dans le quotidien des petites gens, des sans grade ceux
qui triment pour presque rien et qui doivent magouiller pour s'en sortir.
Olivier Gourmet est éblouissant dans ce thriller sur fonds de misère sociale.
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